Publié le 28 Octobre 2013

 
 
On a quelques fois parlé de Pierre SCHOTT, que l'on croise facilement sur FB, sur ce blog. L'ancien membre de RAFT ("y'a qu'à danser")  livre désormais des albums solos salués immanquablement par BAYON  (notamment).   Il aime Manset, il était de l'album ROUTE MANSET, mais ne dédaigne pas Murat, même si le défi qu'il lui avait lancé de monter au Puy-de-Dôme en vélo n'a jamais été relevé (Le défi dont il a parlé à l'ami Baptiste Vignol:http://delafenetredenhaut.blogspot.fr/2010/07/quand-pierre-schott-rompt-le-silence.html)
Je lui ai proposé l'autre soir de se livrer à l'exercice délicat du compte-rendu. Il a accepté! Et j'en suis ravi et fier.
 
Merci beaucoup  à Pierre SCHOTT.
 
 
 
"Jean Louis Murat en concert à La Laiterie - Strasbourg - le 25 octobre 2013

Sans être un grand connaisseur de sa discographie labyrinthique, j'avais gardé de très bons souvenirs des 2 concerts mulhousiens de Jean-Louis Murat, dans les années 90. C'est donc le coeur positif et impatient que je franchis les portes de la Laiterie en cette douce soirée du 25 octobre 2013, beaucoup plus que ma chérie qui ne connaissait pratiquement rien du bonhomme, qui se méfie de la chanson française comme d'un fromage douteux et que j'ai du trainer dans la salle par les cheveux.
Donc, pile à l'heure prévue, voici notre barde auvergnat qui fait son apparition sur les planches strasbourgeoises, sous les vivas de l'assemblée déjà conquise et avec la nonchalance (et la chemise) de Clint Eastwood dans "L'Homme des Hautes Plaines". Il branche sa telecaster noire, son unique guitare de la soirée, triture le son qui lui inspire une moue dubitative et lance négligemment: "c'est bien du 220V que vous avez, ici?". Le ton est donné. En supplément d'un concert des plus réussis, les 500 personnes présentes se régaleront aussi des boutades spontanées et autres réflexions fleuries qui caractérisent le personnage quand son humeur est de la partie. 
Et je dirais que ce soir là, JLM était assez en forme, assez bien armé et préparé pour épater la France entière. Du moins la France qui aime la musique. Enjoué, cocasse et loquace, très impressionnant au chant, surtout dans le registre grave, le bougre a envoyé une magnifique collection de chansons, tissant une ambiance lancinante et sauvage qui rappelle clairement Neil Young dans sa période électrique. 
Au contraire de ce qui aurait pu être une formule pop-rock appauvrie, l'instrumentation guitare / batterie apporte finalement une originalité bienvenue et étonnement efficace, contraignant les 2 musiciens à une recherche et une concentration sans répit. Et quand on voit comme la mixture ne cesse de s'améliorer au fil de la soirée, on imagine qu'il a sans doute fallu quelques dates de rodage pour qu'une telle expérience finisse par trouver un aussi bel équilibre. En précisant (mais cela n'a échappé à personne dans la salle) que le chanteur-guitariste est idéalement servi dans son entreprise par un Stephane Raynaud impérial, créatif et toujours parfaitement juste derrière sa batterie et par un sonorisateur qui sait parfaitement remplir l'espace tout en bonifiant les timbres et les nuances. A titre personnel, j'ai aussi apprécié le son de la telecaster, sâle et noble à la fois (comme l'outil du paysan?) en regrettant toutefois que Murat refuse à cette magnifique 6 cordes toute envolée mélodique.
Quant au choix du quidam de porter des lunettes sombres sur cette tournée, notons simplement qu'il est tous les soirs en plein dans l'axe du faisceau qui projette les belles vidéos d'ambiance sur la toile de fond. Une raison sans doute suffisante pour se protéger les yeux, histoire de passer les 95 minutes sur scène dans un confort visuel tranquille. Car on ne peut pas dire que son show atteigne des longueurs "springsteeniennes". Si l'auvergnat cloture sur l'adieu à l'illusion américaine ("Michigan"...) il met aussi en pratique cette distance, quittant la scène au bout de 1h20 seulement, avant de revenir jouer 3 titres en rappel. Mais on ne lui en voudra pas: les bons repas ne sont jamais bourratifs.
Concernant la fin de cette soirée si bien commencée, malheureusement, les tapageurs voisins du dessus ont eu la mauvaise idée de faire la fête jusqu'au petit matin, dans la maison de ma chérie. Mais celle-ci n'est finalement pas montée les engueuler parce que, a-t-elle dit: "cet excellent concert m'avait mise de trop bonne humeur". Bref, après 30 années de bons et loyaux services et malgré l'abyssal dépit qu'il peut trimbaler, force est de constater qu'il reste à Jean-louis Murat largement assez de ressources pour épater encore des mélomanes et des jolies filles très éloignés de son auditoire historique. En espérant que ce dernier n'en prendra pas ombrage!
Pierre Schott
     


Setlist :
Fort Alamo
Sans Pitié pour le Cheval
Il Neige
Le Champion Espagnol
Agnus Dei Babe
Le Pont Mirabeau
Loï 
Si je Devais Manquer de Toi
La Louve
Ginette Ramade
Extraordinaire Voodoo
Ceux de Mycènes
++++++++++++++++++++++++++
L'Eau de la Rivière
Amour n'est pas Querelle
Michigan
 
 
 
by PIERRE SCHOTT"


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Pour commander:
Chers internautes:
Dans le commerce, le nouvel album "Le Gardien de Nénuphar" est disponible en téléchargement uniquement. Néanmoins, si vous êtes attachés au format CD, le tirage auto-financé de qualité professionnelle, peut vous être expédié par la poste, conformément aux traditions artisanales de la maison.
Il vous suffira de laisser votre adresse postale sur cette boite(cf site); la commande vous sera expédiée dans la semaine. Et puisque nous sommes hors des circuits commerciaux standards, après réception, libre à vous de me retourner un chèque du montant de votre choix.
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 24 Octobre 2013

 

 

Dans l'EXPRESS, et repris par Yahoo:

 

 

http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/emploi/jean-louis-murat-l-auvergne-c-est-mon-amerique-a-moi_1284868.html#xtor=AL-447

 

 

 

SUR NANTES, chez Pop NEws, on aime !

http://www.popnews.com/popnews/murat-a-la-salle-paul-fort-avec-le-lieu-unique-nantes-le-20-10-13

 Par Matthieu C.    

 

 

Et pour être complet ce matin (même si je vais être en retard), l'est républicain annonce le concert de Belfort:

http://www.estrepublicain.fr/art-et-culture/2013/10/24/sur-le-toboggan-de-jean-louis-murat

Autre article réservé aux abonnés chez L'hebdo Suisse:

https://www.hebdo.ch/hebdo/agenda/detail/spectacles-jean-louis-murat

Si un ami Suisse peut le trouver et faire passer (si c'est intéressant)

 

chapeau

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 22 Octobre 2013

 

 

Quelques biscuits à se mettre sous la langue en provenance de NANTES:

 

- "Derrière une simplicité apparente se cache un véritable poète à la complexité artistique rare et qui en fait sa beauté. Jean-Louis Murat a une nouvelle fois démontré son talent ce weekend à Nantes où l’auvergnat a donné deux concerts... la suite ci-dessous:

http://www.quai-baco.com/jean-louis-murat-en-concert-a-nantes-live-report-18137/

 

-"Une soirée exceptionnelle avec Jean-Louis Murat, mais avant, dans l'après-midi, une exposition qui, je crois, suit les concerts de Jean-Louis. Plutôt deux films qui tournent autour de lui.  la suite :http://herve44.meabilis.fr/

Il semble qu'Hervé a pris pour argent comptant ma blague sur FB  sur un projet Murat/Manset (album de duos prévus pour ce dernier)...

 

- LE LIEU UNIQUE revient sur l'installation:

http://www.lelieuunique.com/blog/index.php/2013/10/21/concerts-installation-jean-louis-murat-1920-10/instal-murat/ 

 

 

 

- Enfin, un compte-rendu m'est parvenu ce matin du concert de LIMOGES:

Saint- Junien où se déroulait "le jeu des 1000 euros" sur inter cette semaine, Murat a ainsi été cité par Lucien Jeunesse quant il a été évoquée la belle salle de spectacle. ... hein? Lucien? Mort?  Non? comme Ginette?   Ah, tout fout le camp.

 

Merci Patrice. Et un vote supplémentaire pour "ceux de mycènes", qui justifie à elle seule le voyage.

 

D’abord belle salle mais assis, j’aime bien celles dans lesquelles on peut choisir de s’asseoir ou de rester debout….Mais par chance il y avait plein de place libres au premier rang.

Moyenne d’âge 70 ans, n’exagérons rien , n’oublions pas l’âge de notre héros ( j’ai un an pile de plus que lui), je dirai que c’était très mélangé et pas forcément connaisseur.

Il arrive avec Reynaud, sans lunettes et s’installe sur son tabouret, met ses lunettes, comparaison avec Bashung mais aussi Tony Joe White et attaque avec Fort Alamo.

Bon début, mais après j’ai trouvé que son jeu de guitare manquait sérieusement de variété, j’aurai aimé que pour les morceaux lents il s’accompagne à la sèche afin de varier le son.

Son de guitare trop crade par moments, il adore N.Young , mais il est loin, en tout cas ce soir, d’être aussi emballant que ce dernier. Je l’avais trouvé meilleur il y a deux ans.

Bref un peu déçu, heureusement Extraordinaire Voodoo , L’eau de la rivière et un formidable Ceux de Mycène en final ont emporté mon adhésion.

Il reste que les chansons qui ne sont pas au départ jouées à la guitare électrique où à l’intérieur desquelles il n’y a pas de partie importantes de guitare, ne sont pas forcément adaptables à cet unique instrument. Dans ce type de spectacle il ne devrait faire à mon sens que les morceaux, et il y en a plein, rock de son répertoire dans lesquelles il y a déjà de longues parties de guitare.

 

Voilà, j’ai quand même passé un bon moment, à la sortie j’ai eu ma dédicace et il m’a dit   qu’il était contre la réédition de Toboggan avec des inédits, qu’il était furax et n’avait rien pu faire. Pour lui les petits labels sont pires que les majors et courent plus après le fric. Je lui ai dit que je téléchargerai probablement les inédits : « Bien sûr tu vas pas racheter l’album ».

 

  Patrice, grand amateur de Manset, qui tient à préciser, malgré ses réserves sur ce concert, que "Murat reste indispensable pour lui"

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 21 Octobre 2013

Une petite interview... Ca faisait longtemps..

 

http://www.lalsace.fr/actualite/2013/10/21/j-aimerais-jouer-un-jour-dans-un-stade

À 61 ans, le prolifique chanteur présente sur scène – jeudi à Belfort, vendredi à Strasbourg – les chansons de « Toboggan », album du meilleur cru. L’homme, lui, s’affiche plus misanthrope que jamais.

Il y a quelque chose de solaire dans l’atmosphère de « Toboggan » : cet album reflète-t-il une période heureuse ?
Ce ne sont pas des chansons franchement rigolotes, mais nos métiers de chanteurs, c’est un peu le triomphe de la forme, et la forme détend peut-être un peu les chansons sur cet album, même si elles ne le sont pas tant que ça dans leur essence. Quand on gratte, on s’aperçoit que j’écris toujours la même chanson, comme les écrivains écrivent toujours le même bouquin. J’espère m’inscrire dans cette tradition-là plutôt que dans la veine des opportunistes, qui chantent n’importe quoi à chaque fois. J’espère chanter quelque chose qui me ressemble, pour former une discographie qui me ressemblera à la fin…
Les chansons d’un même album remontent-elles parfois à des époques différentes ?
Non, j’écris toujours pour un album en particulier, même si j’ai des centaines de chansons qui ne servent à rien. Des chansons de deux ou trois ans paraissent à mes yeux des vieilleries sans nom : je ne cuisine qu’avec des produits frais !
Sur cette tournée, vous reprenez cependant « Si je devais manquer de toi », extrait de l’album « Cheyenne Autumn », paru en 1989 : quel rapport entretenez-vous avec vos anciennes chansons ?
Je n’aime pas beaucoup les jouer, c’est une des rares : elle est plaisante à jouer à la guitare, comme un exercice bluesy au milieu du concert. Longtemps j’étais réfractaire à ça, aujourd’hui je m’en fous complètement. Je n’ai plus ce côté chichiteux de ne plus aimer des trucs que j’ai pu faire. Je mûris…
Vous dites écrire toujours la même chanson : qu’est-ce qui a changé, dans ce cas, entre celles de « Cheyenne Autumn » et « Toboggan » ?
Moi. Même si je fais toujours la même chose : j’ai appris à jouer de la guitare en écoutant JJ Cale, Tony Joe White et Neil Young, et j’en suis toujours là. Je trouve que dans le blues, il y a déjà tout : l’Amérique, le folklore irlandais, la vieille chanson française, le chant africain… Être branché là-dessus, c’est être branché sur toutes les musiques. Le blues a cela de bien qu’il est inépuisable, hors du temps, increvable.
Vous avez enregistré « Toboggan » en solo : l’êtes-vous aussi sur scène ?
Non, je suis accompagné d’un batteur. Je joue de la guitare, avec un côté très blues, j’ai toujours aimé jouer comme ça. Mais je joue une chanson bluesy un soir, plus chanson française, cadrée, le lendemain, ou bien l’exploser, en truc noisy. Il y a différentes dimensions à l’intérieur d’une chanson, mais c’est toujours un peu la même chose pour moi.

« Quand on a des enfants à l’école, on n’est pas du tout surpris par la stupidité de l’époque »

En arrière-plan sont projetées des vidéos que vous avez réalisées vous-même…
Oui, des trucs à la con, filmées avec un téléphone, rien quoi. Le rien fait un tout, c’est ce qu’on me dit. C’est plutôt de l’ordre de l’émotionnel. Je filme ce que j’aime regarder, quand je ne pense à rien : un bosquet, un poisson mort, un nuage qui passe…
On connaît votre passion pour la langue française : quelles sont vos découvertes récentes en la matière ?
J’en apprends tous les jours. J’ai des enfants qui apprennent à lire et à écrire, des petits enfants aussi, et je suis très papa et papy poule, très attentif à l’apprentissage : histoire, géographie, grammaire, vocabulaire…
Comment jugez-vous la manière d’enseigner ces matières à l’école, aujourd’hui ?
Comme tout le monde : c’est n’importe quoi, mais on fait avec. Ce n’est pas tout d’apprendre la grammaire et le vocabulaire, il faut aussi apprendre l’amour de la langue. C’est comme d’apprendre des accords quand on n’a pas l’amour de la guitare : trois mois après, on ne se souvient plus de rien. Quand on a des enfants à l’école, on n’est pas du tout surpris par la stupidité de l’époque. Les instits sont très bien, mais ils ont des programmes, des manuels vraiment cons, sans parler des parents, de la radio, de la télé… On est entouré d’un monde de publicités, d’images absurdes, qui parlent de « passion » toute la journée, mais ont vidé ce mot de tout son sens. La transmission de la bêtise se fait de plus en plus naturellement dans les familles et l’école a du mal à lutter contre. Mais on disait déjà ça il y a un siècle, on le dira encore dans un siècle…
Vos parents vous ont-ils eux aussi transmis l’amour de la langue ?
Non, j’ai appris tout seul, grâce aux livres et à deux-trois profs.
Il y a la langue, il y a aussi l’histoire : vous proposez en concert une chanson inédite sur la Première Guerre mondiale (« Loï en 14 ») : qu’est-ce qui vous a rendu sensible à cette catastrophe ?
Un de mes grands-oncles, qui s’appelait Jean-Louis, est mort en 1918, et comme dans beaucoup de familles, on m’a refilé tous les attributs du héros. J’ai toujours été fasciné de voir mon nom sur le monument aux morts. J’ai développé un rapport bizarre avec cette guerre, comme si j’y étais mort. J’ai écrit beaucoup de chansons sur cette période, c’est une vieille marotte. Il y a deux ans, j’ai sorti un album, Sans pitié pour le cheval, sur la bataille de la Marne. C’est un moment fondateur de l’Histoire de France et de l’Europe, tout y est : Debussy et Proust, la monstruosité, la Seconde Guerre mondiale… On est toujours dans les conséquences de la bêtise de cette époque.
Vous citez Proust, votre auteur préféré, alors que l’on célèbre le centenaire de la parution de « Du côté de chez Swann »…
J’ai une petite collection, des éditions variées, rares, notamment japonaises, des ouvrages de commentaires, c’est une petite manie. Il y a toute la littérature française dans Proust. Et quand on a tout lu une fois, que l’on connaît l’histoire, on peut relire au hasard.
Pour l’album « 1829 », vous aviez mis en musique des textes de Pierre- Jean de Béranger (1780-1857) : pourriez-vous en faire autant avec Proust ?
Non, c’est impossible, même si j’ai l’habitude d’avoir une sorte de petite musique proustienne dans les oreilles. Proust, c’est la phrase de grande amplitude, d’asthmatique, c’est l’esprit français dans toute sa splendeur, qui chipote, coupe les cheveux en quatre. Pour moi, c’est le maître. Il y a les écrivains qui se rapprochent de lui et ceux qui n’y arrivent pas.

« Enregistrer des disques et faire des concerts, je n’ai plus l’impression que c’est mon métier »

Quels sont vos projets ?
J’essaie d’en mener plein, mais c’est tellement la crise dans le disque que je ne parviens à en faire aboutir aucun. On n’est plus dans un contexte où je peux dire que j’ai trouvé un auteur du XIVe siècle pour faire un album ! Le business ne veut même pas en entendre parler. Enregistrer des disques et faire des concerts, je n’ai plus l’impression que c’est mon métier. Je continue à le faire, mais c’est vraiment une activité pour blaireaux.
Dans un entretien accordé à « Paris Match », j’ai été surpris de lire que vous rêviez de jouer « devant 300 personnes », au moins une fois dans votre vie…

J’ai dit ça ? Je joue régulièrement devant 300 personnes ! J’ai dû dire 30 000, ou 300 000, plutôt ! J’aimerais en effet jouer un jour dans un stade, sur une grande scène. Mais j’ai bien peur que ça n’arrive jamais. C’est profondément injuste, mais bon…

Propos recueillis par Olivier Brégeard

 

 

Il y a eu un autre article dans les DNA, mais accès réservé aux abonnés...

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 19 Octobre 2013

 

 

chapeau

Via MUSE. Merci à Elle.                                       Murat qui aurait dû porter le chapeau hier....

  Une opinion peut-être très personnelle, pas très vigilante à sa montre (puisque le concert a duré une heure trente, comme les autres- quand il ne parle pas).

 

"Concert sympa mais très court par rapport à celui d' Higelin et plus court que ce qu'il nous avait fait à Pau, Biarritz et Boucau. Système un peu automatique, très rôdé et sec, qui avait du mal à se faire chaleureux. Je n'ai pas vraiment senti JLM dedans, sauf peut-être au moment des rappels. Comme s'il n'arrivait pas desserrer un étau intérieur, un truc coincé-bloqué, une inquiétude sourde. Le public s'en est aperçu et a essayé de le dérider et le sortir de son bunker. Mais JLM avait du mal à lâcher prise, comme s'il craignait de se livrer. Il a fallu beaucoup d'efforts du public et Stéphane a fait de son mieux pour le détendre, le mettre en confiance. Quand je l'ai vu faire, j'ai repensé à Mahut avec Higelin. Stéphane est décidément une vraie mère poule pour JLM, le couvant, l'attendant quand il voit que ça coince, l'encourageant. JLM tente toujours de faire croire que c'est lui qui l'entraîne, alors que c'est tout le contraire et Stéphane est toujours là pour le soutenir...Une jolie relation d'amitié.

Hélas plus de chaises libres quand je suis arrivée à la salle vers 20H50, donc j'ai dû me contenter d'un strapontin au fond.

Le concert a démarré vers 21H30 et s'est terminé à 22H30 sans les rappels.
JLM est arrivé avec Stéphane façon taureau dans l'arène. Il m'a fait penser je ne sais trop pourquoi à Philippe Manoeuvre avec ses lunettes noires, son jean bleu et son sweatshirt gris. Si sur vos vidéos je l'avais trouvé maigri, j'ai trouvé qu'il s'était remplumé comparativement.

Manifestement, il avait dû bien profiter du soleil et de la chaleur béarnaise cet après-midi car je l'ai trouvé un peu homard grillé (peut-être s'était-il endormi au soleil) et ce n'était pas les éclairages...Comme il avait dîné juste avant dans une annexe de la salle, il avait parait-il, également abusé un peu du Jurançon doux, dixit certains spectateurs qui étaient derrière moi qui avaient assuré le service...

Jolies prises de vue vidéos. Mais il manquait une vue sur les volcans...

La set liste autant que je m'en souvienne:

Fort Alamo, Sans pitié pour le cheval, Il neige, Loï-1914 (que je ne connaissais pas), le champion espagnol, Agnus Dei Babe, le Pont Mirabeau, Si je devais manquer de toi , j'ai tué, Ginette Ramade (très émouvant), Extraordinaire Voodoo, la Louve et Ceux de Mycènes pour finir où il a enfin lâché un peu prise.
Il a fait mine de partir comme un voleur presque à l'arrache, mais comme les gens étaient déçus devant la brièveté du concert, il est revenu avec Stéphane pour 3 chansons.

Rappels: l'eau de la rivière, un joli Amour n'est pas Querelle plein de sifflotages et une intonation pour se faire pardonner et une chanson que je n'avais encore jamais entendue mais qui je crois s'appelle Michigan.

Différentes personnes lui ont demandé de chanter Jim mais il n'a pas cédé. On le sentait assez fatigué, presque un peu sonné, même s'il a remercié chaleureusement le public disant que nous l'avions beaucoup aidé et soutenu.

J'ai attendu un peu que les gens soient massés autour de lui pour les dédicaces et que la rampe d'escalier soit suffisamment dégagée pour remonter et m'éclipser. En passant près de JLM, j'ai constaté depuis l'escalier qu'il avait l'air content comme un gosse à Noël, les yeux un peu embrumés par le Jurançon (d'où sans doute les lunettes noires tout le concert) et qu'il avait effectivement pris un bon coup de soleil béarnais sur la figure (j'espère que Jocelyne a emporté de la Biafine pour le tartiner d'importance sinon il a dû passer une mauvaise nuit)".

 

 

Concert d'1 heure 35 mais et une set-liste une nouvelle fois inchangée, cela semble indiqué qu'il n'a pas fait de saillies drôlatiques entre les chansons. Muse nous éclairera peut-être un peu plus dans la zone commentaires. Mais la salle était pleine... La tournée semble une réussite (A Nantes, ce week-end, il semble que cela soit complet SAMEDI...Il reste de la place dimanche).  Je rappelle que Murat est fragilisé sur la tournée par une entorse au pouce : on l'a vu avec la main dans la glace à la fin d'un concert la semaine dernière.

 

Marie m'apporte un avis assez différent de celui de Muse:

Personnellement j'ai trouvé un bon cru, un Jean Louis plus en forme et agréable que dans certains autres concerts où on ressentait un stress, un malaise. Là il était bien présent, concentré, entier, Génial ! Stéphane aussi, excellent ! Jean Louis sur sa strat gronde tel l'orage appelant un moyen âge électrique, tandis que Stéphane à la batterie nous propulse dans l'aérien (ou dans Loï 14 parmi les bombes ou les coups de fusils) ! Hypnotique ! Juste il est vrai un peu court et expéditif ce concert. Mais il surprend encore Jean Louis..... il chante, il siffle, il fait le loup, le cow boy..... Il nous atteint en pleine poitrine.

Merci Marie! 

  J'ai également trouvé sur FB un commentaire d'une personne le trouvant dans une forme olympique, parlant de sérénité et de maitrise... 

 

Un petit article sur le site de LESCAR:

  http://lescar.blogs.larepubliquedespyrenees.fr/archive/2013/10/20/pres-de-600-pour-applaudir-murat-19354.html

 

 

A NANTES:  avec cette mystérieuse installation-expo autour de Murat... J'espère qu'on en aura le détail et des photos...

http://www.popnews.com/news/7997/le-week-end-nantais-de-jean-louis-murat

 

http://www.presseocean.fr/actualite/week-end-a-nantes-pour-jean-louis-murat-18-10-2013-82718

 

 

 

EN SUS :

Un compte-rendu de LA RICHE qui me parvient aujourd'hui:

 

  • Par PAT
Pat Man

Bonjour Pierrot

Avec un peu de retard (faute de temps) je viens apporter ma contribution au résumé de concert…et plus particulièrement à celui de La Riche (le 06/10/13).

Arrivé 1 heure en avance billet en poche, je fais un petit tour des lieux et j’aperçois notre « Jean-Louis national » en train de prendre l’air à l’arrière de la salle, un petit coucou amical mais je n’ose l’aborder de crainte de déconcentrer l’artiste avant sa prestation…

J’entre dans la salle 20 mn avant le début du concert, pour moi ce sera le 2ème rang. Salle toute neuve, places assises et très vite remplie. Ca fait plaisir qu’il joue devant une salle pleine… certes ce n’est pas le Zenith (environ 300 places) mais c’est mieux qu’une salle debout très parsemée… Si certain sont déçus que ce ne soit pas debout pour l’ambiance… pour être franc il faut bien avouer (et je sais de quoi je parle j’ai vu Jean-Louis à de très nombreuses reprises) même debout c’est rarement le délire… La scène est assez grande, ce qui n’est pas toujours le cas, je l’ai vu lors de la 1ère partie de tournée à Laval au « 6 par 4 », nom de la salle mais également dimension de la scène et là il fallait vraiment regarder où il mettait les pieds…

La setlist des 2 concerts précédents sera respectée… donc pas l’inédit « l’occasion m’est venue » (il vaudra attendre le 15/11 et la sortie de la nouvelle édition du CD) et pas de « Caillou » j’aurai pourtant bien voulu réentendre cette chanson sur scène !

Le concert commence à l’heure (à quelque minute près) par « Fort Alamo » une version réussi et rythmée, les titres s’enchainent rapidement comme souvent avec Jean-Louis et je rejoins les quelques commentaires déjà évoqués à ce sujet, ils ne nous laissent pas le temps de savourer le morceau précédent qu’il a déjà enchainé le suivant … comme si cela le gênait qu’on l’applaudisse par modestie certainement... Et par conséquence cela n’aide pas vraiment non plus pour mettre de l’ambiance… Je ne détaillerai pas tous les titres pour ne pas être redondant puisque déjà fait par « Mamou » (voir plus bas) mais le « au diable, au diable, au diable » d’Agnus dei babe devient un incontournable de cette tournée, le plaisir de réentendre « Ceux de Mycéne » et son « je ne rendrai pas la femelle » et les sifflements « d’amour n’est pas querelle » qui sont vraiment à tomber, version également un peu différente de « Si je devais manquer de toi » proche de celle de la tournée « Grand lièvre » mais un peu plus lente. Mais je reviendrai par contre sur le petit incident de la soirée, à l’annonce d’une nouvelle chanson et ce sera « le pont Mirabeau » (et je suis très heureux de pouvoir ENFIN l’entendre ce qui n’avait pas été le cas sur les 2 dates que j’avais déjà faite sur cette tournée et malgré de vaine recherche sur youtube mais sans succès…). A l’annonce de cette nouvelle chanson, un connard (désolé ya pas d’autre mot…) dit « si on comprend les paroles »… Alors je me dis il va nous mettre notre Jean-Louis de mauvaise humeur pour tout le reste du concert (et cela serait totalement compréhensible…) et ben que nenni… Il prend ça avec humour il compense l’intro et au bout de 30 secondes il demande : « jusque là c’est bon tu comprends les paroles ???? » et y fera une nouvelle fois allusion un peu plus tard en imitant Georges Brassens… Je trouve que Jean-Louis à un peu changé son comportement depuis la sortie de « Toboggan » il est plus posé, il est moins agressif… même si pour ma part je comprenais ses réactions, il n’aime pas faire de promo et c’est vrai que si tu veux jouer le jeu il faut être d’une hypocrisie sans nom, donc à sa manière il était honnête en étant naturel… mais au final malheureusement c’était contre productif et les gens qui ne sont pas fan de lui comme nous le somme avaient tendance à ne retenir de lui que son comportement sur les plateaux télé… sans vouloir aller chercher plus loin, à mon grand désespoir… car je n’arrive pas concevoir que tant de monde passe à côté d’un tel artiste !!... Cette petite différance de comportement et aussi accompagné d’un retour aux sources avec des titres de son tout 1er album qu’il joue de plus en plus depuis Koloko 2012. Cette petite remarque de ma part n’ôte rien à la forte personnalité du Monsieur, j’en veux pour prouve le fait de ne pas jouer les 2 singles de son album, quel autre artiste pourrait envisager de faire une chose pareil ????

Pour conclure 1h40 de concert, des films plus joyeux que la 1ère partie de tournée même si sur « Extraordinaire voodou » par exemple ce sont les même et malgré des applaudissements très nourris (et ça fait plaisir !) il n’est pas revenu pour un 2ème rappel… Par contre après le concert toujours aussi disponible (dommage que les gens qu’il le résume à ces coups de gueule télé, ne le voient pas ainsi…) une dédicace qui à durer très longtemps, il avait l’air heureux d’être là (malgré un problème à la main puisque recouverte de glace lors de la dédicace). J’ai bavardé un peu avec lui, lui disant notamment que j’aimais vraiment de plus en plus « l’eau de la rivière » il m’a répondu comme à son habitude lorsqu’on lui fait un compliment : « Ah oui ?? » l’air étonné… Mais il faut te le dire comment Jean-Louis que c’est toi le plus GRAND !!!!

 

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 14 Octobre 2013

 

Après une première tentative de renouveler le style de ma narration pour le concert de Radiant, et avec la très haute ambition littéraire qui caractérise ce blog, et béh, je me suis b'en demandé deux- t'ois minutes ce que je pourrais faire pour Annemasse... Et dans l'impasse, à la masse, j'ai décidé de déléguer à un ensemble de personnes... dont la somme (à moins que ce soit un calcul plus compliqué)  pourrait bien être égale à moi.  

 

 

Le Compte-rendu du Scientifique géomètre:

Contexte environnemental : 7° (température extérieure). Baromètre en chute libre.

 

Jauge de château rouge : 1 200 places assises

Salle   De forme arrondie, équipée d’un parterre de 6,40m de profondeur et d’un gradin fixe
Profondeur (du nez de scène au fond de la salle) : 29,20m
Largeur maximale : 36m
Hauteur maximale du gradin : 4,30m

Scène  Frontale avec proscenium possible de + 3,00m,
sans fosse d’orchestre
Surface totale du plateau : 185m2

20h35 Début du processus :

 

7 minutes de Fort Alamo

3 minutes de Sans pitié pour le cheval

1 minute 40  d’intro pour IL NEIGE sur 6 minutes 50 de morceau

40 secondes d’intro pour le Champion espagnol… 4 minutes 60

50 secondes  d’intro sur Agnus del babe  pour  5 minutes 10

2.5 min d’intro pour Pont Mirabeau…  6 minutes 10

 

Intervention parlée.

Inédit LoÏ :   6min 27

 

Intervention parlée et un peu chantée

4 minutes 20 pour « Si je devais manquer de toi »

 

Nouvelle interruption parlée.

6 minutes 05 pour « j’ai tué parce que je m’ennuyais »

Encore une pause parléel

4 minutes 15 pour la Louve.

Une minute 20 d’intro pour Ginette Ramade pour 6 minutes 55

6 minutes comme pour ceux de Mycènes.

Extraordinaire voodoo   6’55

 

Applaudissements 60 à 80 décibels.   160 battements de mains à la première minute, puis 200 en fin de rappels.  10 sifflets. 15 ouhouhou.

 

Retour des intervenants musicaux.

 

Une minute 30 d’intro pour « l’eau de la rivière », 4’30

7 minutes pour « amour n’est pas querelle »

Michigan  9’30

 

Fin du processus ayant duré 1 heure 45. Début de l’after

 

Le Compte-rendu de la Sténo :

Je pensais que j' l'avais une nouvelle fois fait venir pour rien... mais non... Sauf qu'elle était un peu rouillée, elle a quand même retranscris le plus gros:

2 Bonsoir

 

Avant Loï : Quelques coups de guitares, et Murat débute non pas un morceau mais un petit mot de présentation : « une chanson …. Euh…   pas sur la traite des blanches …sur 14/18…  c’est mon côté désuet… ».   Murat explique qu’il est mort en 14…. Et qu’on l’appelait Loï…en 14 ».   Peu dans le public doivent savoir qu’on lui a donné le nom de son aïeul mort au combat…

 

Avant « si je devais… » :   Jean-Louis repart pour un début d’intro… puis finalement, se lance sur une anecdote sur  Jack Lang qu’il fait mine de raconter à Stéphane (façon Devos à son pianiste)… Jack Lang qui un jour l’aurait salué comme un gars du  midi…  Euh, oui, euh, « je lui dis : midi moins quart… ».  « Au fait,  il est mort ? Comme Jeanne mas, elle est d’ici… ».  Et c’est parti pour quelques secondes de « Tooute première fois », puis d’« en rouge et noir »… Puis il indique comme pour excuser son batteur, qu’il est de Thonon… pour aussitôt  lui faire porter le chapeau de la blague sur Annemasse/Jeanne Masse…  Tout cela fait bien rigoler tout le monde… mais Murat conclut rapidement : « ah, il vous en faut peu !! ».

 

Avant « j’ai tué… » :   Et une nouvelle fois, petit mot :  « J’ai été invité aux  années bonheur , le truc avec Sébastien »  . «  Il est mort bérégovoy ? … « Les années 80,  les années de chiottes »..  « enfin, bon,  c’est gentil d’être venu…  Demain, on est à Limoges… ». Et c’est parti ensuite sur un sketch  sur   le fromage  pour charrier les savoyards :  «  Tu sais que les auvergnats ont appris aux savoyards à faire le fromage… C’est les romains qui ont envoyé les auvergnats ici pour vous apprendre… Avant, vous,  vous jetiez le lait…  le reblochon c’est du cantal foiré »… Quelques huées, et bonne tranche de rigolade (je raconte mal).

 

Avant la Louve,  « C’était une chanson  du dernier album que personne n’a acheté. On en a vendu  3500. On ne peut pas collectionner Jeanne Mas et acheter  Toboggan.  Mon premier album, j’en ai vendu 50, c’était sous Bérégovoy  je pense »… Plutôt Mauroy ou Fabius ? 

 

Puis encore à la chanson d’après : «  Toboggan est en vente, avec une séance dédicace », « c’est le dernier moyen d’en vendre »,  «  faite vivre le petit commerce…  On en a une cinquantaine ce soir, si vous pouviez au moins acheter les 50, ça serait bien, ça fera vivre l’art » . Et encore,  après quelques accords,   « comme  ma mère le dit : à quoi t’es pas rendu mon fils… et oui on vend les disques après les concerts» .

 

Au rappel, certains demandent Taormina, Jim, Marlène… et Jeanne Mas…  Même du Caussimon… « Pourquoi voulez-vous que je fasse des vieilleries ? Autant demander à Hollande de faire du De Gaulle »…

 

 

Le compte rendu du critique rock déontologue :

 

N’ayant pas payé ma place, je ne peux en mon âme et conscience    porter à votre connaissance un quelconque avis censé aiguiller, diriger,  le spectateur moyen qui lui paye sa place, d’autant plus que Pias n'a pas souhaité soutenir la culture en achetant de la pub dans nos pages...

 





Le compte-rendu  Tous les batteurs sont des barjos ou presque:

Ah, quelle prestation de Stéphane Reynaud!

Il y avait de la caisse claire, des cymbales, de la grosse caisse, de la tom (du  saint-nectaire, du reblochon)… et aux manettes, enfin aux baguettes… euh, plus souvent aux fouets… même si c’est pour les faire claquer comme sur « l’eau de la rivière », sur laquelle il avait utilisé une mailloche au printemps…  Je le vois de trépied… très près pardon, et je l’observe :  un batteur bien placide pour un batteur… Faut dire que batteur de Jean-Louis Murat,  il faut être concentré, faut suivre. Pour autant,  il sourit,  faut dire qu’il est presque chez lui, devant quelques proches qu’il salue toujours touchant de timidité à l’issue du concert.   Murat en a profité bien sûr pour le faire applaudir, et une belle accolade a conclu cette fusion musicale.  


A SUIVRE  (malgré le fait que je les tanne, les fouette, les cajolent même, mes nègres  n'ont pas tous livré leur copie présentement...  Je leur fais confiance, j'essaye de les responsabiliser... et voilà les conséquences... ça m'apprendra à confier à n'importe qui mes compte-rendus.  Toutes mes excuses pour ce retard).
 

  La suite: 

Compte-rendu:   Trois pets de travers... voire  quatre.

D’abord, merde, et je ne suis pas le seul à le dire,  pas moyen d’accrocher de la minette à un concert de Murat… Je ne vais quand même pas me taper du BB Brunes pour fleureter une bachelette aux cheveux un tant soit peu naturels… -hein, chérie ? Oui, j’arrête avec l’ordi, et j’fais la vaisselle.

Bon, reprenons…    Qu’est-ce que je voulais dire ?  Ah, oui,  il faisait un temps de chiottes, et le prix de l’autoroute, bonjour… et sans parler des douleurs au petit pouce de mon p’tit peton… lancinants.  Y’avait des sandwichs pas totalement dégueu au bar dans la petite salle (qui m’a fait penser à la petite coopé), mais y’a un gars qui s’est foutu de ma gueule sous prétexte que je l’avais pris pour Monsieur McQueen : « ça n’existe pas ça des gens qui s’appellent McQueen » qu’il me fait… Pffuu.. Dans la vraie vie,  peut-être, mais pas sur FB ! J’m’appelle bien Surjeanlouismurat !  Mais enfin soit, M. McQueen,  je l’ai finalement trouvé une fois dans la salle,  mais pas eu le temps de bien discuter… Une autre fois, quand j’serais moins mauvais poil.

Elle est un peu bizarre cette salle, avec ses immenses colonnes de béton  blindé par des cailloux sur les côtés, ce long, long gradin ; et tous ces espaces vides… Et bein pour chauffer tout ça, ça doit douiller, et pour l’ambiance, c’n’est pas douillet…  J’ai cru en entrant qu’il y avait une fosse pour rester debout, OUI !!...  mais non…. 5 rangées de chaises sont installés... Pas du fauteuil de cinéma, de la pliable....  Bon, c’est mieux pour mon pouce… d’ailleurs, je retire mes chaussures… Et à vrai dire, je me dis que tant qu’à faire, j’aurais pu prendre mes charentaises (même si Murat ne parle plus de Ségolène Royal en ce moment, comme tout le monde d’ailleurs)… parce que, bon, un concert de Murat, ça pourrait aussi se déguster comme une rediffusion d’un « singe en hiver »…  Pas de surprise :

Pas de Murat au piano, pas de guitare sèche, pas de  banjo, pas de quatuor… et pas de recréation de Toboggan à la Toboggan… C’est-à-dire avec la volonté de faire quelque chose de différent. Que dirait le curieux qui entend Murat en promo dire qu’il en a marre de la guitare électrique et se prend une heure trente de fender dans les oreilles ?  Et qu’on ne me dise pas que c’est une question de pognon ! Ne peut-on pas espérer une réelle prise de risque ? Car depuis Mustangotour et  Tristan et sa tournée acoustique en solo, on peut se dire que Murat ne se livre qu’en honnête artisan de la chanson,  un Guy Béart élevé au blues.   Ils sont à deux? Tu parles d'un risque... C'est les White stripes!

Et puis quoi,  Ginette se tape le champion espagnol qui chevauche sans pitié pour le cheval… Marre de ces 3 titres…  Où est Lilith passé ? Où est Mustango passé ?  Acacia brûlé? Comme Moscou dévasté ? Est-ce une volonté de défendre encore des albums mal vendus ? Ou une paresse ?

Et puis surtout, toujours pas de CAILLOU, ni de « l’occasion m’est venue »… AAHHH… Une set-liste qui ne bouge pas d’un iota depuis le début de la tournée... pas habituel.

Enfin,  j’en dis pas plus parce que j’vais m’énerver… mais quand même,  au bout de 3/4 titres, je me rends compte que Murat chante tout-à-fait comme en 81… La personne qui est avec moi me le confirmera. Un peu voix de tête, nasillarde à la longue… Ce n’est qu’avec Mirabeau qu’il reprend sa belle voix pleine… et Mirabeau… ah, Mirabeau… ce n’est pas très gai, certes, mais, mais rien que pour celle-la… et pour quelques autres… on doit faire le voyage. Ah, Mirabeau…. Murat a beau… nous énerver parfois, nous mettre les nerfs en pelote, deux accords, la voix… et c’est parti pour le voyage…. Et même le petit souffle parasite et persistant sur la fin du concert devient sans importance.  

 

Compte-rendu du Dauphiné Libéré: 

http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2013/10/13/jean-louis-murat-un-artiste-authentique

 

 

Compte-rendu en images:

 

Programme distribué:

SAM 0261

 

 

Programme Trimestriel:

SAM 0262

 

 

 Programme annuel

SAM 0263

 

La dédicace du soir:

SAM 0264

 

 En matière d'images, les gardiens du Chateau ont été vigilants tout au long du concert pour stopper les appareils photos.... mais vous pouvez toujours chercher sur youtube avec succès (conformément à ma charte de courtoisie, je ne diffuse plus les pirates).

 

 

 Compte-rendu du sourd:  

 

Une dalle d'esplanade où semble circuler des touristes sur le premier titre, Fort ALAMO  

Passage à la couleur : de belles cerises s'agitant au vent, dans son feuillage bien vert, sans pitié pour le cheval.

Retour au noir, mais c'est la nuit: la neige qui tombe et un stalagtite de glace...

Et encore du noir et blanc: une poulie de remontée mécanique, qui tourne, qui tourne, comme le Champion  Espagnol.

Une cascade (N et B), et de l'eau, comme des milliers d'étincelles, sur Agnus del Babe

Ciel azuré, puis traversée en forêts de feuillus sur Mirabeau

Exploration d'un batiment aux morts de la guerre de 14 sur LOÏ

Cour d'école (N et B)... mais la vidéo a été agrandie afin qu'il ne puisse plus être distingué de visages... on n'y voit donc presque que du bitume. 

Une peinture de rouge et de noir. Abstrait. C'était "J'ai tué" 

Sur la louve, il neige encore.  De là, où je suis placé, l'éclairage sur Jean-Louis est très beau.

Encore une chose indéterminée: peinture d'un tissu avec ornement, le bout d'un costume du Maréchal Murat me dis-je... C'est le tissu qui recouvre le cercueil de Ginette.

sur Voodoo, de l'herbe dans un ruisseau...

Puis un brasier sur ceux de Mycènes...

Sur le rappel, c'est le rappel de l'artisan Murat : des copeaux de bois ou d'écorce tombent sur le sol... Et Murat reprend son outil.

et c'est encore de l'eau qui apparait, puis l'automne.

 

Création de climats, on se rend compte qu'en bout de conte, on a traversé une année, les 4 saisons. Encore une année. Avec les 4 éléments, l'eau, le vent, la terre et le feu... sur l'écran et la scène.

 

 

Compte-rendu Mais quoi rajouter?

 

J'allais oublier que dire que Murat avait préparé son spectacle ici-même au printemps. Chateau Rouge le rappelle dans son programme.

Il s'est montré disserte... parlant dès le départ ("Bonsoir, je me suis habillé comme Jack Lang... j'n'ai plus rien à me mettre")... disant bonjour, merci...détendu... et pourtant concentré (une erreur de textes manifeste seulement).  Pas que quoi changer l'impression des spectateurs pour autant : "qu'est-ce qu'il est désabusé..." entends-je en sortant. Et pourtant, il remporte l'affaire, une nouvelle fois ce soir. Joli succès. Il est en avant (malgré une nouvelle fois les lunettes noires), avec cette formation retreinte, et il assure... Des intros maitrisés, des improvisations limitées, pas d'excès dans les cris et autres hullulements... et deux tubes bien balancés, des inédits bien rocks... et un "ceux de Mycènes" rentrant dans l'histoire live muratienne, à côté du Jaguar, et de Taormina.  Un concert bien qu'assis résolument "blues et noizy" comme l'a dit Mr B. d'Annemasse.   

 

 

 

Et maintenant...

...  Un peu du mal à le lâcher ce concert, j'ai l'impression que je dois en parler encore... mais allez, il faut que je lui dise adieu. Bientôt un autre, à St-Etienne!

 

 

 

  PS : Est-ce que j'ai dis que j'ai passé une excellente soirée? 

 

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 13 Octobre 2013

 

Bonjour, Bon dimanche!

 

Je n'ai pas vraiment pu commencer ma rédaction donnée par la maitresse ce vendredi : "racontez votre concert de ce week-end", mais je me dis que certains auront eu un peu plus de temps... Je n'ai pas eu de chance avec Livry-Gargan où rien n'a pu être récoltée... Quant à La RICHE, LIMOGES, et NEUCHATEL, je n'ai rien trouvé sur le net non plus.

Amis quidam et qui-monsieur qui passez sans me voir, mais qui êtes passé par ces concerts, merci de laisser quelques mots dans la zone commentaires ou de m'envoyer un mail via la zone contacts ci-dessous.

 

Merci!

 

Sur NEUCHATEL, j'ai quand même croisé la plus grande fan du monde de Jean-Louis Murat qui m'a dit que le concert de Neuchatel se déroulait dans une salle un peu alternative, très rock... et que le concert était debout (exception sur cette tournée semble-t-il), et que les salles de répétition des lieux n'étaient pas fermées durant le concert... et laissaient entendre du gros son hard rock... Ambiance tout-à-fait idéale donc pour l'album Toboggan...

 

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Mégisserie (st-Junien, près de Limoges):

Denis sur FB:

  donc hier soir, salle archi-pleine (jauge 350 places), mais public "particulier" : moyenne d'âge 70 ans.. du coup, peut-être un peu tendu au début, le bestiau... bcp de petites piques sarcastiques ("on va bientôt vous libérer", "dire que vous rater Ruquier pour ça..."). Mais le plaisir de jouer l'emporte et JLM fait bien le truc, pas mal d'inédits, bcp d'inspiration et un jeu de guitare qui tue de plus en plus... donc un très beau concert.
On a discuté un peu après et il était finalement assez souriant et détendu (m'a quand même filé deux baffes... amicales!).
C'est la N-ième fois que je le vois depuis Vénus, et ça se confirme : sur scène, c'est de plus en plus un magicien, un grand, quoi, qui n'a plus grand-chose à envier à ses idoles...
Martine est aussi ravie et m'indique qu'il a dédicacé "la Louve" à l'assistance, eux les gens du "Piémont d"Auvergne", "en citant Braudel". Il avait cité Jeanne Mas à Annemasse. On a confirmation qu'il connait les grands auteurs.

 

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LA RICHE par Manou!

 

 

Voici mon premier petit compte rendu très personnel du concert d'hier soir à La Riche.
Pour la playlist J'étais tellement absorbée au départ que je n'ai pas noté les 3/4 premiers morceaux....
Je reprends donc du début... arrivés une très petite demie heure en avance, grosse frayeur quand la guichetière fait une moue de huit km lorsqu'on lui dit que nous n'avons pas réservé (après le coup du koloko, je suis devenue superstitieuse et je ne voulais pas prendre les billets avant...) mais elle conclut "vous avez de la chance!" fiou! Billets: ok! il est temps de se procurer enfin nos t-shirt "toboggan". Je m'assure que je suis bien en présence de Jocelyne, et me présente très brièvement. On passe un long couloir, on prend nos tickets, on passe une porte et là: le choc! concert assis! évidement les 2/3 de la salle sont pris... il faudra se contenter des hauteurs...
Mon mari est soulagé (les concerts debout le font peiner de partout... c'est ça les quadras!) quand je suis plutôt déçue... J'ai besoin de bouger, j'ai besoin d'ambiance! Je me rend rapidement compte à la configuration de scène que nous n'aurons pas de 1ère partie (ce qui n'est pas pour me déplaire: demain c'est lundi!).

20h36: arrivée en scène d'un Murat smart/décontract' très fier de sa blague sur les lunettes-sécurité sociale... Il envoie les 3/4 premiers titres non-stop, se chauffe la voix... et tente de réchauffer aussi la salle qui reste muette malgré mes sifflements et applaudissements en rythme...(frustration)... Je me remue sur mon siège et à chaque expression de plaisir ma voisine de devant se retourne... oh ça va hein!
Pour tout dire, j'ai trouvé le public ingrat! oui, ingrat! Jean-Louis propose un nouveau titre (pas nouveau pour tout le monde   ce à quoi l'un crie: "si on comprend les paroles!" ... Bon. A la limite tu peux aussi rester chez toi! Ca m'irrite un petit peu, comme vous voyez.

Arrivent IL NEIGE calme et tranquille, LE CHAMPION ESPAGNOL... j'exulte à l'écoute de l'une de mes (très nombreuses) préférées.... AGNUS DEI BABY pour laquelle je partage ton avis, Flo: chanson idéale pour le live, LE PONT MIRABEAU (que j'ai intégralement filmée et très bien ar-ti-cu-lée!!) laisse place à "LOI -14" très triste, je suis très émue.... Petit flash back "SI JE DEVAIS MANQUER DE TOI" pour laquelle j'accroche de plus en plus.... petit rythme sympatoche, ça emmène comme il faut.... jusqu'à un enivrant (quoiqu'un peu faux) "J AI TUE PARCE QUE JE M ENNUYAIS"... on reste au calme avec "LA LOUVE" et je pense que ma voisine de devant est sur le point de s'endormir avant d'être réveillée par GINETE RAMADE que je n'aime qu'en live. Jean Louis prolonge la berceuse de ma voisine en lui susurrant "EXTRAORDINAIRE VOODOO" que je préfère plus péchue... Il zappe les paroles de mon moment préféré de la chanson mais se rattrape sur la fin où il commence à faire vibrer un peu plus les cordes de sa guitare... Ca y est, on y arrive avec CEUX DE MYCENE (mon mari est aux anges!) et j'aperçois deux rangs plus bas sur ma gauche une "copine" qui fait remuer sa rangée de quinquas! je me sens moins seule... Jean-louis doit sentir que ça commence a chauffer, il envoie le bois! Petite blagounette sur le son (que je trouve pourtant très bon!), il a de l'humour, imite Brassens, je suis pétée de rire! Place au sérieux avec "un vieux truc" ... L'EAU DE LA RIVIERE, bon rythme, paroles un peu confuses (mais je l'aime comme ça, Murat....) et mon coeur fait Boumboum boumbouuUUUmboumbouboum.... et puisque l'on parle d'amour, AMOUR N EST PAS QUERELLE.... version sifflée, lente et sensuelle.... aie aie aie je vais chavirer moi! il reste en rythme devant MICHIGAN ... fin endiablée (j'adore!) et c'est celle que je garderais en tête pour la fin de la nuit....
Malgré un second rappel plus que chaleureux (le public était donc là??!!), Jean Louis est certainement déjà aux dédicaces et nous laisse bras ballants lorsque la salle se rallume....

UN BON CRU donc, (mais il faudrait qu'il déclare forfait pour me décevoir..). On constate qu'il prend goût au jeu assis (on vieillirait que ça ne m'étonnerait pas!)... moins de jeux de lumières que dans la tournée Grand Lièvre. un petit mot sur les projections derrière... J'en trouve certaines vraiment captivantes alors que d'autres me filent clairement la nausée.... trop de mouvement... (mais j'ai le mal de mer sensible...) Les cerises par exemple, si elles sont magnifiques et appétissantes, sont peut-être trop en mouvement... burp!
Je ne sais plus sur quelle chanson je me suis dis "ma parole, mais avec cette coupe de cheveux et ses lunettes RayBan-secu, il a un sérieux air de Bashung"... 3 sec après, mon mari se penche vers moi et partage mot pour mot la même impression....
AU FINAL, ce concert assis n'était pas si désagréable, même si le public était frileux... pas mal au dos, pas mal aux pieds, pas trop chaud.... (mince, je vieillis aussi ou quoi?!). La salle était complète et ça, ça fait vraiment plaisir! et quand je vois la chaleur qui s'est dégagée au second rappel, mon coeur fait BoumboumboumbouuUUmboumbouboum
 
merci, manou!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 10 Octobre 2013

Bon, je trouve MURAT très apaisé pour cette promo... tout glisse sur lui, normal!... mais les journalistes ont dû mal à se mettre à jour!!

 

 

 

http://www.arcinfo.ch/fr/societe/loisirs-et-culture/jean-louis-murat-un-poete-toujours-en-colere-a-la-case-581-1224796

"10.10.2013, 00:01 - Loisirs et culture Actualiser
Actualisé le 10.10.13, 00:33

Jean-Louis Murat, un poète toujours en colère à la Case

L'Auvergnat présentera "Toboggan", son plus récent album.

 

Le concert: Neuchâtel, Case à chocs, ce soir à 21h. Première partie: Aliose, à 20h30. Ouverture des portes à 20 heures.

 

www.case-a-chocs.ch

 

Ce soir, la Case à chocs, à Neuchâtel, reçoit Jean-Louis Murat, vétéran de la musique française, passé par tous les états qui ont contribué à la densité de sa stature d'artiste. Du jeune troubadour rebelle avide de liberté en quête laborieuse de reconnaissance à la figure du père d'une chanson française qui cherche ses voix, l'Auvergnat présentera "Toboggan", dernier opus d'une discographie pléthorique.

 

La carrière de Jean-Louis Murat est autant marquée par la longévité que par la persévérance tant ses débuts ont pu sembler poussifs et anonymes. Ce n'est pourtant pas un manque de talent qui a plombé l'envolée du jeune auteur-compositeur-interprète, mais sans doute une forme d'intégrisme et une "grande gueule" qu'il manie sans ambages au risque de déranger l'ordre radiophonique bien pensant.

 

Pourtant, le succès, mérité, finira par le rattraper, presque contre son gré à l'approche de la quarantaine, âge auquel bien des enfants du rock se trouvent souvent empêtrés dans une maturité paradoxale. Sa réussite tient grandement à ses textes, sans grandiloquence, mais sincères, souvent bricolés. Ce statut d'artisan, il semble presque vouloir s'en défaire en adoptant durant quelques années une production presque stakhanoviste. Mais qu'importe la quantité ou le succès commercial, la qualité reste au rendez-vous.

 

 

Une révolte diffuse

 

 

Dans "Toboggan", Jean-Louis Murat renoue avec une musique folk épurée et artisanale, dont la légèreté contraste avec la gravité, voire la noirceur des mots. Loin de l'insouciance des places de jeu, ce toboggan-là évoque la glissade, le plongeon d'une société en mal de repères et de valeurs. Un constat qu'il fait avec poésie en traitant des thèmes personnels touchant malgré tout à l'universel, avec une touche de cynisme qui n'a rien de désabusé. En témoigne le dernier titre de l'album, "J'ai tué parce que je m'ennuyais", une ultime descente qui s'apparente à une chute. Mélancolique, ce disque ne s'abîme pourtant pas dans la dépression. L'espoir vient de l'enfance, dans la comptine "Le chat noir" ou la balade "Robinson", qui sonne comme la lettre d'un père prévenant à ses protégés.

 

Malgré des airs apaisés, "Toboggan" résonne d'une révolte diffuse, presque résignée. Les sons naturels, enregistrements d'animaux familiers et bruissements qui pourraient être réconfortants, se distordent au fil des morceaux en des bruits quasi angoissants, la voix caractéristique de Jean-Louis Murat égrène des sentences, le tout dans une ambiance de chaleur trouble.

 

Le concert de ce soir sera l'occasion de découvrir la transposition de cet univers intimiste sur scène. Un exercice que l'Auvergnat affectionne particulièrement, comme le prouvent ses quelques albums live".

 

Par VINCENT DE TECHTERMANN

 

 

LE LIEN EN PLUS :

 

L 'est républicain parle du MONUMENT à VISITER!!

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/10/10/jean-louis-murat

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 9 Octobre 2013

 
 
set-liste-radiant-2013.jpg
 
 
 
Je n’étais pas mécontent d’aller voir Murat ce mardi soir, malgré une fatigue certaine depuis qu’on m’a repris à courir sur un terrain le dimanche. Une set-liste un peu remaniée, des nouvelles projections vidéo, et l’envie de l’écouter tout simplement, ce que j’ai fait très peu cet été j’avoue… oui, bon, j’avoue là ! J’ai le droit ! Je n’écoute pas que du Murat !
Passage chez mes parents  pour se faire ravitailler en produits du jardin, avant de remplir le coffre de l’habitacle d’émotions et de nourritures qui lestent, qui élèvent, qui assouvissent, repaissent… qui donne envie ou force d’aller au lendemain  et au suivant en somme.
Le radiant de Caluire est une salle  déjà ancienne, municipale,  mais elle vient d’être confiée à Victor Bosch, le producteur de Notre-Dame de Paris, qui a perdu la « concession » du Transbo (Murat live) il y a quelques temps. L’homme que l’on croisait hier avec son étonnante fausse perruque de clown (puisque c’est du vrai) tente de faire du radiant le lieu incontournable de la chanson et de la pop (« l’olympia lyonnais »)¸ avec une programmation assez remarquable par sa densité.  Le prix des places a fait râler certains, mais au vu de cette dernière (à l’appui de laquelle on ne pourra nier l’engagement de Victor Bosch), et du personnel présent lors des concerts (sécurité, placiers…), on  comprend un peu mieux le tarif. Je rappelle que le spectacle de Murat étant vendu à la salle, Murat et le tourneur ne sont pas responsables du prix… A noter qu’on a eu chaud : Le tourneur C’est dans la boite a été mis en liquidation fin août !). 
 J'avais lu que l'acoustique était moyenne, mais des grands moyens ont été donnés pour l'améliorer. Quant à la terrasse donnant surplombant la vallée de la saône, c'est agréable (moins la bière en gobelet à 3 euros).
Billy, en première partie, qui a sollicité mon amitié sur FB il y a quelques temps, avait indiqué qu’elle commencerait à 20h pétantes et je prends donc place sagement, ce qui n’est pas le cas  de nombreux spectateurs.  La salle en configuration assise (650 places, il est indiqué qu’elle peut monter à 2424 places, et j’ai du mal à le croire) n’est donc qu’à moitié remplie. Carmen Maria Vega est présente pour soutenir son amie et fera la claque avec vigueur !    Billy a sans aucun doute de la personnalité, avec son intervention orale plein d’humour, et une belle voix, mais je n’ai pas été totalement conquis, sauf deux titres encourageants (sur le thème de l’âge, et la dernière sur le thème de  la chasse aux sans-papiers, où le texte est concis et le travail sur la voix (avec sample) très réussi.  C’est d’ailleurs son single :

 
 

Pendant le changement de scène  (rapide, vu la configuration de la tournée !), la salle se remplit.  Lyon fait honneur une nouvelle fois à Murat, même les premières notes de Fort Alamo ne suscitent pas d’applaudissement. Belle version, assez rythmée. Murat est assis, mais « ça ne pue pas la chaise »… et d’ailleurs Murat a ressortie la télécaster, ce que je préfère, au son plus clair que la dobro en fer (car le fer, ce n’est pas toujours mieux).  Le public est acquis et le montre par une salve de clacs nourrissants. Bonne idée de débuter sur ce tube, même s’il mérite mieux que l’échauffement !
Murat a chaussé des lunettes noires, il les porte cette semaine, et c’est la première fois que je le vois ainsi sur scène. Il ne s’en explique pas comme il l’avait fait aux 3 concerts précédents. Ca offre parfois des impressions différentes, je pense à Bashung, puis quand il se fait plus doux à Roy Orbisson. Ainsi, assis, je me dis qu’il se rapproche enfin de ceux qu’il chérit, d’un vieux bluesmen… Mais il a abandonné le costume qu’il portait au printemps, et il a l’air plutôt en forme, et la comparaison s’arrête là…    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/34/Big_Joe_Williams,_American_Folk_Blues_Festival,_Hamburg_1972_%28Heinrich_Klaffs_Collection_49%29.jpg
Murat enchaine très rapidement les titres, souvent jouant les premières notes dans les applaudissements. Vraiment dommage à mon goût. Pas le temps de digérer, et l’impression légère  qu’il expédie le moment, impression vite effacée en cours de chansons : Murat nous livre une partie de 6 cordes au poil, et met une belle intensité d’interprétation… même si on n’a pas la chaleur et l’énergie du concert debout, notamment sur Extraordinaire Voodoo (12e chanson), livrée version un  peu déplumée (au printemps, la version s’envolait), même si le titre reste excellent.
J’étais impatient de réentendre Mirabeau… Il ne la joue pas cette fois solo, mais dans ce concert un peu speed, Murat crée un vrai temps en suspens, qu’on aimerait encore plus long. Je suis néanmoins un peu perturbé par le son de la percussion, au fouet mais sur autre chose que les toms ou la caisse claire, seul bémol de la prestation de Stéphane Reynaud, salué par Jean-Louis : « t’as l’air en grande forme ».  Impatient de découvrir ce titre sur disque : il  figurera sur la réédition de TOBOGGAN (sortie le 14/11, les 5 inédits seront bien sûr téléchargeables à part pour ceux qui ne peuvent refaire l’achat de l’album complet).  Et à propos de ces inédits, on découvre celui qui n’avait pas été joué auparavant : Loï en -14. Murat qui parle pour la première fois du concert (7e chanson, « bonsoir, je vous ai déjà dit bonsoir ? je ne sais plus ») indique que c’est une encore une chanson sur la guerre de 14… Il cherche ce qu’il pourrait dire de  plus, hésite, et puis… débute le titre sur lequel passe des images d’un monument aux morts.  La chanson évoque plutôt les « au revoir » au moment du départ à la guerre.  Pas totalement convaincu au départ ; sur la fin, je rentre un peu plus dans la chanson. A réentendre.
« L’occasion m’est venue » figure sur la set-liste au pied de Jean-Louis (pour le début de rappel)… mais comme toute cette semaine,  Murat ne la joue pas. Elle reste donc totalement à ce jour inédite.  Pas comme « MICHIGAN » (17e pour finir), et « l’eau de la rivière » (15e), que Murat a joué tout le printemps, et de nouveau ce soir.   Des excellents titres.
SAM 0260
Au rayon oldies, - « si je devais manquer de toi » (8e),  version douce, avec une signification offerte aux spectateurs par la vidéo :  celle d’enfants jouant dans une cour d’école. Les significations des chansons évoluent aussi avec l’âge et les périodes !
- « La Louve »… Après Lindeberg Business au printemps, Murat repioche dans les tous premiers opus. Il explique au public qu’il est preneur du disque. Une version assez down tempo par rapport à ce qu’on a entendu avec Clara en juin au KOLOKO.
- et… le grand moment du set : Ceux de Mycènes (de l’album du « moujik », devant des images de braises.  Et le feu est aussi sur scène.  C’est énergique et puissant, la guitare en avant… Très bon.  Oui, entendre un titre que l’on n’a pas entendu depuis longtemps sur scène, cela fait du bien !
C’est le bémol de la soirée pour un assidu pour moi : difficile de créer des surprises avec « Ginette Ramade » (pourtant très jolie), « le champion espagnol » (pourtant réussie), et même « sans pitié pour le cheval » (pourtant… expédié en 3 minutes), bien entendue et réentendue depuis deux ou trois ans.  Dommage car Murat fait l’économie de quelques titres de Toboggan, par rapport au printemps (dont les deux singles Over and over et le chat noir, c’est significatif – de ce que vous voulez), et de Belle, des titres dont je n’étais très friands.  « Il neige » (6 min) fait l’objet d’une belle intro de près de deux minutes. Quant à Agnus del Babe, je n’ai pas accroché.  Reste « j’ai tué parce que je m’ennuyais » et le doux « amour n’est pas querelle »,  qui est quand même  une sacrée chanson d’amour :
Aimer c'est être aimé
Amour n'est pas querelle
Renforce-moi le cœur
De couleurs immortelles
Si tout est vanité
De ta flamme éternelle
Dresse ma vanité
Garde-moi le premier
 
Si jeune d'aventure
Au grand gouffre marin
Quelle mère en ma vieillesse
Tout à l'écart me tient
Que j'eusse aimé l'automne
L'automne ou bien l'hiver
Quelque part où que j'aille
Partout la chose amère
 
Ultime frustration : Caillou, autre titre qui aurait pu être joué, et pour lequel on est resté sur les galets !  Ca m’aurait bien plu de réentendre ça.
Je crois que j’ai fait le tour du show.
On retrouve quelques vidéos du printemps, mais  certaines nouvelles sont très belles : sur Mirabeau, débutant par un ciel bleu,  du coin droit se lève des arbres aux feuilles bien vertes, avant que l’on parte pour une balade en forêt le nez en l’air ;   des belles cerises non cueillis sur je ne sais plus quel titre, et  aussi, de belles feuilles d’automne, avec l’ombre de profil de Murat s’affichant sur le bord gauche des écrans.  On a appris que Murat se  serait bien passé de ces projections (d’où les lunettes ?), mais le spectacle ayant été acheté avec par les salles, il doit faire avec.  Ça aurait été dommage de s’en passer au profit de 3 spots et de 4 ampoules, surtout si Jean-Louis reste assis !
J’ai été surpris de voir que le concert avait quand même duré une heure quarante… Malgré ce rythme étonnant entre deux chansons et l’absence de titres très étirés ou morceaux fleuve, et le peu d'interventions orales de Jean-Louis (une vanne syndicale sur l'OL...). Apparemment, je ne me suis pas ennuyé, et le public non plus car à la fin du rappel, les applaudissements se poursuivent un peu alors que les lumières s’allument.  Reste néanmoins qu’on n’a pas eu l’ambiance et la fièvre d’un concert debout, même si l’intensité de l’interprétation et la précision de la guitare étaient là.
Je n’évoque jamais les contenus des chansons puisque je m’adresse bien sûr aux connaisseurs du Monsieur… mais quand même…  Un concert de Murat, et surtout celui-ci, c’est aussi un voyage : de la grèce antique à la guerre de 14, du crime au chant d’amour pour ses enfants, au rivage des contrées de  Jim Harrison aux évocations plus auvergnates d’il neige et des « salopes  les plus osées ».  Le progrès évoquait un Murat dans le plus simple appareil… guitare, batterie…  mais et la voix ?, et les mots ?…  C’est peut-être surtout eux qui font la véritable petite musique de Jean-Louis.
Mon destin est de batailles
aux confins des vallées
pour l'amour d'une garce
à la source des pleurs
------
J'ai cessé de naître
Sur le grand lit de mer
Où tu m'aimais
Je démolis mes nerfs
A chanter l'amour passé
 
Besogne des commencements
Mon cœur est resté dedans
Des trépassés j'ai le tourment
Tranchant d'épée
Choix de morts
La guerre engage le corps
Au diable au diable
 -----------------------
Je me demandais si j’aurais envie de repartir vendredi pour 3h de route… et bien, je ne me le demande plus !
PS : Murat expliquait à la séance de dédicaces qu’il avait une entorse au pouce ; et c’est donc un peu compliqué pour jouer de la guitare ! Cela explique la ressortie de la telecaster plus facile à jouer, et peut-être le choix du tabouret…
NB: too much le titre... mais je ne résiste à aucun jeux de mots.



LE LIEN EN PLUS:
 
Avec le concert de Murat à Lyon, on a la promesse d'un article du romancier lyonnais LAURENT CACHARD. Le voilà, écrit dans la nuit:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 5 Octobre 2013

 

 

Merci aux premiers commentateurs de cette tournée, les fidèles Armelle et Florence... et puisque je sais que certains de mes autres lecteurs patentés étaient hier à Livry, je vous laisse encore la place pour nous donner quelques infos!! Pour l'instant, je n'en ai pas trouvé!    Et n'ayez pas peur de ne laisser que quelques mots, ou quelques notes, n'est-ce pas JLL?

 



LES LIENS EN PLUS (en attendant, histoire d'occuper):

 

Petite mise à jour du côté de TELERAMA pour annoncer la tournée:

http://sortir.telerama.fr/concerts/jean-louis-murat,9535.php#paris

 

Dans la République des Pyrénées (avec la photo de Murat et de son nouveau groupe) pour le concert de LESCAR

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2013/10/03/rose-jean-louis-murat-kent-et-volo-pour-octobre-a-lescar,1158171.php

Dans une ambiance tranquille et authentique, Jean-Louis Murat fait les honneurs de son nouvel album Toboggan, bien reçu par la critique pourtant pas toujours tendre avec le chanteur auvergnat.

 

Dans le populaire (concert Saint-JULIEN):

http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/departement/haute-vienne/2013/09/24/jean-louis-murat-sur-la-scene-de-la-megisserie-1703243.html

 

 

Le concert de Cergy a fait l'objet d'une annonce dans le Parisien, qui le propose à l'achat... que je n'ai pas fait....

http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-d-oise-95/jean-louis-murat-donne-de-la-voix-03-10-2013-3191009.php

 

Et ça n'a rien à voir, au rayon curiosité:

http://laplumeapoil.com/tag/joachim-murat-et-jean-louis-murat/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...