Publié le 29 Novembre 2012

Et oui, Murat, c'est la part d'Auvergne qui est en nous...  
 
 
 
- Je ne recule devant rien pour vous informer  ... ou presque : je n'ai pas vaincu en effet la peur de réaliser une interview en "face à face"... Alors, scruter les apparitions de Nolwenn Leroy pour surveiller si Murat est évoqué, invoquer ou inventer (cf "sur mes lèvres")  peut être considéré par certains comme une tâche éprouvante (je ne résiste pas tout-à-fait à me complaire  dans un certain snobisme musical je l'avoue), mais je le fais avec un certain plaisir... Non pas que je céde follement aux chants de la sirène pour l'instant, mais  j'ai une certaine curiosité envers  cette personne... que j'avais quasi-ignorée depuis sa sortie de la Star Ac 2 ( j'avais suivi avec plaisir l'émission... je sais aussi ne pas être snob).  J'ai même effectué une demande d'inter-ViOUS ET MURAT via FB... petit homme qui vivait d'espoir.
Alors, venons-en aux faits...
 
Factuellement, la collaboration avec Murat est ainsi largement évoqué dans les articles, notamment via l'AFP, mais aussi chez Dame LUCET (JT 13 h de F2)... mais rien de très consistant, tant dans des commentaires de sur "sur mes lèvres" que dans les réponses de Nolwenn sur les questions autour de cette collaboration. D'ailleurs, j'ai remarqué qu'elle répondait en parlant de  Laurent Voulzy, qui lui avait écrit son antépénultième album... C'est vrai que la collaboration avait été plus étroite. On l'interroge d'ailleurs plus sur le fait qu'elle ait écrite et composé plusieurs chansons. A noter que le Parisien ressort l'expression "ours auvergnat", ça fera plaisir à l'intéressé  ( L'article, par contre, m'apprend que la maison de disque souhaitait qu'elle réalise un album  avec Gaétan Roussel.. mais ça n'a pas fonctionné. Cela m'indique qu'au contraire de certains avis émis dans des commentaires ici même, Nolwenn sait bien mener sa barque toute seule...).  
 
Voila quand même un petit élément méritant de figurer sur le blog, et en illustration de ce que je disais plus haut, c'est à la relance du journaliste que Nolwenn accepte d'en dire un peu plus sur Murat...
 
"TF1 News : Pour composer "Ô filles de l'eau", vous avez fait appel à ce nous allons appeler des "muses", Miossec, Ycare ou plus surprenant encore Jean-Louis Murat...
N.L. : C'est bien de les appeler des muses ! Ycare, porte bien son nom, il est déjà dans la mythologie... Après "Bretonne", j'avais besoin de revenir à des compositions originales. Tout est parti de mes chansons, celles que j'ai écrites et composées avec mon équipe de musiciens à Londres. Ces collaborations se sont ajoutées à la fin du travail. Ils étaient tous au courant que je travaillais sur ce concept et avaient tous envie de m'offrir une chanson. Je ne voulais pas fermer la porte à des chansons magiques, elles s'imposaient comme une évidence, elles avaient vraiment leur place dans cet album. Ce ne sont que des gens dont j'aime le travail et qui font partie de ma famille d'artiste...
TF1 News : Dans le cas de Jean-Louis Murat, on ne s'attend pas à ce qu'il partage le même univers que Nolwenn...
N.L. : Jean-Louis Murat, c'est la part d'Auvergne qui est en moi. La part sombre que l'on retrouve beaucoup dans cet album qui est, comme les sirènes, à plusieurs facettes. Quand je parle de bric-à-brac fantastique et de petites fées, ce n'est pas seulement les paillettes, c'est aussi beaucoup de choses sombres. On se retrouve certainement avec Jean-Louis Murat sur ce point-là mais aussi sur nos racines auvergnates puisque je suis à moitié bretonne, à moitié auvergnate".

Il n'est pas fait mention de Murat dans l'interview par Claire Chazal figurant sur cette même page.
A noter donc que Nolwenn souhaite se situer dans la "famille" des chanteurs comme Murat et Miossec... Et bien, il va falloir vendre moins de disques! Ah, ce côté snob qui me revient!
 
Quant à l'Auvergne,  elle l'avait évoquée dans une interview (les volcans, Clermont, le bourbonnais...) :
Elle était à Clermont en Fac de droit et au conservatoire. Elle donne même ses bonnes adresses ci-dessous:
 On attend donc un 6e album en patois auvergnat avec la cover de "le pastrassou dien sa tsabano"
 http://95.img.v4.skyrock.net/1861/35731861/pics/3066578317_1_5_MA0JmVPz.jpg


Dernière info (vu que ce matin, j'ai le temps d'être complet), il me faut parler de GERARD MANSET (encore un élément pour montrer que Nolwenn fait bien son entrée dans la grande famille des ACP de qualité!!  sic sic) :
C'est un peu tiré par les longs cheveux noirs, mais figure aux crédits de cette album la chanteuse bretonne Gwennyn... qui s'était vu offrir un texte "on dit le temps"  par Manset en 2011 (faut dire qu'elle travaille avec un des guitaristes  de Gégé Patrice Marzin).
 

 
 2) Autre mention de Murat dans l'actualité récente... dans les pages CINEMA...  Qui connait Régis Roinsard?   Moi non, pas avant ce matin, en tout cas... C'est le réalisateur du clip "le Mont sans soucis"... et il sort un film, avec.... un autre figurant de la carrière de Murat: Romain Duris... Il s'agit de "Populaire" et ça a l'air très bien.
Même si la carrière de Régis Roinsard commence à être bien remplie, il semble qu'il ait mis en avant dans le dossier de presse cette collaboration, ou que celle-ci soit plus souvent reprise par les journalistes que ses autres clips pour Luke, Anais ou Mareva.   C'est vrai que ça en jette une collaboration avec Murat, merde!!
 
 
Allez, le clip du Mont sans soucis, clip des clips sur M6 (c'est ce qui est indiqué sur le site de Régis, là aussi, ça en jette!)
 
 
 
 
PS : Petit hasard : Nolwenn Leroy est aussi dans l'actualité cinéma car elle double un film d'animation "les 5 légendes".  
 
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 24 Novembre 2012

Voici donc offerte à vos yeux et votre espace de cerveau disponible la dernière PARTICIPATION amicale et désintéressée de MATTHIEU à l'alimentation de ce blog. Aujourd'hui, il vous propose un retour en arrière autour de représentants de l'ancienne nouvelle nouvelle nouvelle chanson française... que Biolay d'ailleurs évoquait dans son interview à Télérama il y a deux ou trois semaines : Bénabar, Jeanne Cherhal et Delerm... regrettant d'avoir trop tapé à droite et à gauche... Héhé... ce n'est pas sans rapport avec ce qui est évoqué ci-dessous. Merci Matthieu! ET bonne lecture!     
Perso, cela ne m'a pas beaucoup plus : en effet, je suis un peu vert d'avoir interviewé Jeanne Cherhal et de ne pas avoir retrouvé cette interview pour lui en parler...  (oh, un smiley!)

 

 

 

Devine qui vient dîner ?

ou

Murat, le refoulé de la chanson française ?

 

     La récente disparition du journaliste Jean Théfaine nous fournit un prétexte facile pour nous souvenir de la défunte revue Chorus, dont il fut l'un des valeureux animateurs. L'occasion nous est ainsi donnée d'aller rechercher dans ses archives une apparition semi-clandestine de Jean-Louis Murat, invité perturbateur d'une réunion à laquelle il n'était pourtant pas convié. Et, plus largement, de nous interroger sur la place de celui-ci au sein de la chanson française.

 

 

     Tout le monde garde en mémoire la fameuse rencontre entre les trois monstres sacrés de la chanson qu'étaient G. Brassens, J. Brel et L Ferré, rencontre organisée en janvier 1969, rue Saint-Placide, à Paris, à l'initiative de François-René Cristiani (sur une idée de son épouse, Claudette) et publiée le mois suivant dans Rock & Folk. S'inscrivant dans la lignée de cette prestigieuse table ronde, Chorus invita à trois reprises, dans les années 1990, quatre auteurs-compositeurs-interprètes à venir discuter de leur métier. Il s'agissait alors de F. Cabrel, J.J Goldman, Y. Simon et A. Souchon. En 2004, à l'occasion de son cinquantième anniversaire, la revue renouvela l'expérience, cette fois avec trois représentants de la nouvelle génération, Bénabar, J. Cherhal et V. Delerm. Retour sur leur échange et sur la manière dont l'un de leurs collègues s'invita dans la discussion...

 PORTRAIT MOUTON

Acte I : Cherhal fait son coming out muratien, Delerm retourne dans le placard

 

     La rencontre entre les trois artistes a lieu le 27 septembre, dans l'après-midi, au siège de l'Adami, à Paris. Les trois vedettes naissantes sont interrogées par trois membres de la rédaction de Chorus, Fred Hidalgo, Michel Troadec et Jean Théfaine. Leurs propos sont enregistrés par la directrice de la publication de Chorus, Mauricette Hidalgo. La conversation commence par l'évocation des débuts des uns et des autres dans des petites salles, puis après un détour obligé par la Star Academy, jugée sans excès de sévérité, il est question du rapport de chacun à la scène et aux médias. Le ton est décontracté, Bénabar et Delerm plaisantent volontiers et c'est finalement le premier nommé qui résume le mieux les choses : « On est du genre gentils, quoi. »

     Pourtant, un nom lâché innocemment va créer un début de discorde dans cette atmosphère conviviale. Extrait :

 

CHORUS : Grosso modo, vous avez sorti chacun un album tous les deux ans. Pensez-vous pouvoir continuer à ce rythme-là ? Entre un Murat, qui publie cinquante chansons nouvelles en un an, et un Voulzy qui, le moins qu'on puisse dire, prend son temps, où vous situez-vous ? Dites-vous aussi, comme vos aînés, que la création exige un certain délai pour se renouveler ?

CHERHAL : Sûrement, oui.

DELERM : J'avais essayé de négocier avec Vincent Frèrebeau [le patron du label Tôt ou Tard], par contrat, le fait que je puisse sortir un album tous les dix-huit mois. Aujourd'hui, je suis ravi qu'il m'en ait empêché ! Cela dit, sur Murat, sa production a longtemps été sur un rythme plus normal qu'aujourd'hui... Jusqu'à Mustango, qui marque la fin de sa période normale. [petit sourire en coin] Depuis, c'est autre chose.

CHERHAL : Murat, c'est mon idole du moment.

DELERM : Pas moi.

CHERHAL : Je n'écoute que lui depuis quelque temps. Je découvre un peu tout ce qu'il a fait, globalement. J'ai détesté, maintenant j'adore.

DELERM : Moi aussi j'ai adoré ses chansons, mais...

BÉNABAR : Je ne connais pas bien...

CHORUS : Revenons au rythme de la production phonographique...

    

      Les positions sont bien dessinées : d'un côté, Cherhal déclare son amour pour Murat, une passion qui succède à une période initiale de rejet ; de l'autre côté, Delerm avoue à demi-mots qu'il a beaucoup aimé Murat, mais que ce n'est plus le cas. Les raisons de ce désamour sont floues : on croit comprendre qu'il a cessé de suivre JLM au moment de son tournant moujik des années 2000, pourtant, on sent comme une gêne. Ce « mais... » laissé en suspens semble indiquer un malaise que le chanteur-pianiste ne formule pas clairement pour l'instant. Mais on sait, au moins depuis Freud, que le refoulé finit toujours par ressortir, généralement de façon violente...

 

Acte II : Chacun campe sur ses positions

 

     La conversation reprend. Les trois artistes sont interrogés sur leur rythme de travail, leur désir d'écrire pour d'autres, la notion de bande et sur leurs influences. On apprend ainsi que Cherhal rêve d'écrire pour l'actrice Natacha Régnier et, plus surprenant, que Bénabar a pour modèle... Tom Waits. C'est Delerm qui se montre cette fois le plus lucide, remarquant que « L'étonnant, c'est que le terme de "nouvelle chanson" réapparaisse à notre propos, alors qu'historiquement c'est la première fois que la chanson française ne va pas de l'avant. » Un jugement qu'aurait pu tenir JLM, lequel déclarait en 2005 : « J'ai l'impression que pour Delerm ou Bénabar, la musique s'est arrêtée en 1955 et qu'elle reprend en 2005. […] Cette nouvelle chanson française parle d'un pays qui n'existe plus, de rapports humains qui n'existent plus. Une espèce de nostalgie faite par de jeunes vieux qui n'ont aucune insolence. » [1]

     Delerm, justement, réintroduit peu après le nom de son confrère auvergnat dans la discussion, pour charrier Cherhal. Il se réjouit d'abord d'avoir pu travailler avec Dominique A : « Ça me conforte dans l'idée qu'on vit une période assez ouverte, où il n'y a pas de rejets systématiques, de dégoûts immédiats. » Ouverte, ouverte... Bénabar semble avoir une vision moins optimiste : « C'est le discours officiel mais, pour ne parler que de moi, même si je m'efforce d'être ouvert... [moue éloquente]. » Delerm précise alors sa pensée :

 16561 216519270137 191541900137 2986043 3837667 n

DELERM : Je pense qu'il y a peu de chanteurs à qui on irait serrer la main et qui te diraient : attends, toi, ce que tu fais, je ne veux pas en entendre parler. À part Murat, mais... [rires] L'idole de Jeanne !

CHERHAL : Ma nouvelle idole. Mon idole du moment...

DELERM : C'est pas bien, Jeanne, de l'encourager ! [rires]

 

     On commence à comprendre que c'est peut-être l'attitude relativement peu confraternelle de Murat qui indispose Delerm. Son fameux côté « bourboulien ». Pourtant, Cherhal, qui n'apprécie pas forcément cet aspect de la personnalité de JLM [2], maintient son admiration pour celui-ci. Delerm, lui, réussit encore à en rire. Pour l'instant.

 

Acte III : « À chacun sa vile manière de faire des chansons »

 

     L'échange se poursuit sur des thèmes importants, quoique convenus : la chanson est-elle un art mineur ? Est-il difficile d'être une femme dans un univers encore majoritairement masculin ? Les sujets bateau se succèdent : les Victoires de la Musique, la crise du disque, l'attention portée aux pochettes... Arrive enfin l'un des passages les plus intéressants de cette table ronde, concernant l'écriture. Bénabar explique sa démarche : « J'accorde plus d'importance à ce que je veux dire qu'à la façon dont c'est raconté... Je peux même utiliser des mots un peu moches, parce que je trouve ça plus efficace. » Un propos qui a au moins le mérite de la franchise... Cherhal, à l'inverse, revendique son souci de la forme, de la métrique, des rimes, etc. Delerm nuance et clarifie le débat : « L'écriture, en général, c'est important, mais je rejoins assez Bruno sur cette primauté qu'il y a, d'abord, à faire passer une idée, un sentiment... C'est vraiment l'école Souchon par rapport à l'école Gainsbourg. » À l'intérieur de ce panorama esquissé grossièrement, mais non sans pertinence, Cherhal choisit son camp, d'une manière timide, mais assumée :

 

CHERHAL : Je peux ajouter un truc ? Même si je me situe vraiment dans une forme de concret – j'ai toujours envie de parler de choses qui m'entourent et que je connais –, je suis attirée par des gens qui sont en plein dans l'abstraction. Comme JP Nataf par exemple. C'est quelqu'un qui écrit super bien et, par rapport à nous, il est beaucoup plus dans une espèce de nimbe irréelle. Sa façon très musicale d'écrire me fait vraiment fantasmer... Murat est un peu comme ça aussi.

BÉNABAR : Tu vas nous lâcher avec Murat, bordel !

DELERM : Arrête un peu avec lui... [rires]

 

     Alors les garçons, jaloux ? Ce n'est pas indiqué dans la retranscription de l'entretien, mais on sent que les sourires se crispent...

 SAM_8706.JPG

  Photos prises à l'occasion de cette rencontre: au dessus, chère Jeanne s'épanouissant en parlant de Murat sous le regard désapprobateur des deux jouvenceaux, et en dessous, avec l'équipe de Chorus: Jean à gauche, assis, Hidalgo. Pierrot


Acte IV : Le retour du refoulé

 

     Puisque Cherhal évoque de nouveau JLM, les journalistes de Chorus saisissent l'occasion pour utiliser une déclaration du chanteur comme base de la question suivante. Sauf que Delerm, lui, n'a plus du tout envie de parler de Murat et il le fait savoir. Cette fois-ci, de façon très explicite :

 

CHORUS : À propos de Murat, c'est lui qui, en substance, nous déclarait dans un précédent numéro : « Si je ne peux plus faire un album à 150 000 balles, je le ferai pour 100 000 et même beaucoup moins. Parce que c'est mon boulot, ce que j'ai envie de faire. » On vous renvoie la question...

DELERM : Il raconte tellement de conneries que c'est facile de rebondir sur les trucs qu'il dit. Je n'ai plus envie de le commenter une seule fois. Pour en finir sur ce chapitre : tirer sur tout ce qui bouge, c'est un truc que l'on peut se permettre quand on fait des choses parfaites, ce qui n'est pas son cas.

BÉNABAR : Pour une fois que ce n'est pas moi qui dis du mal des collègues !

 

     Fermez le ban. On constate que le « mais... » suspendu du premier acte dissimulait en fait une forte irritation et que le désamour de Delerm est à la fois artistique et humain. Cela n'empêche pas la discussion de se poursuivre dans la bonne humeur sur des sujets variés – les sources d'inspiration de chacun, l'humour sur scène, les reprises, les chansons préférées – avant de se conclure sur l'avenir tel que le perçoivent les trois protagonistes. Cherhal veille toutefois à ne plus prononcer le nom de son « idole du moment ».

 

So what ?

 

     Quels enseignements peut-on tirer de ces apparitions fugaces mais électriques de JLM dans le cours de cette conversation ? À mon sens, il y en a au moins deux. Le premier, superficiel, est douloureux, mais compréhensible : les déclarations à l'emporte-pièce de Murat sur ses collègues peuvent finir par lasser, même ceux qui apprécient plutôt son travail. C'est le cas de Delerm, mais sans doute aussi de quelques autres, professionnels ou non. A contrario, on peut supposer que ces dézingages répétés le font pénétrer dans la catégorie, tellement prisée par certains, de personnalité « politiquement incorrect » et qu'ils lui amènent ainsi un nouveau public. Les idées politiques d'une partie de ces nouveaux admirateurs peuvent toutefois laisser songeur... [3]

     Le second enseignement me semble plus riche et plus intéressant. La distinction opérée par Delerm entre Souchon et Gainsbourg est évidemment abusive : il serait idiot – et ce n'est d'ailleurs pas ce que dit Delerm – d'affirmer que Souchon ne cherche qu'à faire passer des idées sans se soucier de la forme de ses textes, tout autant que de voir dans les chansons de Gainsbourg de simples jeux formels sans contenu. Pourtant, il y a effectivement des A.C.I. qui privilégient le propos, quitte à parfois négliger l'emballage de celui-ci et d'autres qui accordent la première place à la forme, au risque de sacrifier le fond. Pour formuler autrement la même idée, on pourrait distinguer dans la chanson française un courant plutôt tourné vers la narration et un autre vers la suggestion. JLM se situerait alors nettement dans ce second courant. Même lorsqu'il lui prend l'envie d'aborder un sujet précis, comme ce fut le cas sur plusieurs titres de Grand lièvre, il le fait moins en racontant une histoire solidement construite – selon le fameux modèle de la chanson-qui-est-comme-un-petit-scénario-de-film – qu'en agençant des sensations plus ou moins évocatrices. Or, il faut bien constater que, dans notre pays, ce sont très majoritairement les chansons narratives qui deviennent des succès auprès du public. La plupart du temps, le récit est platement naturaliste, mais il arrive qu'il puisse atteindre une dimension poétique. La fantaisie et/ou le surréalisme sont une autre piste – empruntée notamment par Trénet ou Higelin –, mais même dans ce cas de figure, la narration est généralement maintenue. Il me semble qu'à l'exception remarquable de Bashung, peu d'artistes ont réussi à faire des tubes avec des titres purement suggestifs [4]. Le succès récent de Dominique A – futur lauréat d'une Victoire de la Musique ? –, artiste qui a la réputation d'être quelque peu hermétique, confirme la règle : il a en effet reposé sur deux chansons qui ont beaucoup tourné en radio et qui racontent toutes les deux une histoire, pas sur des morceaux difficiles.

     Cette « espèce de nimbe irréelle » joliment évoquée par Jeanne Cherhal au sujet des chansons de JP Nataf et Jean-Louis Murat contribue sans doute à la valeur et à la rareté de ces deux artistes. Mais c'est peut-être aussi elle qui les condamne, par une sorte de fatalité, à une relative confidentialité. Les hermétiques mélancoliques ne semblent pas, dans notre cher pays, au bout de leur (parcours de la) peine. « Seuls sont les indomptés ».

 

                                                                                                                                                                                           Matthieu

 

 

1. Polystyrène n°85 (avril 2005). Merci à Didier Le Bras pour la citation.

2. Elle déclarait en effet, en 2003, sur ce blog : « En général, vous voyez, je ne déteste pas les grandes gueules mais taper systématiquement sur les chanteurs d'à-côté, j'ai tendance à trouver ça un peu vain. » Pour connaître les raisons de l'admiration de Jeanne Cherhal pour JLM, on pourra relire l'« Inter-Vious et Murat » n°3, réalisée par Pierrot, à cette adresse :

www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-3-jeanne-cherhal-44390670.html

3. On a ainsi vu récemment une publication « anarcho-royaliste » censée représenter « l'extrême droite contre-mutée » (sic) afficher sa passion pour celui qu'elle considère comme un « prophète » luttant contre l'« Empire du Bien »...

4. Je ne demande qu'à être contredit, la rubrique « Commentaires » est là, ci-dessous: il suffit de cliquer pour voir toute la clique des commentateurs... 

 

PHOTOS DE JEANNE : by TANIA ET VINCENT

Photos de la rencontre : by Francis Vernhet 

 

 rocketlinks-site-verification: rocketlinks72d8b4f48b998050.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

Publié le 22 Novembre 2012

 

C'est le rendez-vous annuel ou bisannuel: Jean-Louis de nouveau programmé aux nuits botanique à Bruxelles:

 

 

 

Sun May 05 2013

 

18:30:00

 

Les Nuits Botanique 2013: Jean-Louis Murat

 

Location: Botanique

Bota’Carte : 17€
Presale : 20€
Sale : 23€

http://www.viberbirds.com/?action=showevent&id=YARFXMPHBLU5

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 19 Novembre 2012

 

Ah, voilà que je me prends pour Alain de murattextes... pour vous dévoiler en avant-première le texte de Jean-Louis Murat écrit pour Nolwenn Leroy.  En effet, quelques titres sont  en écoute sur son FB au prix d'une inscription à une newsletter.  Après une vingtaine d'écoute, je suis en mesure de vous présenter une transcription  dont je ne suis pas sûr pour autant à 100%, malgré avoir insisté et insisté sur certains passages.  Les parties pour lesquelles j'ai un doute sont en italique.

Cette écoute forcenée m'a en tout cas mis dans la tête cette chanson... et m'a presque convaincu de faire l'achat de l'album.

 

levres.png

 

Le texte de Murat me semble intéressant, avec de superbes trouvailles, et de belles évocations,  évidemment se prêtant à l'interprétation... et n'est pas, coomme on l'avait un tout petit peu imaginé, très "sexuel"... ou ouvertement sexuel  (il a dit au moment de "grand lièvre" qu'avec ses enfants en âge de lui demander ce qu'il était en train de chanter, il n'allait plus chanter ce genre de choses).   Mais on en reparle plus bas après votre lecture.  

L'orchestration est très réussie, et très riche (jolie basse et chouette flute traversière)... et Nolwenn a quand même une jolie voix... notamment sur le refrain. Sur certains autres titres, je suis surpris par sa voix basse et grave (notamment dans le tubesque Ophélia...). 

 

 

Sur mes lèvres

 

Il marche comme les dieux

 

Sur mes lèvres

 

S’imagine au milieu

 

Sur mes lèvres

 

Qu’il vient de m’invoquer

 

Il semble comme gagné par l’obscurité

 

Sur mes lèvres

 

Où s’incarne son âme

 

Sur mes lèvres

 

Il poursuit son travail

 

Sur mes lèvres

 

A l’irréalité

 

A l’humide beauté d’une reine dénudée

 

Il retire sur son compte l’argent pour le voyage

 

Des amis à New York lui laisseront l’étage

 

  Tant la beauté du dehors lui déplaît   

 

Sur mes lèvres

 

Quand se serre le cœur

 

Sur mes lèvres

 

Revient le voyageur

 

Sur mes lèvres

 

D’une rue éloignée

 

Vêtu de tout son long

 

Il me souffle un baiser

 

Sur mes lèvres

 

Dans son peuple sanguin

 

Sur mes lèvres

 

Dans son rêve enfantin

 

Sur mes lèvres

 

Nous tombons dans la haine

 

Hantés par le désir

 

Comme deux garçons manqués

 

Il retire sur son compte l’argent  pour le voyage

 

Des amis à Woodstock lui laisseront l’étage

 

 

Tant la beauté du dehors lui déplaît      

 

                               (Pont musical)

 

 

 

Sur mes lèvres

 

Comme un   ?                                                 - j’aurais bien écrit une anatomie, mais j'entends un...

                                                                                     Nicolas a entendu: "comme à l'anatomie

 

Sur mes lèvres

 

Sa détresse chemine

 

Sur mes lèvres

 

Souverain dans l’exil

 

Sur sa lignée de reines

 

il pleut

 

Sur mes lèvres

 

Comme un frère dans le crime

 

Sur mes lèvres

 

A sa mélancolie

 

Sur mes lèvres

 

Avec ses mousquetaires

 

Il cherche un caractère

 

Un caractère léger

 

Il retire sur son compte l’argent  pour le voyage

 

Des amis H encore lui laisseront l’étage

 

Tant la beauté du dehors lui déplaît      

 

Sur mes lèvres

 

Il a ça dans le sang

 

Sur mes lèvres

 

Inonde le torrent

 

Sur mes lèvres

 

A ses femmes d’argile

 

Il doit meubler ce vide

 

Il est le Dieu du Nil

 

Sur mes lèvres

 

Comme tout est légendaire

 

Sur mes lèvres

 

Je chante  sa prière

 

Sur mes lèvres

 

Pour sortir du néant

 

Dieu veuillez l’écouter sur un plateau tournant

 

Il retire sur son compte l’argent pour le voyage

 

Des amis sur Saturne lui laisseront l’étage

 

Tant la beauté du dehors lui déplaît   

 

Sur mes lèvres

 

Première neige d’hiver

 

Sur mes lèvres

 

Son dieu se courbe enfin

 

Sur mes lèvres

 

Voilà le Finistère

 

Où pourrions-nous aller

 

Qu’espériez-vous trouver ?

 

Sur mes lèvres

 

 

Droits:  Scarlett Editions. 

 

Bon, à force d'aller et retour, le côté "sexuel" de "sur mes lèvres" m'apparait soudain, "son Dieu se courbe enfin"....  Le refrain et son histoire d'étage, et de voyage à New-York, a un côté strauss-kahnien ("souverain dans l'exil", "peuple sanguin")...  On pourrait craindre un  côté "énumération" des "sur mes lèvres" mais il est plutôt léger. Et les ruptures justement des refrains sont du plus bel effet.

En tout cas, un choix assez courageux de Nolwenn.. qui avec Miossec et Murat choisit des textes de qualité, même si l'ensemble semble-t-il reste assez sucré (malgré l'eau de mer d'iroise).  Je laisse à mes commentateurs favoris... euh... mes seuls commentateurs... apporter leur analyse... On verra si le débat lancé dans les commentaires de l'article précédent consacré à Nolwenn sera relancé.  

  edit: N'oubliez pas de cliquer ci-dessous pour lire les commentaires qui vous éclaireront sur différentes interprétations.

 

edit 2 : Jean-Louis a signé ce texte d'un pseudo! Info donnée sur chartsinfrance.

 

Album en précommande : https://itunes.apple.com/fr/album/o-filles-de-leau/id577079477  L'avantage du numérique est de ne pas avoir la photo de la pochette chez soi.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 13 Novembre 2012

 

 

Après St-Ouen, Fouesnant, Amiens et Marseille, il est annoncé une nouvelle date... dans le sud-ouest, près de Bordeaux, secteur souvent oublié des tournées...

 

Cela sera à CENON le 9/04... dans une salle inaugurée en 2010, le ROCHER DE PALMER. lieu plutôt sympathique. Eicher s'y produira quelques jours plus tard. 

http://www.upconcert.fr/concert/jean-louis-murat-cenon-145832  Pour acheter sa place

La salle:

http://lerocherdepalmer.fr/presentation/

 

 

 

http://www.zikeo.com/images/article/2920-nolwenn-leroy-album-2012/nolwenn-leroy-porno.jpg

 

-  Nolwen LEROY a évoqué dans une interview les différentes chansons de son album. A propos du titre de MURAT, voici ce qu'elle dit:

11. Sur mes lèvres
(JLM Bergeaud, alias Jean-Louis Murat)
"Sur les petites notes que j'avais prises sur les chansons, j'ai noté à propos de celle-là : riche de par son sens, extrêmement originale de par son angle ! C'est une chanson qui parle de la condition de l'auteur et de l'écrivain. Il faudrait que j'en discute avec Jean-Louis Murat... La chanson offre plusieurs lectures... En fait, j'ai l'impression qu'il met sur mes lèvres ses propres mots, mais pour me faire dire des choses que je ne pourrais pas dire moi... C'est tordu, c'est cynique, mais c'est d'un talent incroyable ! Enfin, si ça se trouve, il n'a pas du tout pensé à ça (rires). En tout cas, elle est énorme, cette chanson..."

Elle est énorme! D'ailleurs, à ce propos de ces propos,  on peut se demander si Jean-Louis n'aurait pas retenté de faire les coups des "sucettes à l'anis"...

 

A noter qu'une chanson de l'album s'appelle "OPHELIA"... titre d'une chanson de MURAT... J'en parlais .

Il s'agit de la même inspiration...:

"J'adore les tableaux préraphaélites. Parmi eux, l'Ophelia de Millais m'a toujours fascinée. Il représente une jeune fille allongée sur une eau stagnante, sans que l'on puisse savoir si elle est morte ou si elle rêve. Cela a été une source d'inspiration de la chanson, comme l'Ophélie de Shakespeare dans Hamlet. Je viens de lire un mémoire analysant ce personnage. J'ai alors réalisé qu'il entretenait toute une série de correspondances avec le chant et les sirènes ! J'ai aussi beaucoup pensé au poème de Gérard De Nerval, El Desdichado. Il commence par J'ai rêvé dans la grotte où nage la sirène. Et mon refrain ouvre sur : Si tu as rêvé dans les eaux sombres, dans la pénombre où nage Ophélia...
La chanson est
sombre, mais à la fin, il y a toujours de l'espoir. Elle est très rock, dans l'esprit de Snow Patrol, un groupe irlandais que j'adore. Il attache une grand importance à la mélodie."

Le tableau est celui utilisé das la vidéo d'Ombremor

 

Sources : http://www.chartsinfrance.net/communaute/index.php?/topic/45747-nolwenn-leroy-o-filles-de-leau-juste-pour-me-souvenir/page__st__585

.Il n'est pas indiqué d'où vient ces propos (interview écrite? radio?)

 

 

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Un peu de pub non commerciale:

      
 En voyageant notamment avec ARVEL VOYAGES (agence de voyage éco-solidaire):

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 10 Novembre 2012

 

Voilà une première... mais j'ai demandé à une amie facebookienne, dolo, si elle était d'accord pour partager ici quelques unes des  photos qu'elle publie régulièrement sur ce réseau social... Sa dernière livraison m'a, en effet, alors que j'étais peut-être en manque de montagne, tout-à-fait "transporté".  L 

 

 

 

Quand je suggérais à Noëlle de m'indiquer plus précisemment les lieux afin que Google nous oriente quelques visiteurs... elle m'a répondu ceci:

 

J'aime à penser que si la photo est "belle, bonne, réussie ou arrive à procurer une émotion" je ne sais comment dire, c'est réducteur d'en faire une représentation ou reproduction d'un endroit. Il s'agit souvent d'un instant, d'un moment, d'une lumière d'une partie ou d'un tout que je donne à ressentir à l'autre, d'un angle pour une vision commune. Le lieu n'est que prétexte au voyage et au partage, pour que depuis le nord de la France, sur un fauteuil, avec un cigare au bord de la méditerranée, peut importe, que ce voyage soit le votre.... Je pense que si je donne un lieu ( je peux mais...)cela empêchera l'appropriation personnelle de chacun et l'apport personnel de chacun à son propre voyage en réduisant à un lieu.

 

Alors, un grand MERCI et Bravo à Noëlle Aristeguieta pour le voyage... et même si ses photos se suffisent à elles-mêmes,  j'ai tenté de les orner de quelques vers muratiens... pour reprendre les bonnes habitudes.   

 

 

 

noelle A (10)

 Je flirte avec l'ombre trompeuse

 

noelle A (12)

 L'hiver et l'automne D'être là. N'ont pu s'aimer Pour l'éternité.


noelle A (14)

l'automne passe la main met au chaud le bout de tes seins

 

 

noelle A (1)

Monté sur la falaise

 

Par le contentement de ma Lady

 

En bouc amoureux

 

Dans le contentement de ma Lady

 

Je vois la Croix du Sud

 

Par le contentement de la Lady

 

 

noelle A (8)

 

 

noelle A (11)

 

Au précieux monde sans nom                                                 Viens à la source comme on se boit. Comme on se donne.

 

Près de la fontaine aux soupirs

 

A la source de mes chansons

 

Par la sente humide à mourir

 

Hum....        

 

                                                                           

noelle A (13)

 

Repose le thym

 

Et la giroflée

 

Aux portes du glacier



noelle A (15)

 Mais je survole en deltaplane les sommets bleus des Pyrénées. En Andorre la Catalane je laisse aller ma destinée.

 

noelle A (16)

 On annonce la neige. Une neige épaisse. Comme du velours.

 

 noelle A (17)

 Automne en fleurs. Fait l'hiver plein de vigueur.


noelle A (18)

 quand le jour s'achève voir les couleurs voir les formes enfin marcher pendant que les autres dorment

 

noelle A (19)

 

noelle A (2)

 Est-ce ainsi d'écorce. Fille Que l'on va au monde épais.



noelle A (20)

 v'là le bleu, le calme est troublant.

 

noelle A (3)

 Cet éclat blême sur le givre est-ce la lune ou le soleil ?

noelle A (21)

 Mais berger dans la plaine. Me semble un triste horizon

noelle A (5)

 Dans un soleil couchant. Mille abeilles, mille rires d'enfants

noelle A (6)

 

noelle A (7)

 Sens-tu venir le vertige. Quand se mêle le blanc de chine au noir de fumée.

Ocre jaune est la poussière où le soir descend.


noelle A (9)

Quand s'entrouvraient à la lumière. Les Portes du Paradis

 

 



Photos tous droits réservés à Noëlle Aristeguieta

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

Publié le 10 Novembre 2012


   Disposant d'un peu de temps à la dernière minute, j'ai épluché l'agenda des concerts rhône-alpins pour une sortie ce vendredi... et écarté le festival des Inrocks, euh, pardon, Wolksagen-Singer- Inrocks, ou Lenny Kravitz... pour me laisser  tenter par un choix plus aventureux:  EZ3kiel... que je ne connaissais que de nom... mais sans savoir le prononcer (Ezékiel, ndlr : pulp fiction).
 http://www.ez3kiel.com/wp-content/uploads/2012/06/EZ3kielExtended_PhotoPress_Small.jpg
J'avais en effet lu dans le magazine LONGUEURS d'onde dont ils faisaient la couv, un article les concernant il y a déjà quelques années.  Ca m'avait un peu intrigué, mais l'étiquette "dub" ou "électro" ne m'avait pas plus que cela donner envie d'écouter. Mais Il faut parfois un peu de temps pour accepter une prescription... (oui, docteur, j'arrêterais le gras prochainement).
 
Je me suis quand même rancarder... et découvert qu'il s'agissait d'un spectacle à 13 musiciens... cordes, cuivres... Et j'ai tout de suite eu envie d'aller leur poser la question: comment peuvent-ils tourner avec un tel spectacle avec autant de gens sur scène... ainsi qu'un show vidéo et light impressionnant?.   J'étais un peu sceptique néanmoins car je n'accrochais pas plus que cela à ce que j'ai visionné... même si je pressentais que le vrai live devait absolument donner une toute impression.
 
C'est ainsi que je découvrais ROMANS ce vendredi.  Et une belle salle de spectacle moderne (1000/1500 places), bien achalandée (Revolver et Souchon très prochainement)... sans  cachet particulier donc (type Epicerie moderne de Feyzin).  
Pas le temps de manger: le concert est prévu à 20 heures. Je me contente d'une bière... en écoutant une conversation... dont je me rends compte qu'elle est tenue avec un des membres du groupe... qui ne sera pas sur scène mais en régie : il gère l'animation vidéo (il a développé depuis des années une imagerie autour du groupe, passant parfois par des DVD et CD roms permettant une certaine interactivité).  Poussé par sa personnalité sympathique ( et son côté BCBG), je me décide à remplir ma mission... et lui poser donc ma question... Et il me répond gentillement : 
- Après une expérience symphonique (à Tours, CD+ DVD disponible), ils ont eu envie de poursuivre le projet 
- ils ne gagnent pratiquement rien...
- Tout part dans les 3 camions.
- les musiciens (les deux membres officiels du groupe sont accompagnés de 11 autres personnes je le rappelle) étaient motivés et emballés par le projet et ont fait les efforts nécessaires...
 Je lui indique que c'est vraiment cet effort-là qui m'a motivé à venir... et à les découvrir.
 
 
Salle en configuration assise... je m'installe pas trop loin de la console au pied de la tribune. Ce n'est pas tout-à-fait plein, mais une belle affluence malgré tout. Public nettement plus jeune et bariolé que pour du Murat, même si les les duffle coats sont aussi de sortie.
 
Et c'est parti pour le concert...  fait de longs morceaux le plus souvent, laissant le temps de s'immerger dans l'ambiance...
On pense parfois à du funk (cuivre), du dub effectivement, au rock progressif mais aussi au folk de DELANO ORCHESTRA et ses parties instrumentales), à de la musique classique effectivement... Enfin, peu classable quoi...
 
L'instrument mis en avant dans le premier morceau est inattendu : il s'agit de verres en christal... Une bonne vingtaine...  Ils serviront à plusieurs occasions. Egalement la theremine, que certains ont pu découvrir chez Biolay. Ce que je pressentais se réalise : le foisonnement des instruments qui ne passe pas très bien dans les vidéos youtubées est là, en vrai, très intéressant. 2 Violons, violoncelle, trompette, trombone à coulisse, une personne changeant entre la flute traversière/ le théremine (par moment) et surtout un sax tenor (très important sur beaucoup de morceaux),  clavier, percussion-christal, batteur, deux guitaristes, bassiste... Je crois que l'on y est... Un peu de programmation, mais rien de très prégnant... Et je m'interroge d'ailleurs sur ce qui pourrait encore les qualifier d'"électro".  Et donc pas de chanteur, ni de choeurs... Ca me manque un peu... même si globalement, les morceaux sont suffisamment rythmés et dynamiques (au moins par instant)  pour accrocher. Les cuivres, les guitaristes, se dodelinent graves sur scène... ce qui me laisse un peu sur ma fin: puisqu'ils ne vont pas pour autant chercher le public, peu d'interaction... même si les applaudissements sont fournis entre les morceaux... D'ailleurs, ils refusent le petit jeu des rappels... Après la première salve final d'applaudissement, ils annoncent un dernier morceau après avoir remercié (en parlant, mais aussi avec un générique qui défile sur l'écran) les différents intervenants.
Deux petits "breaks" dans le show qui permette une respiration car plus immédiatement "accessible" : une cover d'un méga tube mondial de DJ Prokofief qui figurait sur un précédent album, un morceau du type: "j'aime pas la musique classique mais ça, j'aime".. et un morceau plus épuré et court avec piano et cordes... Deux excellents moments. 
Pour le reste, un show impressionnant... Projection vidéo sur le fond de la scène, light show blanc  et rouge très réussi... sans que l'on se détache réellement des musiciens. 
Une grosse heure et demi de spectacle... qui m'a donné envie d'y regouter... puisqu'ils passent à Chambéry prochainement... 
 
J'ai découvert via des posts sur FB qu'ils étaient peu connus du public muratien-pop française  puisque je n'ai compté aucun "like", malgré plusieurs tentatives...  et c'est vraiment trop injuste... Merci de vous y intéresser.. Même ARTE s'y intéresse, c'est dire!
 
 le spectacle symphonique:
  

"Depuis 1993, EZ3kiel bouscule les cadres. D’un référentiel rock plutôt brutal (Fishbone, Bad Brains…), le goût pour l’ivresse des transes mènera rapidement le groupe vers un trip-hop qui tire au dub. Si bien qu’on le rangera, peut-être un peu hâtivement, dans la même case électro dub qui explose à la suite d’ High Tone à la fin des années 1990. Il faut dire qu’EZ3kiel est signé chez Jarring Effects, label lyonnais qui consigne alors tous les grands noms de ce mouvement. Mais EZ3kiel est déjà un peu plus loin, il louche vers l’abstract hip-hop et sort des structures du dub qui commencent à être franchement trop normées pour lui.

 

Et puis il y a ce gout pour le boucan, les grosses basses, les grosses guitares, les batteries qui claquent fort… Ez3kiel n’a jamais vraiment perdu son affection pour le hardcore. Si bien que sur scène, le groupe évoque parfois plus franchement le post-rock de Mogwai. De plus, très tôt, Ez3kiel travaille à la mise au point d’une sorte de projet total, musical et visuel.

 

C’est l’expérience scénique qui intéresse aujourd’hui le plus EZ3kiel. Pour faire vivre les chansons de Naphtaline (2007), un album tout en finesse qui interroge la thématique du sommeil et de l'insomnie, Ez3kiel a créé le Naphtaline Orchestra, un ensemble symphonique constitué d’élèves du conservatoire de Tours et dirigé par Stéphane Babiaud, batteur et multi-instrumentiste du groupe".

 
 
ET MEME TELERAMA:  
  Chronique EZ3kiel Extended telerama : fff
Depuis sa formation, il y a presque vingt ans, le groupe tourangeau s'est toujours démarqué. D'origine rock, il est passé par la case dub, s'est frotté à l'électro et à la noise pour proposer, au final, une mus
ique qu'on est en peine d'étiqueter. En live, où EZ3kiel se produit dans une formation à treize, cuivres, batterie, cordes, samples, thérémine, guitares et séraphin oeuvrent de concert à la diffusion d'un singulier "sons et images" instrumental. Car, depuis toujours, le groupe accompagne sa musique de créations visuelles oniriques. D'où un côté ciné-concert avec des compositions qui relèvent autant de la bande originale de film que de la musique contemporaine, du rock, du baroque, d'un folklore suranné ou de l'exploration électro-acoustique.
Le résultat est souvent réussi, tant dans un registre romantique raffiné que dans ses grandiloquentes envolés (Volfoni's Revenge, Adamantium). Voire magistral sur The Wedding, point do'rgue d'un set où, sur fond d'images vertigineuses, une tension mélancolique est entretenue jusqu'au déluge de guitares et de cuivres morriconiens. Une performance intense et sophistiquée, à faire oublier le live pompeux d'un woodkid. Frédéric Péguillan
 
Site officiel :
 
Ezekiel raconte le projet: 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 7 Novembre 2012

 

 

Avant de vous présenter des photos magnifiques qu'une camarade a bien voulu partager, je vous passe les miennes qui vous paraitront nettement plus fades ensuite.

 

La rando, ça me manquait depuis la mi-août... mais l'arrivée de la neige m'a obligé à restreindre mes envies.

 

A 9 heures, de ce côté sud de l'EPINE (vers les Allemands à Aiguebelette), la brume était épaisse... alors que le soleil reignait de l'autre côté...

 

 

Passage sur  voie romaine et  voie sarde (18e -19e)

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Parfois, cela semble se lever... mais il faut attendre d'être sur la crête vers 10h30 pour découvrir le ciel.

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Et le mont-Blanc bien sûr.

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Après le Col St-Michel, ça continue de monter tranquillement... et vers 1200 mètres, un peu de neige

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Le Mont-Granier (Chartreuse) et Belledone au loin

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Vers midi, arrivée au Mont-Grêle, 1400 mètres.... Un panorama... qui devrait être exceptionnel sans les nuages (C'est l'inconvénient du nord-isère : le brouillard.. )...  Faudra revenir pour voir le Pilat, Lyon, et le lac du bourget... 

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Le lac se montre quand même un peu

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On est vraiment bien au soleil... mais il n'a pas fait chaud cette nuit.

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Vers le Bugey et le Grand Colombier (au fond à droite)

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la rando : Parking des allemands (600 mètres), rocher du Corbeau, Grotte de François Premier, Col St-Michel (905 m), puis 4.5 jusqu'au Mont-Grele -1424 mètres (et juste avant:  le Signal, avec le passage de ces 3 lignes à haute-tension impressionnantes). Retour au Col puis petite remontée jusqu'au Col du Crucifix... Je voulais redescendre par le chemin plus directe mais je l'ai râtée en ne repartant pas direction grotte au cours de la descente, et je suis repassé par le Rocher du Corbeau (20 minutes du parking, une ballade agréable pour la famille).  Retour un peu avant 15 heures, sans m'être assis un instant...

 

 

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Vous trouverez d'autres photos dans l'album EPINE (allez, dans la colonne à droite, en bas).

 

Plus d'infos sur l'endroit:

http://www.sentier-nature.com/montagne/2007/05/18/61-aiguebelette-crucifix-saint-michel#topo

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

Publié le 6 Novembre 2012

 

Après  INDOCHINE et RADIOSOFA annoncés, j'apprends ce jour qu'un texte de Jean-Louis Murat a été retenu par Nolwenn LEROY. L'album "o filles de l'eau" et sa pochette... sa pochette... euh... comment dire?... avec une pochette oui... enfin passons... sortira le 26 novembre. Ouest France indique qu'elle est l'auteure de la plupart des textes mais qu'Hubert Mounier, Miossec et Urbain (ex-innocent)... et Murat ont participé... Murat avec " une entêtante Sur mes lèvres, avec une lecture à plusieurs sens". Je ne commenterai pas cette dernière expression.

 

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Musique.-Ils-ont-ecoute-le-nouvel-album-de-Nolwenn-Leroy-_3639-2129929_actu.Htm

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 5 Novembre 2012

Je continue de partager quelques clichés de mes achats....

La collection Murat me satisfaisant:  http://www.surjeanlouismurat.com/article-collec-44152644.html j'ai jeté mon dévolu sur le périphérique... Murat est bien là, imprimé, avec un harmonica par là, un lalala par ici, et  avec Clavaizolle aux claviers, entre autres... mais c'est bien Madame  qui pilote. Tout une époque.

 

 

 

Album Marie AUDIGIER de 1990, coproduit avec Murat.   avec la bande de la Bourboule.

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Dans certains choeurs, une voix reconnaissable.

A noter une adaptation de "Dream a little dream of me": http://www.secondhandsongs.com/performance/88230
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Un CD SINGLE: (1993 de l'album CES ETES)

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Un 45T : 

 

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Les albums sont écoutables sur DEEZER:

http://www.deezer.com/fr/artist/153677   

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques