2021 aura aime murat

Publié le 16 Juin 2022

bonjour,

AURA aime MURAT au programme d'aujourd'hui!

1)  Dans le numéro de FRANCOFANS de ce mois-ci, une excellente chronique par Mathieu Gatellier, fidèle muratien. Talent, sensibilité, à ranger dans les meilleurs "tributes"... et appel à faire un TOME 2! 

 

Suivez le conseil de Mathieu et procurez-vous le vinyle!

2)  On peut découvrir une version live de "Tout est dit" par Adèle Coyo... et des titres de son répertoire dans la  session vidéo ci-dessous.  La révélation d' Aura aime Murat poursuit son bonhomme de chemin vers un premier album.      

Enregistrement dans Les Studios du Paradis

🎚 Mix Nicolas BLAN

🎛 Mastering Rémi BLANC ⚓️Coordination et Réalisation

: Tracklist :

00:00 - Je rentre tard

04:47 - J'attends l'été

09:22 - Voler aux artifices

13:25 - Tout est dit (Cover Jean-Louis Murat)

suivez Adèle Coyo FB : https://www.facebook.com/adelecoyomusic IG : https://www.instagram.com/adele_coyo/ WEB : http://adelecoyo.fr/ suivez Tour du Sud FB : https://www.facebook.com/tourdusudpar... IG : https://www.instagram.com/tourdusud/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 Aura aime Murat

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Publié le 31 Mai 2022

Bon, en attendant de pouvoir choper une place pour Bruce à Paris (je suis bloqué à 67% dans la file d'attente), je vais commencer un petit article...

D'abord, je tiens quand même à revenir sur l'article précédent, sur lequel on a bien bossé avec Florence, enfin surtout elle, et elle nous a rapporté quand même une interview inédite du Boss du 63... de deux questions certes... SCOOP EXCLUSIF: "sur un trottoir, Murat nous dit qu'il vit avec un homme depuis 30 ans!"

Pour les retardataires, c'est à relire ici.  Le prix Nobel VS NAIPAUL compte moins de lecteurs que Marc Levy en France, mais cet article est aussi une belle chronique sur Morituri.

 

1) ILS AIMENT MURAT

a- Pour rappel, AURA aime Murat, le vinyle est arrivé... Pas chez moi, mais je devrais récupérer le mien vendredi. TIRAGE 100 exemplaires!! Un objet de collection à se procurer : paypal  paypal   22 titres! Attention: il en reste 40 seulement!   Le CD 16 titres est bien sûr lui aussi disponible. On attend la chronique dans Francofans prochainement et un grand dossier dans HEXAGONE en juin!  

 

 

b- Voici un extrait d'une interview de Helmut Tellier de la maison tellier, que l'on savait déjà amateur de Jean-Louis Murat. Il joue aussi dans ANIMAL TRISTE avec le batteur Matthieu Pigné, dont on a régulièrement parlé ici. 

https://jesuismusique.com/2022/04/09/jsm-40-la-maison-tellier-atlas/

Où situerais-tu La Maison Tellier dans la cartographie de la chanson française ?

Je crois que justement « A7LAS », de par son nom, de par son visuel et de par ce que ça raconte essaie d’inventer une géographie et un folklore qui sont les nôtres. On ne s’inscrit pas dans quelque chose de déjà existant parce que c’est très compliqué finalement. Dans la musique que l’on fait, il n’y a pas vraiment de famille mais on y retrouve des représentants comme Moriarty, Emily Loizeau, Baptiste W. Hamon, Murat…

Ce sont des références pour toi ?

Oui. Concernant Murat, on a travaillé avec Pascal Mondaz à la réalisation et à la prise de son de « A7LAS » qui avait bossé avec lui sur l’album « Babel » (ndlr. Sorti en 2014) avec le Delano Orchestra. Il voulait marier des musiques très ancrées en Amérique avec un langage très ancré en France et plutôt fin de 19e. Et ça, ça me touche beaucoup. Chez Murat, il n’y a pas forcément de constance, et c’est normal depuis le temps qu’il fait des albums, mais par contre, il y a des éclairs de pur génie : il y a des trouvailles qui me mettent par terre, quelque chose de très, très brillant qui me touche en plein cœur. Je trouve qu’il n’y a pas tellement d’équivalent dans la chanson française quand il produit cet éclair de génie.

J'ajoute aussi ceci cette interrogation sur la langue française:

J’essaie toujours de me figurer des artistes qui chantent en français ou des groupes qui seraient dans quelque chose de joyeux dans leurs paroles, sans parler de musique… avec un truc de qualité qui nous plaît. Et j’en viens à me dire que c’est la langue française aussi qui ne s’accommode pas vraiment du « youpi tralala». C’est une langue qui amène à la gravité, et c’est pareil dans la poésie. Regarde Baudelaire, Rimbaud, René Char par exemple… Est-ce que les Français ont tous le blues depuis toujours ? Ou est-ce que c’est notre langue qui veut ça ?…

 

 

c- Bertrand Betsch avait déjà repris "Tout est dit" pour un disque de reprises. Il récidive dans un CD réservé aux contributeurs de son nouveau disque (200 ex). Et il fait le choix d'un titre plus rare, puisqu'on peut le classer dans les "inédits disque": "PRIERE POUR M". Denis est crédité en tant que co-compositeur.  Le titre a été diffusé sur une compil "un printemps 90", et chanté à Paris en 94.  La reprise est assez jolie, plutôt guitare, mais ponctué d'un joli pont de piano, avant qu'une orchestration plus forte synthétique ne s'impose.

Jukebox Babe Vol. 1  sortira tout de même en numérique le 23 septembre 2022. Avec aussi du Manset  (revivre) et Bashung.

 Album: "j'ai horreur de l'amour" son album : https://microcultures.bandcamp.com/album/jai-horreur-de-lamour

En attendant de pouvoir vous diffuser la reprise, voici l'original plus atmosphérique, dans le style de l'époque "Murat en plein air".

 

2)  Chronique de TAORMINA... sortie en vinyle, il n'y a pas si longtemps.

A lire ici : https://mauvaiselangue.com/2022/05/27/arvernicana/

extrait:

"Ce qu’on en pense :

Le rock français, personne ne sait ce que c’est. A part peut être les fans de Johnny Hallyday, mais personnellement on n’à toujours pas compris.

D’abord, Jean-Philippe Smet était Belge. Bon d’accord il a été naturalisé Français, mais ça l’a tellement concerné qu’il a tout fait pour ne pas payer d’impôts en France, ce qui, en soi, est un motif d’excommunication. Et si on considère que le Rock’n’Roll c’est Little Richard, les Stones ou The Jon Spencer Blues Explosion, on ne voit pas le rapport. En fait on se demande si Johnny Hallyday n’était pas plus proche de la catastrophe naturelle que du chanteur de variétés.

La chanson française par contre, on sait ce que c’est. Et le seul « groupe de rock » français qui ait jamais pu prétendre à l’appellation (Noir Désir) à fini sa carrière en se rapprochant plus du registre de Léo Ferré que de celui des New York Dolls.

Il est par contre certain que les artistes français voulant exercer dans le champ de la musique pop ne peuvent pas s’extraire de 70 ans musique populaire anglo-saxonne.

Il y a alors deux attitudes :

  • Soit se considérer comme étant de la filiation d’artistes comme Brel, Brassens ou Barbara et creuser le sillon en considérant que ces choses là ne sont pas périmées. Bon courage, mais pourquoi pas.

  • Soit considérer qu’on fait de la musique pop à l’aune de sa condition de « non-anglo-saxon », mais en ayant une parfaite connaissance du sujet.

C’est la deuxième voie qu’a suivi Jean-Louis Murat, voulant écrire des chansons « de là où il parle », comme on dit sur les plateaux télé, tout en sachant tout de Tony Joe White, Wilson Pickett, Mark Hollis ou Robert Wyatt. A notre connaissance, c’est le seul à l’avoir fait, avec peut être Alain Bashung.

L’avantage avec cette attitude, c’est qu’on se débarrasse des grimaces « pop music/rock’n’roll » pour faire valoir la spécificité de la chanson française : sa langue. (ok, on va faire comme si Dylan n’existait pas). Et dans ce domaine, Jean-Louis Murat sait de quoi il parle.

Sur ce disque, édité pour la première fois en vinyle, il y a tout ce que l’on aime chez lui: les textes riches, le vouvoiement amoureux, le grain de la voix, la production soignée et l’évocation subliminale de la musique anglo-saxonne qui l’a nourri.

Ajouté à cela des compositions, un son et un groupe qui donne l’impression d’une correspondance avec la production de Neil Young. Le même format, la même attitude mais modelée par un terreau différent. Ce n’est pas rien.

 

Voici à propos de TAORMINA la reprise de DA CAPO en instrumental de GENGIS (disponible en numérique et sur le vinyle AURA AIME MURAT), un titre improvisé nous rappelait JLM en coulisse quand le disque lui a été remis.

 

3) Pendant ce temps-là sur twitter:

Une citation de Murat avait déjà fait le tour du monde,  sur Zidane. J'en découvre trois autres traduites en anglais:

ils aiment Murat, chronique Taormina, et sur twitter...

Enfin, on savait que poster DOLORES entrainait des problèmes sur facebook du fait de seins qu'on ne peut pas voir, mais  il paraîtrait qu'on peut être bloqué sur twitter si on poste "suicidez-vous le peuple est mort"... Depuis 1981, les choses n'ont donc pas changées... et nous qui pensions que ça avait empiré...

LE LIEN EN PLUS

Saluons l'ami Vincent Raymond qui quand il n'interviewe pas Murat en Forum FNAC ou au Toboggan, écrit sur le cinéma, mais ça laisse des traces :

Juste avant qu’elle ne s’achève, évoquons cette rétrospective Terrence Malick accueillie par l’Institut Lumière qui donne l’occasion, comme dirait Jean-Louis Murat, de « fréquenter la beauté ». Car si l’insondable cinéaste peut parfois laisser son public pantois avec ses fables panthéistes mêlant dans un savant macramé narratif récits, époques, voix, destins et personnages, il ne déçoit jamais l’œil : il fait partie de ses rares auteurs à avoir un style (ou des “tics“ se reconnaissant au premier regard).

https://www.petit-bulletin.fr/lyon/article-71669-Terrence+Malick++finir+(un+cycle)+en+beaute+a+l+Institut+Lumiere.html

 

PS: J'ai réussi, j'ai une place pour Sprinsteen dans un an... Ancrage New-Jersey, vs Ancrage auvergnat....

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN, #2021 Aura aime Murat

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Publié le 13 Mai 2022

... Et bien voilà... une semaine que la tournée est finie, et on s'emmerde déjà... Pas de petits échos sur le prochain projet de JLM, pas une petite collaboration sur laquelle feuilletonner... même pas une petite polémique de derrières les ragots pour se lamenter... Ah, l'été va être long...

 

MAIS NON, MAIS NON... on va traverser le désert dehors (canicule)... mais pas sur le blog... enfin, j'espère...  Et pour commencer si vous vous ennuyez...  pourquoi pas tourner et retourner les faces d'un vinyle?

CAR IL EST LA! IL EST ARRIVE!  LE DOUBLE VINYLE AURA  AIME MURAT!

Double Vinyl Collector : 22 titres !
Les 16 de la version CD + les 6 de la version bonus !

Pour le commander:

https://www.paypal.com/webapps/hermes?token=94F717388C318564F&useraction=commit&mfid=1652456635193_ac5fd578f75e9

Pour ceux qui l'ont précommandé, les envois sont en cours.

Le CD 16 titres est bien sûr lui aussi disponible sur les sites en achat et en streaming.

 

Je n'ai pas encore pris beaucoup le temps de remercier FRANCK COURTES pour sa photo. Elle lui tenait à coeur puisqu'il la conservait sur son téléphone. C'est ce qu'il nous avait dit lors d'une inter-ViOUS ET MURAT.  Et quoi de mieux que ce Murat derrière une vitre, avec une main qui tente de l'attraper, pour illustrer ces 22 covers?  J'ai enfin acheté son dernier livre (gallimard) "les liens sacrés du mariage"... et je vous en parle dès que possible. En 2018, je voulais de "la dernière photo" qui évoquait Murat.

 

 

Pour rappel: Jean-Louis Murat m'a à plusieurs reprises affirmé son soutien au projet et au résultat!

ET je vous annonce un dossier spécial sur le projet dans l'excellente revue HEXAGONE! Il faudra attendre un peu...

Hélas, pour l'instant, on ne peut toujours pas vous parler d'un concert...

 

Récapitulatif promo médias (et aussi dans la catégorie d'article "aura aime Murat" (ci-contre) :


2022-02-05 Stevie Dixon Blogspot

https://steviedixon.blogspot.com/2022/01/guignols-rock-2483-brevesnews-in.html?m=1&fbclid=IwAR2YdSP7jRmHwW_oQFr5tv2WqNptAtl9loDkzdERWdp8Y_J_8adUW6POAlI#murat

2022-02-07 GONZO MUSIC

https://gonzomusic.fr/aura-aime-murat.html?fbclid=IwAR1oX8Sb1KpqpoQZNeuOAEs9WTNODPCyvQwy-wHRciNz3VastgSU3YFi_sk



2022-02-11 RCF RADIO
https://rcf.fr/actualite/linvite-du-1819-regional-rcf-en-aura?fbclid=IwAR3D2CjR72CEfAAw_tA1CpSrpZcH-XOUvMPLchUVEjXLZBCEy59A03Dxocc



2022-02-12 SOUL KITCHEN


https://www.soul-kitchen.fr/158698-video-adele-coyo-tout-est-dit-jean-louis-murat

2022-02-12 DECLIC RADIO - CHANSOMANIA

http://www.sebdihl.fr/chansomania-350/?fbclid=IwAR1Q9RTRHSWijPqHPK8HUh3aJUlcEnLVdLDJ58_43eGE18Ra3AakpWk1IU4



2022-02-13 SUN BURNS OUT

https://www.sunburnsout.com/aura-aime-murat-compilation-stardust-acp/?fbclid=IwAR0nSSMNK9Kjlc7azJT4U9kv8bQKgrR4lc42eCU0n57z2mP7ukzTlKvcmxs



2022-02-14 7 JOURS A CLERMONT
https://www.7joursaclermont.fr/declaration-damour-a-jean-louis-murat/




2022-02-14 MAGIC
https://www.facebook.com/auraaimemurat/photos/a.103868975069465/292645092858518/


2022-02-16 BENZINE MAG
 - PLAYLIST SPOTIFY



2022-02-21 FROGGY DELIGHT
https://www.froggydelight.com/article-25397-Jean_Louis_Murat.html?fbclid=IwAR1G8afZO8QNm5R-IJGeloV_U8TXu9pfpuPFWEATGIQguiF-l40qXMG0S7Q



2022-02-23 BASTRINGUE
https://bastringue.fr/aura-aime-murat?fbclid=IwAR2evoNbUvhhfcLu0fzYkVClkYpW2Kykm8Eu7TJHF14ta3J1nPdWH9NebeY



2022-02-27 CLAIR ET OBSCUR

http://clairetobscur.fr/aura-aime-murat-aura-aime-murat/?fbclid=IwAR3yLUDr-lI3Dj8HBpP0-VWZ95Kl4_z8s8VknjO9Yu1u9KrMbFx9kWbmj9M



2022-03-10 TELERAMA
https://www.facebook.com/auraaimemurat/photos/a.253789086744119/306394158150278/



2022-03-30 LE PETIT BULLETIN
https://www.facebook.com/auraaimemurat/photos/a.253789086744119/317995046990189/



2022-04-08 LYON CAPITALE
https://www.lyoncapitale.fr/culture/musique-in-love-with-murat?fbclid=IwAR3CjG9TJL_SL42YcYxQ8ty4H56cnPbxHCEqZ9oYQkhQy-tsVp4s0McvZUU
 

Cette semaine, c'est Fred Bobin, le chanteur qui traverse la France toute l'année, de janvier à décembre,  avec sa guitare, qui fait ce petit post:

EN DUO AVEC MARJOLAINE PIÉMONT
"Au mont sans-souci" (Jean-Louis Murat)
C'était il y a un an, en mai 2021.
Première date après de longs mois sans concerts, chez nos amis Christian et Laurence du Festival Chant'Appart Association Chants-Sons en Vendée.
Marjolaine Piémont - que je connaissais déjà un peu - a eu la délicate attention de venir me voir en concert (elle se produisait aussi pour le festival ce week-end là). En fin de soirée, on a mangé ensemble, parlé de choses et d'autres, évoqué nos influences musicales... Très vite le nom de Murat est venu dans la conversation et on a réalisé, elle et moi, que l'un des albums qui nous avait le plus marqués était son album "Mustango" !
Quelques semaines auparavant, on m'avait proposé de participer à un album tribute à Murat (hommage de la scène Auvergne-Rhône-Alpes rendu au chanteur auvergnat) et j'avais choisi la chanson "Au mont sans-souci", extraite justement de "Mustango".
La coïncidence était trop belle... J'ai immédiatement eu envie de partager cette chanson en duo avec Marjolaine et de l'inviter à venir poser sa très belle voix sur cette ballade de Jean-Louis Murat.
Un beau moment de partage que l'on a concrétisé quelques mois après, à Paris, grâce à la complicité de Marc Arrigoni de Paon Record, autour d'un micro Neumann et de quelques fous rires !
❤ Merci à Marjolaine Piémont, Stan Mathis, Marc Arrigoni, Laurence et Christian... et bien sûr à Jean-Louis Murat !
 

 

 

 

 

LE LIEN EN PLUS JE NE CONNAISSAIS PAS

Retour sur St-Brieuc d'un curieux... menfin les fans! Soignez vos tenues, et les couleurs! On va se faire remarquer! Moi, je suis chauve, je ne peux rien y faire!

 

https://regardscritiquesho22.wordpress.com/2022/05/07/jean-louis-murat/

Je ne connaissais pas Jean-louis Murat, bien sûr de nom comme tout le monde, mais c’est tout… L’occasion est donc trop belle de découvrir l’artiste lors de son concert donné à « La Passerelle« . Première surprise, le public est inhabituel. Peu ou pas du tout de jeunes, de nombreuses têtes chenues, des crânes chauves et d’improbables chevelures décolorées. Certaines tenues tiennent même des années 60, baba-cools tendance rétro… Apparemment Jean-Louis Murat a ses aficionados, ses groupies attitrés…

   Un concert d’une heure et demie, Jean-louis Murat au chant et à la guitare, son complice de longue date Denis Clavaizolle au clavier, Yann Clavaizolle à la batterie et Fred Jimenez, si j’ai bien compris, à la basse…

   Les premiers morceaux, aux très longues introductions mélodiques, nous situent le musicien. Nous sommes entre blues, rock et électro. Nous avons en fait sur scène quatre musiciens particulièrement brillants et tout cela est bien agréable à écouter, mais aussi à regarder, tant les éclairages sont magnifiques. La voix de Jean-Louis Murat est très particulière et rappelle parfois Alain Bashung, Hubert-Félix Thiéfaine ou Arno, chanteurs de la même génération. Excellent concert donc avec, naturellement, des chansons plus percutantes que d’autres…

   Gros problème tout de même. On subodore que les textes de Jean-louis Murat doivent être intéressants; problème, je n’ai compris aucune des paroles, parfois seulement saisi au vol un mot et je trouve cela bien dommage. Il n’est pas possible que cela soit voulu de faire de la voix un instrument de musique inaudible. Il va probablement falloir écouter les CD pour se rendre compte.

    Belle soirée donc avec d’excellents musiciens et un Jean-Louis Murat brillant créateur, un peu cabotin et qui joue manifestement un rôle, un personnage qui se prend tout à fait au sérieux, qui se la pète un peu pour tout dire, sans que cela enlève quoi que ce soit à ses qualités musicales.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 Aura aime Murat

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Publié le 23 Avril 2022

ONE DAY,  ONE NIGHT IN PARIS,  Trianon - concert Jean-Louis Murat, 19/04/2022

Merci à Murat de me permettre de me faire des beaux mid-week...  Après une escapade au Sancy, je me suis offert Paris sur un plateau du Trianon...  Et toujours pas de burk jaune pour Buck John : Il se déguste sans fin, et avec appétit.

Après le concert de Bourgoin, at home, dans un cocon où j'ai vécu en solitaire le moment, et vraiment gobé mon pied,  j'étais curieux de sentir la chaleur et ferveur parisienne, pour la première fois. 

 

C'est à Paris, que je fuis chaque nuit                   Étranger à l'oubli, dans ma mémoire infidèle

La vraie passion de ma vie      Dors à Paris        De Clichy à Odéon            J'ai tant et tant jeté de ponts

Pour enjamber nos vies          Comme à Paris

 

Tout a commencé un peu trop tôt:  levé à 5 heures, pour pouvoir faire une visio de travail à 9h (j'ai un vrai travail, parfois) auquel j'assiste dans le hall de la gare de Lyon. Pas de chance : la vi-sio ne m'apprend rien, Je voulais juste un peu parler, choisir un train... Heureusement, vers 10 heures, la ville est à moi.  Je me rends compte devant la cinémathèque  qu'on est mardi... les fameux Mardi parisiens... J'avais prévu d'y faire des recherches. Je poursuis donc ma rando sur les lieux avec une autre idée en tête, en renonçant aussi à entrer à la BNF devant la queue aux portiques. Après  toutes ces marches, montée,  descente, je me dis qu'ils ont réservé la culture aux sportifs. 

Je prends quelques photos.  Je ne me prends pas pour Cartier-Bresson.

Quai Saint-Bernard à Paris
Derrière la gare Saint-Laz
are

 

Et je me retrouve après quelques kilomètres au Père Lachaise. Ce n'était pas un jour d'été comme on en fait beaucoup, mais c'était agréable.  Je fais le parcours touristique, mais je tombe (si je puis dire) sur Bourdieu, Bécaud -je l'aime de plus en plus, "c'est en septembre" me fout les poils, "l'absent"...-, Tiens Mano Solo, dont le Paris de "la Marmaille nue" est un peu celle qu'il défile sous mes yeux, durant un moment, je connaissais l'album presque par coeur... et Desproges, bien tristounet dans un rectangle aux herbes folles. "Je trouve insupportable, déplacé, que nous puissions mourir"  a-t-il dit, Bergheaud:  "C’est dégueulasse qu’on nous ait mis là pour qu’on disparaisse et qu’il ne reste rien". Rien? Non,  j'ai ressenti une grande joie quand ma fille m'a demandé la semaine dernière: "tu connais Desproges?"  Elle était en train de le lire avec plaisir! Malgré le souvenir absolument horrible de Murat alors chanteur à keffieh, de sa rencontre avec lui -d'où sa rancœur contre les humoristes de France Inter?-, ils avaient sans doute beaucoup de points communs: Peguy, Vialatte, la critique de la démocratie, sans oublier Zacha... et la capacité à sortir  la réplique assassine?).

 

Pitié pour les défunts       Est-il besoin de le dire

Horizons lointains       Courses à Paris

Tous disent               Bonjour grand cambriolé

 

Ensuite, un peu à la hussarde, je déboule sur  le Maréchal Murat histoire de voir si la stèle a bougé: il a peut-être décidé d'aller se souvenir au Trianon ce soir? aller se battre contre son double, cet usurpateur ou prendre possession de sa réincarnation?   Apparemment, non, de toute façon, il doit être bien coincé, avec  toute la smala sur x générations qu'on lui a collé par dessus. [NDLR : En fait, il s'agit d'un cénotaphe. Le roi de Naples a été jeté dans une fosse commune après son exécution. Malgré des recherches, ses restes n'ont pas été retrouvé.]

Une salutation à Marie Trintignant dont le décès a tellement touché Jean-Louis... et je termine par Marcel... qui n'est pas crédité sur "Lilith", mais ça aurait pu ("J'ai toujours Proust et Montaigne à portée de main. J'ai fait tout Lilith en lisant la Recherche" ( PS: On lit aussi dans cette interview de Libé. "Pour Cheyenne Autumn, c'était une pensée constante. C'est vraiment le disque que j'ai fait pour un pote, presque un truc de pédé, pour emballer". B?  Ce dernier descend le disque à sa sortie...).

 

On quitte presque difficilement ce monde des morts si vivant de Nature pour s'enfoncer dans les édifices, les boulevards  grouillants.  La ville me semble pourtant bien changée depuis mes dernières visites, en 2013 et 2015, avec ces pistes cyclables. Je passe sur Ménilmontant, et je me rappelle  de la belle soirée à la Bellevilloise (livre unplugged Murat), grâce à l'ami Pierre Krause.

 

Pour autant, je n'aime pas flâner sur les grands boulevards... avec mon gros sac à dos, et je me décide à me faire 4 stations métro-transporter... pour aller le poser. Oups, c'est un peu glauque cette chambre avec vue sur mur, et je ressors aussi sec pour un nouveau tour dans les rues dans lesquels Jean-Louis prenait ses quartiers.

 

Ps:  Bon, je vous fais le compte-rendu "murato-centrée"... mais je profite aussi de la randonnée urbaine.  

J'habitais rue Bondy
vous rue des Pyrénées

Je suis sur les rotules, et je vais quand même m'allonger une petite heure.

On se retrouve vers 18 heures avec quelques camarades des différents groupes facebook, united nation of Muratie pour les grandes occasions, Régis de Touraine, Martial et Marie-Laure de Dunkerque, Sylvie d'Alsace qui va vivre son premier concert, Eric Quénard de Reims, inter-Viouvé en 2013, La Barbara de Suisse et Amparo de Normandie, et Vivien d'Angleterre!    Et je fais connaissance de ma Madame D. , Florence.   L'auteure des articles sur l'histoire d'un ruisseau de  Reclus , et sur les animaux que vous avez tous appréciés  est, je l'espère, en passe désormais d'être une partenaire (ir)régulière du blog, comme Matthieu en son temps. On la retrouvera rapidement, et comme d'habitude, et comme M.,  elle élèvera un peu le niveau moyen d'ici (Bergheaud le mérite).  

 

je vis loin de Paris
et vous où je ne sais

 

Baptiste W. Hamon, qui assure la première partie, à partir de 19h30 est managé par Alain Artaud, 2e inter-Viouvé et Murat- de la journée, que je rencontre.  Le 3e,  je le vois de loin en fin de soirée:  Dominique Severac, fidèle  Parisien,  comme  Armelle Pioline (4e) qui a fini la soirée en loge, comme l'ancien "jaguar" du forum muratien, Antonin Lasseur (5e).   Je vois Lætitia Masson que je n'ose pas aborder... mais je passe quelques instants avec Benjamin Locoge de Paris-Match qui s'étonne du peu de médias... Olivier Nuc et d'autres sont  à Bourges, ou chez les Sparks.  Laurent du Lien Défait qui me demande combien j'ai fait de concerts sur la tournée m'indique qu'il avait fait 27 concerts de la tournée Mustango. Oui, je sais, je suis un petit joueur.  Chose amusante: le lendemain, pour "AURA aime Murat",  je réponds pour Hexagone à des questions sur les dolos et le Lien défait... Je ne suis pas le mieux placé... mais le fait est qu'ils sont encore une poignée à se retrouver avec plaisir 30 ans, 35 ans après les premières fois.  Il manque quelques vieux camarades comme Sy! ou Nicolas N... et quelques autres. 

  L'âme du monde       tant aperçue à Paris        me dit "mais que faites-vous là"

Voilà pour la partie people,   et il ne me reste plus qu'à aller sagement rejoindre mon strapontin en ligne M... en courant car je rate l'intro de Jean Bizarre après une petite pause au coin.  Je ne ferai pas un strip on my strap (on supporte bien son coton).

 

C'est le 5e concert que je vois, je ne pense pas avoir de surprise. Et pour ce tour de chauffe habituel, il n'y en a pas.

 

Elle doit bosser au 12e,       il doit bien être sergent,

Dieu comme semble laisse,         de le voir si prudent.

Le volume sonore reste très modéré même s'il faut remplir de notes ce grand théâtre (à l'inventaire des monuments historiques). C'est sûr que c'est autre chose qu'un cube de béton comme à Cluses... et quand la salle applaudit à la fin du morceau, ouch, ça fait plaisir. La contenance en configuration debout est de 1000 personnes, et là on est assis (certains se demandent pourquoi), et ce n'est pas plein sur les côtés. Donc, 600/700/800 personnes? Je ne sais pas. Je n'ai pas eu le temps de compter.  Tiens, il n'y a pas la rangée de projos sur pied, en fond de scène... qui ne servait pas à grand chose certes. Il me semble qu'on restera dans le ROUGE, mais ça n'appelle pas le sommeil.  Il parait que "Ça n’existe pas vraiment le parisien, il n’y a que des provinciaux à Paris, quand je passe à Paris j’ai l’impression de jouer que devant des auvergnats, que je reste l’enfant du pays qu’ils viennent soutenir", mais je ne vois pas de chapeau en feutre et de biaude.  Je ne vois pas non plus E. Z., l'ingrat.

Magnifique intro  planante. avec une cool guitare de Jean-Louis, on prend deux minutes pour que la Princess of the cool s'installe. Le deuxième vers est un peu avalé. On a droit à quelques cris tempo-rés pour lancer le refrain. Quelques "oohh", "aaahhh" ponctuent le long pont final, mais c'est la guitare qui l'emporte... avant que les voix des musiciens arrivent doucement et s'élèvent avec les "là là là là" avant que Jean-Louis  ne pousse un "encore encore"... mais on en arrive à la fin.  7 minutes. Version courte par rapport à Clermont. 

C'est l'heure du premier "merci".

Cinévox.  Murat est parfois à la limite dans l’aiguë dans cette chanson, surtout quand il pousse un peu la voix par moment en bissant quelques vers. Mais il reste assez sage. Il ne part pas longuement voire pas du tout sur du "qui ne peut feindre, qui ne peut feindre" comme à Caluire. C'est presque "se séparer" qui est mis en avant ce soir.   6 minutes. Elle avait fait 4 à Cluses il me semble, et 7 à Caluire (je précise pour les curieux qui n'ont pas encore compris que Murat interprète différemment chaque soir).

 Le public applaudit au bout de quelques instants, quelques sifflets, l'intro de "ma babe" assurée par le band, ça dure un moment avant que la guitare arrive, plutôt rock. Les claps s'arrêtent... Tiens, je ne suis pas un grand connaisseur mais j'ai les Talking heads qui me vient à l'esprit. Il y a un côté rock et punk dans cette mélodie simple, et le chant détaché et saccadé. Les choeurs et le refrain nous emmènent plus sur du funk ensuite.  Murat s'amuse et part en petite impro vocale que je ne vais pas tenter de retranscrire. Ça monte, ça monte... Un petit "ddrrrrriiii" comme je l'avais déjà entendu,  et je me dis que le concert est lancé, et c'est à partir de là que je rentre vraiment dedans.  Le public repart dans les applaudissements, mais les musiciens ralentissent, ralentissent... alors que Murat y va de ses marmonnements musicaux,  et ça dure encore  ainsi... On a  un léger crescendo, "ah ah ah AH AHAH",  avant que Murat ne parte dans une grosse partie de guitare qui fait redémarrer les applaudissements. La fin me parait pouvoir être meilleur car on était tout près de l'incendie, mais nouveau ralentissement un peu brutale même si le dernier "n'auriez pas vu ma babe" sous la basse de Fred est plutôt joli. 2e petit regret : Murat ne nous invite pas à chanter, comme à Clermont, et ça sera le cas sur tout le concert. Je n'ai pas entendu de chants de la part du public ce soir.  Mais soit, la version était super chouette quand même et je ne suis pas seul à avoir aimé. Presque deux minutes de plus qu'à Clermont si je ne me trompe pas.

"mercccii".

Pendant qu'une note ou deux de guitare retentissent sous les applaudissements qui ne finissent pas, du fond de la salle, retentit un "Souris un peu!!!" suivi je crois d'"un merde" je crois. Mouais... Murat était peut-être concentré au début, mais il ne fait pas pour autant la gueule. Murat entame alors dans le bruit "hello you". Et ça méritait un peu de calme... d'autant que ça toussoute un peu, ça remue dans les rangs.  Étant dans un couloir, je suis légèrement perturbé par des gens qui rentrent ou sortent...  n'hésitant pas à faire lever plusieurs personnes pour rejoindre ses places. Je suis un peu surpris. Du coup, sur ce début d'HELLO YOU assez joli, ça manque un peu d'intimité.

Bon ceci dit, Il me semble que JL arrive à imposer une belle écoute... notamment dans le moment de silence (pas très long) vers la deuxième partie où on entend un petit sifflement, puis le souffle du chanteur. Et tiens, gros changement: ce soir, l'intro ne s'est fait pas seulement avec le piano de Denis mais plutôt à la guitare. Peut-être un peu moins joli.  A la Clermont, on avait profité longuement de la petite mélodie en noir et blanc. Là encore, sur la 2e partie, la voix de Murat est juste à la limite. Sous les chœurs emballants qu'il continue de lancer "ouais, les choeurs", Murat s'amuse. 5.5.  Là encore dommage de ne pas faire chanter le public comme à Cluses.

"Ah ah ah ah" font les chœurs, sous les applaudissements du public, le son est monté. Là encore, c'est la guitare presque métal et un peu étonnante, qui fait taire un peu les applaudissements, elle nous emmène assez loin, mais la section rythmique s'impose et nous fait revenir sur nos pas pour que s'entame Maryline et Marianne. C'est très rock, et c'est curieusement, quand  ça a ralenti, que Murat scande doucement "avant Ravaillac, avant Kim wilde etc " qu'on se fait avaler complètement par le tempo... et d'ailleurs, ça applaudit... (à la demande de Jean-Louis je crois certes)... et ça applaudit fort... jusqu'à la reprise avec un gros solo de guitare... Avant que Jean-Louis ne soit pas loin de crier franchement... mais ça ne s'arrête pas : encore un joli pont exclusivement musical avec une guitare d'enfer, toujours sous les applaudissements avant un dernier petit tour de refrain... et non, ça continue... nouveau passage de guitare. "Marilyn! Marianne! Maryline! Marianne"... et ça se termine par un dernier switch, juste avec quelques coups de guitare, puis la voix nue:  "nu au secret de l'eau, sans penser, sans penser, sans penser, y laisser la peau-o-o-o-o" suivie après quelques instants d'une onomatopée un peu incongrue (j'entends un "gray", dont on aurait pu se passer).    A la sortie, je  qualifierai  cette version comme un des grands moments de ma soirée. 7 minutes (version longue ce soir)

Et on continue sur de l'enlevé avec Montboudif. Le public tape dans ses mains. Murat la joue un peu plus blues cette fois sur sa 6 cordes sur la grosse minute d'intro. On n'a pas droit à des variations sans fin sur Montboudif. Je pense que la version de ce soir est très rock, avec une grosse guitare et Murat qui pousse fort sur la voix, avant un passage plus calme pour terminer sur une guitare vibrante . Un peu plus de  6 minutes.

"merciii".  

C'est notamment avant "La pharmacienne d'Yvetot" qu'à côté de moi, ça discute, ça rentre, ça bouge... mais Denis joue longtemps au piano (Jean-louis lui a fait un signe de moulinet) pendant que Jean-Louis fait son traditionnel "dégourdissement" après un coup de cristaline.  Quand il entame, quelques applaudissements fusent mais laissent vite place à l'émotion. Murat bien sûr les yeux fermés, tient le micro, puis lève les mains, comme je le vois faire depuis un mois, et les agite doucement, parfois en offrande, parfois en repli sur soi, les laisse retomber sur son jean, ou les frappant, assez doucement ce soir, entre elles, avant "chialer dans la cuisine". Une grande respiration avant de reprendre un couplet.  La tête se balance doucement sur le piano de Denis. Cette fois c'est avec une main sur la poitrine qui interprète le "chialer"... Bon, rien à dire: c'est toujours à tomber. On n'est pas dans la comédie, c'est un peu maladroit et malhabile,désarmant, mais Murat est au service de son chant et de sa chanson.

Encore un petit "merci"... et on fait une petite pause "attendez, bon, je vous présente mes camarades quand même...le petit nouveau à la batterie : yann... Fred à la basse... et DENIIIS, au pianoooo"... et c'est FRANKIE. Jean-Louis tourne le bouton de sa guitare, elle va être lourde... un peu comme dans "il neige".  Murat y va de suite avec des mots, alors qu' à Caluire, c'était un démarrage purement instrumental de 3 minutes.  "encore".   Les chœurs sont légers... mais vous avez compris le principe, ça permet à Murat de s'amuser à faire le soul man avec ses cordes vocales... avant de reprendre les couplets.   9 min 30 bien maîtrisées, et assez sages, mais concentrées, et émotionnantes, et quand même foisonnantes (on ne s'ennuie pas).  Et que ça sonne!

On passe l'heure du jeu sous les applaudissements.... qui se prolongent sur "CHACUN SA FAÇON". J'entends quelques applaudissements mais c'est par bribes. Le morceau est joué sur un rythme d'enfer. C'est peut-être la version la plus courte que j'ai entendue sur la tournée, mais pas de frustration. C'est parfait. En entendant la chanson en direct à Bourgoin, je me disais que c'était quand même un sacré bijou sur l'association texte et tempo rapide (même  s'il y a quelques rimes faciles) : 

Jamais pensé en son bonheur
Croiser un jour la route du malheur
Jamais pensé la nuit en son courroux
Faire ses adieux au loving you
Jamais pensé autant crier
Pour bien sentir la bête que tu es
Alors jamais pensé en ta matière
Qu'un cœur solitaire vit en enfer
Chacun sa façon d'y croire ou non
De passer la montagne avec les mouflons
Chacun sa façon à travers les flammes
Chacun sa façon d'être mort dans l'âme
 
Normalement, à ce moment, comme c'est indiqué dans la set-liste de la tournée, Murat devrait chanter en solo "Si je m'attendais"... Alors, Yann et Fred commencent à se diriger vers la buvette... mais comme à Bourgoin, il les rappelle. Non, il n'a pas envie de "si je m'attendais".
Le temps que tout le monde se réinstalle, il fait une petite impro de quelques secondes... et se lance dans "le chemin des poneys"...
 
Mince, je me dis que c'est un peu tôt pour celle-ci... mais soit, le démarrage est plutôt réussi, et ça ressemble à Bourgoin (pas de longue intro instrumentale).  "je voulais vous dire pour ce qui s'est passééé...", Murat fait toujours sonner  sa guitare de manière étrange, ce soir, c'est comme un tambour militaire pendant quelques instants, avant de repartir dans un déluge (sans que le son soit trop fort). Peut-être la plus belle version des 4 entendues (assez courte).  Et dans les applaudissements, nouvelle présentation des musiciens... avant une petite reprise rapide.
C'est le rappel, le public se met debout! Succès. Ça dure peut-être un peu plus longtemps que d'habitude avant que Murat ne réapparaisse... mais ça enchaîne vite sur "l'arc en ciel", 2e piano voix de la soirée.  La reprise de Celentano épurée est très belle. L'entendre dans cette grande salle redevenue silencieuse est particulièrement émouvant, et la registre de la voix est parfaite.
 
"merci"
 
Et on passe à "TAORMINA"... changement d'ambiance... même si l'intro n'est pas des plus plombantes... pour démarrer... mais le caractère "inexorable" s'affirme "la mort est dégueulasse".  Elle dure un peu (ça n'a pas été trop le cas ce soir)... mais pas plus de 3 minutes pour autant.  C'est très réussi. Comme souvent, ça alterne moment de répits et chaos-cahot rock, mais ce soir, je trouve le côté "atmosphérique" réussie,  c'est plutôt rock progressif assez propre que  psychédélisme. "bonsoir, merci d'être venu"... et le morceau se poursuit alors que Murat poursuit les remerciements pour l'équipe.. surtout avec le synthé de Denis... et le morceau se finit sur une note comique (incongrue) avec Murat récitant avec une voix de plus en plus enfantine:  "dis quelque chose, je suis comment... s'il te plait.. dffgg.. chagrin... dors avec moi..." et  "merci" qui faire rire le public.
 
Rapides salutations (les sempiternels saluts avec le bras pour dire au revoir), vibrants applaudissements... mais quand rapidement se distingue la lumière de  la lampe de poche du régisseur faisant signe à la table, tout le monde se dirige vers la sortie.
 
 
J'ai passé une nouvelle fois un très bon moment... mais j'ai une petite frustration de ne pas avoir entendu batttefield chanté par tous ces spectateurs... et je ne me suis pas ennuyé, et j'ai trouvé ça court! Je suis presque étonné qu'on se retrouve  sur les 90 minutes syndicales. Après, malgré la chaleur des applaudissements, je n'ai pas trouvé le public parisien phénoménal, malgré la standing ovation. Excusez-moi... Il est vrai que  Jean-Louis n'est pas trop venu les chercher sur le chant, comme il a pu le faire sur d'autres dates... et ne s'est toujours pas décidé à parler un peu. C'est vrai qu'ainsi, il livre un set bien resserré, électrique, mais avec quelques ponctuations d'émotions et de respirations.  Définitivement une belle tournée... malgré un répertoire qu'on pouvait penser décevant eu égard à la relative indifférence que les derniers albums suscitent (par rapport à ce qu'on a connu) et les pépites enfouies dans l'oeuvre.   
 

Votre jeune coeur redoute

Un mal qu'on appelle amour.

Vous croyez qu'on ne le gagne

Qu'au milieu des jeux, des rires :

Il se prend à la campagne,

Comme il se prend à Paris.

 

Le foyer reste ouvert le temps de boire un verre. Tout le monde a l'air ravi,  mais on est poussé vers la sortie une trentaine de minutes après le concert.

Sur le trottoir, restent les camarades du before, et quelques autres (Christophe de la page fb "murat fan club", David G...),  et tout le monde semble décidé à attendre l'équipe.  Vers 23h30,  Jean-Louis apparaît, après Marie Audigier, encore présente. Sa fille lui fait un gros câlin avant de rejoindre sa chambre d'étudiante.  Heureux,  il tape la bise aux dames et sert les pognes chaleureusement. Il reconnaît ceux de 30 ans, ceux de 20, de 15, 10 ans ou quelques concerts.  Sagement au 2e rang, à nouveau, il vient m'adresser la parole à propos d'AURA AIME MURAT.  "alors, vous le faites quand votre concert? Faut le faire! A la petite coopé, avec le bar, ça sera super!"... C'est la 3e fois qu'il indique apprécier le Tribute.  

Rencontres amicales, bon concert, la salutation du patron... Tout le monde a le cœur léger... et on termine tranquillement avec quelques uns  dans un resto à côté... en pensant déjà à la prochaine fois et en s'interrogeant sur ce que Murat va nous proposer à l'automne.

 

 

LES PROCHAINES DATES:

 

3/05/22

Allonnes Salle Jean Carmet FR
Heure: 20:00.
04/05/22 Cholet Jardin de Verre FR
Heure: 20:00.
05/05/22 Ancenis-Saint-Géréon Théâtre Quartier Libre FR
Heure: 20:00.
06/05/22 Saint-Brieuc La Passerelle FR
Heure: 20:00. – Réserver mes places…
28/07/22 Notre-Dame-de-Monts Festival Ultrasong FR
Heure: 20:00.
22/09/22 Montpellier Théâtre Jean-Claude Carrière / Festival Les Internationales de la Guitare FR
Heure: 20:00. – Réserver mes places…
30/09/22 Yssingeaux Festival Le Chant des Sucs FR
Heure: 20:00.
06/10/22 Nancy Nancy Jazz Pulsation FR
Heure: 20:00.
07/10/22 Auxerre Le Silex FR
Heure: 20:00. – Réserver mes places…
14/10/22 Oignies Le Métaphone FR
Heure: 20:00.
18/10/22 Lillebonne Théâtre Juliobona FR
Heure: 20:00.
27/10/22 Dijon La Vapeur FR
Heure: 20:30. – Réserver mes places…
25/11/22 Mouscron Centre Culturel Mouscron BE
Heure: 20:00.
02/12/22 Saint-Egrève La Vence Scène FR
Heure: 20:00.
03/12/22 Montluçon Le 109 FR
Heure: 20:00.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN, #2021 Aura aime Murat

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Publié le 17 Avril 2022

Jean-Louis était hier à Rosny et nous aurons bientôt un retour sur la belle rencontre préalable en bibliothèque. Il semble que c'était encore une belle soirée.

En attendant, on va vous proposer deux retours l'un sur Bourgoin, et l'autre sur le concert belge (Liège)... mais pour commencer un long article sur "AURA AIME MURAT"

1) "AURA AIME MURAT"

Après l'adoubement par Jean-Louis Murat par deux fois,  voici encore une belle Chronique sur papier glacé, dans le magazine LYON CAPITALE... qui est bien distribué autour de la métropole... jusqu'à dans mon village... mais aussi disponible sur internet. C'est Kevin Muscat dont on connaissait la plume qui s'y colle... et il a aimé!

https://www.lyoncapitale.fr/culture/musique-in-love-with-murat

Musique : l'hommage aurhalpin à Jean-Louis Murat- IN LOVE WITH MURAT!

En ce début d’année, une poignée de musiciens aurhalpins rend un précieux hommage en jolie demi-teinte à ce voyageur en solitaire de la chanson française qu’est Jean-Louis Murat, picorant quelques trésors, souvent cachés, dans une œuvre pléthorique. Un bel artisanat de reprises baptisé AuRA aime Murat ! et qui rend enfin grâce (et justice) à un caractère aussi trempé que ses chansons sont délicates.

On peut tout à fait n’aimer personne et être aimé et/ou admiré de beaucoup de monde. Jean-Louis Murat le prouve – bien indirectement – encore une fois.

À force de coups de gueule et d’interviews le nez plongé jusqu’aux sinus dans un pot de moutarde, à déboîter à peu près tous ses confrères – ou du moins ceux que l’on considère injustement comme tels (Voulzy, Johnny, Renaud, Manset, et même Angèle plus récemment) – son chef-d’œuvre étant : “Renaud est tellement con qu’on devrait l’appeler Citroën” –, fut un temps où, plus que pour ses albums, Murat était davantage invité à la télé (les Ardisson/Ruquier s’en firent une spécialité) parce qu’il incarnait le bon client jamais à court de vocabulaire pour débiner la terre entière et offrir “un vrai moment de télé” que pour l’intérêt réel que suscitaient ses publications métronomiques.

L’intéressé avait compris qu’il n’y avait guère d’autres moyens de vendre ses disques d’artisan au public du samedi soir – et encore. Il finit par en revenir parce que ces choses-là finissent par vous retomber dessus comme la cabane tombe invariablement sur le chien.

D’amuseur public, Murat devint rapidement l’atrabilaire de service à l’antipathie congénitale. Une réputation qui n’empêche néanmoins pas Murat d’être aimé par beaucoup de ses pairs et de ses héritiers, admiratifs de cette figure du chevalier blanc qui aime à s’habiller de noir. Parce qu’il y a dans cette attitude sans concession quelque chose comme une forme de pureté que sa musique nous sert avec une délicatesse certaine, à mille lieues de la dureté de ses coups de gueule.

Génération Murat

Les preuves de cet amour ne sont pourtant pas légion et c’est ce à quoi remédie une poignée de musiciens muratophiles, tous ressortissants aurhalpins, soucieux de rendre un hommage à la statue du Commandeur Murat.

Parce que Murat est avant tout un auteur-compositeur régional dont les chansons sont régulièrement irriguées des cours d’eau de chez lui, hérissées des montagnes qui le surplombent – le regroupement des régions de 2015 aura au moins eu ceci de positif qu’il nous a permis d’annexer Murat à Rhône-Alpes en alpaguant l’Auvergne.

Alors bien sûr, comme on n’est pas chez “Génération Goldman” et parce qu’il s’agit avant tout de rendre hommage à un “compagnon du devoir” de la chanson française et pas à un industriel du tube, on ne compte pas ici d’artistes se pavanant en tête des hits parades ou d’Enfoirés notoires : pas de Matt Pokora, de Jenifer ou de Zazie, pas même de Biolay – qui compte parmi ses admirateurs – pour faire la jonction.

Pas non plus de maison de disques à la puissance atomique ou de partenariat onéreux pour financer la chose, acheter des publicités à diffuser avant “The Voice” et faire sauter la caisse. C’est à l’initiative, modeste, de l’agence musicale Stardust, menée par le musicien lyonnais Stan Mathis, que le projet naît via un nécessaire crowdfunding. Une vingtaine d’artistes, à classer dans la catégorie des indés voire de l’émergence pour certains – émergence parfois un peu éternelle, malheureusement –, se regroupent et piochent alors dans la discographie pléthorique de Murat pour en livrer des versions amoureuses mais jamais dévotes.

Le tout parrainé par deux des figures les plus singulières du rock(-chanson) indé hexagonal : Silvain Vanot, qui fut en son temps le protégé de Murat, et Erik Arnaud, qui a en commun avec son aîné d’avoir régulièrement pourfendu, mais en chanson, les tartuffes de la Sainte Variété – tout en ayant commis en son temps une fort aride mais déchirante reprise de Tous les cris, les SOS de Balavoine, comme quoi…

Minimalisme muratien

Ici ce n’est pas tout Murat qui est passé en revue, il faudrait plusieurs volumes, du temps, beaucoup de temps, et une poignée d’albums manque à l’appel de la représentativité d’un disque qui court pourtant de la fin des années 80 et Cheyenne Autumn au récent La Vraie Vie de Buck John.

D’autres, comme Dolorès et le double Lilith – deux albums phares de l’ermite auvergnat –, sont généreusement servis avec trois chansons chacun. Ici les tubes – la notion est toutefois relative – comme Tout est dit (Adèle Coyo sur une ligne de guitare erratique), Fort Alamo (Erik Arnaud, magistral) ou Au mont sans souci (Frederic Bobin) et dans une moindre mesure Rouge est mon sommeil (Silvain Vanot), Le Troupeau (Gontard), Les jours du Jaguar (un classique ferrugineux des live de Murat, ici repris par Alain Klingler) sont plutôt sous-représentés par rapport aux chansons plus confidentielles, connues des seuls fans hardcore : Dieu n’a pas trouvé mieux (Chevalrex), Marlène (La fille de la côte), Comme un incendie (Stan Mathis, pour le coup incendiaire), Perce neige (Stéphane Pétrier de Voyage de Noz) ou Terres de France (Whatever[shebringswesing], la formation experte en reprises acoustiques à large spectre de Richard Robert, programmateur de l’Opéra Underground).

À noter que si la version discographique compte 16 titres, la version numérique en dénombre 22, certains artistes comme Stéphane Pétrier ou Chevalrex doublant la mise (Pétrier avec la quasi-comptine Petite Luge de A Bird on a Poire), tous particulièrement soucieux de rendre grâce à la poésie singulière des textes du Bougnat.

Et de livrer des versions empreintes d’un certain minimalisme pour le coup très muratien qui constitue peut-être le plus bel hommage à son art. Voilà qui devrait réconcilier Murat avec, au moins, ce pan transi de la confrérie musicale. Et donne en tout cas envie de se pencher sur l’œuvre intégrale du barde de La Bourboule.


AuRA aime Murat ! (Stardust ACP)

 

2) Live report sur Liège: je retiens une phrase qui colle bien à cette tournée : "il s’est pourtant avéré d’un professionnalisme sans faille et d’une bonhomie rafraîchissante. Les amateurs de blues-rock authentique seraient bien bêtes de passer à côté pour de mauvaises raisons".

 

http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2022/04/12/jean-louis-murat-la-victoire-de-la-musique/

Jean-Louis Murat, la victoire de la musique

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 Aura aime Murat, #2021 BUCK JOHN

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Publié le 16 Avril 2022

Je rigolais l'autre jour avec Florent Marchet qui se faisait les Abattoirs puis le Pédiluve... C'est vrai que toutes les salles ne peuvent pas s'appeler le Majestic, l'Excelsior, ou l'Apollo...  Mais bon, c'est vrai que si on annonce une soirée Murat à l'abattoir, collé à l'autoroute A 43 un soir de départ en vacances, les humoristes de France Inter ont de quoi se frotter les mains... et bien, non, Messieurs, Dames, ne vous fiez pas aux idées préconçues, aux images médiatiques... Jean-Louis Murat à Bourgoin, c'est l'assurance d'une soirée réussie et merveilleuse. Le gars de La Bourboule en pleine bourre à Bourgoin!  3e ou 4e passage? + le théâtre Jean-Vilar en solo pour Tristan*... Jean-Louis s'y sent très bien et laisse des bons souvenirs dans cette salle, tant au personnel qu'à l'assistance... si bien que l'ancien directeur parti à la retraite dont Jean-Louis Murat a parlé cette semaine dans le Dauphiné, était là lui aussi.  Son remplaçant est très sympathique et abordable. Il m'a confié que Jean-Louis  a pris le temps d'aller au musée de Bourgoin admirer quelques tableaux d'un peintre qu'il apprécie... Tiens, je n'y suis jamais allé... Murat prescripteur. Ça se fera fait.

*on ne parlera pas du dernier passage dans la ville d'à côté, à Villefontaine....

 

La soirée avait mal commencé... IL faut absolument que je comprenne que, non, il ne faut pas être à l'heure pour un rendez-vous avec Isa R.. 10 ans que ça dure. Notez que pour une fois, elle n'avait pas oublié son billet. Ceci dit : "tout vient à point à qui sait attendre"....

C'est les beaux jours et on peut profiter de l'espace extérieur de la salle.  Je fais l'impasse sur la première partie. Ce n'est pas bien.   On salue l'équipe de Froggy Delight, l'ami Henri, L.  Cachard, et l'autre Isabelle déjà présente à Caluire... une des deux personnes que j'identifie présente sur  les deux dates. Pour être complet, Point de vue-Image de monde, après Caluire et  Clermont, c'est cette fois sa grande petite fille pour laquelle Jean-Louis Murat jouera ce soir.

IL n'est pas 21h25 que le régisseur de la tournée appelle lui même les spectateurs à se rendre dans la salle.  Je crains  que Jean-Louis Murat fasse court  avec une première partie...

On est à l'aise avec la salle moyennement remplie... et je me dirige assez proche de la scène.

... et je suis happé... à ma grande surprise:  malgré la fatigue d'une semaine chargée, malgré les nuits courtes., malgré les rangs clairsemés... malgré que ce soit mon 4e concert en un mois... 

J'ai vraiment adoré. J'avais dans l'idée de vous faire un compte-rendu amusant pour parler de tout ce dont je n'avais pas encore parlé: les bottines, le jean, le tee-shirt Budapest (bien connu), le light show (euh, à Caluire, je l'ai un peu vu... mais ce soir, j'ai rien remarqué), du costume de Fred (en a-t-il plusieurs? ou le lave-t-il à sec? ou pas du tout et c'est pour ça qu'on l'a coincé au fond de la scène derrière?), de la télécaster qui est quand même l'outil de prédilection de JL, et bien non... On va se contenter de l'essentiel.

Jean-Louis Murat sur cette tournée, c'est groove, fusion, rock, psychédélique et tendre....et ce soir, il a livré vraiment une prestation "que j'ai même pas envie de faire le ronchonchon et pourtant dieu sait que j'aime être rabat-joie".  A la coopé, je l'avais trouvé sage... mais au bout du compte, c'est là que je me dis que je ne raconte que des conneries, mais bon, on est dans le domaine des émotions, du ressenti... et comme je le dis souvent, on ressent le concert avec ce que l'on amène avec soi, sa fatigue, sa vessie pleine ou non, et le contexte et la situation intervient: assis, couché, devant, au milieu, bringuebalé... Et ce soir, je croyais que j'arrivais avec une valise pleine... et bien, non. J'étais léger,   et j'ai chanté, je me suis agité, j'ai tapé dans mes mains, et qu'est-ce que je disais je crois au début de cette phrase? Euh... oui, Murat sage à la coopé... et bien, en fait, peut-être qu'il a été encore plus sage ce soir... Je veux dire qu'il a encore plus épuré sa prestation. Finalement, à Clermont, il avait pas mal émis des cris, des onomatopées, certes moins qu'à Caluire... et j'avais dit que ça manquait un peu de folie. Ce soir, j'ai l'impression qu'il est allé encore plus à l'essentiel. Plus relâché qu'à Clermont? Peut-être... et sans qu'il n'aille dans de grands discours, il était agréable, avec des "merci". Désarmant quand il répond à "un merci d'être là" par "non, c'est nous, oui,  vous payez et nous, on nous paye".

Toujours et encore "la pharmacienne d'Yvetot" parfaite,  un chacun sa façon très bon, un battlefield top (préféré  à "si je m'attendais" que Murat décide ne pas chanter en rappelant les musiciens :"on va faire quelque chose de bien, parce qu'ils m'ont l'air gentil",  "ma babe";  un "Arc en ciel" à en voir de toutes les couleurs, avec une voix parfaite,  un Chemin des poneys et taormina  peut-être plus ramassés, mais qui me vont bien. Une heure 36. Je compléterai peut-être demain l'article avec le déroulé...

Encore une fois après Cluses et Clermont, l'ensemble du public semble ravi.

Rapidement après le concert, on voit Jean-Louis ouvrir une porte... Il demande après sa petite fille.  Puis, je le vois faire un signe dans ma direction.. je me retourne pour voir à qui s'est destiné... euh... apparemment, c'est à moi... Après son petit mot publié dans l'article précédent, il voulait encore remercier les participants d'AURA AIME MURAT, et m'a cette fois dit de vive voix tout le bien qu'il pensait du disque "c'est formidable".  C'était bien sûr à nouveau un grand moment, poignée de main et  petite tape sur la joue compris. J'en profite  donc pour remercier les contributeurs et acheteurs, on s'est fait un beau cadeau, et un beau cadeau à Jean-Louis... il a l'air de le prendre comme tel en tout cas.

Certains en profitent pour lui faire signer quelques trucs et échanger quelques mots... Puis la petite fille est retrouvée, et il part la voir en coulisses.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 Aura aime Murat, #2021 BUCK JOHN

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Publié le 12 Avril 2022

Jean-Louis n'a pas accepté les interviews pour le concert de ce soir à Clermont... mais pour Bourgoin-Jallieu, vendredi, voici une interview!

[Stan Mathis, d'AURA AIME MURAT, sera également interviewé jeudi sur la radio locale COULEURS FM]

 

https://c.ledauphine.com/culture-loisirs/2022/04/11/isere-bourgoin-jallieu-les-abattoirs-jean-louis-murat-c-est-d-abord-chanter-qui-me-plait

(à voir des photos lors d'un dernier passage aux Abattoirs)

 
Jean-Louis Murat : « C’est d’abord chanter qui me plaît »

Jean-Louis Murat revient avec plaisir aux Abattoirs de Bourgoin-Jallieu, ce vendredi 15 avril, avec son dernier album écrit pendant le confinement : “ La vraie vie de Buck John”.

Par Le Dauphiné Libéré - Hier à 17:02 | mis à jour hier à 18:03 - Temps de lecture : 3 min
 
Une chanson, c’est trois fois rien une chanson… comme le dit la chanson. Pour vous, inlassable artisan, qu’est-ce vraiment ? Y’a-t-il un paradoxe ?

«  Oui, une chanson c’est trois fois rien. C’est plutôt la chaîne qui fonctionne, pour moi ça marche comme ça. J’écris beaucoup de chansons, je fabrique une chaîne, chaque maillon n’est pas très important mais ce qui compte, c’est l’ensemble, je crois.  »

Vous annoncez d’ailleurs assez volontiers que vous avez encore des chansons pour la postérité : est-ce une façon de taquiner et de dire qu’il nous faudra attendre et que la chaîne continuera ?

«  Ah oui, j’écris beaucoup de chansons, j’ai été… fabriqué pour ça, et ça me convient tout à fait. Elles ne sont pas toutes consommables ou présentables. Ça me paraît très naturel, ce n’est pas difficile, c’est un grand plaisir. Je peux en écrire tout le temps, presque. Voilà, c’est peut-être un défaut. Je ne me pose pas la question. J’ai toujours envie d’écrire de nouvelles chansons.  »

“ Pas consommables” mais elles le seront plus tard ?

«  On est dans une période où tout fait polémique donc j’ai mis de côté toutes ces chansons. Je ne vais pas m’embêter avec ça.  »

 
Vous revenez aux Abattoirs, vous vous y sentez bien ?

«  J’aime beaucoup aller là-bas, j’avais une grande fidélité avec le patron qui a changé (José Molina, NDLR) on est devenus amis. Là je suis content de rencontrer le nouveau (Thomas Prian NDLR) ».

Vous venez avec “ La vraie vie de Buck John” un énième album, les comptez-vous d’ailleurs car chacun annonce son numéro… ?

«  Ce doit bien être le 25e quand même. Ça fait déjà cinq ou six albums qu’on me dit que c’est le 20e  » (rires).

Il porte le nom d’un héros de BD de votre enfance, vous parlez de “ Jean Bizarre”, de “ vraie vie”, de “ moi baladin”, cet album du confinement, est-ce un moment aussi pour davantage d’introspection ?

«  Oui c’est vraiment un spécial confinement, né avec toutes les contraintes connues, subies par chacun, moi y compris. J’ai essayé de les contourner à ma façon, avec des chansons simples. Travailler à la maison, pas avec les gens habituels, sur des formats courts. Je ne savais pas du tout où j’allais. Donc c’est vraiment un disque de circonstance, mais moi j’aime bien la contrainte. J’en ai même rajouté. Je n’avais pas ma basse donc je n’ai presque pas joué de basse. Les contraintes ne me font pas peur.  »

L’auteur, le chanteur, le compositeur, le râleur, le rêveur, le sans-peur… Je vous laisse compléter avec au moins un mot, même s’il ne rime… à rien.

«  Disons que je suis… alors ma première fonction : le papa, je dirais. Je me sens père d’abord. Ensuite, je me sens créateur. »

Vous titillez souvent la langue française que vous traitez pourtant comme un poète. Auriez-vous pu faire, être autre chose ?

«  Oui, je suis un peu dans la tradition poétique française. Et j’aime jouer de la guitare, chanter. J’écris des chansons parce que j’aime chanter. Et je suis instrumentiste parce que c’est le meilleur moyen d’écrire des chansons. Mais au-dessus de tout, ce que j’aime, c’est chanter, oui.  »

Pensez-vous chaque album pour la scène ?

«  Pas obligatoirement. C’est vrai que j’enchaîne des disques que je peux défendre sur scène. Si je ne travaille que pour moi, je n’en vends pas. Il faut que je trouve un mélange subtil entre moi et les autres si je veux continuer à faire mon job.  » (rires)

Vous appréciez aussi la musique anglo-saxonne.

«  J’aime aussi avec mes musiciens chanter en anglais. C’est bien d’abord chanter qui me plaît. J’ai mis longtemps à le comprendre. Le seul fait de m’amuser avec mes cordes vocales, j’aime beaucoup. À la maison, mes enfants me disent que je chante tout le temps. Il y a toujours une mélodie dans ma tête. Je suis une sorte de roitelet, de rossignol.  »

Jean-Louis Murat aux Abattoirs à Bourgoin-Jallieu, vendredi  15 avril, à 20h30. En première partie : Slogan. Tarifs : 15 € en prévente, 20 € sur place. Billetterie sur www.lesabattoirs.fr ou 04 74 19 14 20.

Jean-Louis joue ce soir à Clermont, il reste de la place.... dans la petite Coopé. On espère y retrouver l'ambiance des KOLOKO! J'y serai!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 Aura aime Murat, #2021 BUCK JOHN

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Publié le 8 Avril 2022

Voilà après une semaine de retard mon retour sur les concerts du 30 et 31/03. La tournée a repris en région parisienne, avant la Belgique ce week-end. A Massy, mercredi, il a joué 1h45, a plaisanté avec le public. Et les retours sont enthousiastes.. notamment Gary, anglais qui écoute Murat depuis 30 ans et qui l'a vu pour la première fois ce soir-là. Ne le ratez! Ils restent des places partout.

Bon, on ne va pas insister sur le titre de l'article... mais  parler de la météo pour entamer la conversation, ça se fait! Surtout que j'ai honteusement laissé filer quelques jours avant de me mettre à ce compte-rendu. Passer des bons moments, être en vacances... on n'a pas envie de s'asseoir et de commencer avant l'heure ses devoirs de rentrée: "racontez vos vacances et votre dernier concert de Jean-Louis Murat". J'avoue que je cherchais aussi un angle d'attaque... On fera sans. Plongeons!

 

On est lundi 4 [NDLR: quand je commence à écrire ce CR]... Dimanche 3 ok je vois: promenade. Samedi 2: famille (j'ai réussi à la caser quelque part), Vendredi 1 : coaltar et neige, détox, Jeudi: Cluses, hôtel- laotien-karoké-, Mercredi... région lyonnaise... J'y suis, je me revois: Je suis à la salle du radiant, déjà fréquentée il y a peu... euh, déjà 2013... et le mauvais temps est déjà arrivé.  Je vois arriver d'autres camarades isérois, Gilbert,  Alain (cf compte-rendu de Valence oct 2019)... Ce dernier n'avait pas du "goûté" la musique ce soir-là, mais la fidélité  pousse aussi à faire des bêtises... et le voilà, toujours là! Et autant vous le dire tout de suite, cette fois, il a aimé insistant sur l'apport de Denis aux claviers, qui permet à Murat de broder un peu plus?!

Malgré la date du 15/04 à Bourgoin, je vois ensuite Isabelle P. de Voiron, et je lui présente les Dory4  qu'elle a découvert sur le blog et dont elle a adoré l'album. J'aperçois ensuite quelques autres visages mais moins que d'habitude. Stan Mathis, d'AURA AIME MURAT nous rejoint juste avant le concert, et nous offre son cd à paraître.

On se sépare pour s’asseoir à nos places et on se dit à toute à l'heure.

Quelques minutes après 20h30, c'est parti. La salle n'a pas vraiment fait le plein.

 

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Cluses...  Le manque de soleil et de sommeil ne m'ont pas guidé vers le ski. Après un petit tour -istique entre Annemasse et Cluses, je me dirige plutôt vers la chambre d'hôtel m'allonger.

Un peu après 19 heures,  je retrouve la suissesse Barbara, à peine aperçue hier dans le théâtre moderne au coeur de la ville. En 2007, Murat jouait juste devant, sur la place.   Elle a eu une fausse joie: on lui a dit que le chanteur était dans le même hôtel qu'elle... mais en fait il s'agissait d' Ellioth Murphy qui jouait à Sconzier avec l'équipe de Musique en Stock, le festival gratuit qui se relance cette année (j'y avais vu Eicher en 2005 ou 2006, puis Murat en 2007).  Peut-être qu'on est arrivé un peu tôt, la bière réclamera de l'évacuation pendant le concert...et ça entame un peu la capacité de concentration.

J'ai une place au premier rang. A gauche! toujours se mettre à gauche!  Deux admiratrices changent de place rapidement car avec le pupitre, elles ont dû mal à apercevoir Jean-Louis.  Une dame à côté est tout excité et son mari se fâche: "tu mets ton masque... ou je m'en vais"... Et Il s'en va sur le côté, bien dégarni de spectateurs... Sur la fin du concert, cette dame partage son enthousiasme en se mettant debout et dansant.... et son mari plus loin lui aussi a oublié ses appréhensions, et profite à fond.  En tout cas,  cette anecdote révèle que certains renoncent sans doute encore aux concerts par peur du covid... et c'est une raison parmi d'autres des affluences moyennes sur cette tournée (avant le concert, j'ai appris que celui de Lille était annulé, et apparemment, c'était également le cas de Jean-Louis).

 

Caluire:   Longue, longue intro cool... la guitare groove, on n'est pas sur le rock et du gros son... "ooooohh"... et ça repart sur un tour... Jean Bizarre.  Ça balance bien. La guitare se fait un peu plus nerveuse. Ce n'est pas ma chanson préférée mais j'apprécie les parties de guitare. Premier titre et déjà intervention des chœurs de Denis et Yann. Le son est doux, et on entend et comprend bien Jean-Louis Murat.  Si le but du disque était de faire des chansons de moins de 3 minutes, encore une fois en live Murat oublie les contraintes :  bienvenue à la basse qui remplit bien l'espace, et les morceaux s'étirent. 5 minutes 40.

Cluses : Je suis au premier rang, mais le son reste doux, et on entend et comprend bien Jean-Louis Murat.  Jean Bizarre toujours...  La guitare est différente d'hier, peut-être moins punchy, mais ça passe bien. Pas d'énorme variation non plus et on retrouve la même durée qu'hier.

Caluire:  Ça enchaîne. On part sur plus calme.  Longue intro avec juste un peu d'ornement de guitare sur le rythme et la légère nappe synthétique. Après 2 minutes 30, Jean-Louis entame la princess of the cool. Ça plane... Sans renoncer au cool, Murat rajoute quelques onomatopées à côté du micro (des ouh, des anh, et petits cris de tigrous)... avant les jolis chœurs :  là là là là...  Une réussite. 7 minutes. 

Murat a déjà chaud et il s'est levé pour retirer sa veste. Il commence à jouer debout... OUI!! OUI!! REste debout!!... Mais non, il se rassoit. 

Murat commence à jouer avec sa voix "han, han" à côté de son micro, avant de se lancer sur un solo planant sur une brume synthétique.  Ça dure près de 3 minutes. C'est la Princess of the cool.  C'est peut-être un peu ralenti par rapport au disque, mais c'est assez fidèle... mais là, encore Murat s'installe : long pont très cool... La voix est belle, et le volume sonore tout est en douceur. Encore un longue partie musicale sur la fin, avec une petite variation de chœurs: "là là là là là", avec un léger crescendo de guitare plus nerveuse. Bizarre, on est encore exactement sur la même durée qu'hier. Avec l'accompagnement du piano, Jean-Louis est moins dans la liberté d'improvisation (changement de rythme et de tempo de la chanson), même si les 3 musiciens surveillent le leader comme du lait sur le feu, pour le suivre et eux aussi sont amenés à s'adapter et improviser, notamment Denis. Et on voit que maintenant, dans ce côté free, c'est huilé... autant que faire se peu dans l'envie du moment du chanteur.

On reste sur du cool... un petit "bibibibiiii"...  sur une minute d'intro, avant ciné vox...  Après le premier couplet, Jean-Louis ne chante pas "ruine" et part en marmonnement chanté, est-ce qu'il râle contre quelque chose? Il termine sur un "eeehHHHH" comme pour se reprendre... et repartir... ohhhh. Joli deuxième couplet mais si ça accroche un peu sur "collée mon âme".  Encore quelques ouuh , ahhh.. avant que la guitare s'énerve un peu. Mais on entend clairement à ce moment-là un "envoie moi du son, bordel de merde"... qui ne figure pas dans le texte d'origine de la chanson (le cinévox en effet était très bien sonorisé, même s'il n'y avait pas de dolby surround à l'époque).  Murat a donc un petit problème pour s'entendre aux retours. Côté public, ça nous surprend, tout se passait bien. Son presque un peu bas... On est tout dans le tempo, mais pas dans la fièvre électrique.  Après un pont bien rythmé, le morceau s'arrête presque... et repart sur le 4e couplet. ooohh-yayayaaahhh (pour moi, ça n'est pas du remplissage, c'est du pur Murat live!)... et reprise du premier couplet,  avec ensuite une impro sur "qui ne peut feindre, qui ne peut feindre, qui ne peut feindre (presque ad liditum)... se séparer... repris plusieurs fois...  Il pousse la voix… Très chouette!  Et on repart encore une fois sur un couplet (le dernier).  Ah, quel dommage: dans l'envolée qu'on pense finale, Murat sort encore un gros mot en hurlant... alors que c'était une version de dingue. Ceci dit ça passe presque... Le morceau s'étire encore quelques instants sans chant au son d'une guitare plus lourde.  7 minutes. Je le redis, c'était parfait, mais on est un peu désarçonné par la tension qu'a exprimée Jean-Louis... qui n'a pas encore parlé non plus.

Cluses: petit sifflement... Jean-Louis Murat joue avec un bottleneck pour débuter il me semble. Il occupe encore l'espace avec quelques cris. C'est plus sage qu'hier. Murat insiste toujours sur Qui ne peut feindre Se séparer mais très différemment d'hier et le morceau est très nettement raccourci (presque 3 minutes). C'est plus propre... et Jean-Louis apparaît détendu.  

 

A Caluire, ça enchaîne très vite… Le public applaudit un peu… il me semble à la demande de Murat. Pendant qu'il se livre à un quasi-scat : ouh ouh ben bein, brrrr, brrrr (original).  C'est un peu mollasson côté public... mais  sur scène, ça joue. Murat continue longuement avec un sort de yaourt un peu à côté du micro. Je trouve ça très réussi. On perçoit quelques bribes "nous sommes venus pour..." (répété de nombreuses fois, "pour le plaisir" peut-être?)... Cela dure longuement et moi, j'adore... L'intro dure au moins 4 minutes...  Marc, ex-Lien défait, dira du concert, qu'il a trouvé Murat en roue libre côté interprétation, ou plutôt "en pilotage automatique"...  Je n'ai pas eu cette impression à ce moment-là, beaucoup de cris, mais je trouve cela maîtrisé et au service de la musique live, et pour moi, cela transmet quand même une envie de donner et de partager avec le public, aucune impression de feintes...même si on regrettera le manque d'échange direct entre les chansons. C'est "ma babe" du dernier album.  Ça secoue... et c'est vraiment agaçant d'être assis. Murat part encore en impro vocale... avant de reprendre sur la 2e partie du texte... avec une prononciation pas terrible terrible certes... mais le morceau finit sur un long "n'auriez-pas vuuuu, ma babbbeeeee eeee"...  Ouuh, ça déménage. Plus de 6 minutes. 

 

Cluses:   Merci... et ça enchaîne... C'est "ma babe" comme hier. Murat laisse les musiciens jouer une petite minute avant de se glisser dans le rythme plus sagement qu'hier.  Quelques han han... et puis finalement, quelques variations de cris, mais pas de yaourt comme hier. IL part plutôt sur le texte : "n'auriez pas vu..., n'auriez pas vu..."... Quelques notes nouvelles de guitare... et ça démarre au bout de 3 minutes. Murat continue de s'amuser avec "z'auriez pas vu passer"... les Musiciens font les chœurs. Petit pont musical différent d'hier... La prononciation est plus maîtrisée. Ça se déchaîne bien...  même si au bout du compte je trouve le rythme de la chanson un peu lassant.  La fin est totalement différente de Caluire. Cela se fait dans un decrescendo... Murat joue l'essoufflement (le clavier aussi)... et termine dans un bref et aigu: "z'auriez pas vu ma babe". 8 minutes. 

 

Et bein, mes aïeux, on regrette vraiment d'être assis. Denis joue quelques notes de piano. Murat entame la voix "mais où est-il"... C'est l'inédit de cette tournée. "hello you".  C'est doux, c'est joli... et un bourdonnement de guitare survient, avant le changement de rythme brutal de la chanson... je trouve que la compo manque un peu d'originalité et il semble que ce soit encore une chanson de rupture ("tu n'es plus mon amour"... mais Jean-Louis lance: "allez, les choeurs!" et les 3 musiciens chantent un joli "lalalalala"... et on est accroché. "plus de ça entre nous". On comprend assez bien le texte.  "Encore"... et les musiciens repartent pour un petite série de la.  Sympa et une belle énergie, vraiment bien quand Jean-Louis lance les chœurs. 5minutes.  Le "lalalalala" est tubesque.  

Cluses : encore un "merci", un petit échange rapide avec quelqu'un... "merci d'être venu, vous me gênez un peu". Murat règle  sa guitare... et Denis débute en même temps. On continue sur la même set liste qu'à Caluire. Hello you donc. Ce début de chanson est vraiment belle... "des chasseurs me l'auront tué". Le petit larsen en moins, et le passage à la 2e partie est plus réussie. Murat nous invite à chanter les "lalala"...  Dommage que le public ne s'enflamme pas plus que ça... mais le chanteur dit encore un merci. 

On reste sur du dynamique... "ah, ah, ah" font les chœurs sur " Marilyn et Marianne"...  On reste dans quelque chose d'assez fidèle au disque mais ça s'accélère, Murat continue de donner du rythme pour lancer les chœurs (plus souvent juste Denis et Yann, et parfois Fred pour encore plus de puissance), ça sonne plus rock, avec la section rythmique qui se déchaîne. Petit moment plus calme... avant une ressortie de virage avec une guitare très rock fm.  Un peu moins de 6 minutes.  Toujours excellent.

Cluses:  Marylin et Marianne.  C'est bien accéléré... bon sang, j'ai la tête qui se balance(merde mon arthrose)... ça fait vraiment râler d'être assis (je l'ai déjà dit je sais). Pas d'énorme différence avec hier (même si la guitare ne fait pas les mêmes variations), c'est rock... Denis assure derrière aux claviers... sans que ça prédomine. C'est un peu plus court qu'hier. 5 minutes  

Je retrouve dans mes notes: "On est des débutants, comme the Voice"(pas certains qu'il l'ait dit là, mais je pose ça là).

Son synthétiseur.... Montboudif... "montboudif lui dit plus trop"... et Murat part en variation là dessus (sa dernière grande trouvaille géographique le mérite).  Je tente de lancer des claps mais arrête tu mélanges tout: c'était à cluses ça! ...Mais pas du tout! Enfin... je ne sais plus.  Mais dans mon souvenir, on me suit un peu... mais  c'est mollasson... pourtant, l'intro dure  pendant 2 minutes sans guitare. Je n'aime pas trop le côté lancinant de la compo (façon yes sir)... mais il y a ces petites accélérations au milieu des couplets qui font merveille (Tu peux dire Poupou je t'aime). La guitare arrive un peu sur la fin, avant encore une petite séquence où Murat s'amuse avec "Montboudif lui dit plus trop"...  En fin, un dernier et long et saccadé psaume: Mont-bou-dif-lui- dit- pluuusss- trooooop ooh ohhh. Murat assure et s'amuse. 8 minutes  

A Cluses, les applaudissements partent directement, je pense que Murat les demande "si vous voulez"... et cette fois, il se lance à la guitare, plutôt blues, avec un peu de vocalise pour débuter... Très chouette. Murat joue moins de l'incantation de la phrase refrain, et insiste plus sur "Montboudif" et les cordes de sa guitare. Un ou deux "cris de tigre" avant le dernier couplet. Les applaudissements reprennent... Ce soir aussi, on est prêt des 8 minutes.

Du côté de Caluire,  Murat glisse quand même un petit merci des bouts des lèvres. Fred et Yann sont partis. Le piano de Denis sonne seul pendant quelques instants.... avant la belle entrée de Murat... juste interprète:

C'est quoi
Cette Corée du Nord
Ce Bangladesh

Ces Açores  C'est LA PHARMACIENNE D'YVETOT de morituri.  Ouhh, c'est beau. Murat crooner... et il joue le jeu... Il lève un peu les bras, façon je me rends... IL a un geste brutal et violent de se frapper sur le poignet (à trois reprises dans la chanson). C'est peut-être mal compris dans cette chanson apparaissant consolante, mais c'est bien de l'interprétation et de la musique... et signifiante si la chanson est bien inspirée d'Annie Ernaux.  5 minutes 20 magnifiques.  

 

Cluses: merci...  piano... et Fred et yann n'ont pas eu le temps de lever le camp, Murat "ça y est, ils se barrent, fini le barouf"... et Murat de chercher (comme souvent) son texte dans son livret (mais pourquoi n'est-ce pas dans l'ordre de la set-liste qui semble maintenant immuable?)...  "J'aime les textes comme ça, j'ai l'impression d'être à l'école... C'est vrai : ça me plaît beaucoup"... et Denis a recommencé à jouer... "mmmm... Denis au clavier!" ... applaudissements...et difficile de dire quand le morceau a vraiment commencé... d'ailleurs, Denis s'arrête presque... et c'est Jean-Louis qui relance (pharmacienne d'yvetot)... Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise?  C'est toujours aussi beau.  Ce soir, pas de claques sur la main, et de bras en l'air, mais Jean-Louis se met un peu la main à l'oreille.  "je me casse sous périclès"...  et on ne va pas se faire voir chez les grecs pour autant [est-ce que je ne fais cette remarque systématiquement? Oui, peut-être...].  pffuh...  ouah ouh (Murat m'inspire dans les onomatopées): dieu que c'est beau.    Vraiment chouette d'avoir ce morceau piano au milieu du concert, qui offre  vraiment une jolie respiration.

Côté Caluire, le moment plus long d'effeuillage de livret pour Murat, se déroule maintenant dans un grand silence... ponctué de "bou bou bou bou" de JLM.  Un "tu les connais par coeur!!" sort du public, puis un "on est là!"... Murat répond par quelque chose de peu amène... Le public réagit par le rire, mais c'est un peu dommage.  Il dit encore un truc mais je ne comprends pas, j'entends ce que ça suscite quelques rires. 

 Piano, basse, fouets sur la batterie... durant une petite minute et présentation des musiciens: denis (Clavaizolle), Fred (Jimenez) à la basse, Yann (Clavaizolle) à la batterie... puis il se lance à la guitare. 3 minutes d'intro et c'est Frankie.  Ça reste très doux... vraiment sur un volume réduit (Murat ne pousse pas la saturation), mais on retrouve malgré tout les ambiances musicales que j'aime,  un peu de fièvre, de gravité et de tension.  Il me semble qu'au milieu, JL se plaint encore du retour... mais c'est distillé en passant.  Toujours de la tension, un "yah yah yah" plus nerveux montre que Jean-Louis se lâche... et ça sera le cas sur tous les refrains, avec des couplets très calmes...  avant un final tout en douceur cette fois. Top niveau.  Le public réagit!

CLuses:  "Fred joue de la basse,   Denis.... puis nomme quelques techniciens... Comme c'est notre dernier concert, on a essayé de... " (je ne capte pas tout). Le coup du dernier concert, il le fait régulièrement... mais peut-être a-t-il ce soir en tête l'annulation du concert de Lille qu'il a appris avant.  Bon, aux musiciens: "bon, allez-y les gars... moi, je regarde dans mon truc d'école

Murat fait un petit sifflement, et chantonne un peu... avant de monter le son de la guitare. On retrouve un peu le son saturé... Pas sûr que Yann utilise ce soir les fouets,  L'intro est moins longue et moins en guitare qu'hier.  "que n'aurais-je pas fait" est repris en chœur pendant que Murat brode en yeah et en oooh. Je me dis que c'est un titre qui finalement a presque le potentiel de Taormina ou du Voodoo pour conclure un concert. Petit loupé au démarrage d'une première phrase de couplet me semble-t-il, mais rien de grave. A la fin, mon voisin émet un beau "puutaainnn!!!" de satisfaction et d'émerveillement!  

 

Ca enchaîne à Caluire, avec "chacun sa façon" que les musiciens chantent pour démarrer... alors que Murat se lance dans un petit solo de guitare... mais l'intro ne s'éternise pas. Ma chanson préférée du dernier disque.  Bon, ça sent peu à la chaise... que Murat ne quitte pas. Dommage, ce n'est pas endiablé, mais ça n'empêche pas que ça balance bien.  Murat y va encore d'un joli solo. On a envie de pousser le volume et de se mettre debout... Bon, j'adore malgré tout.  Le morceau s'étire dans un long pont, et Murat fait la présentation des musiciens: merci d'être venus, Denis au clavier... et se lance dans une impro chantée qu'il utilise parfois : "on remercie bien fort Denis" (bis), on remercie bien fort Fred, Fred!, Fred! Fred Fred à la basse... et Yann, à la batterie, on le remercie aussi... ou ou ou ah ah", Ça fait toujours son petit effet et c'est sympa... et  ça repart à la guitare sous les applaudissements pour une petite minute. "merci!!!!". On en est à 1h12 de concert... et j'ai un petit frisson d'anxiété, mais Jean-Louis revient vite. Quelqu'un dans la salle au fond : "je suis venu de la Bourboule!!!"... Mais Murat répond un peu hors-micro :"je ne sais pas si on doit vous féliciter"... Décidément, pas envie de causer... Vraiment la seule fausse note du concert, avec ses énervements sur le retour. 

Cluses:  Les chœurs, et Murat chante aussi quelques "oui, chacun sa façon"... un peu de guitare... mais là encore, petite intro. Peut-être un peu plus rythmé qu'hier? Oui! Petite partie de guitare qui déchire... et c'est mené à tombeaux ouverts... Le titre le plus rock de la soirée... Ouh! C'est bouclé en 5 minutes, les bouquetins ont dévalé  la pente comme une avalanche... 

Un peu de réglage de guitare... "Alors, un peu d'amour alors"? Murat est seul sur scène, et chante "si je m'attendais" doucement, avec un peu de guitare. "Vous, si je m'attendais...". C'est charmant. On pense un peu aux versions nues de "je me souviens". Je comprends un peu ce que veut dire Marc quand il regrette que ça ne met pas en lumière l'une des plus belles mélodies récentes signées par Bergheaud... mais moi, j'apprécie que Jean-Louis accepte de se livrer comme ça, sans artifice... je le prends avec le plaisir de découvrir un cover,  et je ne comprends pas comment on peut dire qu'il n'a pas donné au public.  Voix belle, acceptant le silence... Ce n'est pas parfait certes (le "bonjour, toi" pourrait être mieux interprété...), mais c'est joli et encore une fois c'est bien d'offrir un autre moment particulier dans le set après "la pharmacienne d'Yvetot".   

Allo, la terre, ici, ça bouge!! A Cluses, ça enchaîne sans  rappel:.. Murat débute "si je m'attendais", en faisant un "han" ou plutôt un "ouin", qui passe sur la scène comme une voiture lancée à bonne vitesse(effet stéréo de gauche à droite). Un peu hors-sujet?   Puis,  démarrage un peu raté... il recommence... et ça continue sans fausse note. C'est peut-être plus droit qu'hier. Murat porte un peu plus la voix. Bon, j'imagine les filles en extase. 6 minutes un peu à nu, il faut le faire. Mon voisin de toute à l'heure crie : "ouah ouah ouah ouah!!!", presque estomaqué!

Murat chantonne et dit encore quelque chose qui fait rigoler les premiers rangs... et Denis lance Battlefield. Murat se lance dans un joli solo blues rock; après deux minutes: chant. On retrouve pour le coup bien l'ambiance de la version disque, les chœurs sont réussis... mais là, il y a une grosse basse et  des solos de guitare prolongent les refrains... petite pause : ouh ouh ouh [ouh] oui [il me manquait  un ouh.. mais ils vont bien par 4]... et Murat en fait plusieurs sans que le public ne réagisse... "SI vous voulez nous aider, vous gênez pas". Ça restera un peu timide, avec des gens assis... mais ça prend un peu. Jean-Louis nous dira ensuite qu'il n'a pas trop entendu le public, mais on lui indique pourtant que ça a marché. "encore"...  "encore".  Le public applaudit en rythme (plus ou moins). "merci bonsoir" dans la chanson... et JL continue encore un peu. Ouah, ça déménage! "bonsoir!!"Plus de 8 minutes, c'est mieux que 2!      

 

Cluses: Quelques notes de guitare en attendant que les musiciens reviennent... Synthé... Murat fait résonner sa guitare. Ah, c'est les CHEMIN DES PONEYS qu'on prend du côté de CLUSES après  3 minutes d'intro. Le chemin, il est  dans le brouillard matinal, ça vibre, riffs zébrants, là encore de la tension... "Je voulais vous dire pour ce qui s'est passé"... un Drame? une séparation? ... On retrouve des échos de Mustangotour. "peine d'amour... ouh...chie... yeeaaahhhhh"... et la guitare se fait violente... La voix se fait plus fort... Puis Murat émet des bruits étranges, industriels, avec sa guitare avant un nouveau départ et un "oooouuuhhhh" rageur.  Murat est un peu dans les aigus, mais ça passe. Les sons de guitare sont toujours très spéciaux, inquiétants... puis c'est une envolée rock, avec Murat jouant de la voix avec divers petits cris. Ça semble s'arrêter... et puis, ça repart encore.  A l'instant t, je n'avais pas accroché plus que cela,  mais c'était quand même une version dantesque. 11 minutes. "bonsoir, bonsoir, bonsoir" et Jean-Louis fait encore applaudir les musiciens pendant les applaudissements...Et ils quittent la scène.

Murat dans les applaudissements lance déjà quelques notes vrombissantes... ZZTOP is here. La basse enveloppe l’atmosphère. Ambiance lourde... C'est TAORMINA, un classique de fin de concert. Jean-Philippe dira à la fin du concert: " oui, en plus, on finit sur une note gaie".  Sûr que c'est inquiétant, grave, ambiance de fin du monde sous l'embrasement de l'Etna. Jean-Louis part encore sur une impro avec des voix, comme si on entendait des samples... On est monté très haut, ça redevient plus calme sur  "je suis trompé de mort... la mort est dégueulasse"... Cette fois, Murat s'exprime seulement avec sa guitare, avant de nouveau une pause... où il dit d'une voix d'outre-tombe "bonsoirrrrr,  bonneeee nuit..."... ON va faire des cauchemars avec un tel marchand de sable.. D'autant que ça continue toujours dans une ambiance apocalyptique durant quelques instants... Ouh, quelle claque!  10 minutes. 

Et ils reviennent vite (Murat ne cherche pas à se faire applaudir des heures, dans des rappels... Il estime que l'important, c'est ce qu'il a donné avant) , pas besoin de se tuer les mains. "merci!". quelqu'un demande "si je devais manquer de toi"... ET Murat de répondre "je vais demander mais ça m'étonnerait". ah, ah, "il est incroyable" dit quelqu'un derrière moi.  On part sur Battlefield. C'est plus Denis qui est à l'honneur dans l'intro, pas de gros solo de guitare comme hier. "Chantez avec nous si vous voulez"...  et Murat invite encore le public à chanter... et ce soir, les musiciens mettent la sourdine  pour qu'on puisse s'entendre... moment sympa et ça repart... et après un démarrage groovy, là, on part vraiment dans le rock... Encore une fois, une bonne claque.  Ca se termine sur les  "ou ou ouh ouh oui!" et la batterie qui martèle... avant un nouveau round... puis à nouveau, la présentation des musiciens sur un solo original... "et Denis...merci Denis"... et ça se prolonge encore brièvement.  OUchie!!  Là, le voisin y va d'un "ouaih! ouaih! ouaih"... et moi-même, je me surprends à crier un encore. On a presque atteint les 10 minutes sur le dernier titre... et on s'en arrête à 1h36 de concert. Très bien.

 

Ça applaudit chaleureusement, mais la lumière s'allume vite... et on s'en arrête là. On a largement dépassé les 1h30 (1h38).

Tout ceux que je croise ont aimé.. On peut regretter un peu le manque d'échanges directs, on est un peu dans l'incompréhension des signes d'énervements de Murat... mais il n'a pas lâché. Murat a bien joué de la guitare, de la voix, sans que  tous ses cris, ses impros, ne m'indiquent qu'il n'a pas envie de chanter et qu'il balance.  J'ai vraiment passé un super moment. Sur le coup, et on m'en fait la remarque aussi, je trouve  que la prononciation n'était pas géniale... mais je n'ai pas eu ce sentiment en faisant le compte-rendu. En tout cas, les chœurs que Jean-Louis apprécient (notamment sur Grand lièvre) apportent vraiment beaucoup.

Difficile de dire si j'ai préféré ce soir ou hier. Peut-être plus  hier, malgré les petits pépins... peut-être parce que je découvrais le set et cette formation, peut-être à cause de Taormina versus Chemin des poneys... et malgré la meilleure ambiance :  ce soir, certains ont osé se lever, danser...

Côté after: Barbara et moi nous présentons à Alexia Aubert que j'ai reconnue et qui a fait la route depuis la côte d'azur. Jean-Louis accepte de venir nous voir rapidement, et Alexia a droit à sa photo, et nous passons une belle soirée amicale... dont je ne dirai pas plus... mais on ne me reprendra pas à chanter "libertine"...  

Côté Caluire, on retrouve les amis d'"AURA AIME MURAT" devant l'entrée des loges. On est censé remettre en mains propres le disque hommage à Jean-Louis. Mais Guillaume Depagne accompagné d'Alan Gac, le caïd de Cinq7 (co-founder/director), manager de Philippe Katerine ont priorité... Ainsi que le fiston et family... si bien qu'on commence à se dire qu'on va rester à la porte. Jocelyne qui a déjà plié boutique revient nous chercher... Deux fans s'invitent avec nous. On se retrouve à 7 dans la loge où Fred et Jean-Louis divisent calmement en buvant une bière.  Jean-Louis accueillent avec plaisir et curiosité des mains de Xavier de Stardust le présent. "fallait pas" (je réponds qu'il ne fallait pas qu'il fasse lui-même autant de tribute [Manset, Dassin, Cohen]... Il commente les choix des chansons :  "ah, petite luge"... à Fred: "je t'ai filé mon meilleur texte".  "Ah, tiens, Marlène",  ou de raconter qu'il a improvisé "Gengis" sur le piano qui était dans le studio.  Murat fait son show: il m'interpelle: "et vous, qui suivez l'actualité des chanteurs auvergnats"....  et de nous raconter qu'il ne sait jamais combien de temps il a chanté, et qu'à St-Etienne du Rouvray, c'est le souvenir du Père Hamel qui l'a conduit à écourter, il ne pouvait plus faire sa musique...et qu'il est allé jusqu'à annuler une tournée suite au drame de Sohane [le nom ne me disait rien mais j'ai retrouvé l'article, je pense que c'était ça, deux jours après Murat annulait CINQ casinos de Paris, tournée d'automne du moujik... Dans ce propos, on retrouve là la sensibilité de Murat sur les drames terroristes et sauvageons... qui ne datent pas de Morituri, on a entendu ce soir Frankie, Marilyn et Marianne...].  On le remercie pour le concert, on parle un peu du rôle des chœurs, et Fred se rappelle de "sol val vi fon" du Grand Lièvre, on évoque Montboudif... Une fan lui fait signer un "buck John", et je suis témoin d'une belle accolade avec Fifi, le fidèle technicien qui a pris sa retraite, qui est là. Le régisseur sonne la fin de la récréation.... et on se sauve ravis de cette belle rencontre...

 

Quelques jours plus tard, je recevais ceci:

Et bien, nous non plus, on ne s'attendait pas à ça.... Quelle émotion.... et ça a touché énormément les participants du disque "AURA aime Murat!"

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Jean-Louis Murat en tournée:  (tiens, je vois une nouvelle date à St-Egrève à l'automne! yeah)... et moi, je me suis décidé à aller à Clermont mardi! Venez!

 

09/04/22 Bruxelles Le Botanique BE
Heure: 20:00. – Réserver mes places…
12/04/22 Clermont-Ferrand La Coopérative de Mai FR
Heure: 20:30. – Réserver mes places…
15/04/22 Bourgoin-Jallieu Les Abattoirs FR
Heure: 20:00. – Réserver mes places…
16/04/22 Rosny-sous-Bois Théâtre et Cinéma Georges-Simenon BE
Heure: 20:30. – Réserver mes places…
19/04/22 Paris Le Trianon FR
Heure: 19:30. – Réserver mes places…
03/05/22 Allonnes Salle Jean Carmet FR
Heure: 20:00.
04/05/22 Cholet Jardin de Verre FR
Heure: 20:00.
05/05/22 Ancenis-Saint-Géréon Théâtre Quartier Libre FR
Heure: 20:00.
06/05/22 Saint-Brieuc La Passerelle FR
Heure: 20:00. – Réserver mes places…
28/07/22 Notre-Dame-de-Monts Festival Ultrasong FR
Heure: 20:00.
22/09/22 Montpellier Théâtre Jean-Claude Carrière / Festival Les Internationales de la Guitare FR
Heure: 20:00. – Réserver mes places…
30/09/22 Yssingeaux Festival Le Chant des Sucs FR
Heure: 20:00.
06/10/22 Nancy Nancy Jazz Pulsation FR
Heure: 20:00.
07/10/22 Auxerre Le Silex FR
Heure: 20:00. – Réserver mes places…
14/10/22 Oignies Le Métaphone FR
Heure: 20:00.
18/10/22 Lillebonne Théâtre Juliobona FR
Heure: 20:00.
27/10/22 Dijon La Vapeur FR
Heure: 20:30. – Réserver mes places…
25/11/22 Mouscron Centre Culturel Mouscron BE
Heure: 20:00.
02/12/22 Saint-Egrève La Vence Scène FR
Heure: 20:00.
03/12/22 Montluçon Le 109 FR
Heure: 20:00.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN, #2021 Aura aime Murat

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Publié le 30 Mars 2022

On commence par une interview phoning et rapide sur France Bleu pays de Savoie. Un Jean-Louis Murat peu en verve... face à une animatrice toute dynamique et qui assure les auditeurs d'un JLM à la vitalité intacte...

 

-Qu'est-ce qui vous donne Envie de danser? Ca ne l'inspire pas... "la musique en général"

-Votre nouvel album? "une suite de chansons, de mec de notre époque, les gens comprennent ce qu'ils veulent"

-Auvergne?  Cela m'inspire, je suis né là

-Votre plus beau moment de la journée?   Quand je me suis réveillé... Je pense à mon petit déjeuner, et la musique vient après. Je suis un professionnel.

et de dire au revoir: sur un ton désarmant et sincère  'J'espère que je ne vous ai pas fait pas trop ramer... Je suis désolé..." 

 

Il reste des places au ALLOS alors n'hésitez pas. Viendez! Et en plus, il y aura de la neige sur les sommets, Murat va ses blagues sur les hauts-savoyards et tout ça.... saluer le régional de l'époque: le Suisse Fred... parler du pays du fromage: l'Auvergne... et il y aura même de la musique... et moi, et Barbara...

https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-spectacle-de-17h07/pays-de-savoie/jean-louis-murat-en-concert-le-jeudi-31-mars-a-20h-theatre-des-allos-a-cluses

- Mis à jour le

Jean-Louis Murat a l'énergie intacte, la rébellion a fleur de peau, et cette envie, toujours de jouer de chanter de danser. L'auteur, chanteur, guitariste joue en concert jeudi 31 mars à 20h Théâtre des Allos à Cluses. "Suicidez- vous le peuple est mort" ! 40 ans après ce mythique 45 tours, Jean-Louis Murat revient avec un nouvel album.Jean-Louis Murat est en concert. Jeudi 31 mars à 20h Théâtre des Allos à Cluses

C'est le retour de Murat à Cluses après son show devant 3 mille personnes de MUSIQUES EN STOCK, le 7/7/7, 2007.  Mes vidéos de l'époque :  http://www.surjeanlouismurat.com/article-evocation-de-concerts-cluses-et-bulle-78819607.html

 

Cluses en 2007 par JP Lesage

 

2)  Pour CALUIRE CE soir, deux articles:

- LYON CAPITALE, rapide:

Concert au Radiant-Bellevue : la vraie (en)vie de Murat

Jean-Louis Murat  revient l’année de ses 70 ans dans quelques-unes de ses salles préférées dont le Radiant fait partie depuis maintenant quelques années.

Ce n’est sûrement pas le confinement qui allait ralentir le rythme de stakhanoviste auquel se soumet Jean-Louis Murat depuis maintenant une trentaine d’années, alors qu’il produit un album par an au bas mot.

N’ayant guère eu l’occasion de défendre sur scène son précédent Baby Love (2020), le voilà déjà revenu en 2021 avec La vraie vie de Buck John – du nom d’un des héros des BD de son enfance – sur la pochette duquel on le voit habité par une envie certaine d’en découdre guitare à la main. Voilà donc une collection de ballades rock-blues-folk revenues à une certaine simplicité après quelques détours stylistiques – et Murat n’est jamais meilleur qu’en s’abreuvant à la source de ses dieux.

 

- Et LE PETIT BULLETIN, plus conséquent, avec la plume que j'aime retrouver de Stéphane Duchêne. Et il en profite pour parler de "AURA AIME MURAT"

https://www.petit-bulletin.fr/lyon/musique-soirees-article-71279-Aura+aime+Murat+qui+aime+Lyon.html

Aura aime Murat qui aime Lyon

Blues auvergnat | Alors qu'il remonte sur scène pour présenter son dernier objet d'artisanat, La Vraie vie de Buck John, Jean-Louis Murat est l'objet d'une belle rétrospective menée par l'agence musicale lyonnaise Stardust et une vingtaine d'artistes aurhalpins.

Stéphane Duchêne | Mardi 29 mars 2022

Les temps sont durs et les troubadours n'échappent pas à la crise. Si Jean-Louis Murat a fantasmé son dernier disque comme une aventure de son héros (BD) de jeunesse Buck John, il a été tenté de titrer la chose "l'année du blaireau", manière de qualifier l'année de sa gestation, passée « terrée dans un trou » comme il le confiait aux Inrocks. Un album que la crise frappe de plein fouet, sans clip et de l'aveu de l'intéressé, à peine mixé et publié par Cinq7, l'Auvergnat étant en rupture de Pias*.

Voilà qui explique sans doute la facture classique, folk-rock, des guitares, des chansons comme Murat en tricote par dizaines, là-haut sur la montagne, entre le bœuf et l'âne gris. Des chansons pour nourrir la bête — comprendre la scène— pour laquelle Murat, à l'entame de sa tournée, ignorait combien il allait être payé. Mais la scène c'est viscéral, il lui faut monter dessus quoi qu'il en coûte et quoi que ça rapporte. Alors, le voilà.

À Lyon, notamment, cette ville si particulière pour lui, où il appréhende toujours un peu de jouer devant ses petites-filles (et son fils professeur de droit) qui y vivent. Lyon d'où est partie une de ces initiatives qui vous enrichissent un homme au moins symboliquement, un de ces albums hommage comme l'industrie du disque en produit des wagons pour célébrer ses Goldman, Brassens, Renaud et surtout faire entrer un peu de caillasse dans les caisses, mais ici en mode artisanal et sans aucun impératif d'ordre comptable.

Tribute de crise

Une sorte de tribute de crise pour artiste libre comme l'air, à l'initiative de la maison Stardust (menée par le musicien lyonnais Stan Mathis). L'idée : réunir une vingtaine de musiciens aurhalpins pour aller piocher dans l'œuvre abyssale du sieur Murat quelques-unes de ses pépites connues ou pas (plutôt pas le plus souvent, ce qui n'empêche pas les choix judicieux et un beau balayage de sa discographie).

Avec comme locomotives de ce Aura aime Murat des figures de l'indie-rock à la française comme Silvain Vanot (que Murat soutint beaucoup) pour Rouge est mon sommeil ou Erik Arnaud (autre exemple de barde atrabilaire dans la veine muratienne) qui se fend d'un sublime Fort Alamo ou encore les frères drômois Gontard (Le troupeau) et Chevalrex (Dieu n'a pas trouvé mieux).

Dans le casting, on trouve évidemment quelques Lyonnais – Mathis, donc, Frédéric Bobin, Stéphane Pétrier, Dory4 ou le Whatevershebringswesing de Richard Robert (programmateur de l'Opéra Underground et anciennement des Nuits de Fourvière) – dont beaucoup seront sans doute dans le public du Radiant avec les petites filles de Murat, 70 ans et au moins riche de ses fans.

*"en rupture de Pias" me semble indiquer que Murat aurait pu se faire virer... Je ne crois pas que ce soit le cas. Cinq7 avec le tourneur intégré était tout simplement une maison plus intéressante pour lui (en restant sous licence).

PS:  Il paraîtrait que la remise officielle du disque "AURA AIME MURAT" à Jean-Louis est prévu ce soir... Je vais me tester sur le Covid...

 

LE LIEN EN PLUS COVER

Un groupe humoristique russe, assez connu, a repris TAIGA...  On ne va pas boycotter...  Le texte via google traduction ci-dessous:          pas mal du tout... et déjà 6000 vues...

 

TAÏGA

Là dans d'autres mondes
Neige et blizzard
bordé de neige
Notre taïga
Les prières sont montées
Des vallées de la terre,
Puissent-ils les entendre !

Démon Père Noël
passé tranquillement,
Melet nuit aube
Pour la poudre
La saga va grincer des dents
Dans un verset
Être entendu.

R :
Et nous demanderons
Pendant les jours de jeûne
Juments célestes
donner du lait,
Sveta par son nom
dissiper les ténèbres,
Puissent-ils nous entendre !
Les mers sont enchaînées De tous côtés par le Serpent du Monde,
 Et la terre craque, Et nous sommes peu nombreux, Pour être entendus.
 R2 : Troisième Ciel, Sainte Taïga, 
Souffle en nous la vie et le sang, Allume la neige, 
Chasse la Lumière au nom des Ténèbres, 
Puissent-ils nous entendre ! 
Et revêtez de la fourrure blanche sur mille pattes,
 Couvrant la tête de jeunes filles sans nom,
 Donnez à chacune un nom, Réchauffez-les toutes,
 Puissent-elles les entendre ! 
R2 : Troisième Ciel, Sainte Taïga, 
Souffle en nous la vie et le sang, 
Allume la neige, Chasse la Lumière au nom des Ténèbres,
 Puissent-ils nous entendre !

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 Aura aime Murat, #2021 BUCK JOHN

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Publié le 28 Mars 2022

Est-ce que Jean-Louis est ravi que toutes ses fans s'appellent FLORENCE? Pour un amoureux de l'Italie, certainement.... Après le compte-rendu de Florence L. (Aubergenville), voici celui de Florence D. pour St-Etienne du Rouvray.

Merci aux Florence... et à toutes les Ginette.

Il est beau et accueillant le théâtre Rive gauche de Saint Etienne du Rouvray, avec ses formes rondes… Jolie programmation (Murat succède par exemple à l’extraordinaire Electre des bas-fonds de Simon Abkarian ou à William Forsythe), essentiellement de spectacles de danse. Accueil chaleureux, portions généreuses et bières savoureuses au bar où se presse dès l’ouverture une petite foule disparate.

L’avantage avec une salle de théâtre, c’est que vient se mêler aux amateurs de Murat le public des abonnés pour qui c’est l’occasion de le découvrir. Ce vendredi 25 mars au soir, il semble qu’il y en ait quelques-uns et unes pour qui c’était la première fois. Parmi eux mes deux copines Laurence et Karine qui m’ont fait le cadeau de m’inviter pour le week-end.

L’inconvénient avec une salle de théâtre, c’est que tout le monde est sagement assis, alors que tout sur scène invite à onduler. Et ce soir, la salle était vraiment très très sage, pour cette heure 30 belle et dense.

(1 h 15 !! me souffle dans l’oreillette une voix furibonde ! Peut-être, je n’avais pas l’œil sur le chrono - je n’ai pas non plus pris de notes en cours de route, décidément tout cela n’a rien de très rigoureux - mais mon voisin a dit au début : « Ah, il est pile à l’heure », et il était 22 h quand nous avons quitté la salle)

Démarrage en douceur avec Jean Bizarre, Ciné Vox, et surtout Une princesse of the cool tout en sensualité. La voix est parfaite, la formation fonctionne à quatre fonctionne à merveille. Puis alternent les morceaux très enlevés (Ma babe, Montboudif, Maryline et Marianne, Chacun sa façon, le très bel inédit Hello You … : tous ces moments où le corps prisonnier de son fauteuil se révolte et où l’on surprend ses jambes, sa tête ou ses épaules à prendre leur indépendance et vivre au rythme de la scène) et des instants suspendus : une magnifique Pharmacienne d’Yvetot, simplement accompagnée par Denis, un Frankie aussi très réussi. Si je m’attendais est entrecoupé de commentaires goguenards, Le chemin des poneys renoue avec l’émotion.

Un Murat très concentré au début, puis qui peu à peu se lève et se promène, va contempler le travail de Denis au clavier avec l’allure d’un personnage burlesque, grommelle, farfouille dans ses textes, choisit de rire de la retenue de la salle («je sens qu’il y a une gêne entre vous et moi », « non, ne dites rien, de toute façon je n’écoute pas »), s’amuse de sa soif (« qu’est-ce qui m’arrive, j’ai la pépie ! ») tente l’explication de texte pour Si  je m’attendais mais se décourage aussitôt ( « Mes chansons sont souvent incompréhensibles, mais pour celles-là j’ai quelques clés… Vous connaissez les sources de la Loue ? Non ? Ah bon ben alors… on va faire abstraction »…), préférant pour les pas doués que nous sommes en souligner le découpage chronologique. Il nous applaudit et nous envoie un baiser avant de sortir de scène, définitivement.

Il n’y a donc pas eu de rappel. Et nous partons sur cette frustration – une vraie colère pour les moins bien disposés.

Oui, on peut considérer que les rappels, c’est une convention. Et que oui, passées la surprise et la déception, quand on revient sur ce qu’on a vu, force est de considérer que le travail a été fait, et joliment fait.

Mais tout de même, on est nombreux à y rester attachés, à cette convention (et puis à en vouloir encore et encore, quand c’est vraiment bien). Et à avoir l’impression déplaisante qu’il ne joue pas le jeu jusqu’au bout lorsqu’il nous laisse en plan comme cela. Quitte à mépriser conventions et rituel, je préférais la désinvolture affichée et complice au Printemps de Bourges en 2019 : « bon, on part, vous criez, on revient » avait souri Murat, en faisant juste mine de sortir de scène pour revenir une minute après.

Il est dommage pour tout le monde que la spectatrice devant moi, qui a décidé d’être indulgente, me prenne à témoin : « Ah pour ça, vraiment, on peut dire qu’il est atypique », et que le monsieur qui l’accompagne la corrige, furieux : « non, il n’a pas le respect du public ». Le monsieur a tort mais il va rester sur cette idée, confirmée dans le hall par ceux qui assènent des phrases définitives : « mais de toute façon il ne fait jamais de rappel », tandis que les fans se défendent en racontant les dédicaces et les bisous en fin de concert.

Il est dommage que l’on soit inévitablement amené à parler de ça, alors que si l’on évacue ces dernières minutes, qu’est-ce qui reste ? Elles en disent quoi les copines, de cette première fois ?

Elles sont impressionnées par la voix de Murat – envoûtante ! dit Laurence – même si je n’ai pas toujours compris toutes les paroles, ajoute Karine.

Elles parlent de sa présence sur scène, de son personnage.

Des musiciens, du rythme, des jambes qui frétillent.

Des répliques qui les ont fait rire.

  • Et au fait, tu connais toi les sources de la Loue ?

 

Pas si mal finalement, non ?

 

 

LE LIEN EN PLUS

 

On connaissait l'instituteur Basterra, on apprend ce jour qu'Erik Arnaud, le sale gosse qui détestait la chanson française... est directeur d'école... ce qui ne l'empêche pas d'aimer The Stooges et Black Sabbath... 

Sa participation a "aura aime Murat" est mentionnée en introduction. 

https://www.leberry.fr/bourges-18000/loisirs/raining-stones-i-the-smiths-basquiat-les-choix-culturels-d-erik-arnaud_14104745/

 

merci à celui qui a laissé cet avis sur AMAZON: 4 étoiles sur 5

Depuis quarante ans Jean-Louis Murat a publié sans relâche des albums de qualité emprunts d'émotion. Personnage attachant, intègre et authentique, il n'a pas la reconnaissance qu'il mérite.
Le moment était venu de lui rendre hommage.
Cet album de reprises permet de replonger dans son répertoire et apporte un regard nouveau et enrichissant: arrangements et interprétations choisis par des artistes Auvergnats ( comme chacun sait Murat est très attaché à sa terre) donnent une lecture fraiche des morceaux.
C'est très réussi, à déplorer cependant la qualité du disque qui passe mal sur certains lecteur Cd et saute facilement. Espérons qu'il puisse être réédité par le label de Jean-Louis Murat car il a toute sa place dans sa discographie.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN, #2021 Aura aime Murat

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