2021 aura aime murat

Publié le 28 Septembre 2022

 

 

Bonsoir,

Je suis plongé dans le travail de deux interviews mais l'actualité ne s'arrête pas pendant ce temps-là, mais  je prends le temps de vous faire un point... et n'hésitez pas à commenter un peu, à partager, ça fait plaisir.

 

                                           2017 à Bourgoin

 

1) On commence par une reprise de Bertrand Betsch, qui avait déjà commis un "TOUT EST DIT".  Je vous en parlais déjà en mai dernier :

Il récidive dans un CD réservé aux contributeurs de son nouveau disque (200 ex). Et il fait le choix d'un titre plus rare, puisqu'on peut le classer dans les "inédits disque": "PRIERE POUR M". Denis est crédité en tant que co-compositeur.  Le titre a été diffusé sur une compil "un printemps 90", et chanté à Paris en 94.  La reprise est assez jolie, plutôt guitare, mais ponctué d'un joli pont de piano, avant qu'une orchestration plus forte synthétique ne s'impose.

Jukebox Babe Vol. 1  sortira tout de même en numérique le 23 septembre 2022. Avec aussi du Manset  (revivre) et Bashung. 

 Album: "j'ai horreur de l'amour" son album : https://microcultures.bandcamp.com/album/jai-horreur-de-lamour

Je vous fais écouter également sa reprise du grand classique de MANSET "REVIVRE", que certains ont découvert grâce au film   HOLLY MOTORS.

 

2) Ah, mais au fait, j'en profite du coup pour vous parler du dernier Gérard Manset... J'ai très peu écouté les deux derniers albums, mais celui-ci se laisse bien prendre. Quand on est un "amateur" du maitre, c'est quand même toujours quelque chose de réentendre sa voix sur du neuf, et ici, elle est souvent meilleur que sur "un oiseau s'est posé" par exemple. Certes, certes, on est loin de ses meilleurs disques, mais je ne boude pas mon plaisir d'avoir des nouvelles du Patriarche, du Parrain, et tant pis si certains disent qu'il radote sur des morceaux d'une dizaine de minutes. Moi, ça finit toujours par m'embarquer, comme en 2870. 

 

3)   Un petit article du Progrès à propos du concert de DEMAIN à YSSINGEAUX.

https://www.leprogres.fr/culture-loisirs/2022/09/26/jean-louis-murat-l-auvergnat-solitaire-pour-le-deuxieme-concert-phare-du-chant-des-sucs

 

Haute-Loire Jean-Louis Murat, l’Auvergnat solitaire, pour le deuxième concert phare du Chant des Sucs
Inclassable, Jean-Louis Murat sera sur la scène du Foyer rural d’Yssingeaux, vendredi 30 septembre. Au programme, La Vraie Vie de Buck John , une biographie musicale et rêvée sur fond de western et de blues américain.
Par Séverine FABRE (severine.fabre@leprogres.fr) - 26 sept. 2022
 

Décidément, il n’est jamais là où on l’attend. À 70 ans passés, Jean-Louis Murat reste un des artistes français les plus prolifiques de ces dernières années : il publie en moyenne un album par an. L’Auvergnat, au caractère bien trempé et loin des discours policés ou tout simplement consensuels, a bien l’intention de continuer de marquer tant la scène que la chanson française. D’ailleurs, dans une interview accordée aux Inrocks , il annonçait que l’enregistrement de son vingt et unième album avait été l’occasion de préparer au moins un disque qui sera publié après sa mort.

Vendredi 30 septembre, sur la scène du Foyer rural d’Yssingeaux, dans le cadre du festival Le Chant des Sucs , Jean-Louis Murat, Jean-Louis Bergheaud dans le civil, délivrera La Vraie Vie de Buck John. Ce vingt et unième opus a été enregistré en grande partie, à son domicile avec le minimum exigé, sans basse. Pour les fans de la première heure, cet opus est composé d’une série de pépites. Mais qui est Buck John ? Cela ne dira rien au moins de 40 ans mais, au reste de l’auditoire, ça éveillera des souvenirs d’enfance tels des madeleines de Proust.

En effet, Buck John est un héros de BD, la première de son enfance, dont les aventures ont été publiées de 1953 à 1986. L’artiste l’a redécouvert durant le confinement, en revenant vers ses bibliothèques. Le héros solitaire s’est avéré le prétexte idéal pour réaliser une bibliographie musicale, proposant un voyage sans bouger de son siège. Toujours dans l’interview accordée aux Inrocks , il confiait que c’est grâce à ce cow-boy à la vie romancée qu’il a découvert Bob Dylan, Walt Whitman mais qu’il s’est aussi forgé une culture américaine, avec comme rêve américain se rendre à Nashville.

Un « ours mal léché »

À travers La Vraie Vie de John Buck , l’Auvergnat laisse entrevoir son intimité, fait extrêmement rare tant il est difficile de savoir qui est Jean-Louis Murat, même ses auditeurs de la première heure ne cessent de le découvrir alors qu’ils avaient le sentiment, à l’écoute des précédents albums, d’avoir à peu près cerner le personnage. Mais une fois de plus, il surprend et les prend en revers. En même temps, de la part de Jean-Louis Murat, c’est de bonne guerre, lui qui n’a pas sa langue dans sa poche et ne fait de concession avec personne.

Et cette franchise lui vaut d’avoir hérité d’une réputation « d’ours mal léché ». Même si ses propos parfois plus qu’abrupts lui ont valu quelques déconvenues, il est le premier à reconnaître qu’il a un caractère imprévisible refusant de « caresser dans le sens du poil » qui que ce soit, y compris son public.

Jean-Louis Murat, au Foyer rural d’Yssingeaux, vendredi 30 septembre, à 20 heures. Billetterie et réservation : office de tourisme d’Yssingeaux : 04.71.59.10.76. Tarif 24 euros. Première partie Batlik

4)  Du côté de Qobuz, on a réinterrogé DOMINIQUE A sur "CHEYENNE AUTUMN". Rien d'inédit, mais il ne nous ressort pas la comparaison avec Jean Sablon...

"en entendant murmurer sur fond de synthé, je me suis dit "ah mais c'est ça qu'il faut faire, c'est comme ça que le français sonne le mieux. Alors, "la fossette" est une extrapolation très lointaine de ce disque-là, mais lui doit beaucoup parce qu'il y a cette idée de chanter doucement sur des synthés et de dire les choses de façon détachée".

Je vous ai fait démarrer la vidéo à l'instant T... ou M.

 

 

Dans les nombreuses archives Murat/Dominique A dispo sur le blog, je vous mets un texte de DOM qui date de 2018:

5 ) Succès public

Petite rumeur pour ceux qui ont l'intention de remplir des stades en 2003 : on pourrait retrouver le titre Regrets dans la setlist du spectacle de Mylène FARMER :  " Regrets, chanté initialement en duo avec Jean-Louis Murat en 1991 n'a été interprété en live que lors du Mylenium Tour en 1999-2000, Mylène proposant une version solo ; Regrets fait partie de la liste des chansons que les fans espèrent réentendre un jour en concert à l'instar de Tristana, Souviens-toi du jour, Optimistique-moi et d'autres..."   "Info" du site MYLENE.net 

En parlant des grands succès publics avec JL Murat:  "un singe en hiver". Dans le job, on peut parcourir des sites de fans... mais curieusement, on trouve aussi des sites de... comment qu'on dit maintenant déjà?  de HATERS? Peut-être...   C'est le cas du site Soleywhy-indochine où l'on peut lire au milieu des  sulfateuses et des lance-flammes :

Mais s'il nous faut parler d'écriture parodique, il est plus adapté encore d'évoquer "Karma Girls", un troll magistral de Jean-Louis Murat qui reprend les tics d'écriture de Nicolas pour en faire un des pastiches nicoliens les plus réussis à ce jour. Pourtant, ni notre héros ni personne dans le public ne semble avoir capté cette blague de l'auteur de Un singe en hiver. Le sérieux avec lequel Nicolas continue de chanter cet exercice de style provoque toujours chez nous de larges fous-rires.

 

6)  Coin boutique:  Grosse promo sur le double vinyle "AURA AIME MURAT"... collector, 100 exemplaires.

https://www.facebook.com/commerce/products/aura-aime-murat--double-vinyle-collector/5618612918163269?rid=535808608548370&ad_id&rt=1&refID=0&refType=0&referral_code=commerce_attachment

 

LE LIEN EN PLUS POUR LA PERSONNE EN MOINS

 

Nécrologie:  PHAROAH SANDERS     https://www.citizenjazz.com/Pharoah-Sanders-la-spiritualite-n-est-plus.html

Une pensée pour le jeune Jean-Louis de 14, 15 ans qui travaillait son saxophone en écoutant ce musicien et du Coltrane... C'est ce qu'il racontait à Alcaline en 2014 (ci-dessous). Le soir cite Jean-Louis en intro de son article nécro:

https://www.lesoir.be/467501/article/2022-09-25/pharoah-sanders-etait-le-gourou-du-jazz-spirituel

un morceau comme The Creator Has a Master Plan est l’exemple de transe de ma jeunesse », disait Jean-Louis Murat au Soir il y a quelques années. « Je l’ai vu tout vieux à New York, Pharoah. J’étais tout ému et content d’être à trois mètres de lui. Pour moi, c’est un gourou. Un derviche tourneur. Un maître de cérémonie de transe. »

Bon astral traveling, Mister Pharaoah.

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Publié le 1 Septembre 2022

Bonjour chers camarades, 

C'est la fin de l'abondance, sauf chez Pierrot! En guise d'article de rentrée, de la musique électrique à foison, des images qui bougent hébergées sur des gros ordinateurs qui consomment... Et bein, on est dans la merde!  Quoi faire histoire de faire bon genre ?  Envisager une certification VEGAN -mais ça serait renoncer à un article sur le chou farci et la potée-?  Calculer  mon nutriscore sans doute excellent (ma came spirituelle est peu calorique et excellente pour la santé)?   En tout cas, c'est un blog non genré... sur un type (un humain porteur d'un pénis) qui pique les habits de ses copines, donc hein, pas de souci....  Hein? Oui, vous l'avez compris: l'ère de la  sobriété, ce n'est pas encore pour tout de suite sur le blog de Pierrot....   Sur ce...

 

On commence par une belle information qui est tombée cet été :

1)  LA FILLE DE LA COTE le groupe auvergnat-parisien qui participe au tribute "AURA aime Murat" a annoncé son nouveau disque pour octobre... et surprise... En plus de la participation de Matt Low, Julien Quinet des Delano Orchestra (et Olivier Perez de Garciaphone dont on attend aussi le retour),  au casting  figure Christophe Pie... décédé en janvier 2018, et cela sera sans doute la dernière apparition discographique de ce dernier... Enfin, avec la malle du grenier... on ne sait pas!  Le ranchero, l'ami, le petit frère, le conseiller de Jean-Louis   manque énormément à ses camarades musiciens là-bas dans le 6/3 (Alexandre -Rochon- Delano et Matt Low lui rendaient hommage sur leur dernier disque respectif).  

http://www.lafilledelacote.com/

Et savez-vous quoi? L'album au titre prometteur "comment j'ai fui la campagne avec une fille que j'ai trouvée sur la route" est un projet qui évoque l'Auvergne... sans jamais la nommer... puisqu'il semble que Yann Pons utilise l’appellation "CALEXICO" (tiens donc!)...  Vous imaginez bien que j'ai prévu de lui poser quelques questions très rapidement... Pour l'instant, je découvre le disque...  A suivre donc! En attendant, ci-dessous, redécouvrez leur version de MARLENE sur AURA aime Murat qui rend magnifiquement hommage au swing et tempo du compositeur Bergheaud  (cd et vinyle collectors encore disponibles!)

 

2)  Puisqu'on en est au reprise...  Voici DIANE  d'ORLEANS (pas DIANE D'ORLEANS, juste DIANE originaire d'Orléans) qui a publié un lp cet été, avec le soutien de la Souterraine, qui aime le lo fi.

https://souterraine.biz/album/secret

 

3)  Sur AURA Aime Murat, je crains que l'aventure se termine doucement... même si j'ai encore à vous parler des 8 pages dans la revue HEXAGONE de cet été... 

En attendant, on retrouve ce youtubeur collectionneur qui apprécie Murat et qui a aimé le tribute (on l'a déjà vu commenté les derniers disques de Jean-Louis):

 

4) On reste sur du réarrangé... avec un remix de TERRE DE FRANCE par KAY qui n'en est pas à son coup d'essai (on avait diffusé son AIMER l'année dernière).

Ce n'est pas mal du tout... surtout le petit sax. On peut rappeler que Jean-Louis et les maisons de disques ont diffusé beaucoup de remix des titres des premiers albums... jusqu'en 96 et le lp "fort alamo remixes" qui proposait 4 versions inédites et la version album.

Après cette version dj set, je ne résiste pas à vous mettre la version feu de camp de Richard Robert... et vous trouverez également l'autre remix de Kay:

 

5)  Bon, à part ça... Murat.... oui, la tournée reprend bientôt...  A Montpellier, petite animation qui présente le festival:

 Pour les retardataires : le précédent article refaisait le point sur l'ensemble des dates annoncées sur 2022 et 2023 : http://www.surjeanlouismurat.com/2022/08/nouvelles-dates-en-2023-never-ending-tour.html

On pourra lire ce petit article sur la saison de la salle des Bains Douches à Lignières, place Anne Sylvestre, dans laquelle JLM jouera en février :  https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/la-scene-de-musiques-actuelles-de-la-region-centre-devoile-une-nouvelle-programmation

Dans le Berry républicain, Sylvain Depée rappelle la particularité du concert de Murat: un bus sera affrété pour faire venir des adhérents de la Maison de la Culture de Bourges qui co-produit la soirée! Il faut donc penser à réserver rapidement pour cette date.

Enfin, pour rappel: En octobre, devrait paraitre sur une musique de Jean-Louis Murat, une récitation de JL TRINTIGNANT :  http://www.surjeanlouismurat.com/jean-louis-trintignant-murat-cendras-transsiberien-crepuscule-marie-audigier

 

6) On termine sur la "force de frappe" de l'INA une nouvelle fois constatée: 

- 16 000 vues en 3 jours (lundi soir 29/08) pour une vieille interview (bien sûr disponible depuis des lustres sur la chaine dailymotion de five'r.).

 

 - 61 000 vues pour un post facebook du 19/08 (en comparaison : 47 000 vues pour Battlefield live paru il y a bientôt un an)... J'ai pris le temps de lire un peu les commentaires et  les réactions ne sont pas mauvaises... c'est plutôt sympa.

La vidéo revient sur une déclaration polémique célèbre sur FOGIEL... qui serait signée par  son ami ALAIN... pendant qu'il cite aussi son ami Stéphane "qui a des choses à dire sur Ardisson"...  J'ai joint un Ranchero (La FOURME)  qui se prénommerait dans le civil "Stéphane"... mais sa réponse est sans appel: "il doit s'agir d'un autre Stéphane".  Bon, alors contontontentons-nous de  rappeler que Jean-Louis a parfois indiqué que certaines de ses interventions buzzistiques naissent d'un pari ou d'une discussion préalable avec ses copains...

Voilà, c'est tout pour ce soir... et n'en parlez pas autour de vous. Tout cela reste entre nous. Enfin, c'est vous qui voyez! 

 

LE LIEN EN PLUS DE DERNIERE MINUTE

Mais pourquoi donc  l'article ci-dessous anodin de Février est-il le plus lu du mois d'août sur le blog? Largement au dessus de l'article qui causait d'INDOCHINE?  Aucune idée.... Si quelqu'un a une idée... 

http://www.surjeanlouismurat.com/2022/02/laetitiamasson.monicavitti.antonioni.html

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Publié le 5 Juillet 2022

Bonjour!          (tiens, maintenant, je dis bonjour systématiquement... peut-être que je deviens aimable...)

1)  Encore un  article sur AURA AIME MURAT à vous proposer et plus que jamais, on est très fier et content:   Un dossier de 7 pages !!+ chronique dans "Hexagone", la revue trimestrielle  de la chanson. Je vous l'avais déjà annoncé. Vous aviez pu déjà le commander pour une interview de Jean-Louis Murat en 2020. et "same procédure as the last year" :  vous pouvez vous rendre ici pour les différentes options pour vous procurer ce numéro 124 (édition numérique ou papier, ou abonnement:  https://hexagone.me/produit/124a-numero-24-de-la-revue-version-papier/ ).

Beaucoup des participants du disque sont interviewés, et indiquent pourquoi ils aiment Murat, leur choix de chansons... notamment Richard Robert, et c'est  passionnant. J'ai eu aussi l'honneur d'y participer pour parler de la genèse du projet et répondre à une question sur la relation entre Murat et la chanson française.

L'article est signé par une vieille connaissance, du temps de ma participation active sur le "forum" consacré à Jean-Louis (avant 2009) : Nicolas Brulebois. On l'avait déjà croisé dans plusieurs revues: l'impératif, Kamikaze (revue à la courte vie mais il y avait eu une interview de JLM)...  Il signe aussi un article sur Sapho qui avait été suivie presque dans les mêmes années que Murat  par Claude Dejacques. Au programme également l'ami Bertrand Louis  qui après Muray, Baudelaire est allé voir du côté de Verlaine. 

Voici juste la chronique parue dans le numéro... et ça fait plaisir: 

 

 

2) Alors bien-sûr "AURA Aime Murat" est un "tribute" à Jean-Louis Murat, pour/par/àcause/grâce/selon/devers/àl'intention/àlafaveur/àlapartieetàl'exemple/ausude et ausujetde/euégardà/

   à Jean-Louis Bergheaud  et  au-dedans de lui!  

Il était du coup très superfétatoire de lui dédier ce disque...  Et j'ai demandé à Stardust qu'il le soit  à Matthieu Guillaumond (23/09/81- 01/03/2017)...  A travers lui, sont associés tous les "muratiens", quelle que  soit leur catégorie (clin d'oeil à un des ses articles fameux), et particulièrement aux kolokistes (son texte sur les concerts pour Clermauvergne à lire ici ).

Qui plus est, Matthieu n'a pas été inactif dans le projet...  J'en ai appelé à sa mémoire pour convaincre Silvain Vanot... Voici ce que ce dernier nous écrivait en 2017:

Silvain Vanot

Comme vous toutes et tous je suis bouche bée. Je garde le souvenir d'une rencontre lumineuse lors de mon passage à Clermont en mars 2015. L'interview, le lendemain du concert, a été un échange vraiment rare. La précision des questions, la curiosité et la culture de Matthieu, sa bienveillance scrupuleuse... Je me souviens avoir été très touché et le lui avoir dit. C'était une de ces périodes où je ne sais plus très bien quels sont les moteurs de mon activité, et ce matin là les questions posées m'ont aidé à avancer, à faire le tri entre les bonnes et les mauvaises motivations. J'ai repris ma route, nos relations se sont finalement réduites à peu de choses (nous nous sommes recroisés un soir de concert où j'étais très sollicité), je ne lui ai pas assez dit combien son écoute était précieuse. Je partage votre tristesse, ce bloc lourd et informe.

 

 

Photo du feuillet disponible dans le double vinyle (le cd contenait hélas une erreur sur le nom de Matthieu).  IL RESTE ENCORE QUELQUES EXEMPLAIRES (sur les 100 gravés)  disponibles sur ce lien paypal ou auprès de la page Stardust-acp.

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J'ai déjà dit beaucoup de choses  dans l'article nécrologique, je ne veux pas les répéter, mais Matthieu veille toujours sur ce blog, même si je n’ai pas forcement suivi sa consigne (« respecte-toi »), ni mis en œuvre toutes les idées et projets qu’il m’avait laissés. Pendant 5 ans, et de plus en plus intensivement, il s’est consacré à parler et faire parler de Jean-Louis Murat… sans jamais tomber dans la fanitude et avec une droiture et rigueur exemplaire. La musique lui était sans doute un des seuls univers vaguement acceptables dans ce bas-monde.

Pour sa maman, c'est un réconfort de savoir qu'on ne l'oublie pas... avec tous ses mystères avec lesquels il s'est envolé.

J’avais dit que je partagerais encore sa correspondance… parce que c’est je pense une belle façon de lui rendre hommage, et certains le retrouveront ainsi avec plaisir. Voici donc quelques extraits issus des derniers mois (entre  février et juin 2016), une sélection subjective, qui illustre j'espère  le talent et l'humour de M, et qui se veut représentative de ses mails (peut-être 300 sur cette période, du plus anodin aux réflexions plus sérieuses, en fin d'article).... J’ai choisi de ne pas dater. Pendant ce semestre intense, il achevait son travail sur Murat pour le blog,  avec une méticulosité extrême tout en rédigeant beaucoup d’articles.

4/10/2017

Allez, je retente...
T'es là?
Tu me manques... Plus personne ne m'écrit...  J'ai l'impression qu'il n'y avait que toi que tout ça intéressait un peu...

p.

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m:

Le départ préparé:

Allez, passe une bonne fête des mères. Annonce à celle de tes enfants que tu viens de perdre ta maîtresse clermontoise et que tu es désormais tout à elle, cela lui fera plaisir ! AH, AH, AH !!!

(Je plaisante, mais "le Grand Remplacement" a déjà commencé ici, pour parler comme le plus lepéniste des Chamalièrois : à la bibliothèque du Patrimoine, nous avons tout un rayon de journaux et revues... lyonnais ! "Le Progrès" et des magazines... Ça y est, ils nous envahissent, ils vont violer nos filles, accaparer nos boulots, nous prendre le bleu de la bouche, venir en vacances chez nous... Horreur, Malheur !  [NDLR: fusion Auvergne-Rhône-Alpes]
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    " Bon, je n'écrirai pas de chronique sur le dernier Vanot que je trouve de très, très, très haut niveau, je le regrette, j'ai comme l'impression qu'il va passer quasiment inaperçu... J'ai également renoncé à rédiger quelques lignes sur le nouveau Delano, tant pis. L'un de mes plus grands regrets restera de ne pas avoir écrit mon article sur cet organisateur de concerts mort au début des années 80, mais il est sans doute préférable de s'abstenir que de bâcler... Ce sera l'un de mes trois plus grands échecs sur le blog, avec la vraie-fausse ITW de Benoît XVI et l'article sur Messner* auquel j'ai pourtant consacré des heures et des heures de travail. Mais c'est ainsi.

1) Pierre-Yves Denizot Arachnée Concerts.           2) Reinhold MESSNER : « Le dernier des mohicans », le dernier grand auquel succède un « Alpinisme Décathlon » ( JLM).

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    " Allez, il est temps de mettre en pratique le vieux proverbe qui dit qu'en matière d'adieux, mieux vaut quelques archives qu'un long discours...

    " Pour me tourner du côté de l'avenir, donc, quelques archives (les archives, c'est l'avenir ???). Deux bricoles sur Denizot (plus une que je te remets, mais qui était déjà dans les "DIVERS" de l'envoi de l'autre fois). La liste des passages chez Pascale Clark. Elle quitte France Inter, cela aurait été bien de faire un petit quelque chose sur sa relation médiatique avec JLM au fil des ans... Passages radios, émission La Route, allusions à JLM dans un ou deux de ses livres (probablement), etc. Si j'y avais pensé plus tôt, j'aurais tâché de réécouter toutes leurs émissions communes pour construire une sorte de conversation Best of, c'était jouable, il n'y en a pas tant que ça, mais je n'ai eu l'idée que l'autre jour... Néanmoins, il reste la possibilité de lui adresser un petit clin d’œil sous une forme ou une autre lorsqu'elle lancera sa web-radio prochainement... À voir.

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    " Je t'envoie également une liste non dépouillée de passages radios de JLM, les premières années, histoire que tu puisses faire le lien avec ce qu'on trouve sur le site en ligne de l'Inathèque (qui remonte à 1995, je crois). Ce n'est pas trié, il y a beaucoup d'émissions où JLM est signalé simplement parce qu'une de ses chansons passe à l'antenne, mais cela te fera toujours une base, si tu as besoin un jour de vérifier quelques dates. Je n'ai pas celle du premier passage chez Foulquier-Varrod, sans doute vers 82-83-84. Peut-être que maintenant qu'il n'est plus patron de la musique, Varrod trouvera le temps de répondre aux mails... Il manque également sans doute tout un tas de passages sur Europe 1 et RTL qui n'apparaissent pas dans les archives.

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   Enfin, je t'ai sorti vite fait ce qu'on trouve sur Manset. Là non plus, ce n'est pas trié. Je ne t'ai mis la radio que jusqu'en 2000, tu pourras compléter avec le site de l'Inathèque en ligne. À la télé, j'ai viré quelques émissions avec Octave Manset, un gars de chez BMW, mais il en reste encore. Dès qu'il est question de bagnole dans un titre, tu peux supposer que c'est pour Octave et non pas Gérard. J'aurais évidemment pu taper "Gérard Manset", mais j'aurais alors pris le risque de passer à côté des fiches où est inscrit simplement "Manset" ou "G. Manset"... C'est un métier.  [après des heures de visionnage à l'INA]

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     Un de ces jours, tu finiras bien par descendre sur Lyon pour aller visiter le site expert, avec une liste de programmes à regarder ou écouter. Tu diras que tu travailles pour l'Histoire, ils te donneront l'autorisation, même si tu n'achètes rien. En plus, si tu expliques que leur site public contient plein d'erreurs et de lacunes, ils ne pourront pas refuser, ce sera une forme de compensation. J'ai failli tenter le coup moi-même, mais je n'ai pas trouvé le temps de retourner à Lugdunum.

Allez, je t'envoie tout cela par petits tas.

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De toute façon, au pire, tu auras plein d'archives exploitables.  Comme l'écrivait Georges Duby à la fin de son livre biographique : "Je m'arrête ici, l'histoire continue". Heureusement.

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Vieux, usé, fatigué...

 Dire que j'arrive à te dégoter les articles de R&F dix jours avant leur sortie et que je ne vois pas passer celui de La Montagne... C'est peut-être le signe qu'il faut arrêter tout ça, pour moi aussi...

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Garde toutes ces bonnes idées [d'articles], tu les mettras dans ta petite annonce pour trouver un autre collaborateur. Après tout, Bergheaud a dégoté Bonnefont de cette façon et ça marche depuis près de quarante ans (l'année prochaine) ! Tu préciseras bien que tu souhaites comme qualités indispensables : voiture personnelle, téléphone portable, compte Facebook, rapidité d'écriture, usage normal des virgules... Entre autres. Et tu marques : "Le poste exige réactivité et nécessite de savoir s'adapter aux breaking news de toutes sortes, bref, d'avoir toujours unE Plan B." Ah, ah, ah !!!!!

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Remercie-moi plutôt d'avoir décalé ma démission d'une semaine, j'ai pensé un moment l'officialiser le jour de la Saint Didier... Ah, ah, ah !!!
     "C'est avec une émotion difficile à contenir pour moi, simple paysan breton, dont la seule source de bonheur dans la vie, en plus des textes de JLM (je n'écoute pas ses musiques, je ne suis pas un fan), est constitué par les sourires de mes gamins au foot, de vous annoncer l'arrivée sur ce modeste site qui ne fonctionne que grâce au bouche-à-oreilles, sans référencement, de M., Docteur en Muratie, la référence incontournable dans le milieu (depuis que le chien est mort), qui écrivait les seuls papiers sans fautes d'orthographe du Blog de Pierrot, Matthieu, un garçon simple, doté d'une plume magnifique, tenez, lisez, je prends au hasard, il suffit de se pencher dans le jardin de sa prose pour trouver une rose "Le samedi 26 août 1978, aux alentours de 19h00, le cardinal Albino Luciani était élu Pape et adoptait le nom de Jean-Paul 1er. Au même moment, à 1200 kilomètres du Vatican, sur l'hippodrome de La Bourboule, Jean-Louis Murat donnait son tout premier concert avec son groupe Clara. Habemus Claram !", que c'est beau, j'en pleure, Matthieu, un garçon simple, qui ne se prend pas au sérieux, un Breton dans l'âme, même s'il ne l'est pas, contrairement à certains Ayatollahs de la Muratie qui... voilà, Bienvenue Matthieu. Tu veux un jus d'oranges ?"
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Je viens de constater que tu t'étais déjà entiché d'un autre M, qui a sans doute des qualités avec lesquelles je ne peux rivaliser, si j'en juge par le surnom affectueux (référence implicite à ses mensurations, ne crois pas que je n'ai pas compris...) que tu lui donnes de "Black M". Alors que je n'ai même pas encore fini de faire mes cartons. Salaud, va !  (PS: Le commentateur qui ne veut pas qu'on dise du mal de la France, il connaît "Hexagone", la chanson du mec que même la femme de l'ex-président  a repris - massacré - un de ses titres ?)      [NDLR : polémique sur Black M] 

 

Le travail pour le blog:

 

Je te soupçonne d'être marié, d'avoir des enfants et de mener une vie de famille qui t'empêche de répondre à mes mails 24/24h...
Bon, Fred Plainelle est un grand fou, il a soumis l'article   [Jean-Louis en première partie de Jean-Louis :  http://www.surjeanlouismurat.com/2016/05/titre-pour-article-sur-telephone.html]. Si tu aimes, tu peux titrer, introduire et mettre un lien en plus (ou pas) et publier ce soir. Sinon, laisse-moi un petit mot et je modifierai demain les dates (hier.avant-hier, aujourd’hui/hier, etc.).
Le vigile approche, je dois filer.
Bisous.
P.S.D.T.
M.

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Bon, laisse-moi à présent, je dois écrire, trier, synthétiser, organiser, alléger, alourdir, mettre des virgules partout, trouver des calembours avec les mot Ceausescu et armes chimiques, puis, surtout, chercher la petite phrase un peu classe que les filles reprendront dans les commentaires de Facebook en mettant un cœur à côté...  [préparation de l'article: http://www.surjeanlouismurat.com/2016/05/article-concerts-caritatifs-en-cours.html]

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Écrire encore et encore à Didier Varrod, n'avoir aucune réponse.
     Envoyer un mail unique à Ivan Rioufol et obtenir une réponse dans les dix minutes.
     Ô Ciel !
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Titre: Réponse à question pas posée

   Tiens, ça m'étonne que tu n'aies pas taclé Didier en mode "Eh tocard, JLM en a pas écrit deux, mais trois des chroniques pour Libé !", c'est bien ton genre (islandais, rude sur le porteur du ballon). Ah, ah, ah ! Pour répondre à ta question, si, Murat a pratiqué le marathon ou au moins le semi. Dans une émission de Caroline Tresca, un chroniqueur présente même une une de La Montagne où il figurerait et il confirme (mais refuse de donner son classement). En fait, j'ai regardé le journal, je n'ai jamais vu sa tronche et dans la liste des participants je n'ai trouvé qu'un nom proche du sien, mais avec une autre orthographe. Soit c'était son nom (mais avec une coquille), soit il est arrivé beaucoup plus loin au classement. Bref, il a sans doute pratiqué un peu au début des 90's, je crois qu'il était adhérent au Club d'athlétisme de Clermont, j'ai dû voir ça quelque part...

      Voilà...

      M.

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Puisque tu parles de fidélité [NDLR: de So Foot à JLMURAT] , je te signale que c'est l'ami Jean-Vic Chapus qui interviewe Murat dans So Film. Tu sais, Chapus... Chapus, comme l'auteur de ces lignes inoubliables :
 
     "Nous aimons Murat car cet aimable auvergnat est un des derniers marrants que compte la musique d'ici.
      Le gusse est capable de tout : sortir une merde prétentieuse où il duettise avec Isabelle Huppert sur des poèmes signés Madame Deshoulières, monter sur la scène de la dernière Route du Rock pété comme un coing et hurler "Eh malouins, malouines enfilez vous !" ... faire passer un six titres tout à fait honnête pour un double album de qualité supérieure.
      Qu'importe.
      Avec sa dernière œuvre intitulée "Lilith" (le double album justement) Murat va encore susciter l'admiration sans faille des gens impressionnables ("Oh, la merveilleuse ode à la femme avec un grand F que voilà !").
      Pas chez Newcomer.
      Murat est seulement un troubadour priapique plus doué et plus érudit que la moyenne (il aime visiblement de plus en plus Neil Young, John Fogerty, Mark Hollis et Oum Kalsoum).
      A part ça Murat est aussi une grosse fainéasse (plus de la moitié de ces 23 morceaux semble à peine peaufinée) qui n'aime rien tant que se voir chanter, écrire et jouer de la guitare.
      Forcément cela occasionne des longueurs.
      Tant qu'il y aura des sérieux pour prendre pour parole divine ses élucubrations, notre clown du Massif Central pourra toujours se serrer de la meuf.
      Nous ne sommes pas dupes mais nous lui tirons quand même notre chapeau : bravo, mec, tu es le dernier des punks."

       Jean-Vic Chapus.

[NDLR: Matthieu nous préparait depuis des années cet article  qui recense les critiques les plus dures contre Jean-Louis Murat : http://www.surjeanlouismurat.com/2016/07/article-pour-masochistes.html]

Sur son rapport à son "chef" ! Tout de même !

va corriger ton Philippe Toussaint en Jean-Philippe Toussaint avant que je me fende d'un commentaire assassin pour te foutre la honte devant tout le monde...

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Mon Dieu, et moi qui t'écris encore et encore, alors que tu dois être en ce moment-même dans un congrès "Hé Oh la gauche", entouré de jeunes rocardiennes à qui tu tires la ficelle de la culotte sans vergogne, tout en leur expliquant que sucer ton 49.3 n'est pas tromper... Et pendant ce temps, l'Histoire avec un grand H, comme hygiaphone, nous passe sous le nez. Putain, mais tu ne peux pas soutenir Valls et faire grève en même temps ! Tu es mort, c'est la seule explication logique... Adieu, Pierrot, RIP !
PS: "Rappelons, pour l'Histoire, que Les Rancheros ont naguère signé, en ouverture de leur hymne officiel, la fameuse apostrophe "Hé oh, hé oh les Rancheros", dont s'inspira directement le ministre Stéphane Le Foll pour lancer le mouvement "Hé oh la gauche !"."
 

Et à Laure

Putain, Laure a voulu me faire une Baupin (heu, ton orthographe d'Alex Beaupain, ce n'est toujours pas ça...) ! Je lui claque la bise et là, tu sais ce qu'elle me dit ?! "On va se tutoyer."

S.... ! ! D'où on se tutoie ? Tu me prends pour un mec facile ?! Mets-moi la main au paquet, tant que tu y es ! Obsédée ! Recommence et je te promets que tu vas l'avoir ton enquête sur Mediapart, avec témoignages à charge d'élus d'Orcival ! Non, mais... Et tu vas voir que ça va encore être de ma faute, on va dire que c'est mon petit pull-over autour de la taille qui excite les nanas. Le jour où j'aurai envie de tétouiller autre chose que mon bâton de réglisse, je vous ferai signe ! #projetcrocodilettes

 

Et à quelques autres !
 
 
Oui, quand je vois le nombre de rockers locaux qui sont profs, je suis toujours sceptique sur le contenu de leurs cours. Après, on peut réussir à compartimenter, voir la musique comme une soupape de décompression. Mais pour certains, quand même, leur confier l'éducation des gamins... Mouais...[NDLR: le prof s'était bourré avant son concert au tremplin]
 
 
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Au fait, je ne t'ai pas posé la question, Queuille n'a jamais réagi à nos articles sur Chanson ? Il commente tes photos de champignons, mais un article dans lequel il est cité, portant sur une revue dont il fut l'un des rares lecteurs il y a quarante ans, ça ne l'inspire pas ? Ben, tant pis.

[NDLR: article sur le Murat journaliste: http://www.surjeanlouismurat.com/2016/03/chanson-volet-1-passage-en-revue-d-une-revue-musicale.html ]

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Tu n'oublieras pas d'envoyer un petit mot à Christian Queuille, je compte sur toi. Et s'il répond "Oh, mais vous auriez dû me contacter, je vous aurais raconté mes souvenirs de lecteur", tu lui balances un smiley-qui-fait-la-quenelle !  P.-.S. : J'ai fait exprès d'associer les noms de Queuille et d'Abdeslam dans le même mail. Si les RG font correctement leur travail, il est foutu !
 

M. avec son "autre chef" pendant quelques temps, Alexandre Rochon et en charmante compagnie.

 

Les idées, les analyses

     Pour revenir à Murat, tu sais que la bio a pu lui faire du mal : sincèrement, quand tu lis la soi-disant compilation de pur "nectar" de je ne sais pas quelles conneries d'aphorismes, enfin bref, la section où Bataille se sert de JLM pour régler quelques comptes et l'arrimer au camp des gros réacs provocateurs qu'il adore, sans aucun souci de donner un aperçu exact d'une pensée, ni même de concevoir un réel recueil d'aphorismes, bref, quand tu lis ça, tu n'as pas forcément envie de passer un moment avec Murat... Le coup de la tarlouze dont on se demande comment il fait jouir sa femme, puis du trop grand nombre de noirs en équipe de France, puis de la brouteuse, puis des féministes qui sont toutes des salopes, heu... comment dire... Ça peut être un peu étouffe-chrétien quand on ne connaît pas le bonhomme ou qu'on n'a pas l'esprit ranchero. Il suffit que quelques attachés de presse influents ait lu le bouquin (pour leur travail) et ça peut dissuader certains de l'inviter. C'est une simple hypothèse.
suite:
Attention, je n'ai pas écrit que c'était la faute de, mais que le livre avait pu jouer un rôle. Et ce n'est pas parce que les propos cités sont bien de Murat que la compilation de Bataille n'est pas malhonnête pour autant. Tu veux qu'on cherche ensemble les déclarations de JLM sur les féministes (tiens, dans Point de vue), Les Inrocks ou le rap qui vont totalement à rebours de ceux que cite Bataille ? Sa compilation n'est ni un aperçu aussi exact que possible de la pensée muratienne, ni un recueil d'aphorismes, la moitié des citations n'ayant rien de drôle (alors qu'avec Murat, il y avait de quoi faire !). Nous savons l'un et l'autre que si le discours public de JLM se résumait à ce qui est compilé dans cette section du livre, nous ne nous intéresserions pas autant à ce qu'il fait depuis des années ni toi, ni moi, ni un certain nombre de muratiens d'ailleurs (je n'inclus pas Didier dans le lot)... C'est tout ce que j'ai voulu dire, je ne le dédouane en rien (souviens-toi d'ailleurs des circonstances dans lesquelles tu eus ce coup de foudre pour moi - qui contribua à ta perte - à la Fnac de Lyon, alors que je lui reprochais de virer vieux con...).
 
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Bonsoir,
 
     Comme je comprends entre les lignes qu'à travers ton dernier mail tu sollicitais de ma part une analyse pointue sur cette absence de tournée, je vais te donner mon point de vue. Et si tu ne le demandais pas, je vais te le donner quand même.
 
     Tout d'abord, je crois qu'il y a des raisons arithmétiques à cette absence de tournée. D'un côté, beaucoup de lieux culturels connaissent des difficultés économiques, une partie allant jusqu'à la fermeture (cf. la longue liste des festivals qui ont disparu ces derniers temps). Les lieux qui survivent ont généralement des budgets en baisse, ce qui a un effet sur le nombre d'événements organisés, sur le montant des cachets (même si celui de Murat est assez dérisoire), sur l'étendue des saisons culturelles, etc. Là, nous étions du côté de l'offre. En face, côté demande, il y a de plus en plus de gens qui font de la musique et ambitionnent de monter sur scène, puisque la production est techniquement plus simple et moins coûteuse qu'avant et que la diffusion peut atteindre une certaine dimension rapidement via internet. Donc, moins d'offre d'un côté, plus de demandes de l'autre et JLM, lui, demande plus que les autres, puisqu'il sort des disques plus souvent, donc ambitionne plus souvent de se produire sur scène, même si ses tournées sont courtes. Il est logique que l'espace disponible ne puisse absorber tout le monde et qu'un candidat qui se présente chaque année ou tous les deux ans finisse par avoir du mal à y pénétrer.
 
     Autre phénomène, l'usure, à différents niveaux.
     Nous savons que certaines dates de JLM ces dernières années ont sans doute été facilitées par le réseau qu'il s'est créé au fil des ans. À Guéret, l'organisateur était un vieux copain. À Villeurbanne, nous savons que Papelard et lui se connaissent depuis belle lurette (sans parler du fait que Pie a partagé plus d'une fois la scène avec Tachychardie à l'époque de Chaos). On peut supposer que ce genre de dates chez des amis a eu lieu d'autres fois. Sauf que, bien entendu, cela ne peut pas se reproduire systématiquement : que dirait-on d'un organisateur qui programmerait à tous les coups ses vieux copains ? Il n'y a que la Coopé qui peut se le permettre, parce que c'est à Clermont et qu'il s'agit d'un concert caritatif, donc particulier (même si ce n'est pas sans poser des problèmes, pas mal de gens estimant que la salle accorde trop de place à JLM). Cette carte du concert chez un vieil ami organisateur n'est donc pas utilisable indéfiniment.
     Par ailleurs, Murat tourne maintenant depuis de longues années, il est donc assez logique que des lieux qui l'ont déjà reçu une, deux, trois, quatre fois finissent par ralentir la cadence. Le concert régulier dans un même endroit, c'est bon pour le bar du coin, pour Le Clown de l'avenue Anatole-France, mais tu ne joues pas tous les six mois dans une Smac ou un théâtre. C'est un problème qui ne se posait pas au début de sa carrière et moins il y a dix ou quinze ans.
     L'usure peut aussi provenir, d'une manière différente, du comportement du chanteur : à force de se faire mal voir (pour de bonnes ou de mauvaises raisons, c'est une autre question) de directeurs de salles, d'intermittents, de techniciens, de backliners, d'attachés de presse, sans oublier des photographes, le nombre de gens prêts à l'accueillir peut aller en se réduisant.
 
     Il y a aussi une raison évidente liée à ses ventes de disques. Il vend peu, je doute qu'il ait réellement fait le plein neuf fois sur dix lors de la dernière tournée, donc il serait étonnant qu'on l'invite et qu'on le réinvite en permanence. Par ailleurs, il y a cette image qu'il a contribué à se forger, qui le dessert aux yeux de certains, lesquels n'auront donc jamais envie d'aller le voir en concert. Et le mini-buzz orchestré par Bataille autour de ses déclarations les plus fracassantes l'an dernier n'a sans doute pas atténué cette image dans la mémoire des gens.
 
     Enfin, on revient toujours à ce que nous nous disions le soir où nous nous sommes rencontrés et où nous avons longuement discuté place du 1er Mai : à la question posée dans "Taïga", "Qui veut entendre ça ?", si on l'applique à ses chansons, la réponse est : pas grand-monde. Le nombre de gens qui ont en tête les chansons de Murat, qui conservent dans leur mémoire des événement personnels associés à certaines d'entre elles, qui attendent les nouvelles et qui ont envie d'aller le voir sur scène, nous le savons, est très inférieur à ce qu'il est pour Renaud ou Polnareff ou Téléphone, que ça lui plaise ou non. Pour un type qui est tombé amoureux pour la première fois à l'époque où "L'ange déchu" passait à la radio, combien se sont embrassés sur "Mistral Gagnant" ou ont baisé comme des bêtes sur "Y a qu'un cheveu sur la tête à Mattheu" ?
 
     Quant à l'argument qu'il avance de son côté, à savoir que ce serait l'omniprésence des vieux qui l'empêcherait de tourner, spontanément, j'y crois peu, car, comme cela a été dit, ils n'aspirent pas eux et lui aux même salles. Ceci dit, il faut se méfier. Prends l'exemple du cinéma. A priori, on peut se dire que le gros multiplexe ne concurrence pas directement le petit cinéma d'art et essai, puisqu'ils ne passent pas les même films et ne visent pas le même public. Mais dans les fait, il y a bien concurrence (déloyale). Pour vivre, les petits cinémas ne peuvent se contenter des tout petits films, ils ont besoin de ceux d'auteurs qui viennent de la marge et ont fini par acquérir un certain statut (exemple : Woody Allen). Bref, des films d'auteurs porteurs. Or, le multiplex veut aussi ces films-là (qui, contrairement aux tout petits, font des entrées) et peut s'arranger pour obtenir l'exclusivité sur une ville, en marchandant avec le distributeur : tu ne donnes ce film qu'à moi et je m'engage à te prendre tel autre film que tu distribues ; ou, à l'inverse, si tu ne me donnes pas l'exclu sur tel film, je ne prendrai pas tel autre. C'est ainsi que le petit cinéma obtiendra le film d'auteur porteur en cinquième ou septième semaine, autant dire quand il sera en bout de course sur le plan commercial. Par ailleurs, un gros multiplexe peut se permettre d'avoir une salle pour des films un peu plus fragiles, uniquement dans le but de capter un public qui, autrement, ne viendrait jamais et en profiter pour assécher le marché. En résumé, il y a bien une concurrence entre l'énorme cinéma de dix salles et le monoplexe (sans complexes) qui passe des petits films indépendants. Donc, il n'est pas exclu que la programmation des Renaud et autres dans les Zénith ait des effets secondaires qu'on ne perçoit pas immédiatement sur la politique des salles plus modestes. Il faudrait que j'en touche un mot à Fred Roz pour voir si ce que dit Murat lui paraît crédible ou bidon.
 
     Enfin, pour illustrer ce que j'écrivais hier soir, non pas sur l'accueil des salles, mais sur celui des médias, je vais te donner trois exemples.
     L'autre jour, Bataille a balancé un tacle de Murat aux Inrocks sur Twitter ou Facebook. Résultat, Conte a rappelé le nombre de unes que l'hebdomadaire lui avait consacré et écrit que JLM était charmant quand on le rencontrait, puis balançait ensuite sur le canard, ce qu'il avait du mal à s'expliquer. Donc, j'imagine très bien qu'à la conférence de rédaction où l'on se dit qu'il faudrait parler du nouveau Murat, Conte prenne la parole pour faire remarquer que Murat a fait de moins bons disques ces dernières années (de son point de vue), qu'ils le soutiennent toujours et que malgré ça, dans le même temps, il leur chie dessus. Donc, "ça va bien !" Une telle scène me paraît crédible.
     Idem à Libé : souviens-toi du type qui expliquait qu'à chaque nouvel album, il y avait un débat dans la rédaction, certains disant "On ne va pas encore parler de Murat !". Bayon parti, un de ceux qui trouvent qu'on accorde déjà beaucoup de place à JLM peut très bien arriver avec deux-trois citations du livre et les sortir pour justifier le fait que Libé n'a pas à soutenir avec autant de force un tel mec... Là encore, ça ne me paraît pas impensable. En braquant la lumière sur les propos les plus scabreux de Murat, alors qu'ils avaient été prononcés sur des années, et en les sortant complètement de leur contexte initial, Bataille a simplement pu contribuer à les remettre dans la mémoire de certains qui avaient fini par passer l'éponge. Et même sur un fidèle comme Nuc, son comportement a pu avoir une influence inconsciente : l'autre imbécile le fait passer pour un fayot et un censeur depuis des mois, Nuc n'a peut-être pas eu envie de trop s'enflammer sur le disque pour ne pas donner à ce con de nouveaux arguments... même si l'autre n'a pas besoin de ça pour en remettre une couche (cf. son tweet sur le Figaro).
 
     Voilà, j'ai fini ma conférence.
 
     Vous souhaitant un très bon week-end et vous priant de croire blablabla...
 
     Matthieu
 
P.-S. : Je n'ai pas encore acheté Morituri, je ne l'ai écouté pour la première fois sur Deezer qu'aujourd'hui. Le crescendo du "Grand vivier de l'amour" sur "French Lynx", "Les ronces" dans l'intro de "Frankie", le "Charles et Léo" dans les couplets de "La pharmacienne", "La surnage dans le tourbillon d'un steamer" dans "Le chant du coucou", le gimmick du "Blues du cygne" dans "Tous mourus" et le fameux pim-pim-pim...pim-pim !!! du "Champion espagnol" dans "La chanson du cavalier" m'ont rappelé de bons souvenirs. Mais je n'ai pas encore écouté tout cela avec assez d'attention...

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 Décryptage.

A la campagne, il y a cinquante ans, que ce soit en Auvergne ou en Bretagne, il y a une chose dont on ne parle jamais, qu’on fait souvent (du moins je l’espère) c’est : « ça ». On le fait comment ? Eh bien : « comme ça ! ». C’est quoi ? C’est : « la chose ». Dans le texte du titre « Morituri » femme ose dire : « Ne fais pas comme ça » puis de se résigner et finir par lâcher : « Ca ne me va pas/Si la chose te va ». Ces « choses » là, il ne faut pas qu’elles se sachent. Le faire comme ça, devient une habitude : « La manie est prise« , femme consent et s’incline : « Si la chose te va ». MURAT écrit : « Nue sous la remise/On fait ça comme ça« . Plus en amont il précise  : « Pour éclaircir ma voix/Non ne le dis pas ». Et vous pensez à quoi ? A la même chose que vous bien évidemment !  

Dans « Morituri » c’est une femme qui parle. Avec gouaille elle s’exclame : « Le sang a séché » (…) « Pauvre con à moi ». Son amant, mari ou pas n’est pas toujours habile, elle murmure : « Faisons ça fissa ». D’autres fois elle est plus admirative et concède : « Comme tu y vas ! ».

A la campagne on n’est pas des « diseux », on est des « taiseux » des « faiseux » des « baiseux » aussi. Cela ne se dit pas. Le plus souvent, pour ne pas dire toujours, c’est l’homme qui décide. Madame n’est pas disposée ? Qu’importe ! C’est comme ça. Monsieur a des envies, monsieur les assouvit. Après ça, une bonne rincette. Il ne restera à Madame qu’à faire une petite toilette et reprendre le rythme d’une journée de travail, commencée tôt avec la traite des vaches, qui se finira tard avec les préparatifs pour le lendemain. A la campagne, ce sont les animaux, le taureau, le cheval, le chien ou le chat qui vous apprennent tout. Ces compagnons de vos journées vous enseignent en premier lieu : comment faire des bébés. Les parents n’ont pas de temps à discourir avec les enfants. A la campagne, en ce temps là, s’adonner à « la galipette » est le seul loisir qui s’offre à vous. Cela se fait loin des regards. Cela se fait vite, il n’y a pas de temps à perdre. Il y a les vaches à traire et le blé à rentrer. L’orage gronde …

Et la fameuse « Cathy » souvenir des « paradis perdus »: « Oh Cathy aime moi » ??? Non. MURAT en interview dit qu’il aime a se faire appeler comme ça. « Cathy » ? C’est lui !

 « Morituri » désigne ceux qui vont mourir. La soixantaine passée la soif de vouloir satisfaire « Madame » n’est sans doute plus aussi forte, irrépressible. Qu’il est loin le temps du fier amant qu’on avait peine à rassasier : « L’amour est parti/C’est toi qui l’a dit ». Alors « Morituri » le chant du cygne du « zizi » ???

Et tout le reste qui fait la joie d’une telle correspondance !

 

Je crois que si je prenais un nom de code sur Facebook, je choisirais Brad. Brad Pitt, rapport à ma plastique impeccable.

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Je fais exprès de mettre dans mes courriers des mots étranges comme "popotin", c'est bien commode pour les recherches d'anciens mails : par exemple, je retrouve toujours sans problème les liens vers les vidéos du concert pour la Roumanie, car je me souviens que je les avais envoyés à Junior [pour Varrod Junior, alias : Thibaud :   http://www.surjeanlouismurat.com/2014/12/interview-radio-de-christophe-pie.html ]     dans un mail où je lui conseillais de ne pas mettre de percussion autour de son zizi, comme le fait le guitariste des Real Cool Killers. Et dans ce mail, j'ai écrit "bistouquette". Du coup, il suffit que je tape ce mot dans la case "Recherche" de ma boîte à lettres et je trouve le mail en question de suite. Hum... Fermer la parenthèse.)
 
 

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Prière de M
Hier soir, j'écrivais dans un mail adressée à une dame :
 
     "Je ne me sers plus désormais des vœux (écrits) que pour les instrumentaliser, c'est-à-dire pour me rappeler au bon souvenir de gens qui me doivent des réponses. Parfois ça marche, parfois non. Cette année, un musicien censé me transmettre un document très bientôt – très bientôt, depuis plus de six mois... – s'est contenté de m'adresser ses vœux en retour, avant d'ajouter : "Aie confiance." Depuis, plus de nouvelles... #foutagedegueule #prendsmoipouruncon #sijetecroisejetassommeavectabasse..."
 
     Et ce matin, il me recontacte...
 
     Pardonnez-moi mon Père parce que j'ai pêché, j'ai conçu dans mon for intérieur de mauvaises pensées contre cet homme et au-lieu de les combattre en implorant le Très-Haut dont le nom est Amour de me donner la patience, j'ai formulé à voix haute et par écrit ces mauvaises pensées. Pardonnez-moi mon Père, oui, j'accepte de recevoir votre sentence et de me faire fouetter cul nu par la première chanteuse clermontoise venue, oui, mon Père, j'accepte humblement et ferai pénitence. Amen.

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Là, je réfléchis à voix haute, si tu me lis, c'est que j'ai appuyé sur "Envoyer"...

 

Merci encore pour tout Matthieu....et je vous laisse encore avec quelques autres articles qu'il a signés:

Mon message de juin 2016: 

ll  me l'annonçait depuis un moment sans que je ne veuille y croire. Faut dire qu'il me menaçait souvent de faire jouer le mercato et d'aller à la concurrence. Mais il ne s'agissait - enfin, j'espère- que d'une espièglerie. Enfin soit, M. comme il signait ses articles, Matthieu alias le journaliste multipoche Fred Plainelle, a annoncé qu'il cessait sa collaboration avec le blog.

Certes, il ne faut pas en faire une tragédie, un drame personnel et s'en réjouir pour lui: il a sans doute beaucoup mieux à faire, et à donner au monde, que de passer des heures dans les archives à nous dégotter des informations inédites. J'avais parfois des scrupules à le voir travailler autant, à le voir se démener pour vérifier une information en contactant le monde entier si besoin, quitte à se fâcher pour défendre notre travail ou notre liberté. Pour autant, il n'aimait pas les gueguerres entre clans muratiens et rêvait sans doute d'un grand site où les archives seraient mis en pot commun, muratiens united, un peu de la façon dont il invitait tout le monde à partager nos piques-niques devant la coopérative de mai du mois de juin.

J'aimais pouvoir compter sur lui pour prendre conseil et veiller au principe d'indépendance de ce blog. D'ailleurs, il aura toujours refusé les petits avantages que j'aurais pu lui offrir (invitations). Intégrité qu'il conservait dans ses comptes rendus de concert, œil toujours critique mais avec le regard bienveillant sur les artistes que l'on veut avant tout défendre. Je lui avais filé un peu les clefs, lui permettant de soumettre ses articles et d'accéder au blog. Et je me disais que quand je serai fatigué, la maison serait à lui... Il s'est fatigué avant moi. J'avais le rêve d'un accomplissement de notre aventure commune avec une interview, celle de Jean-Louis, et enfin l'occasion d'avoir des réponses .... ou du moins de poser les questions qui nous trottent dans la tête depuis des années.

Je me rappelle de la première fois où je l'ai rencontré: il avait posé à Murat une question courageuse et philosophique sur le thème de la posture et l'imposture, suscitant une réaction un peu vive de Jean-Louis. Un beau moment. C'est par les mails que notre relation a ensuite véritablement démarré. Et c'est ce qui va me manquer sans doute le plus: les dizaines de mails que je pouvais recevoir, dont un grand nombre qui me faisait mdr, pdtr , et tant d'autres, qui me forçaient à étoffer mes connaissances.

Il aura fallu le concert en 2010 quelques temps plus tard pour qu'on se rencontre vraiment... et la discussion n'en finissait plus depuis...même si lui travaillait de son côté. C'est un petit regret que nous n'ayons pas signé réellement un article ensemble, même si pour soigner mon égo, il me laissait le soin de réaliser des introductions.

Son travail se diffusera encore un moment sur le blog (et j'ai un peu de stock). J'en ai la garde, et c'est de la responsabilité, la responsabilité de continuer, mais y aura-t-il encore quelqu'un pour me secouer dans mes périodes d'apathie et de doute?

 

LE REMERCIEMENT EN PLUS POUR LE DISQUE

Merci à Florence pour sa relecture de mon texte pour la pochette -et pour celui de ce jour.

Merci à Nicolas Neyman (https://www.facebook.com/nicolasneymandessins  qui a consacré un peu de temps à un projet de pochette). 

Et encore une nouvelle fois, merci aux contributeurs...

 

 

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Rédigé par Matthieu

Publié dans #2021 Aura aime Murat

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Publié le 16 Juin 2022

bonjour,

AURA aime MURAT au programme d'aujourd'hui!

1)  Dans le numéro de FRANCOFANS de ce mois-ci, une excellente chronique par Mathieu Gatellier, fidèle muratien. Talent, sensibilité, à ranger dans les meilleurs "tributes"... et appel à faire un TOME 2! 

 

Suivez le conseil de Mathieu et procurez-vous le vinyle!

2)  On peut découvrir une version live de "Tout est dit" par Adèle Coyo... et des titres de son répertoire dans la  session vidéo ci-dessous.  La révélation d' Aura aime Murat poursuit son bonhomme de chemin vers un premier album.      

Enregistrement dans Les Studios du Paradis

🎚 Mix Nicolas BLAN

🎛 Mastering Rémi BLANC ⚓️Coordination et Réalisation

: Tracklist :

00:00 - Je rentre tard

04:47 - J'attends l'été

09:22 - Voler aux artifices

13:25 - Tout est dit (Cover Jean-Louis Murat)

suivez Adèle Coyo FB : https://www.facebook.com/adelecoyomusic IG : https://www.instagram.com/adele_coyo/ WEB : http://adelecoyo.fr/ suivez Tour du Sud FB : https://www.facebook.com/tourdusudpar... IG : https://www.instagram.com/tourdusud/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 Aura aime Murat

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Publié le 31 Mai 2022

Bon, en attendant de pouvoir choper une place pour Bruce à Paris (je suis bloqué à 67% dans la file d'attente), je vais commencer un petit article...

D'abord, je tiens quand même à revenir sur l'article précédent, sur lequel on a bien bossé avec Florence, enfin surtout elle, et elle nous a rapporté quand même une interview inédite du Boss du 63... de deux questions certes... SCOOP EXCLUSIF: "sur un trottoir, Murat nous dit qu'il vit avec un homme depuis 30 ans!"

Pour les retardataires, c'est à relire ici.  Le prix Nobel VS NAIPAUL compte moins de lecteurs que Marc Levy en France, mais cet article est aussi une belle chronique sur Morituri.

 

1) ILS AIMENT MURAT

a- Pour rappel, AURA aime Murat, le vinyle est arrivé... Pas chez moi, mais je devrais récupérer le mien vendredi. TIRAGE 100 exemplaires!! Un objet de collection à se procurer : paypal  paypal   22 titres! Attention: il en reste 40 seulement!   Le CD 16 titres est bien sûr lui aussi disponible. On attend la chronique dans Francofans prochainement et un grand dossier dans HEXAGONE en juin!  

 

 

b- Voici un extrait d'une interview de Helmut Tellier de la maison tellier, que l'on savait déjà amateur de Jean-Louis Murat. Il joue aussi dans ANIMAL TRISTE avec le batteur Matthieu Pigné, dont on a régulièrement parlé ici. 

https://jesuismusique.com/2022/04/09/jsm-40-la-maison-tellier-atlas/

Où situerais-tu La Maison Tellier dans la cartographie de la chanson française ?

Je crois que justement « A7LAS », de par son nom, de par son visuel et de par ce que ça raconte essaie d’inventer une géographie et un folklore qui sont les nôtres. On ne s’inscrit pas dans quelque chose de déjà existant parce que c’est très compliqué finalement. Dans la musique que l’on fait, il n’y a pas vraiment de famille mais on y retrouve des représentants comme Moriarty, Emily Loizeau, Baptiste W. Hamon, Murat…

Ce sont des références pour toi ?

Oui. Concernant Murat, on a travaillé avec Pascal Mondaz à la réalisation et à la prise de son de « A7LAS » qui avait bossé avec lui sur l’album « Babel » (ndlr. Sorti en 2014) avec le Delano Orchestra. Il voulait marier des musiques très ancrées en Amérique avec un langage très ancré en France et plutôt fin de 19e. Et ça, ça me touche beaucoup. Chez Murat, il n’y a pas forcément de constance, et c’est normal depuis le temps qu’il fait des albums, mais par contre, il y a des éclairs de pur génie : il y a des trouvailles qui me mettent par terre, quelque chose de très, très brillant qui me touche en plein cœur. Je trouve qu’il n’y a pas tellement d’équivalent dans la chanson française quand il produit cet éclair de génie.

J'ajoute aussi ceci cette interrogation sur la langue française:

J’essaie toujours de me figurer des artistes qui chantent en français ou des groupes qui seraient dans quelque chose de joyeux dans leurs paroles, sans parler de musique… avec un truc de qualité qui nous plaît. Et j’en viens à me dire que c’est la langue française aussi qui ne s’accommode pas vraiment du « youpi tralala». C’est une langue qui amène à la gravité, et c’est pareil dans la poésie. Regarde Baudelaire, Rimbaud, René Char par exemple… Est-ce que les Français ont tous le blues depuis toujours ? Ou est-ce que c’est notre langue qui veut ça ?…

 

 

c- Bertrand Betsch avait déjà repris "Tout est dit" pour un disque de reprises. Il récidive dans un CD réservé aux contributeurs de son nouveau disque (200 ex). Et il fait le choix d'un titre plus rare, puisqu'on peut le classer dans les "inédits disque": "PRIERE POUR M". Denis est crédité en tant que co-compositeur.  Le titre a été diffusé sur une compil "un printemps 90", et chanté à Paris en 94.  La reprise est assez jolie, plutôt guitare, mais ponctué d'un joli pont de piano, avant qu'une orchestration plus forte synthétique ne s'impose.

Jukebox Babe Vol. 1  sortira tout de même en numérique le 23 septembre 2022. Avec aussi du Manset  (revivre) et Bashung.

 Album: "j'ai horreur de l'amour" son album : https://microcultures.bandcamp.com/album/jai-horreur-de-lamour

En attendant de pouvoir vous diffuser la reprise, voici l'original plus atmosphérique, dans le style de l'époque "Murat en plein air".

 

2)  Chronique de TAORMINA... sortie en vinyle, il n'y a pas si longtemps.

A lire ici : https://mauvaiselangue.com/2022/05/27/arvernicana/

extrait:

"Ce qu’on en pense :

Le rock français, personne ne sait ce que c’est. A part peut être les fans de Johnny Hallyday, mais personnellement on n’à toujours pas compris.

D’abord, Jean-Philippe Smet était Belge. Bon d’accord il a été naturalisé Français, mais ça l’a tellement concerné qu’il a tout fait pour ne pas payer d’impôts en France, ce qui, en soi, est un motif d’excommunication. Et si on considère que le Rock’n’Roll c’est Little Richard, les Stones ou The Jon Spencer Blues Explosion, on ne voit pas le rapport. En fait on se demande si Johnny Hallyday n’était pas plus proche de la catastrophe naturelle que du chanteur de variétés.

La chanson française par contre, on sait ce que c’est. Et le seul « groupe de rock » français qui ait jamais pu prétendre à l’appellation (Noir Désir) à fini sa carrière en se rapprochant plus du registre de Léo Ferré que de celui des New York Dolls.

Il est par contre certain que les artistes français voulant exercer dans le champ de la musique pop ne peuvent pas s’extraire de 70 ans musique populaire anglo-saxonne.

Il y a alors deux attitudes :

  • Soit se considérer comme étant de la filiation d’artistes comme Brel, Brassens ou Barbara et creuser le sillon en considérant que ces choses là ne sont pas périmées. Bon courage, mais pourquoi pas.

  • Soit considérer qu’on fait de la musique pop à l’aune de sa condition de « non-anglo-saxon », mais en ayant une parfaite connaissance du sujet.

C’est la deuxième voie qu’a suivi Jean-Louis Murat, voulant écrire des chansons « de là où il parle », comme on dit sur les plateaux télé, tout en sachant tout de Tony Joe White, Wilson Pickett, Mark Hollis ou Robert Wyatt. A notre connaissance, c’est le seul à l’avoir fait, avec peut être Alain Bashung.

L’avantage avec cette attitude, c’est qu’on se débarrasse des grimaces « pop music/rock’n’roll » pour faire valoir la spécificité de la chanson française : sa langue. (ok, on va faire comme si Dylan n’existait pas). Et dans ce domaine, Jean-Louis Murat sait de quoi il parle.

Sur ce disque, édité pour la première fois en vinyle, il y a tout ce que l’on aime chez lui: les textes riches, le vouvoiement amoureux, le grain de la voix, la production soignée et l’évocation subliminale de la musique anglo-saxonne qui l’a nourri.

Ajouté à cela des compositions, un son et un groupe qui donne l’impression d’une correspondance avec la production de Neil Young. Le même format, la même attitude mais modelée par un terreau différent. Ce n’est pas rien.

 

Voici à propos de TAORMINA la reprise de DA CAPO en instrumental de GENGIS (disponible en numérique et sur le vinyle AURA AIME MURAT), un titre improvisé nous rappelait JLM en coulisse quand le disque lui a été remis.

 

3) Pendant ce temps-là sur twitter:

Une citation de Murat avait déjà fait le tour du monde,  sur Zidane. J'en découvre trois autres traduites en anglais:

ils aiment Murat, chronique Taormina, et sur twitter...

Enfin, on savait que poster DOLORES entrainait des problèmes sur facebook du fait de seins qu'on ne peut pas voir, mais  il paraîtrait qu'on peut être bloqué sur twitter si on poste "suicidez-vous le peuple est mort"... Depuis 1981, les choses n'ont donc pas changées... et nous qui pensions que ça avait empiré...

LE LIEN EN PLUS

Saluons l'ami Vincent Raymond qui quand il n'interviewe pas Murat en Forum FNAC ou au Toboggan, écrit sur le cinéma, mais ça laisse des traces :

Juste avant qu’elle ne s’achève, évoquons cette rétrospective Terrence Malick accueillie par l’Institut Lumière qui donne l’occasion, comme dirait Jean-Louis Murat, de « fréquenter la beauté ». Car si l’insondable cinéaste peut parfois laisser son public pantois avec ses fables panthéistes mêlant dans un savant macramé narratif récits, époques, voix, destins et personnages, il ne déçoit jamais l’œil : il fait partie de ses rares auteurs à avoir un style (ou des “tics“ se reconnaissant au premier regard).

https://www.petit-bulletin.fr/lyon/article-71669-Terrence+Malick++finir+(un+cycle)+en+beaute+a+l+Institut+Lumiere.html

 

PS: J'ai réussi, j'ai une place pour Sprinsteen dans un an... Ancrage New-Jersey, vs Ancrage auvergnat....

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN, #2021 Aura aime Murat

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Publié le 13 Mai 2022

... Et bien voilà... une semaine que la tournée est finie, et on s'emmerde déjà... Pas de petits échos sur le prochain projet de JLM, pas une petite collaboration sur laquelle feuilletonner... même pas une petite polémique de derrières les ragots pour se lamenter... Ah, l'été va être long...

 

MAIS NON, MAIS NON... on va traverser le désert dehors (canicule)... mais pas sur le blog... enfin, j'espère...  Et pour commencer si vous vous ennuyez...  pourquoi pas tourner et retourner les faces d'un vinyle?

CAR IL EST LA! IL EST ARRIVE!  LE DOUBLE VINYLE AURA  AIME MURAT!

Double Vinyl Collector : 22 titres !
Les 16 de la version CD + les 6 de la version bonus !

Pour le commander:

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Pour ceux qui l'ont précommandé, les envois sont en cours.

Le CD 16 titres est bien sûr lui aussi disponible sur les sites en achat et en streaming.

 

Je n'ai pas encore pris beaucoup le temps de remercier FRANCK COURTES pour sa photo. Elle lui tenait à coeur puisqu'il la conservait sur son téléphone. C'est ce qu'il nous avait dit lors d'une inter-ViOUS ET MURAT.  Et quoi de mieux que ce Murat derrière une vitre, avec une main qui tente de l'attraper, pour illustrer ces 22 covers?  J'ai enfin acheté son dernier livre (gallimard) "les liens sacrés du mariage"... et je vous en parle dès que possible. En 2018, je voulais de "la dernière photo" qui évoquait Murat.

 

 

Pour rappel: Jean-Louis Murat m'a à plusieurs reprises affirmé son soutien au projet et au résultat!

ET je vous annonce un dossier spécial sur le projet dans l'excellente revue HEXAGONE! Il faudra attendre un peu...

Hélas, pour l'instant, on ne peut toujours pas vous parler d'un concert...

 

Récapitulatif promo médias (et aussi dans la catégorie d'article "aura aime Murat" (ci-contre) :


2022-02-05 Stevie Dixon Blogspot

https://steviedixon.blogspot.com/2022/01/guignols-rock-2483-brevesnews-in.html?m=1&fbclid=IwAR2YdSP7jRmHwW_oQFr5tv2WqNptAtl9loDkzdERWdp8Y_J_8adUW6POAlI#murat

2022-02-07 GONZO MUSIC

https://gonzomusic.fr/aura-aime-murat.html?fbclid=IwAR1oX8Sb1KpqpoQZNeuOAEs9WTNODPCyvQwy-wHRciNz3VastgSU3YFi_sk



2022-02-11 RCF RADIO
https://rcf.fr/actualite/linvite-du-1819-regional-rcf-en-aura?fbclid=IwAR3D2CjR72CEfAAw_tA1CpSrpZcH-XOUvMPLchUVEjXLZBCEy59A03Dxocc



2022-02-12 SOUL KITCHEN


https://www.soul-kitchen.fr/158698-video-adele-coyo-tout-est-dit-jean-louis-murat

2022-02-12 DECLIC RADIO - CHANSOMANIA

http://www.sebdihl.fr/chansomania-350/?fbclid=IwAR1Q9RTRHSWijPqHPK8HUh3aJUlcEnLVdLDJ58_43eGE18Ra3AakpWk1IU4



2022-02-13 SUN BURNS OUT

https://www.sunburnsout.com/aura-aime-murat-compilation-stardust-acp/?fbclid=IwAR0nSSMNK9Kjlc7azJT4U9kv8bQKgrR4lc42eCU0n57z2mP7ukzTlKvcmxs



2022-02-14 7 JOURS A CLERMONT
https://www.7joursaclermont.fr/declaration-damour-a-jean-louis-murat/




2022-02-14 MAGIC
https://www.facebook.com/auraaimemurat/photos/a.103868975069465/292645092858518/


2022-02-16 BENZINE MAG
 - PLAYLIST SPOTIFY



2022-02-21 FROGGY DELIGHT
https://www.froggydelight.com/article-25397-Jean_Louis_Murat.html?fbclid=IwAR1G8afZO8QNm5R-IJGeloV_U8TXu9pfpuPFWEATGIQguiF-l40qXMG0S7Q



2022-02-23 BASTRINGUE
https://bastringue.fr/aura-aime-murat?fbclid=IwAR2evoNbUvhhfcLu0fzYkVClkYpW2Kykm8Eu7TJHF14ta3J1nPdWH9NebeY



2022-02-27 CLAIR ET OBSCUR

http://clairetobscur.fr/aura-aime-murat-aura-aime-murat/?fbclid=IwAR3yLUDr-lI3Dj8HBpP0-VWZ95Kl4_z8s8VknjO9Yu1u9KrMbFx9kWbmj9M



2022-03-10 TELERAMA
https://www.facebook.com/auraaimemurat/photos/a.253789086744119/306394158150278/



2022-03-30 LE PETIT BULLETIN
https://www.facebook.com/auraaimemurat/photos/a.253789086744119/317995046990189/



2022-04-08 LYON CAPITALE
https://www.lyoncapitale.fr/culture/musique-in-love-with-murat?fbclid=IwAR3CjG9TJL_SL42YcYxQ8ty4H56cnPbxHCEqZ9oYQkhQy-tsVp4s0McvZUU
 

Cette semaine, c'est Fred Bobin, le chanteur qui traverse la France toute l'année, de janvier à décembre,  avec sa guitare, qui fait ce petit post:

EN DUO AVEC MARJOLAINE PIÉMONT
"Au mont sans-souci" (Jean-Louis Murat)
C'était il y a un an, en mai 2021.
Première date après de longs mois sans concerts, chez nos amis Christian et Laurence du Festival Chant'Appart Association Chants-Sons en Vendée.
Marjolaine Piémont - que je connaissais déjà un peu - a eu la délicate attention de venir me voir en concert (elle se produisait aussi pour le festival ce week-end là). En fin de soirée, on a mangé ensemble, parlé de choses et d'autres, évoqué nos influences musicales... Très vite le nom de Murat est venu dans la conversation et on a réalisé, elle et moi, que l'un des albums qui nous avait le plus marqués était son album "Mustango" !
Quelques semaines auparavant, on m'avait proposé de participer à un album tribute à Murat (hommage de la scène Auvergne-Rhône-Alpes rendu au chanteur auvergnat) et j'avais choisi la chanson "Au mont sans-souci", extraite justement de "Mustango".
La coïncidence était trop belle... J'ai immédiatement eu envie de partager cette chanson en duo avec Marjolaine et de l'inviter à venir poser sa très belle voix sur cette ballade de Jean-Louis Murat.
Un beau moment de partage que l'on a concrétisé quelques mois après, à Paris, grâce à la complicité de Marc Arrigoni de Paon Record, autour d'un micro Neumann et de quelques fous rires !
❤ Merci à Marjolaine Piémont, Stan Mathis, Marc Arrigoni, Laurence et Christian... et bien sûr à Jean-Louis Murat !
 

 

 

 

 

LE LIEN EN PLUS JE NE CONNAISSAIS PAS

Retour sur St-Brieuc d'un curieux... menfin les fans! Soignez vos tenues, et les couleurs! On va se faire remarquer! Moi, je suis chauve, je ne peux rien y faire!

 

https://regardscritiquesho22.wordpress.com/2022/05/07/jean-louis-murat/

Je ne connaissais pas Jean-louis Murat, bien sûr de nom comme tout le monde, mais c’est tout… L’occasion est donc trop belle de découvrir l’artiste lors de son concert donné à « La Passerelle« . Première surprise, le public est inhabituel. Peu ou pas du tout de jeunes, de nombreuses têtes chenues, des crânes chauves et d’improbables chevelures décolorées. Certaines tenues tiennent même des années 60, baba-cools tendance rétro… Apparemment Jean-Louis Murat a ses aficionados, ses groupies attitrés…

   Un concert d’une heure et demie, Jean-louis Murat au chant et à la guitare, son complice de longue date Denis Clavaizolle au clavier, Yann Clavaizolle à la batterie et Fred Jimenez, si j’ai bien compris, à la basse…

   Les premiers morceaux, aux très longues introductions mélodiques, nous situent le musicien. Nous sommes entre blues, rock et électro. Nous avons en fait sur scène quatre musiciens particulièrement brillants et tout cela est bien agréable à écouter, mais aussi à regarder, tant les éclairages sont magnifiques. La voix de Jean-Louis Murat est très particulière et rappelle parfois Alain Bashung, Hubert-Félix Thiéfaine ou Arno, chanteurs de la même génération. Excellent concert donc avec, naturellement, des chansons plus percutantes que d’autres…

   Gros problème tout de même. On subodore que les textes de Jean-louis Murat doivent être intéressants; problème, je n’ai compris aucune des paroles, parfois seulement saisi au vol un mot et je trouve cela bien dommage. Il n’est pas possible que cela soit voulu de faire de la voix un instrument de musique inaudible. Il va probablement falloir écouter les CD pour se rendre compte.

    Belle soirée donc avec d’excellents musiciens et un Jean-Louis Murat brillant créateur, un peu cabotin et qui joue manifestement un rôle, un personnage qui se prend tout à fait au sérieux, qui se la pète un peu pour tout dire, sans que cela enlève quoi que ce soit à ses qualités musicales.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 Aura aime Murat

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Publié le 23 Avril 2022

ONE DAY,  ONE NIGHT IN PARIS,  Trianon - concert Jean-Louis Murat, 19/04/2022

Merci à Murat de me permettre de me faire des beaux mid-week...  Après une escapade au Sancy, je me suis offert Paris sur un plateau du Trianon...  Et toujours pas de burk jaune pour Buck John : Il se déguste sans fin, et avec appétit.

Après le concert de Bourgoin, at home, dans un cocon où j'ai vécu en solitaire le moment, et vraiment gobé mon pied,  j'étais curieux de sentir la chaleur et ferveur parisienne, pour la première fois. 

 

C'est à Paris, que je fuis chaque nuit                   Étranger à l'oubli, dans ma mémoire infidèle

La vraie passion de ma vie      Dors à Paris        De Clichy à Odéon            J'ai tant et tant jeté de ponts

Pour enjamber nos vies          Comme à Paris

 

Tout a commencé un peu trop tôt:  levé à 5 heures, pour pouvoir faire une visio de travail à 9h (j'ai un vrai travail, parfois) auquel j'assiste dans le hall de la gare de Lyon. Pas de chance : la vi-sio ne m'apprend rien, Je voulais juste un peu parler, choisir un train... Heureusement, vers 10 heures, la ville est à moi.  Je me rends compte devant la cinémathèque  qu'on est mardi... les fameux Mardi parisiens... J'avais prévu d'y faire des recherches. Je poursuis donc ma rando sur les lieux avec une autre idée en tête, en renonçant aussi à entrer à la BNF devant la queue aux portiques. Après  toutes ces marches, montée,  descente, je me dis qu'ils ont réservé la culture aux sportifs. 

Je prends quelques photos.  Je ne me prends pas pour Cartier-Bresson.

Quai Saint-Bernard à Paris
Derrière la gare Saint-Laz
are

 

Et je me retrouve après quelques kilomètres au Père Lachaise. Ce n'était pas un jour d'été comme on en fait beaucoup, mais c'était agréable.  Je fais le parcours touristique, mais je tombe (si je puis dire) sur Bourdieu, Bécaud -je l'aime de plus en plus, "c'est en septembre" me fout les poils, "l'absent"...-, Tiens Mano Solo, dont le Paris de "la Marmaille nue" est un peu celle qu'il défile sous mes yeux, durant un moment, je connaissais l'album presque par coeur... et Desproges, bien tristounet dans un rectangle aux herbes folles. "Je trouve insupportable, déplacé, que nous puissions mourir"  a-t-il dit, Bergheaud:  "C’est dégueulasse qu’on nous ait mis là pour qu’on disparaisse et qu’il ne reste rien". Rien? Non,  j'ai ressenti une grande joie quand ma fille m'a demandé la semaine dernière: "tu connais Desproges?"  Elle était en train de le lire avec plaisir! Malgré le souvenir absolument horrible de Murat alors chanteur à keffieh, de sa rencontre avec lui -d'où sa rancœur contre les humoristes de France Inter?-, ils avaient sans doute beaucoup de points communs: Peguy, Vialatte, la critique de la démocratie, sans oublier Zacha... et la capacité à sortir  la réplique assassine?).

 

Pitié pour les défunts       Est-il besoin de le dire

Horizons lointains       Courses à Paris

Tous disent               Bonjour grand cambriolé

 

Ensuite, un peu à la hussarde, je déboule sur  le Maréchal Murat histoire de voir si la stèle a bougé: il a peut-être décidé d'aller se souvenir au Trianon ce soir? aller se battre contre son double, cet usurpateur ou prendre possession de sa réincarnation?   Apparemment, non, de toute façon, il doit être bien coincé, avec  toute la smala sur x générations qu'on lui a collé par dessus. [NDLR : En fait, il s'agit d'un cénotaphe. Le roi de Naples a été jeté dans une fosse commune après son exécution. Malgré des recherches, ses restes n'ont pas été retrouvé.]

Une salutation à Marie Trintignant dont le décès a tellement touché Jean-Louis... et je termine par Marcel... qui n'est pas crédité sur "Lilith", mais ça aurait pu ("J'ai toujours Proust et Montaigne à portée de main. J'ai fait tout Lilith en lisant la Recherche" ( PS: On lit aussi dans cette interview de Libé. "Pour Cheyenne Autumn, c'était une pensée constante. C'est vraiment le disque que j'ai fait pour un pote, presque un truc de pédé, pour emballer". B?  Ce dernier descend le disque à sa sortie...).

 

On quitte presque difficilement ce monde des morts si vivant de Nature pour s'enfoncer dans les édifices, les boulevards  grouillants.  La ville me semble pourtant bien changée depuis mes dernières visites, en 2013 et 2015, avec ces pistes cyclables. Je passe sur Ménilmontant, et je me rappelle  de la belle soirée à la Bellevilloise (livre unplugged Murat), grâce à l'ami Pierre Krause.

 

Pour autant, je n'aime pas flâner sur les grands boulevards... avec mon gros sac à dos, et je me décide à me faire 4 stations métro-transporter... pour aller le poser. Oups, c'est un peu glauque cette chambre avec vue sur mur, et je ressors aussi sec pour un nouveau tour dans les rues dans lesquels Jean-Louis prenait ses quartiers.

 

Ps:  Bon, je vous fais le compte-rendu "murato-centrée"... mais je profite aussi de la randonnée urbaine.  

J'habitais rue Bondy
vous rue des Pyrénées

Je suis sur les rotules, et je vais quand même m'allonger une petite heure.

On se retrouve vers 18 heures avec quelques camarades des différents groupes facebook, united nation of Muratie pour les grandes occasions, Régis de Touraine, Martial et Marie-Laure de Dunkerque, Sylvie d'Alsace qui va vivre son premier concert, Eric Quénard de Reims, inter-Viouvé en 2013, La Barbara de Suisse et Amparo de Normandie, et Vivien d'Angleterre!    Et je fais connaissance de ma Madame D. , Florence.   L'auteure des articles sur l'histoire d'un ruisseau de  Reclus , et sur les animaux que vous avez tous appréciés  est, je l'espère, en passe désormais d'être une partenaire (ir)régulière du blog, comme Matthieu en son temps. On la retrouvera rapidement, et comme d'habitude, et comme M.,  elle élèvera un peu le niveau moyen d'ici (Bergheaud le mérite).  

 

je vis loin de Paris
et vous où je ne sais

 

Baptiste W. Hamon, qui assure la première partie, à partir de 19h30 est managé par Alain Artaud, 2e inter-Viouvé et Murat- de la journée, que je rencontre.  Le 3e,  je le vois de loin en fin de soirée:  Dominique Severac, fidèle  Parisien,  comme  Armelle Pioline (4e) qui a fini la soirée en loge, comme l'ancien "jaguar" du forum muratien, Antonin Lasseur (5e).   Je vois Lætitia Masson que je n'ose pas aborder... mais je passe quelques instants avec Benjamin Locoge de Paris-Match qui s'étonne du peu de médias... Olivier Nuc et d'autres sont  à Bourges, ou chez les Sparks.  Laurent du Lien Défait qui me demande combien j'ai fait de concerts sur la tournée m'indique qu'il avait fait 27 concerts de la tournée Mustango. Oui, je sais, je suis un petit joueur.  Chose amusante: le lendemain, pour "AURA aime Murat",  je réponds pour Hexagone à des questions sur les dolos et le Lien défait... Je ne suis pas le mieux placé... mais le fait est qu'ils sont encore une poignée à se retrouver avec plaisir 30 ans, 35 ans après les premières fois.  Il manque quelques vieux camarades comme Sy! ou Nicolas N... et quelques autres. 

  L'âme du monde       tant aperçue à Paris        me dit "mais que faites-vous là"

Voilà pour la partie people,   et il ne me reste plus qu'à aller sagement rejoindre mon strapontin en ligne M... en courant car je rate l'intro de Jean Bizarre après une petite pause au coin.  Je ne ferai pas un strip on my strap (on supporte bien son coton).

 

C'est le 5e concert que je vois, je ne pense pas avoir de surprise. Et pour ce tour de chauffe habituel, il n'y en a pas.

 

Elle doit bosser au 12e,       il doit bien être sergent,

Dieu comme semble laisse,         de le voir si prudent.

Le volume sonore reste très modéré même s'il faut remplir de notes ce grand théâtre (à l'inventaire des monuments historiques). C'est sûr que c'est autre chose qu'un cube de béton comme à Cluses... et quand la salle applaudit à la fin du morceau, ouch, ça fait plaisir. La contenance en configuration debout est de 1000 personnes, et là on est assis (certains se demandent pourquoi), et ce n'est pas plein sur les côtés. Donc, 600/700/800 personnes? Je ne sais pas. Je n'ai pas eu le temps de compter.  Tiens, il n'y a pas la rangée de projos sur pied, en fond de scène... qui ne servait pas à grand chose certes. Il me semble qu'on restera dans le ROUGE, mais ça n'appelle pas le sommeil.  Il parait que "Ça n’existe pas vraiment le parisien, il n’y a que des provinciaux à Paris, quand je passe à Paris j’ai l’impression de jouer que devant des auvergnats, que je reste l’enfant du pays qu’ils viennent soutenir", mais je ne vois pas de chapeau en feutre et de biaude.  Je ne vois pas non plus E. Z., l'ingrat.

Magnifique intro  planante. avec une cool guitare de Jean-Louis, on prend deux minutes pour que la Princess of the cool s'installe. Le deuxième vers est un peu avalé. On a droit à quelques cris tempo-rés pour lancer le refrain. Quelques "oohh", "aaahhh" ponctuent le long pont final, mais c'est la guitare qui l'emporte... avant que les voix des musiciens arrivent doucement et s'élèvent avec les "là là là là" avant que Jean-Louis  ne pousse un "encore encore"... mais on en arrive à la fin.  7 minutes. Version courte par rapport à Clermont. 

C'est l'heure du premier "merci".

Cinévox.  Murat est parfois à la limite dans l’aiguë dans cette chanson, surtout quand il pousse un peu la voix par moment en bissant quelques vers. Mais il reste assez sage. Il ne part pas longuement voire pas du tout sur du "qui ne peut feindre, qui ne peut feindre" comme à Caluire. C'est presque "se séparer" qui est mis en avant ce soir.   6 minutes. Elle avait fait 4 à Cluses il me semble, et 7 à Caluire (je précise pour les curieux qui n'ont pas encore compris que Murat interprète différemment chaque soir).

 Le public applaudit au bout de quelques instants, quelques sifflets, l'intro de "ma babe" assurée par le band, ça dure un moment avant que la guitare arrive, plutôt rock. Les claps s'arrêtent... Tiens, je ne suis pas un grand connaisseur mais j'ai les Talking heads qui me vient à l'esprit. Il y a un côté rock et punk dans cette mélodie simple, et le chant détaché et saccadé. Les choeurs et le refrain nous emmènent plus sur du funk ensuite.  Murat s'amuse et part en petite impro vocale que je ne vais pas tenter de retranscrire. Ça monte, ça monte... Un petit "ddrrrrriiii" comme je l'avais déjà entendu,  et je me dis que le concert est lancé, et c'est à partir de là que je rentre vraiment dedans.  Le public repart dans les applaudissements, mais les musiciens ralentissent, ralentissent... alors que Murat y va de ses marmonnements musicaux,  et ça dure encore  ainsi... On a  un léger crescendo, "ah ah ah AH AHAH",  avant que Murat ne parte dans une grosse partie de guitare qui fait redémarrer les applaudissements. La fin me parait pouvoir être meilleur car on était tout près de l'incendie, mais nouveau ralentissement un peu brutale même si le dernier "n'auriez pas vu ma babe" sous la basse de Fred est plutôt joli. 2e petit regret : Murat ne nous invite pas à chanter, comme à Clermont, et ça sera le cas sur tout le concert. Je n'ai pas entendu de chants de la part du public ce soir.  Mais soit, la version était super chouette quand même et je ne suis pas seul à avoir aimé. Presque deux minutes de plus qu'à Clermont si je ne me trompe pas.

"mercccii".

Pendant qu'une note ou deux de guitare retentissent sous les applaudissements qui ne finissent pas, du fond de la salle, retentit un "Souris un peu!!!" suivi je crois d'"un merde" je crois. Mouais... Murat était peut-être concentré au début, mais il ne fait pas pour autant la gueule. Murat entame alors dans le bruit "hello you". Et ça méritait un peu de calme... d'autant que ça toussoute un peu, ça remue dans les rangs.  Étant dans un couloir, je suis légèrement perturbé par des gens qui rentrent ou sortent...  n'hésitant pas à faire lever plusieurs personnes pour rejoindre ses places. Je suis un peu surpris. Du coup, sur ce début d'HELLO YOU assez joli, ça manque un peu d'intimité.

Bon ceci dit, Il me semble que JL arrive à imposer une belle écoute... notamment dans le moment de silence (pas très long) vers la deuxième partie où on entend un petit sifflement, puis le souffle du chanteur. Et tiens, gros changement: ce soir, l'intro ne s'est fait pas seulement avec le piano de Denis mais plutôt à la guitare. Peut-être un peu moins joli.  A la Clermont, on avait profité longuement de la petite mélodie en noir et blanc. Là encore, sur la 2e partie, la voix de Murat est juste à la limite. Sous les chœurs emballants qu'il continue de lancer "ouais, les choeurs", Murat s'amuse. 5.5.  Là encore dommage de ne pas faire chanter le public comme à Cluses.

"Ah ah ah ah" font les chœurs, sous les applaudissements du public, le son est monté. Là encore, c'est la guitare presque métal et un peu étonnante, qui fait taire un peu les applaudissements, elle nous emmène assez loin, mais la section rythmique s'impose et nous fait revenir sur nos pas pour que s'entame Maryline et Marianne. C'est très rock, et c'est curieusement, quand  ça a ralenti, que Murat scande doucement "avant Ravaillac, avant Kim wilde etc " qu'on se fait avaler complètement par le tempo... et d'ailleurs, ça applaudit... (à la demande de Jean-Louis je crois certes)... et ça applaudit fort... jusqu'à la reprise avec un gros solo de guitare... Avant que Jean-Louis ne soit pas loin de crier franchement... mais ça ne s'arrête pas : encore un joli pont exclusivement musical avec une guitare d'enfer, toujours sous les applaudissements avant un dernier petit tour de refrain... et non, ça continue... nouveau passage de guitare. "Marilyn! Marianne! Maryline! Marianne"... et ça se termine par un dernier switch, juste avec quelques coups de guitare, puis la voix nue:  "nu au secret de l'eau, sans penser, sans penser, sans penser, y laisser la peau-o-o-o-o" suivie après quelques instants d'une onomatopée un peu incongrue (j'entends un "gray", dont on aurait pu se passer).    A la sortie, je  qualifierai  cette version comme un des grands moments de ma soirée. 7 minutes (version longue ce soir)

Et on continue sur de l'enlevé avec Montboudif. Le public tape dans ses mains. Murat la joue un peu plus blues cette fois sur sa 6 cordes sur la grosse minute d'intro. On n'a pas droit à des variations sans fin sur Montboudif. Je pense que la version de ce soir est très rock, avec une grosse guitare et Murat qui pousse fort sur la voix, avant un passage plus calme pour terminer sur une guitare vibrante . Un peu plus de  6 minutes.

"merciii".  

C'est notamment avant "La pharmacienne d'Yvetot" qu'à côté de moi, ça discute, ça rentre, ça bouge... mais Denis joue longtemps au piano (Jean-louis lui a fait un signe de moulinet) pendant que Jean-Louis fait son traditionnel "dégourdissement" après un coup de cristaline.  Quand il entame, quelques applaudissements fusent mais laissent vite place à l'émotion. Murat bien sûr les yeux fermés, tient le micro, puis lève les mains, comme je le vois faire depuis un mois, et les agite doucement, parfois en offrande, parfois en repli sur soi, les laisse retomber sur son jean, ou les frappant, assez doucement ce soir, entre elles, avant "chialer dans la cuisine". Une grande respiration avant de reprendre un couplet.  La tête se balance doucement sur le piano de Denis. Cette fois c'est avec une main sur la poitrine qui interprète le "chialer"... Bon, rien à dire: c'est toujours à tomber. On n'est pas dans la comédie, c'est un peu maladroit et malhabile,désarmant, mais Murat est au service de son chant et de sa chanson.

Encore un petit "merci"... et on fait une petite pause "attendez, bon, je vous présente mes camarades quand même...le petit nouveau à la batterie : yann... Fred à la basse... et DENIIIS, au pianoooo"... et c'est FRANKIE. Jean-Louis tourne le bouton de sa guitare, elle va être lourde... un peu comme dans "il neige".  Murat y va de suite avec des mots, alors qu' à Caluire, c'était un démarrage purement instrumental de 3 minutes.  "encore".   Les chœurs sont légers... mais vous avez compris le principe, ça permet à Murat de s'amuser à faire le soul man avec ses cordes vocales... avant de reprendre les couplets.   9 min 30 bien maîtrisées, et assez sages, mais concentrées, et émotionnantes, et quand même foisonnantes (on ne s'ennuie pas).  Et que ça sonne!

On passe l'heure du jeu sous les applaudissements.... qui se prolongent sur "CHACUN SA FAÇON". J'entends quelques applaudissements mais c'est par bribes. Le morceau est joué sur un rythme d'enfer. C'est peut-être la version la plus courte que j'ai entendue sur la tournée, mais pas de frustration. C'est parfait. En entendant la chanson en direct à Bourgoin, je me disais que c'était quand même un sacré bijou sur l'association texte et tempo rapide (même  s'il y a quelques rimes faciles) : 

Jamais pensé en son bonheur
Croiser un jour la route du malheur
Jamais pensé la nuit en son courroux
Faire ses adieux au loving you
Jamais pensé autant crier
Pour bien sentir la bête que tu es
Alors jamais pensé en ta matière
Qu'un cœur solitaire vit en enfer
Chacun sa façon d'y croire ou non
De passer la montagne avec les mouflons
Chacun sa façon à travers les flammes
Chacun sa façon d'être mort dans l'âme
 
Normalement, à ce moment, comme c'est indiqué dans la set-liste de la tournée, Murat devrait chanter en solo "Si je m'attendais"... Alors, Yann et Fred commencent à se diriger vers la buvette... mais comme à Bourgoin, il les rappelle. Non, il n'a pas envie de "si je m'attendais".
Le temps que tout le monde se réinstalle, il fait une petite impro de quelques secondes... et se lance dans "le chemin des poneys"...
 
Mince, je me dis que c'est un peu tôt pour celle-ci... mais soit, le démarrage est plutôt réussi, et ça ressemble à Bourgoin (pas de longue intro instrumentale).  "je voulais vous dire pour ce qui s'est passééé...", Murat fait toujours sonner  sa guitare de manière étrange, ce soir, c'est comme un tambour militaire pendant quelques instants, avant de repartir dans un déluge (sans que le son soit trop fort). Peut-être la plus belle version des 4 entendues (assez courte).  Et dans les applaudissements, nouvelle présentation des musiciens... avant une petite reprise rapide.
C'est le rappel, le public se met debout! Succès. Ça dure peut-être un peu plus longtemps que d'habitude avant que Murat ne réapparaisse... mais ça enchaîne vite sur "l'arc en ciel", 2e piano voix de la soirée.  La reprise de Celentano épurée est très belle. L'entendre dans cette grande salle redevenue silencieuse est particulièrement émouvant, et la registre de la voix est parfaite.
 
"merci"
 
Et on passe à "TAORMINA"... changement d'ambiance... même si l'intro n'est pas des plus plombantes... pour démarrer... mais le caractère "inexorable" s'affirme "la mort est dégueulasse".  Elle dure un peu (ça n'a pas été trop le cas ce soir)... mais pas plus de 3 minutes pour autant.  C'est très réussi. Comme souvent, ça alterne moment de répits et chaos-cahot rock, mais ce soir, je trouve le côté "atmosphérique" réussie,  c'est plutôt rock progressif assez propre que  psychédélisme. "bonsoir, merci d'être venu"... et le morceau se poursuit alors que Murat poursuit les remerciements pour l'équipe.. surtout avec le synthé de Denis... et le morceau se finit sur une note comique (incongrue) avec Murat récitant avec une voix de plus en plus enfantine:  "dis quelque chose, je suis comment... s'il te plait.. dffgg.. chagrin... dors avec moi..." et  "merci" qui faire rire le public.
 
Rapides salutations (les sempiternels saluts avec le bras pour dire au revoir), vibrants applaudissements... mais quand rapidement se distingue la lumière de  la lampe de poche du régisseur faisant signe à la table, tout le monde se dirige vers la sortie.
 
 
J'ai passé une nouvelle fois un très bon moment... mais j'ai une petite frustration de ne pas avoir entendu batttefield chanté par tous ces spectateurs... et je ne me suis pas ennuyé, et j'ai trouvé ça court! Je suis presque étonné qu'on se retrouve  sur les 90 minutes syndicales. Après, malgré la chaleur des applaudissements, je n'ai pas trouvé le public parisien phénoménal, malgré la standing ovation. Excusez-moi... Il est vrai que  Jean-Louis n'est pas trop venu les chercher sur le chant, comme il a pu le faire sur d'autres dates... et ne s'est toujours pas décidé à parler un peu. C'est vrai qu'ainsi, il livre un set bien resserré, électrique, mais avec quelques ponctuations d'émotions et de respirations.  Définitivement une belle tournée... malgré un répertoire qu'on pouvait penser décevant eu égard à la relative indifférence que les derniers albums suscitent (par rapport à ce qu'on a connu) et les pépites enfouies dans l'oeuvre.   
 

Votre jeune coeur redoute

Un mal qu'on appelle amour.

Vous croyez qu'on ne le gagne

Qu'au milieu des jeux, des rires :

Il se prend à la campagne,

Comme il se prend à Paris.

 

Le foyer reste ouvert le temps de boire un verre. Tout le monde a l'air ravi,  mais on est poussé vers la sortie une trentaine de minutes après le concert.

Sur le trottoir, restent les camarades du before, et quelques autres (Christophe de la page fb "murat fan club", David G...),  et tout le monde semble décidé à attendre l'équipe.  Vers 23h30,  Jean-Louis apparaît, après Marie Audigier, encore présente. Sa fille lui fait un gros câlin avant de rejoindre sa chambre d'étudiante.  Heureux,  il tape la bise aux dames et sert les pognes chaleureusement. Il reconnaît ceux de 30 ans, ceux de 20, de 15, 10 ans ou quelques concerts.  Sagement au 2e rang, à nouveau, il vient m'adresser la parole à propos d'AURA AIME MURAT.  "alors, vous le faites quand votre concert? Faut le faire! A la petite coopé, avec le bar, ça sera super!"... C'est la 3e fois qu'il indique apprécier le Tribute.  

Rencontres amicales, bon concert, la salutation du patron... Tout le monde a le cœur léger... et on termine tranquillement avec quelques uns  dans un resto à côté... en pensant déjà à la prochaine fois et en s'interrogeant sur ce que Murat va nous proposer à l'automne.

 

 

LES PROCHAINES DATES:

 

3/05/22

Allonnes Salle Jean Carmet FR
Heure: 20:00.
04/05/22 Cholet Jardin de Verre FR
Heure: 20:00.
05/05/22 Ancenis-Saint-Géréon Théâtre Quartier Libre FR
Heure: 20:00.
06/05/22 Saint-Brieuc La Passerelle FR
Heure: 20:00. – Réserver mes places…
28/07/22 Notre-Dame-de-Monts Festival Ultrasong FR
Heure: 20:00.
22/09/22 Montpellier Théâtre Jean-Claude Carrière / Festival Les Internationales de la Guitare FR
Heure: 20:00. – Réserver mes places…
30/09/22 Yssingeaux Festival Le Chant des Sucs FR
Heure: 20:00.
06/10/22 Nancy Nancy Jazz Pulsation FR
Heure: 20:00.
07/10/22 Auxerre Le Silex FR
Heure: 20:00. – Réserver mes places…
14/10/22 Oignies Le Métaphone FR
Heure: 20:00.
18/10/22 Lillebonne Théâtre Juliobona FR
Heure: 20:00.
27/10/22 Dijon La Vapeur FR
Heure: 20:30. – Réserver mes places…
25/11/22 Mouscron Centre Culturel Mouscron BE
Heure: 20:00.
02/12/22 Saint-Egrève La Vence Scène FR
Heure: 20:00.
03/12/22 Montluçon Le 109 FR
Heure: 20:00.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN, #2021 Aura aime Murat

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Publié le 17 Avril 2022

Jean-Louis était hier à Rosny et nous aurons bientôt un retour sur la belle rencontre préalable en bibliothèque. Il semble que c'était encore une belle soirée.

En attendant, on va vous proposer deux retours l'un sur Bourgoin, et l'autre sur le concert belge (Liège)... mais pour commencer un long article sur "AURA AIME MURAT"

1) "AURA AIME MURAT"

Après l'adoubement par Jean-Louis Murat par deux fois,  voici encore une belle Chronique sur papier glacé, dans le magazine LYON CAPITALE... qui est bien distribué autour de la métropole... jusqu'à dans mon village... mais aussi disponible sur internet. C'est Kevin Muscat dont on connaissait la plume qui s'y colle... et il a aimé!

https://www.lyoncapitale.fr/culture/musique-in-love-with-murat

Musique : l'hommage aurhalpin à Jean-Louis Murat- IN LOVE WITH MURAT!

En ce début d’année, une poignée de musiciens aurhalpins rend un précieux hommage en jolie demi-teinte à ce voyageur en solitaire de la chanson française qu’est Jean-Louis Murat, picorant quelques trésors, souvent cachés, dans une œuvre pléthorique. Un bel artisanat de reprises baptisé AuRA aime Murat ! et qui rend enfin grâce (et justice) à un caractère aussi trempé que ses chansons sont délicates.

On peut tout à fait n’aimer personne et être aimé et/ou admiré de beaucoup de monde. Jean-Louis Murat le prouve – bien indirectement – encore une fois.

À force de coups de gueule et d’interviews le nez plongé jusqu’aux sinus dans un pot de moutarde, à déboîter à peu près tous ses confrères – ou du moins ceux que l’on considère injustement comme tels (Voulzy, Johnny, Renaud, Manset, et même Angèle plus récemment) – son chef-d’œuvre étant : “Renaud est tellement con qu’on devrait l’appeler Citroën” –, fut un temps où, plus que pour ses albums, Murat était davantage invité à la télé (les Ardisson/Ruquier s’en firent une spécialité) parce qu’il incarnait le bon client jamais à court de vocabulaire pour débiner la terre entière et offrir “un vrai moment de télé” que pour l’intérêt réel que suscitaient ses publications métronomiques.

L’intéressé avait compris qu’il n’y avait guère d’autres moyens de vendre ses disques d’artisan au public du samedi soir – et encore. Il finit par en revenir parce que ces choses-là finissent par vous retomber dessus comme la cabane tombe invariablement sur le chien.

D’amuseur public, Murat devint rapidement l’atrabilaire de service à l’antipathie congénitale. Une réputation qui n’empêche néanmoins pas Murat d’être aimé par beaucoup de ses pairs et de ses héritiers, admiratifs de cette figure du chevalier blanc qui aime à s’habiller de noir. Parce qu’il y a dans cette attitude sans concession quelque chose comme une forme de pureté que sa musique nous sert avec une délicatesse certaine, à mille lieues de la dureté de ses coups de gueule.

Génération Murat

Les preuves de cet amour ne sont pourtant pas légion et c’est ce à quoi remédie une poignée de musiciens muratophiles, tous ressortissants aurhalpins, soucieux de rendre un hommage à la statue du Commandeur Murat.

Parce que Murat est avant tout un auteur-compositeur régional dont les chansons sont régulièrement irriguées des cours d’eau de chez lui, hérissées des montagnes qui le surplombent – le regroupement des régions de 2015 aura au moins eu ceci de positif qu’il nous a permis d’annexer Murat à Rhône-Alpes en alpaguant l’Auvergne.

Alors bien sûr, comme on n’est pas chez “Génération Goldman” et parce qu’il s’agit avant tout de rendre hommage à un “compagnon du devoir” de la chanson française et pas à un industriel du tube, on ne compte pas ici d’artistes se pavanant en tête des hits parades ou d’Enfoirés notoires : pas de Matt Pokora, de Jenifer ou de Zazie, pas même de Biolay – qui compte parmi ses admirateurs – pour faire la jonction.

Pas non plus de maison de disques à la puissance atomique ou de partenariat onéreux pour financer la chose, acheter des publicités à diffuser avant “The Voice” et faire sauter la caisse. C’est à l’initiative, modeste, de l’agence musicale Stardust, menée par le musicien lyonnais Stan Mathis, que le projet naît via un nécessaire crowdfunding. Une vingtaine d’artistes, à classer dans la catégorie des indés voire de l’émergence pour certains – émergence parfois un peu éternelle, malheureusement –, se regroupent et piochent alors dans la discographie pléthorique de Murat pour en livrer des versions amoureuses mais jamais dévotes.

Le tout parrainé par deux des figures les plus singulières du rock(-chanson) indé hexagonal : Silvain Vanot, qui fut en son temps le protégé de Murat, et Erik Arnaud, qui a en commun avec son aîné d’avoir régulièrement pourfendu, mais en chanson, les tartuffes de la Sainte Variété – tout en ayant commis en son temps une fort aride mais déchirante reprise de Tous les cris, les SOS de Balavoine, comme quoi…

Minimalisme muratien

Ici ce n’est pas tout Murat qui est passé en revue, il faudrait plusieurs volumes, du temps, beaucoup de temps, et une poignée d’albums manque à l’appel de la représentativité d’un disque qui court pourtant de la fin des années 80 et Cheyenne Autumn au récent La Vraie Vie de Buck John.

D’autres, comme Dolorès et le double Lilith – deux albums phares de l’ermite auvergnat –, sont généreusement servis avec trois chansons chacun. Ici les tubes – la notion est toutefois relative – comme Tout est dit (Adèle Coyo sur une ligne de guitare erratique), Fort Alamo (Erik Arnaud, magistral) ou Au mont sans souci (Frederic Bobin) et dans une moindre mesure Rouge est mon sommeil (Silvain Vanot), Le Troupeau (Gontard), Les jours du Jaguar (un classique ferrugineux des live de Murat, ici repris par Alain Klingler) sont plutôt sous-représentés par rapport aux chansons plus confidentielles, connues des seuls fans hardcore : Dieu n’a pas trouvé mieux (Chevalrex), Marlène (La fille de la côte), Comme un incendie (Stan Mathis, pour le coup incendiaire), Perce neige (Stéphane Pétrier de Voyage de Noz) ou Terres de France (Whatever[shebringswesing], la formation experte en reprises acoustiques à large spectre de Richard Robert, programmateur de l’Opéra Underground).

À noter que si la version discographique compte 16 titres, la version numérique en dénombre 22, certains artistes comme Stéphane Pétrier ou Chevalrex doublant la mise (Pétrier avec la quasi-comptine Petite Luge de A Bird on a Poire), tous particulièrement soucieux de rendre grâce à la poésie singulière des textes du Bougnat.

Et de livrer des versions empreintes d’un certain minimalisme pour le coup très muratien qui constitue peut-être le plus bel hommage à son art. Voilà qui devrait réconcilier Murat avec, au moins, ce pan transi de la confrérie musicale. Et donne en tout cas envie de se pencher sur l’œuvre intégrale du barde de La Bourboule.


AuRA aime Murat ! (Stardust ACP)

 

2) Live report sur Liège: je retiens une phrase qui colle bien à cette tournée : "il s’est pourtant avéré d’un professionnalisme sans faille et d’une bonhomie rafraîchissante. Les amateurs de blues-rock authentique seraient bien bêtes de passer à côté pour de mauvaises raisons".

 

http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2022/04/12/jean-louis-murat-la-victoire-de-la-musique/

Jean-Louis Murat, la victoire de la musique

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 Aura aime Murat, #2021 BUCK JOHN

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Publié le 16 Avril 2022

Je rigolais l'autre jour avec Florent Marchet qui se faisait les Abattoirs puis le Pédiluve... C'est vrai que toutes les salles ne peuvent pas s'appeler le Majestic, l'Excelsior, ou l'Apollo...  Mais bon, c'est vrai que si on annonce une soirée Murat à l'abattoir, collé à l'autoroute A 43 un soir de départ en vacances, les humoristes de France Inter ont de quoi se frotter les mains... et bien, non, Messieurs, Dames, ne vous fiez pas aux idées préconçues, aux images médiatiques... Jean-Louis Murat à Bourgoin, c'est l'assurance d'une soirée réussie et merveilleuse. Le gars de La Bourboule en pleine bourre à Bourgoin!  3e ou 4e passage? + le théâtre Jean-Vilar en solo pour Tristan*... Jean-Louis s'y sent très bien et laisse des bons souvenirs dans cette salle, tant au personnel qu'à l'assistance... si bien que l'ancien directeur parti à la retraite dont Jean-Louis Murat a parlé cette semaine dans le Dauphiné, était là lui aussi.  Son remplaçant est très sympathique et abordable. Il m'a confié que Jean-Louis  a pris le temps d'aller au musée de Bourgoin admirer quelques tableaux d'un peintre qu'il apprécie... Tiens, je n'y suis jamais allé... Murat prescripteur. Ça se fera fait.

*on ne parlera pas du dernier passage dans la ville d'à côté, à Villefontaine....

 

La soirée avait mal commencé... IL faut absolument que je comprenne que, non, il ne faut pas être à l'heure pour un rendez-vous avec Isa R.. 10 ans que ça dure. Notez que pour une fois, elle n'avait pas oublié son billet. Ceci dit : "tout vient à point à qui sait attendre"....

C'est les beaux jours et on peut profiter de l'espace extérieur de la salle.  Je fais l'impasse sur la première partie. Ce n'est pas bien.   On salue l'équipe de Froggy Delight, l'ami Henri, L.  Cachard, et l'autre Isabelle déjà présente à Caluire... une des deux personnes que j'identifie présente sur  les deux dates. Pour être complet, Point de vue-Image de monde, après Caluire et  Clermont, c'est cette fois sa grande petite fille pour laquelle Jean-Louis Murat jouera ce soir.

IL n'est pas 21h25 que le régisseur de la tournée appelle lui même les spectateurs à se rendre dans la salle.  Je crains  que Jean-Louis Murat fasse court  avec une première partie...

On est à l'aise avec la salle moyennement remplie... et je me dirige assez proche de la scène.

... et je suis happé... à ma grande surprise:  malgré la fatigue d'une semaine chargée, malgré les nuits courtes., malgré les rangs clairsemés... malgré que ce soit mon 4e concert en un mois... 

J'ai vraiment adoré. J'avais dans l'idée de vous faire un compte-rendu amusant pour parler de tout ce dont je n'avais pas encore parlé: les bottines, le jean, le tee-shirt Budapest (bien connu), le light show (euh, à Caluire, je l'ai un peu vu... mais ce soir, j'ai rien remarqué), du costume de Fred (en a-t-il plusieurs? ou le lave-t-il à sec? ou pas du tout et c'est pour ça qu'on l'a coincé au fond de la scène derrière?), de la télécaster qui est quand même l'outil de prédilection de JL, et bien non... On va se contenter de l'essentiel.

Jean-Louis Murat sur cette tournée, c'est groove, fusion, rock, psychédélique et tendre....et ce soir, il a livré vraiment une prestation "que j'ai même pas envie de faire le ronchonchon et pourtant dieu sait que j'aime être rabat-joie".  A la coopé, je l'avais trouvé sage... mais au bout du compte, c'est là que je me dis que je ne raconte que des conneries, mais bon, on est dans le domaine des émotions, du ressenti... et comme je le dis souvent, on ressent le concert avec ce que l'on amène avec soi, sa fatigue, sa vessie pleine ou non, et le contexte et la situation intervient: assis, couché, devant, au milieu, bringuebalé... Et ce soir, je croyais que j'arrivais avec une valise pleine... et bien, non. J'étais léger,   et j'ai chanté, je me suis agité, j'ai tapé dans mes mains, et qu'est-ce que je disais je crois au début de cette phrase? Euh... oui, Murat sage à la coopé... et bien, en fait, peut-être qu'il a été encore plus sage ce soir... Je veux dire qu'il a encore plus épuré sa prestation. Finalement, à Clermont, il avait pas mal émis des cris, des onomatopées, certes moins qu'à Caluire... et j'avais dit que ça manquait un peu de folie. Ce soir, j'ai l'impression qu'il est allé encore plus à l'essentiel. Plus relâché qu'à Clermont? Peut-être... et sans qu'il n'aille dans de grands discours, il était agréable, avec des "merci". Désarmant quand il répond à "un merci d'être là" par "non, c'est nous, oui,  vous payez et nous, on nous paye".

Toujours et encore "la pharmacienne d'Yvetot" parfaite,  un chacun sa façon très bon, un battlefield top (préféré  à "si je m'attendais" que Murat décide ne pas chanter en rappelant les musiciens :"on va faire quelque chose de bien, parce qu'ils m'ont l'air gentil",  "ma babe";  un "Arc en ciel" à en voir de toutes les couleurs, avec une voix parfaite,  un Chemin des poneys et taormina  peut-être plus ramassés, mais qui me vont bien. Une heure 36. Je compléterai peut-être demain l'article avec le déroulé...

Encore une fois après Cluses et Clermont, l'ensemble du public semble ravi.

Rapidement après le concert, on voit Jean-Louis ouvrir une porte... Il demande après sa petite fille.  Puis, je le vois faire un signe dans ma direction.. je me retourne pour voir à qui s'est destiné... euh... apparemment, c'est à moi... Après son petit mot publié dans l'article précédent, il voulait encore remercier les participants d'AURA AIME MURAT, et m'a cette fois dit de vive voix tout le bien qu'il pensait du disque "c'est formidable".  C'était bien sûr à nouveau un grand moment, poignée de main et  petite tape sur la joue compris. J'en profite  donc pour remercier les contributeurs et acheteurs, on s'est fait un beau cadeau, et un beau cadeau à Jean-Louis... il a l'air de le prendre comme tel en tout cas.

Certains en profitent pour lui faire signer quelques trucs et échanger quelques mots... Puis la petite fille est retrouvée, et il part la voir en coulisses.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 Aura aime Murat, #2021 BUCK JOHN

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Publié le 12 Avril 2022

Jean-Louis n'a pas accepté les interviews pour le concert de ce soir à Clermont... mais pour Bourgoin-Jallieu, vendredi, voici une interview!

[Stan Mathis, d'AURA AIME MURAT, sera également interviewé jeudi sur la radio locale COULEURS FM]

 

https://c.ledauphine.com/culture-loisirs/2022/04/11/isere-bourgoin-jallieu-les-abattoirs-jean-louis-murat-c-est-d-abord-chanter-qui-me-plait

(à voir des photos lors d'un dernier passage aux Abattoirs)

 
Jean-Louis Murat : « C’est d’abord chanter qui me plaît »

Jean-Louis Murat revient avec plaisir aux Abattoirs de Bourgoin-Jallieu, ce vendredi 15 avril, avec son dernier album écrit pendant le confinement : “ La vraie vie de Buck John”.

Par Le Dauphiné Libéré - Hier à 17:02 | mis à jour hier à 18:03 - Temps de lecture : 3 min
 
Une chanson, c’est trois fois rien une chanson… comme le dit la chanson. Pour vous, inlassable artisan, qu’est-ce vraiment ? Y’a-t-il un paradoxe ?

«  Oui, une chanson c’est trois fois rien. C’est plutôt la chaîne qui fonctionne, pour moi ça marche comme ça. J’écris beaucoup de chansons, je fabrique une chaîne, chaque maillon n’est pas très important mais ce qui compte, c’est l’ensemble, je crois.  »

Vous annoncez d’ailleurs assez volontiers que vous avez encore des chansons pour la postérité : est-ce une façon de taquiner et de dire qu’il nous faudra attendre et que la chaîne continuera ?

«  Ah oui, j’écris beaucoup de chansons, j’ai été… fabriqué pour ça, et ça me convient tout à fait. Elles ne sont pas toutes consommables ou présentables. Ça me paraît très naturel, ce n’est pas difficile, c’est un grand plaisir. Je peux en écrire tout le temps, presque. Voilà, c’est peut-être un défaut. Je ne me pose pas la question. J’ai toujours envie d’écrire de nouvelles chansons.  »

“ Pas consommables” mais elles le seront plus tard ?

«  On est dans une période où tout fait polémique donc j’ai mis de côté toutes ces chansons. Je ne vais pas m’embêter avec ça.  »

 
Vous revenez aux Abattoirs, vous vous y sentez bien ?

«  J’aime beaucoup aller là-bas, j’avais une grande fidélité avec le patron qui a changé (José Molina, NDLR) on est devenus amis. Là je suis content de rencontrer le nouveau (Thomas Prian NDLR) ».

Vous venez avec “ La vraie vie de Buck John” un énième album, les comptez-vous d’ailleurs car chacun annonce son numéro… ?

«  Ce doit bien être le 25e quand même. Ça fait déjà cinq ou six albums qu’on me dit que c’est le 20e  » (rires).

Il porte le nom d’un héros de BD de votre enfance, vous parlez de “ Jean Bizarre”, de “ vraie vie”, de “ moi baladin”, cet album du confinement, est-ce un moment aussi pour davantage d’introspection ?

«  Oui c’est vraiment un spécial confinement, né avec toutes les contraintes connues, subies par chacun, moi y compris. J’ai essayé de les contourner à ma façon, avec des chansons simples. Travailler à la maison, pas avec les gens habituels, sur des formats courts. Je ne savais pas du tout où j’allais. Donc c’est vraiment un disque de circonstance, mais moi j’aime bien la contrainte. J’en ai même rajouté. Je n’avais pas ma basse donc je n’ai presque pas joué de basse. Les contraintes ne me font pas peur.  »

L’auteur, le chanteur, le compositeur, le râleur, le rêveur, le sans-peur… Je vous laisse compléter avec au moins un mot, même s’il ne rime… à rien.

«  Disons que je suis… alors ma première fonction : le papa, je dirais. Je me sens père d’abord. Ensuite, je me sens créateur. »

Vous titillez souvent la langue française que vous traitez pourtant comme un poète. Auriez-vous pu faire, être autre chose ?

«  Oui, je suis un peu dans la tradition poétique française. Et j’aime jouer de la guitare, chanter. J’écris des chansons parce que j’aime chanter. Et je suis instrumentiste parce que c’est le meilleur moyen d’écrire des chansons. Mais au-dessus de tout, ce que j’aime, c’est chanter, oui.  »

Pensez-vous chaque album pour la scène ?

«  Pas obligatoirement. C’est vrai que j’enchaîne des disques que je peux défendre sur scène. Si je ne travaille que pour moi, je n’en vends pas. Il faut que je trouve un mélange subtil entre moi et les autres si je veux continuer à faire mon job.  » (rires)

Vous appréciez aussi la musique anglo-saxonne.

«  J’aime aussi avec mes musiciens chanter en anglais. C’est bien d’abord chanter qui me plaît. J’ai mis longtemps à le comprendre. Le seul fait de m’amuser avec mes cordes vocales, j’aime beaucoup. À la maison, mes enfants me disent que je chante tout le temps. Il y a toujours une mélodie dans ma tête. Je suis une sorte de roitelet, de rossignol.  »

Jean-Louis Murat aux Abattoirs à Bourgoin-Jallieu, vendredi  15 avril, à 20h30. En première partie : Slogan. Tarifs : 15 € en prévente, 20 € sur place. Billetterie sur www.lesabattoirs.fr ou 04 74 19 14 20.

Jean-Louis joue ce soir à Clermont, il reste de la place.... dans la petite Coopé. On espère y retrouver l'ambiance des KOLOKO! J'y serai!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 Aura aime Murat, #2021 BUCK JOHN

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