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Publié le 30 Septembre 2011

 

 

J'étais content de mon coup pour l'Humanité... qui nous aurait échappé...  mais patatras, mon humeur joyeuse, déjà mise à mal de mon absence à la FNAC St-LAzare,  passe de vis à trépas...

 

D'abord, je vois qu'Alain Brunet, d'outre-Atlantique, qui m'avait dit qu'il me préviendrait quand il écrirait sa chronique... ne l'a pas fait... et j'apprends la nouvelle par le Lien défait...

 

http://blogues.cyberpresse.ca/brunet/2011/09/30/murat-la-saison-du-grand-lievre-est-ouverte/

 

Grand lièvre, vingtième album studio de Jean-Louis Murat, s’accroche lentement au cortex. Au fil des heures, cette impression de légèreté folk rock fait place à la découverte du détail, à la contemplation des mots et des sons, à la substance poétique et l’intemporalité musicale, bref à l’évidente supériorité de ce magnifique caractériel terré en Auvergne. Paysan, artisan, bosseur, citoyen intransigeant et cynique, JLM cherche à communiquer son art malgré ses énormes réserves quant au genre humain.

Il y a du sang, il y a du rouge. Des paysans dépourvus de leurs prés, des cadavres de bêtes, un maillot jaune. Des villages médiévaux, des pentes légères. De l’émerveillement, des ténèbres. Des questions sans réponses. Mémoires et terres perdues. Un canoë qui s’éloigne, une maison de l’âme. Des énigmes littéraires dont l’interprétation directe serait tout simplement… ridicule. Ce lyrisme amoureux. Ce lyrisme de la chair.

Il y a ces riffs récurrents et simples que soutiennent des rythmes au trot. Il y a ce groove bucolique, invitation à des transes douces, à des rêves parfois redoutables. Il y a ces étonnants chœurs masculins qui s’élèvent dans l’espace. Des guitares soyeuses, grattées en toute élégance. Du piano électrique, de l’orgue, (Slim Batteux), de la basse (Fred Jimenez), de la batterie (Stéphane Raynaud), de petits bruits. Cette voix au timbre inimitable, ces vibratos discrets, ces seizièmes de ton. Variations ténues. Flot continu.

On y observe d’excellentes prises de sons réalisées (rapidement, dit-on) par Maxime Le Guil à La Fabrique de Saint-Rémy de Provence. Pour son vingtième album studio, JLM a écrit dix chansons d’expression directe, spontanée, où la pensée et l’inconscient se posent en toute aisance sur ces pistes de la prairie française. La saison du grand lièvre est ouverte… essayez de l’attraper !

L’album physique sera lancé officiellement mardi (4 octobre).


Il faut généralement prendre le temps de lire  les commentaires de  ce blog, c'est normalement  très mouvementé et riche... pas comme ici, avec Lew et Matthieu...  ... Faut dire qu'au Québec, y'a rien à faire, avec cette maudit' natur' là de partout, caribou...

 

 

  [Je précise que je m'amuse! Pas de rancune envers M. Brunet... qui a la gentillesse de me mettre en lien dans son article!]

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

Publié le 30 Septembre 2011

 

Merci à Victor Hache qui a eu la gentillesse de me répondre pour m'indiquer la date de parution... (et de me dire "bravo pour votre blog"...  euh, je suis obligé de vous le dire, hein,,  car ma profession de foi, c'est de ne presque rien   vous cacher).

 

 

 

 

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RHHAAAAAAAA.... rien à faire... Comme la dernière fois... impossible de la mettre droite alors que... Over-blog va pas m'obliger à me mettre à l'html... alors que j'ai du déjà du mal avec le français...  Désolé.

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LE LIEN EN plus :

 

Dans la série "la crise du disque m'a tuer"...  proxo, etc...

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

Publié le 29 Septembre 2011

 

 

 

 

le Vinyl: 

 

 

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Pile:

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Toda la familia de los lievras... CD normal boitier plastique, CD carton édition limitée avec live à la coopé... et CD Promo "les SOULIERS ROUGES"...

 

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Cd promo..  pas de version EDIT...

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Et l'open disque permettant le téléchargement de l'inédit:

 

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LE LIEN EN PLUS :

 

 

Je vous fais l'économie du petit buzz sur Twitter à propos de l'interview sur Marianne...  Rigolo que Polydor relaye l'interview en tout cas!

 

- AMIS QUEBECOIS, bientôt vous pourrez faire l'achat de tout ça... et METRO vous le conseille!

http://www.journalmetro.com/monde/article/983109--les-sorties-de-disques-de-la-semaine

Jean-Louis Murat: "Grand Lièvre" (Polydor/Universal).

En 2009, Jean-Louis Murat avait enregistré "Le cours ordinaire des choses" à Nashville. Pour ce nouveau disque, il est resté en Auvergne. L'opus rassemble dix titres qui semblent avoir été enregistrés dans les conditions du direct, avec beaucoup de spontanéité. Les sonorités sont principalement rock et folk, souvent soutenues par les guitares, parfois légèrement teintées de jazz ("Haut Arverne"). L'artiste a su alléger les arrangements des chansons pour donner un peu de gaieté à des textes remarquables mais terriblement sombres comme "Vendre les prés" (soutenu par un choeur) qui dénoncent les conditions extrêmement précaires de certains agriculteurs. Le clip aussi montre sans fard cette précarité dans un environnement pourtant exceptionnel. Avec son timbre chaud, le chanteur-auteur-compositeur et interprète ne s'est jamais autant livré. "Je voudrais me perdre de vue/Dans un grand orchestre au complet/Sortir d'un sommeil profond inaccessible à la tristesse", chante-t-il sur le très poétique "Je voudrais me perdre de vue". Jean-Louis Murat propose un disque brillant qui devrait plaire aux fans de la toute première heure.
Dans la série "les sorties de la semaine": http://www.chartsinfrance.net/Christophe-Mae/news-75931.html

 

 

-  la critique du TELEGRAMME:

http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/musique/jean-louis-murat-29-09-2011-1446626.php

Deux ans après son album enregistré à Nashville, Jean-Louis Murat revient sur ses terres de «Haut Arverne» louer un animal qui lui est cher. Le «Grand lièvre» est la métaphore d'une terre perdue, thème de sa chanson «Vendre les prés», sur l'exode rural contraint. Le propos du nouvel opus est sombre, comme dans ces récits de guerre, «Sans pitié pour le cheval» (sur la boucherie de la Marne en 14-18) et «Rémi est mort ainsi» (sur les maquisards de 39-45). «Qu'est-ce que ça veut dire» traite de la mémoire perdue, «Je voudrais me perdre de vue» rêve d'une personnalité dédoublée offrant un échappatoire à la tristesse... Tout cela semble bien noir, et pourtant, l'ensemble de «Grand lièvre» (Universal) diffuse une réconfortante chaleur. Le poète à la voix intime revêt ses mots de musiques riches, complexes mais limpides, aux mélodies tournoyantes. Guitare douze-cordes et orgue sont les piliers des dix chansons folk-pop-rock-bluesy que Jean-Louis Murat parsème de choeurs légers, nouveaux et bienvenus dans son univers.

frédéric jambon


- ET pour la peine, je vous remets la chronique de Gyslain (qu'il a donc diffusé sur un autre blog):

http://www.welovewords.com/documents/jean-louis-murat-grand-lievre

 

 

LES RENDEZ-VOUS DE DEMAIN:

 

-Dans l'humanité, interview...  sauf décision de bouclage de dernière minute

 

- Show Case de la FNAC : Des nombreux camarades seront là...

 

- Je croyais qu'était prévu  DIDIER VARROD sur INTER.. mais apparemment, c'est repoussé... (D'après les infos que j'avais,  l'émission était peut-être enregistrée aujourd'hui,  la date de diffusion n'est pas indiquée sur le site)  

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

Publié le 29 Septembre 2011

 

Une interview au long cours, avec une vidéo de l'interview visible sur le site :

http://www.marianne2.fr/MMDP/Jean-Louis-Murat-1-2-Les-medias-se-comportent-comme-des-proxenetes-avec-le-monde-du-disque_a18.html

 

 

Jean-Louis Murat (1/2): «Les médias se comportent comme des proxénètes avec le monde du disque.»


 

Depuis le temps qu'on l'attendait, le nouveau Jean-Louis Murat est enfin arrivé : «Grand lièvre». Deux longues années d'attente, lui, si régulier habituellement avec son rythme fou d'un disque par an. Un Murat énervé contre ce système (économique, médiatique etc) qui le contraint à «poser un genou à terre».
Ce «Grand lièvre» est agréable en bouche, suave et badin, léger malgré les remontrances permanentes de l'artiste contre les moulins à broyer de ce monde qui l'agresse. Mais il est parfois plus facile de parler avec Murat des «médias proxénètes» (1/2) ou des «politiques Mickey» (2/2) que de sa musique. Mais son regard bleu perçant, entre nihilisme et déception, sur ce monde décadant a toujours le mérite de sa franchise, si rare aujourd'hui.



 

Jean-Louis Murat (1/2): «Les médias se comportent comme des proxénètes avec le monde du disque.»
Ces dernières années vous sortiez un disque par an. Là vous avez mis deux ans, pourquoi ?

A cause de la maison de disque. J’étais dans un label qui a été racheté, je travaillais avec des gens, tout le monde a été viré. Ensuite, si on rate la sortie de mai / juin ou de septembre / octobre, elle se fait l’année d’après. J’ai donc perdu un an.

Devoir attendre pour sortir son disque n’est-ce pas pénible ?

Là où je l’ai mauvaise c’est que c’était mon habitude de travail, ma façon de faire. Je suis obligé de mettre un genou à terre devant le business. Mais du coup j’ai pris du retard sur mon rythme, j’ai quasi terminé le suivant qui pourrait sortir.

Et cela ne vous donne pas envie de prendre plus de temps pour travailler sur un disque ?

Mais non, un disque cela se fait vite, c’est simple. Un disque ce n’est pas les frères Karamazov. Si Woody Allen depuis 40 ans arrive à faire un film par an, je ne vois pas pourquoi un chanteur français n’arriverait pas à faire un disque par an. C’est quand même moins compliqué.

«Dans le business, c’est tellement des loosers, qu’ils sont prêts à écouter n’importe quel charlatan»

Cela vous pèse de devoir vous plier aux contraintes des maisons de disque?

Avec l’arrivée du net, le disque c’est quand même moins 70% en 7 ans. Si Marianne était à moins 70% en 7 ans, cela changerait évidemment beaucoup de choses pour vous. Et dans le business, ils sont tellement flippés, c’est tellement des loosers, qu’ils sont prêts à écouter n’importe quel charlatan. Et le premier charlatan qui se présente, en général, c’est les médias. C’est eux qui nous dictent ce que l’on a à faire. 

Cela se traduit comment?

Les TV et les radios imposent leurs lois aux maisons de disques et aux artistes. Les journalistes n’en pouvaient plus que je sorte un disque tous les ans. C’est plus le monde médiatique qui me donne son tempo que les maisons de disques.
Autre exemple, on n’est plus défrayé quand on va se produire en live dans les télés ou les radios. La maison de disque doit se taper tous les frais. On arrive à quelque chose d’ahurissant. On est fauché, et les médias nous mettent une pression terrible, c’est à dire qu’il faudrait payer pour faire une télé. Si on veut faire la promo de notre disque avec nos musiciens, ils ne payent pas les répétitions, quand tu enregistres ils vont t’emmerder pour ceci ou cela mais tu n’as jamais de cachets, t’es traité comme une merde. Les médias se comportent comme des proxénètes avec le monde du disque.

«Vivement que la presse s’écroule, on va bien rigoler aussi»

Les majors du disque ont aussi une responsabilité et non pas eu un rôle complètement neutre dans les problèmes qu’elles rencontrent.

Mais que veux-tu que j’y fasse si c’est des fonds de pension, ou je ne sais quoi, qui tiennent Universal. Je suis comme un mec de chez Renault qui bosse sur une chaîne de montage et à qui on dirait : « Non mais t’as vu la politique de Renault. » J’ai rencontré une fois le patron d’Universal et je n’ai jamais parlé avec lui de sa politique commerciale. Cela passe dix milliards de fois au-dessus de la tête des artistes. J’étais dans un petit label qui a été racheté par Universal. On ne va pas mettre sur ma gueule la politique mondiale d’Universal. Ces maisons de disque, c’est des groupes, notamment des fonds de pension, des retraités français peut-être même d’ailleurs, qui mettent une pression pas possible et on est pris entre le marteau et l’enclume. Les artistes sont broyés, on n’existe quasiment plus. Bientôt cela sera vous dans la presse, puis l’édition littéraire et on fera les comptes dans cinquante ans.

Mais d’autres modèles économiques émergent.

Mais il n’y aura pas d’autres modèles économiques. Pour les gens de moins de trente-cinq / quarante ans, la musique ça doit être gratos. Moi j’ai appliqué la méthode, je lis toute la presse tous les jours, je ne paye pas un centime et je n’achète jamais un journal. Je lis tout en ligne.

Vous êtes dur dans votre rapport à la presse.

Pendant des années, elle s’est foutue de notre gueule en disant : « C’est des connards dans la musique, ils sont incapables de trouver une autre façon de faire avec le net, c’est vraiment des nigauds. » Et bien aujourd’hui c’est la presse ! Qu’en est-il des nigauds ? C’est facile de tomber sur les artistes et de dire : « Vous êtes vraiment des cons. » Mais ce n’est pas moi qui ait inventé le CD ou Internet. Pour la presse, on était vraiment les crétins de la Terre. Vivement que la presse s’écroule, on va bien rigoler aussi. Et ça commence déjà pas mal.

On a parlé du web et de la musique au niveau économique. Quel a été votre rapport à Internet en tant qu’artiste ?

J’ai commencé en 1995, je vais bientôt avoir 20 ans de présence sur Internet. Beaucoup veulent bien me reconnaître ça, j’ai été pionnier. J’ai fait des milliers et des milliers de pages, des indédits, des films, j’ai communiqué à mort. Au début j’y croyais. Mais j’ai misé comme tout le monde sur le mauvais cheval, en me disant que les gens étaient vertueux. Mais tu leur files des indédits, ils vont le copier 3 000 fois dans la journée, et tu n’as même pas un message pour te dire merci. Certains les compilaient et les vendaient sur Ebay. Ils gagnaient du pognon en revendant ce que je filais gratos. Finalement, on ne trouve pas des fans, mais des consommateurs de gratuit.

Mais dedans, il y a quand même des gens qui viennent vous voir sur scène, qui apprécient ce que vous faites ?

Une seule réponse : moins 70% en 7 ans, le chiffre d’affaire de la musique. Mais je m’en fous, cela ne m’empêche pas d’écrire des chansons.

«J’aime beaucoup Internet, les gens sont formidables»

Vos positions ont toujours été radicales, notamment sur le Net. Peu d’artistes le sont autant.

Tu te fais tuer. Je ne dirais pas son nom, mais j’en connais un qui est intervenu vraiment franchement, il y a deux ans, il a démarré une dépression. Les mecs lui ont tout bloqué, ils ont mis sa discographie entière gratos sur le net... On le sait dans le business que si tu dis ce que tu penses et que si tu attaques les internautes, c’est la dépression assurée. Tu as la vengeance directe. Comme s’ils lâchaient les chiens sur toi et qu’ils venaient foutre le feu à ta baraque. Donc tu ne dis rien. Ou alors : « J’aime beaucoup Internet, les gens sont formidables ». Moi, ils m’ont tout attaqué, bloqué mes sites, envoyé mille messages d’insultes par jour pendant deux mois... C’est à peu près la règle. Donc tu fermes ta gueule.

Justement comment trouvez-vous l’envie de faire un album par an dans ce contexte ?

Parce que c’est ce que je sais faire et que j’ai du plaisir à le faire. Cela donne un sens à ma vie. Mais je le fais pour rien. Tu as le plaisir d’être avec des gens bien sûr.  OK, c’est sympa, mais ça ne mène pas très très loin. A un moment, le plaisir de rencontrer des gens, ce n’est pas ça qui va te régler ton arriéré d’impôts. 

Peu d’artistes parlent de façon aussi terre à terre de ce métier, du besoin de gagner sa vie.

Moi oui, je suis père, j’ai des enfants à élever, il faut que je vive. C’est vrai que ces dernières années j’ai souvent pensé à faire autre chose. J’ai des copains qui ont démarré des jobs, qui ont tenté de repartir de zéro dans une autre activité.

Et vous auriez fait quoi ?

Charpentier, menuisier... Je me dis qu’il y a 7 ou 8 ans j’aurais du arrêter la musique et me lancer là dedans. Démarrer une deuxième vie avec un deuxième job. Là, on est condamné à vivoter. Maintenant c’est trop tard. Quand j’arrive à Pôle Emploi, ou chez le banquier, que je dis que je voudrais bien monter une boîte de charpentier avec trois mecs, quand t’as passé 35 ou 40 balais, quand tes parents ne sont pas blindés de pognon, bonjour la galère. Autant que je continue à faire ce que je sais faire, écrire des chansons et monter sur scène.

«Si "Grand lièvre" était un film, je l’aurais fait avec mon téléphone portable»

Ce contexte de crise a-t-il modifié votre façon de travailler, de faire de la musique ?

Non, quand je bosse je fais abstraction de tout ça. J’essaie d’oublier les emmerdements. Je n’ai pas vraiment changé de méthode, je travaille de façon simple pour arriver à quelque chose d’assez vrai. J’essaie de faire une musique authentique et c’est un putain de boulot. Donc il ne faut pas non plus trop se prendre le chou, tomber sur les bonnes personnes, travailler assez vite. Je suis toujours sur du basse, batterie, guitare. Là, je n’ai quasiment pas de guitare électrique, je fais tout à l’acoustique pour corser un peu plus le truc, un peu d’orgue, des choeurs et puis voilà. Une façon d’envisager les choses simplement. Et économiquement de façon simple aussi. C’est d’une certaine façon imposer par la crise.

La crise influence donc quand même votre façon de travailler ?

Cela amène à travailler simplement et à épurer. Manquer de moyens dans le domaine artistique, ce n’est pas toujours une catastrophe. Sinon les films qui ont les plus gros budgets seraient tous des chefs d’oeuvre. Heureusement que dans l’activité artistique il n’y a pas que ça. Je fais des disques à petit budget, si Grand lièvre était un film, je l’aurais fait avec mon téléphone portable.

«Les artistes du monde du disque ne répondent que des conneries aux questions»

On est loin de l’époque où l’on mettait d’énormes moyens, dans des très beaux studios avec les meilleurs musiciens.

Parce qu’il y avait de la caillasse, maintenant c’est terminé. Des musiciens, il n’y en a presque plus, et des studios, il y en a un qui ferme chaque mois. C’était le délire années 80-90, ils étaient complètement tarés. Il fallait absolument mixer pendant trois semaines à New-York, je n’ai jamais compris pourquoi, mais c’était comme ça. Moi ça ne m’a jamais plu, ça ne présentait pas d’intérêt musical. C’était jeter l’argent par les fenêtres.

Et aujourd’hui ?

La mode, chez beaucoup de musiciens, c’est de dire qu’ils enregistrent en « live » en studio ou qu’ils ont « voulu faire des choses simples, naturelles, alors ils ont enregistré en quatre jours. » Les artistes du monde du disque ne répondent que des conneries aux questions. Ils feraient mieux de dire : « J’ai cinq fois moins de pognon donc je fais vite. » Maintenant, au bout de cinq ou six jours de studio avec des musiciens, tu as bouffé le fric. Pourquoi ne pas le dire plutôt que de tenter de le justifier artistiquement ? Si j’avais pu me payer un orchestre symphonique, parfait ! Mais on fait des disques qui correspondent à l’économie de la musique. Il faut arrêter de raconter n’importe quoi. C’est comme les artistes qui ne vendent plus ou ne remplissent plus Bercy. Au lieu de dire : « Putain je ne vends plus rien et Bercy je ne pourrais plus jamais le remplir », ils disent : « Non, non je veux retourner aux vraies valeurs et faire des petites salles. » Ça me fait marrer à chaque fois.

Si on vous écoute, on va arriver à un moment où il n’y aura plus que des disques en solo ?

On va en tout cas arriver petit à petit à avoir des disques quasiment live qu’on enregistrera dans la journée. On sort d’une espèce de bulle où il fallait 6 mois pour enregistrer un disque et on va revenir aux conditions des années 50 :  t’auras quatre heures pour enregistrer /mixer, comme les premiers Beatles. Et là Dieu reconnaîtra les siens et les nullards dégageront. Il ne restera que les bons, dont moi, car je peux enregistrer un disque en 4h. A l’arrivée, c’est les marchés qui portent la vertue. Elle va revenir par l’Economie. Et on se dira qu’on a eu un demi-siècle de délire.

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

Publié le 28 Septembre 2011

 

Oui parce que ça va bien 5 minutes cette histoire.... On en a déjà envie de connaitre la suite! Bein, oui, on est exigeants nous autres, les fans hard-core à la vie à la Murat! Car il l'exige!

 

Alors, oui... Ok, ok, Voilà un petit élément pour la suite, histoire d'occuper Jean-Louis  deux, trois heures...  

 

Une info dénichée par Matthieu, the Michel Chevalet de l'information murato-scientifique...l' Ulysse Gossey plutôt.... Voir le Charles Enderlin... tant il oeuvre pour la paix entre Muratiens... Désolé, j'en fait un peu trop... Lew, qui oeuvre dans les commentaires également va être jaloux!,  mais vu qu'il bosse à l'oeil...  je lui brosse un peu la barbe dans le sens qui va bien....

Alors soit... c'est quoi cette info?

 Noel-vinyl.jpg

Doit-on prendre note du 16 décembre? sera-t-il présent?  Murat Directeur artistique des petits clermontois...  Va falloir travailler votre accent british, misters!  

 

C'était dans le  Journal L'info paru cette semaine, dans l'article  la Coopé sur tous les fronts.

Et  bravo à la coopé pour tout ce travail!

http://www.surjeanlouismurat.com/article-hors-serie-deja-10-ans-la-cooperative-de-mai-48351320.html

 

Bien sûr, je rigole... Je serai ravi de parler encore quelques mois de ce "grand lièvre"...  mais  quand on sait Murat occupé, on sait le Murat heureux... On lui souhaite pleins de projets !

 

la-coope-noel.jpg

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

Publié le 28 Septembre 2011

 

Oui, Chez Field, belle ville anglaise... euh... scusi... vraiment la tête embrumée... 

 

Alors, c'était ce soir... l'émission d'Europe 1, Rendez-vous à l'hôtel. 

 

J'ai râté le début...  et je les rattrape après une vingtaine de minutes...

 

... Jean-louis Murat n'a pas envie d'expliquer "grand lièvre".... et explique que ça aurait pû s'appeler "petit lapin" ou "grande lèvre"....   Y'a un brouhaha dans cette émission, c'est pas terrible...

Et ça continue dans cet acabit : Jean-Louis n'a pas envie de parler, dans cette ambiance, on le comprend... et tente d'écourter l'interview.

- Field tente une analyse intéressante à propos de l'attitude de Murat en interview (pour lui médiatiquement porteuse) et suscite du coup une bonne réponse.. même si ça ne me convient pas... Il veut s'effacer et mettre sa musique en avant... Ce n'est pas ce qui se passe:   l'irritation envers son personnage empêche un grand nombre de personnes d'adhérer à sa musique...

Et là, on retombe toujours sur la même question  :" pourquoi faire de la promo puisque vous avez votre public?".

 

- Une longue séquence sur le prof d'anglais de ses 14 ans...  "Reconnaissance éternelle"".

 

- Une question sur l'accordéon...  Jean-Louis Murat en joue à la maison... et fait rire tout le monde à propos d'yvette Horner... sur une anecdote véridique...

 

- Une question sur l'Olympia... dans lequel il était hors de question pour Murat de chercher des fantômes...

 

- la bourse de Paris en baisse, et il va faire beau... ah, ça c'est le flash de 22 heures... euh...

 

Allez, on peut réécouter là et télécharger (à partir de demain):

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Rendez-vous-a-l-hotel/Sons/Rendez-vous-a-l-hotel-28-09-11-740787/

Apparemment, y 'a une erreur : une émission datée du 28/09 est en téléchargement... mais ça doit être celle du 27.... 

 

 

 

LE LIEN EN PLUS :

 

En ligne, Une interview par Julien DODON, le journaliste de "la Montagne":

http://clermont.org/3481-le-nouveau-jean-louis-murat-demain-dans-les-bacs-2

Le nouveau Jean-Louis Murat demain dans les bacs.

Rien n’est important, j’écris des chansons comme on purgerait des vipères. Jean-Louis Murat est une espèce en voi(x) de disparition, comme le grand lièvre, animal devenu rarissime dans les campagnes, et pas seulement celles d’Auvergne. Une espèce en voie de disparition, ça se protège.

Dieu, Jupiter, et le travail ? Ecrire, créer, « c’est du travail. Quand tu fais de la musique depuis trente ans, tu fais bien les choses. C’est pas que tu es inspiré par Dieu, ou que tu sors de la cuisse de Jupiter, et que tu appuies sur un bouton, la création, c’est du travail, et une façon de bien maîtriser son instinct ».

De Grand Lièvre à Satisfaction… Une chanson est bonne quand « je la répète avec les mecs. C’est à ce moment que je décide où non de la garder. Pour Grand Lièvre, j’avais 44 chansons en studio. C’est assez mystérieux, cette idée d’une chanson terminée et bonne. Tu es très mal placé pour juger de ça. Quand les Stones font Satisfaction, Keith Richards dit c’est quoi ? C’est une face B… » !

Eno, Fred, Stéphane, Slim et les autres. Bosser avec d’autres ? « Je l’ai fait plein de fois, un fiasco. Et puis, c’est super-prétentieux mais je crois que je n’ai besoin de personne. Je n’ai jamais laissé la réalisation de mes disques à qui que ce soit. Enfin si ! J’ai fait quinze jours à Londres dans les années 90. On dépense une fortune et tout finit à la poubelle. J’ai failli bosser avec Brian Eno, une fois. Il a tout écouté, il m’a écrit pour me dire, en gros, débrouille-toi tout seul. Ça m’a vachement mis en confiance. J’ai eu ça très tôt dans ma carrière. Ça n’empêche pas de bosser avec Stéphane, Fred, Émerick, Slim, Christophe, etc. Je ne bosse pas tout seul ».

Sur la même ligne. Le processus d’écriture de la chanson, « je ne vois pas qui d’autre que moi peut le maîtriser. En fait, j’aime assez envisager ce métier de manière solitaire. [...] Une chanson, c’est, quand même, des bouts de musique et des bouts de textes et ça dure 3,30 minutes. Une chanson, c’est une chanson, qu’elle soit de moi ou de C. Jérôme. C’est le même boulot. Si tu le fais avec le même soin. Y’a pas de strates, y’a pas un truc qui est mieux parce qu’il est signé d’un tel ou moins bien parce qu’il est de je ne sais qui. Tu fais un job, c’est tout.

La position du champion. Personne n’a écrit ou n’écrit comme Murat… « J’espère bien (rires) ! [...] J’aime être en position de champion. Il n’y a pas de domaine privilégié. Tu peux être champion en clôture, comme mon pote, Émile. Moi, je ne fais aucune différence. Si t’es bon, t’es bon. Moi, j’espère être consciencieux.

Regarde l’amer. « Je suis très content de vendre beaucoup d’albums, déçu d’en vendre peu, mais je ne peux pas en faire une maladie. Je ne peux pas me remplir d’amertume parce qu’un disque ne se vend pas autant qu’on l’imagine ».

Le défaut de la qualité. « J’aime écrire de la poésie pure. Mon gros défaut, c’est d’avoir une écriture trop littéraire. C’est peut-être ce qui me pénalise le plus. C’est pas une bonne idée de mettre cela en avant. J’écris trop littéraire. Il m’est difficile de faire autrement. C’est plus difficile d’écrire simple que d’écrire compliqué, on le sait tous. Ma nature est ainsi. Je ne vois pas comment simplifier un texte, la vie c’est tellement compliqué, enfin sophistiqué plus exactement. Je suis fabriqué d’une façon ancienne ».

Un piano, une seconde et Jim Harrison. Plus qu’une véritable histoire, Murat sait raconter, tirer sur un instant pendant des minutes. « Comme un moment qui a de la pédale, au sens pianistique du terme. Dans ces deux secondes-là ont pu s’engouffrer des sensations, des choses. En ce sens-là, je suis un peu prisonnier d’un certain style, d’une certaine grammaire à la française, je crois. Je suis très vieux jeu dans ce sens. Avec Jim Harrison, le goût du camembert, il fait trois pages… »

La méthode Chabrol ? Le prochain album est déjà écrit, ou presque. « En fait j’applique la méthode Chabrol, je ne suis pas stressé par la sortie d’un album parce que je suis déjà sur le suivant ». Intox.

Julien Dodon

 

 

 

Et un petit article:

http://musique.portail.free.fr/actualites/26-09-2011/jean-louis-murat-back-dans-les-bacs/

 

 Enfin, le twitt du jour par le journaliste de Marianne... qui a interviewé Jean-Louis .....

 

MMDP
"La politique n’existe pas en France et je ne vais pas voter pour des Mickey"
Le dernier LIEN EN PLUS de dernière minute: 
 Franck Loriou qui a fait les si belles photos de Jean-Louis Murat expose :
YANN TIERSEN
SKYLINE
photographies & graphisme
par Frank Loriou


EXPOSITION A LA GALERIE CHAPPE
Du 27 octobre au 11 novembre 2011

vernissage le mercredi 27 octobre à partir de 19h
avec concert acoustique de Yann Tiersen

4 rue André Barsacq, 75018 Paris
Métro : Anvers ou Abbesses
Ouvert tous les jours de 14h à 20h
01 42 62 42 12 - galeriechappe@gmail.com

http://www.yanntiersen.com /
https://www.frankloriou.co m/

en partenariat avec mute, naïve, magic, popNews et la blogothèque
   

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

Publié le 28 Septembre 2011

 

S'il faut un jour se plonger dans l'historique foisonnement des articles et des flots de paroles de Jean-Louis Bergheaud pour en tirer une infime vérité, il faudra sans doute jouer de l'"alt+suppr"  sans grand discernement... et filer direct vers les articles signés B.  Alors il vous reste quelques heures pour acquérir ce beau souvenir qu'est un journal papier, qui en plus prend très bien la poussière dans les placards...

 

Certes, ce Mister B. est très agaçant,  donne l'impression de savourer ses scoops et de jouir de sa position  parcequec'était lui- parcequec'étaitmoietesque... mais soit, j'imagine que c'est en plein accord avec Murat...  qui lui délivre ses secrets... et tous ses inédits....

 

Ci-dessous, un précédent article sur Bruno Bayon, puisqu'il s'agit de bien de lui...

http://www.surjeanlouismurat.com/article-bayon-livre-ce-que-murat-donne-54022665.html

 

Alors, au rayon scoops de cet article,

 

- une révélation médicale, dont une accroche d'article un peu limite...  et qui donne un peu le malaise... même si, outre la dédicace de l'album à une amie disparue, elle donne sans doute une clef importante pour comprendre l'inspiration de JLM. 

 

- La liste des autres titres enregistrés... et qu'on espère pouvoir découvrir en live ou délivrés sur le site. Bayon parle de 33 titres à sélectionner, Murat avait parlé de 44 ailleurs.

 

- Murat dans le journal officiel, pour sa distinction à l'ordre des arts et lettres au grade de Chevalier... C'était en juillet, je ne comprends pas que cela nous ait échappé!

 

A part ça, style toujours au couteau (à noter ce  "tel ce Murat se vaut, tel son zoo de survie va"...dont je me demande ce que ça veut dire)... même dans l'interview qui doit être l'objet de coupe....On a l'impression que Murat parle comme écrit Bayon... 

 

 

 

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 Critique 28.09.2011

Murat dans son jus

Rock . Revenu d’une grave crise de foie et du disque, le baladin morose sort son album anti-Nashville, «Grand Lièvre». Limon et mouron des champs chantant.

Cela commence par un rembobinage - audible en amorce à l’ouverture de presque sept minutes de ratiocinations voix dedans, sur l’air flottant de Qu’est-ce que ça veut dire ? Double réticence à la clef. Comme si «le garçon de la montagne qui n’était pas paysan» aux vingt-cinq ans de carrière et albums rentrait en scène à reculons. Le reste au diapason, dizaine maison (1) d’abord assez opaque et monocorde, sur mode médium à peine diverti de deux-trois trots (dont les «singles d’appel» Il faut vendre les prés et les Rouges Souliers), décoré de chœurs dylanisants (un Saved maison ?), scandé d’un ou deux martèlements, entre Rémi est mort ainsi et Haut Arverne de fond de décor.

Atrabile. Front baissé, peu allègre - si le qualificatif convient aux précédents entraînants type Tant la vie demande à mourir -, cela creuse, endure, dirait-on. Les badineries trottinantes suscitées («Etre amoureux de toi / Pour qu’on s’occupe de moi») peinent à jouer le jeu, à se dégager du sol ; du souci à l’insouciance. La boucle baladine «en langue grecque, Alexandrie», à laquelle va notre penchant, entre le Champion espagnol «isolé» et le templier Sans pitié pour le cheval, serait ainsi une oraison funèbre (à une amie à moto). La légèreté même pèse au Grand Lièvre.«Le cœur lourd», sous «ciel boueux», «se soigne à la torture» et médite : «Entends-tu l’hallali ?» transi en regret au long du dérythmé Je voudrais me perdre de vue, qui parle d’«avant avant l’accident»…

L’évocation remonte le Cours ordinaire des choses,insuccès resté sur l’estomac de Murat, après le patrimonial «Baudelaire-Ferré» 2007. Rumination conclue en alerte sanitaire d’été 2010 avec ablation de la vésicule biliaire.

Au cœur du CD rentré sorti de la crise, une aspiration lancinante à «sentir un progrès radical», à «changer demélodie motrice» ; à «ne plus être clinique»,«contraint de vivre au rythme dolent de ces jours» ; une nostalgie de «finir où tout commence»… A force, on entre et s’installe, sans faste cosy, certes, dans cet enregistrement en rude retour localier du trip Nashville 2009 ; on piste ce Grand Lièvre à la force panique en arrêt.

On se fait à sa fuite immobile et comme ingrate, à ses ressources rythmiques, foulures mélodiques, cachotteries symbolistes, peurs bravaches.

L’impression morne initiale se résout en attrait doux-amer imprévu (de la complainte cabaret Ne t’attends qu’à toi seul par exemple), par émersion de sous-couches. C’est que «l’obscurité épaisse montre certaines choses…» On s’éprouve à la coulée durcie du volume, loin du récit, replié sur une partition d’incantations hermétiques ; modulation convertible de paroles gelées traversées d’angoisse ; motifs abstraits sans histoire (2), ni lien ni impératif ; canevas de notes imagées, chiffrées, confinées et dissociées ensemble… Ainsi en pleine Pampa (la Lettre de la…),«Toutes les sensations viennent de mon travail», puis «Je rencontre aujourd’hui, un agneau dans les bras / Ton grand paquebot blanc qu’on traîne à l’échafaud.».

Amphibie. Au long des dizaines d’années et sorties depuis 1981 (Suicidez-vous le peuple est mort), succès 90’s inclus (Si je devais manquer de toi, 1988, l’Ange déchu, 1989, Regrets, 1991…), Murat a pris du poids, de l’âge (60 ans en janvier) et du recul, étoffé d’une œuvre notable de «Léo Ferry» ou Cohen du cru, à la croisée de Neil Young, Cabrel et Calexico, riche de rencontres (3), un corpus profus évolué en «petite chanson» (comme dit celui que Murat appelle «Marcello», Proust) de plus en plus retirée - voix, mots, ton.

Ce n’est pas comme si la chose était produite à vif, par un John Cale tranchant mettons (4) ; sur Grand Lièvre, comme par antiphrase tortueuse, rien ne détale ni ne rebondit. Serait-ce «là où gît le lièvre» de l’adage ? Là où Philo ou Tous les chanteurs sont malheureux roulaient boogie encore récemment, sur l’élan de tels Cours dire aux hommes, Accueille-moi paysage, et autres 16 h, l’allure Grand Lièvre est à la suspension, minérale. Empreint de stupeur, menacé comme on dit d’une espèce, c’est un disque dans le désert, à l’écoute exigeante. «Si vous aimez qui vous aime, dit le crucifié, où est le mérite ?» Chevalier des Arts et des Lettres à la triste figure (5), tel ce Murat se vaut, tel son zoo de survie va. La photo qu’il choisit le montre amphibie, mi-airs mi-fonds. Sauvé des eaux ?

 

(1) Onze, avec le bonus fantôme vinyl : «Ne t’attends qu’à toi seul».

(2) Sauf «Sans pitié pour le cheval», qui conte la geste de Jean-Louis Bergheaud, poilu de 14 ; «Le Champion espagnol», sur le héros du Tourmalet Bahamontes ; «Il faut vendre les prés», sur l’exode rural ; ou «Alexandrie», donc.

(3) Julien Clerc, Claire Denis, DC Basehead, Elysian Fields, Jeanne Moreau, Marie Möör, Isabelle Huppert, Christine Angot, Camille, Laetitia Masson, Carla Bruni…

(4) Cf. «Extra Playful», EP de sortie.

(5) En même temps que Christophe, commandeur, ou Aubert et Bertignac chevaliers comme lui («J.O.» du 5 juillet).

Jean-Louis Murat CD : Grand Lièvre (Universal/V2/Scarlett).
Interview 28.09.2011

«Chaque chanson parle de l’éloignement d’un rêve»

Comment, pourquoi et de quoi le successeur du «Cours ordinaire des choses» s’est-il fait ? Une notice explicative de la potion en quinze questions-réponses.

A la veille du lâcher de Grand Lièvre, le chanteur country rock local, de son grand terrier de Douharesse (Orcival), dresse un état des lieux poétique, en pur Murat des volcans éteints dans le texte.

Comment se sent-on ?

Je me sens, comme les registres l’attestent dans ce chagrin de décor, un alpiniste avisé. Parfois, à l’abri des balles (ça te fait marrer !). Non ? Décidément ainsi, en foutre la paix, je me sens tranquille. Mobile lumineux dont tous ignorent l’utilité, ça me va. Après tout, qu’importe que le Kremlin comprenne ou pas.

Grand Lièvre veut dire ?

Grand Lièvre serait comme le toutou dans la sexualité du chanteur. Un blouson par-dessus, pour bien cacher le flingue. Grand Lièvre ou le grand refoulement de mes talents de mécano. Import-export. Est-ce clair ?

Ce Lièvre ne court pas…

Pas comprendre. Ou alors, pensées du temps au cul du sac, et chansons de même. Grand Lièvre est pris et va mourir au fond de ce sac, bien sûr.

Quels critères de tri des onze titres de sortie, sur trente-cinq ?

Je choisis mes chansons comme un simple voleur. Les plus utiles. Je fais cette levée des cadavres pour compléter ma collection. Sans décrocher un mot. Et hop tout le monde dans le camion rouge ! A moi chansons et Paris… Et le public s’éloigne en pleurant.

Combien de chutes ?

Nous avons enregistré 15 titres. Les chutes : Ailes brisées, la Campagne sanglante, les Ruses de la nature, l’Escorte des Marines, la Prière du soir, Ne t’attends qu’à toi seul.

Les chansons n’ont plus vraiment de sujet, semble-t-il…

J’ai toujours dans la tête comme un mantra. Mes chansons ne sont jamais bourrées de fric ou de rigolade (comme le chant moderne). Chaque chanson parle de l’éloignement d’un rêve. Pendant l’enregistrement, l’éloignement devient définitif. Mais… Je ne suis pas d’accord. Je n’ai jamais été aussi loyal. Je n’ai qu’une seule arme : moi. Tout brise mon cœur de petit con. C’est bien le seul avantage : à moi les chansons !

Un morceau accompli de Grand Lièvre ?

Haut Arverne. A chaque écoute, je me sens tremblant comme une feuille. Je «sors de l’arbre» pour les foins. Tu vois je n’oublie pas Eloïse et Barry Ryan…

Comment Haut Arverne est-il né ? Où, quand, sens ou son d’abord ?

Vision, comme d’hab. Tard. Fatigué. «Le voyageur sort de l’arbre»… Après la lecture d’un conte de Grimm aux enfants. Ce genre-là.

Et le son ?

J’ai essentiellement utilisé une guitare acoustique Takamine, achetée à Tucson, un très vieux modèle. Pas de chorus sur l’album. La seule guitare électrique (hors 12 cordes) est ma Fender Telecaster sur un vieil ampli de La Fabrique [à Nantes, ndlr]. Enregistrement direct sur le 24 [pistes] ; règle suivie : on ne corrige rien. Ce qui, j’espère, donne son côté live au disque.

Mais tu contrôles tout…

Contrairement aux apparences, je délègue beaucoup. Les musiciens sont très libres, Aymeric a la bride sur le cou, Laure et Marie font ce qu’elles veulent, et la pochette, je m’en fous. La promo est toujours une convocation au tribunal sans avocat. Je déguste et dégusterai…

Le prochain numéro est-il prêt ? A quoi ressemble-t-il ?

Je n’ai pas d’idée. Je sais que tous mes rendez-vous d’album se font au rez-de-chaussée. Sûrement un peu plus loin. Les chansons d’amour, c’est ce qui donne aux gens l’idée de tomber amoureux ou de rompre - ne trouves-tu pas ? Est-ce encore vrai ?

Grand Lièvre, l’album du tressaillement ?

Comme dans chaque album, je pleure ma mort. Avec Grand Lièvre, le digicode me paraît bien simple…

Si tu pouvais revivre, que changerais-tu a priori ?

Entasser le fumier ailleurs et labourer plus profond. Et… un peu plus taureau, Salers, d’aspect sauvage.

As-tu eu du plaisir à enregistrer Grand Lièvre, ou de l’ennui, que suggère Je voudrais me perdre de vue ?

J’ai toujours beaucoup de plaisir à enregistrer. De plus en plus. Quand je bosse, je me sens comme au cœur de ma saison. En Roi de Sibérie. Seul dans ma robe noire. Indifférent. Mais après tout, je m’en fous, je ne suis jamais le même.

Il y a vingt ans, tu chantais la Fin du parcours, quel couplet d’ajout du jour ?

«Au coup de feu mortel / Entre z’oreilles / En débris d’un avion d’illusion / A l’état de miettes / Au bordel / Au monologue d’un klaxon / A la con / C’est la fin du parcours…» Je sais, pas terrible, mais je n’y suis plus.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

Publié le 28 Septembre 2011

 

Oui, avant d'aller acheter LIBE, et sa double page bayonnesque (ça sent pas le jambon),  consultez   Beatcafeclub.com, une lettre ouverte à MURAT..

 

Et que je vois?  Ah, il parle de moi! C'est gentil! Merci à vous...   Du coup,  je ne reproduis pas l'article...  Chers lecteurs, ne manquez pas de le consulter sur le site:

 

http://beatcafeclub.com/blog/index.php?post/2011/09/28/Sans-piti%C3%A9-pour-la-concurrence-Murat-Grand-Li%C3%A8vre

"Sans pitié pour la concurrence - Jean-Louis Murat - Grand Lièvre

 

Sans pitié pour les autres, Murat continue son chemin dans la chanson française. Un chemin unique. A coup d'albums magistraux et de disques plus personnels. Grand Lièvre est son dernier album et sa nouvelle déclaration de guerre. Un grand crû. Mais ce mot là a-t-il encore un sens ?

Portant l'idéal un peu trop haut

Jean-Louis, combien d'albums jusqu'à présent et combien de chansons ? Et par dessus tout, une question : combien de temps pourrez-vous continuer ainsi ? C'est qu'on achète votre dernier disque avec quelques frissons. Il faudra bien payer un jour. On ne peut jouer ainsi au dessus des autres en toute impunité. Le grand public s'est lassé, les journalistes ne se sentent plus la force de vous affronter et vos ventes, apprend-t-on de votre propre bouche, baissent à chaque album. Je n'ai pas tous vos disques, Jean-Louis. Mais tous ceux que j'ai ont eu une profonde influence dans ma vie. Tous parlent de quelque chose que j'ai vécu ou que j'ai ressenti un jour. Et de la plupart des vos chansons, j'aurai donné pas mal de choses pour en écrire les textes. Vous êtes la raison pour laquelle je ne me lancerai jamais dans la chanson et dans la littérature (vous et mon manque de talent peut-être, mais c'est une autre histoire !). Vous avez déjà écrit tout ce que j'aurais voulu un jour exprimer. Certains citeraient Baudelaire ou quelque écrivain oublié mais contrairement à tous les autres vous êtes, vous, de mon époque, vous êtes vivant et je peux vous voir en concert".

 LA SUITE:

http://beatcafeclub.com/blog/index.php?post/2011/09/28/Sans-piti%C3%A9-pour-la-concurrence-Murat-Grand-Li%C3%A8vre

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

Publié le 28 Septembre 2011

 

Ce n'était pas loin d'une heure du matin...   pour entendre "les rouges souliers"... je ne sais pas si ça valait le coup d'être naz broc aujourd'hui (avec une angine... en plus)... mais ce n'était pas si mal..  Il joue quand même plutôt bien ce Slim Batteux...  même si l'orgue ne réjouit pas beaucoup de monde.

 

C'est visible ici en bonne qualité:

 http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=videos-lives&id_article=2966

 

Une petite photo prise pendant les répét:

http://yfrog.com/mm5jgij

 

Je n'ai pas encore de disque dure pour enregistrer ma box... alors, j'ai filmé, mais mieux vaut aller sur le site de ce soir ou jamais!:

 

  

Et puis puisqu'on y est:  un précédent live de l'émission

  
Et même une deuxième, soyons fou... c'est mercredi, c'est gratuit:

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

Publié le 27 Septembre 2011

 

 

Merci au Lien défait qui a eu l'idée d'aller voir sur l'édition numérique... dont je découvre qu'elle est visible en partie au fur et à mesure de son élaboration sur internet. J'ai pu le vérifier...  puisque j'ai bénéficié d'une offre d'abonnement gratuit durant quelques jours.

 

Une double page à ne pas rater... pour découvrir l'origine des chansons du "GRAND LIEVRE"...

 

 

 

Demain, également, Jean-Louis MURAT sera sur EUROPE 1 avec Michel FIELD...

 

 

pochette grand lièvre

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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