Publié le 25 Octobre 2017

Après la création de la "catégorie" d'articles "Travaux sur la N89" (qui vous permet peut-être de vous y retrouver dans ce blog si remarquablement tenu - voir la colonne de droite), j'ai décidé d'en créer une nouvelle : Bibliographie. Qui devrait contenir toutes les ressources livresques. J'ai hésité puisque celle nommée "Vieilleries-archives" pourrait bien convenir... mais au vu des livres que j'ai encore en réserve, ça vaut peut-être le coup de distinguer.  Voilà c'était ma séquence "vis ma vie de blogueur esseulé face à son écran".

Ceci dit, j'en profite pour rappeler que:

- la fonction RECHERCHE (tout en haut) fonctionne assez bien si vous voulez y retrouver quelque chose (J'utilise plus volontiers google en écrivant "surjeanlouismurat  + ce que je recherche").

- il est possible de vous abonner pour être informé de tous les articles (case newsletter). Vous pouvez également activer les notifications sur la page facebook :Surjeanlouismurat, blog non officiel.

- En ce début de campagne promotionnelle, cela  vaut le coup de le redire: j'ai besoin de vous! N'hésitez pas à me faire un petit mail (par la partie "contact") si vous avez connaissance d'un article dans votre gazette, votre radio locale, tout ce qui pourrait échapper à une présence sur la toile! Et si vous avez envie de participer plus activement à l'écriture (si vous êtes parisien ou clermontois, ça serait super), je prends les candidatures!

 

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Revenons-en à nos moutons...  voilà donc ce qui inaugure la catégorie Bibliographie:  Le volume 2 des chroniques d'Yves Bigot : "UN AUTRE MONDE, les amours de la chanson française et du rock, volume 2: De Téléphone à Christine And The Queens" chez Don Quichotte (isbn  978-2-35949-603-1).

J'avais acheté le premier "Je t'aime moi non plus" mais le style m'a un peu assommé: Bigot a tendance à avoir du mal à choisir ses adjectifs et les listes de chanteurs et de chansons sont indigestes (ça fait très érudit certes). Ce volume 1 contient une chronique sur Manset. J'ai dû me résoudre  à acheter le deuxième puisque Bigot y parle de Murat. Comme avec les autres, l'auteur s'appuie beaucoup sur les anecdotes personnelles, ses rencontres, mais sans pour autant oublier l'oeuvre et le parcours.

La chronique sur MURAT se trouve sur : Google book ,

Je me permets donc également d'en reproduire via des photos l'intégralité ci-dessous.

C'est intéressant:  Des bouts d'interview assez rares, assez précises, passage sur son érotomanie,  la description d'une personne accessible et gentille acceptant de nombreux projets de collaboration: dignity, album pour Vartan...   Mais on remarquera une  petite erreur de date  (si je devais manquer de toi, indiqué en 88) , et des  raccourcis (on passe du tube  fondateur à l'anecdote du mendiant à rio), et également   Camille qualifiée de "choriste d'un soir"!!  Je note également la notification biographique d'un deuxième divorce et d'un deuxième enfant... et la confirmation par un acteur direct de l'époque chez Europe 1 de l'intervention d'un papa suite à la diffusion de "suicidez-vous...".

Enfin, notons que dans la longue liste des remerciements, on trouve le nom de Marie Audigier.

 

Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"

Allez, pour compléter un peu, voici la chronique du livre chez CAUSEUR... qui bien entendu se plaint de la critique faite au VIP  Finkelkraut... et parle de Duran Duran, le groupe tellement essentiel.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #bibliographie

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Publié le 19 Octobre 2017

CA Y EST!! IL REVIENT!!    "TRAVAUX Sur la N89"

Le nouvel album de Jean-Louis Murat s’appelle  TRAVAUX SUR LA N89.  

Il sortira le 24 novembre en CD (digipack + poster) ; LP (180g, couleur bleue, code de téléchargement, édition limitée) ; DIGITAL. Toujours chez PIAS

EN PRECOMMANDE:

http://smarturl.it/JLMuratTravauxN89

 

Joli titre.. toujours tourné vers l'Auvergne (je ne vais pas dire autocentré!) et peut-être inspiré par les travaux dans les virages de Massagettes  de ce début d'année.... euh...    avec un visuel plutôt original ( artwork : Rachel Cazadamont, H5 . Le titre est un petit clin d'oeil pour moi, habitant  sur un axe d'une ancienne "N."... et qui ne se fait pas au "déclassement" en départementale 1000 quelque chose de ces hauts-lieux du tourisme et du voyage que sont nos anciennes nationales...  Je continue donc toujours à parler de "nationale" http://fr.wikipedia.org/wiki/Route_nationale_89_(France)

 

VOICI LE TRAILER... et c'est surprenant:

 

Si le trailer est fidèle à l'album, cela pourrait être celui le plus expérimental depuis un grand bail...  avec plus d'électro et de sons synthétiques... marquant ainsi le retour de Denis Clavaizolle aux côtés de Jean-Louis...  Intrigant... Mais il semble que Jean-Louis a réussi à se renouveler... Mais wait and see... en attendant sans doute un nouveau single... mais l'album sera vite là! Un mois à peine... On a sans doute voulu jouer la surprise!

 

Le site officiel a pris ses nouvelles couleurs:

http://www.jlmurat.com/

et on a tous les titres:   J'avais bien reconnu Morgane sur le trailer...

Certains titres semblent dans la normalité muratienne (Le chat, travaux sur la N89, la vie me va, ALAMO(!)), garçon, d'autres sont plus surprenants: Dis le le, sole mio (une reprise?, non???). Chanson de Sade ou la référence au clermontois Pascal sont en tout cas prometteurs.  Autre name dropping : Coltrane... Moise (ça devait être dans les tablettes à moins que ce soit une commande), Alco (encore un auto-portrait?) ou encore Johnny (encore un Johnny  frenchysé?).

 

Un CD, de 14 titres :

  1. Les pensées de Pascal
  2. Cordes
  3. Dis le le
  4. Alco
  5. Johnny roide
  6. Travaux sur la N89
  7. La vie me va (avec Morgane Imbeaud)
  8. Coltrane
  9. Alamo
  10. Garçon (avec Morgane Imbeaud)
  11. Le chat
  12. Quel est le problème Moïse
  13. O sole mio
  14. Chanson de Sade

… et un très beau vinyle bleu de 11 titres en édition limitée (avec un code de téléchargement) – en précommande ICI :

Face A :

  1. Les pensées de Pascal
  2. Cordes
  3. Dis le le
  4. Johnny roide
  5. Travaux sur la N89

Face B :

  1. La vie me va (avec Morgane Imbeaud)
  2. Coltrane
  3. Garçon (avec Morgane Imbeaud)
  4. Le chat
  5. Quel est le problème Moïse
  6. Chanson de Sade

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Travaux sur la N89

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Publié le 18 Octobre 2017

Bonjour Messieurs, Mesdames (je me rends compte que je suis très impoli depuis 8 ans... et que je dis rarement bonjour, sans parler de mes fautes d'orthographe et de la  mise en page dégueu... et bein, je m'en fous!  RANCHERO Toujours!! (enfin :parfois moins que d'autres.. surtout quand je relis mes articles et qu'une légère honte  m'envahit. Enfin soit passons).

Vous allez bien? tout ça? Vous êtes fébriles? C'est long, hein? 

18 mois sans aucune nouveauté?

Mais arrêtez donc de vous plaindre bon sang de bois!! Est-ce que les fans de Ferré et de Brassens, on les entend  se lamenter??  Et puis bon sang de bois²,  des nouveautés, pour le coup, on n'en a pas manqué!   Les chansons signées pour Morgane Imbeaud, et Matt Low, et puis pour Indochine!  ET je ne reviens pas sur les très beaux textes pour ERIK E (son interview par M).   Alors, je vous remercie d'y rejeter une petite oreille afin de soutenir  les petits coups de pouce de Jean-Louis aux amis.

 

 

1)  Alors, justement   - CHANSON DE - , cette semaine, on a pu écouter un nouveau texte inédit de Jean-Louis Murat pour Matt LOW.   16e semaine de sa campagne "Une chanson par semaine". Et un nouveau texte de Murat ne peut pas avoir eu seulement 155 vues en 3 jours...  même si c'est une mini chanson de 1'58, "Matterhorn" (alias le CERVIN, la montagne emblématique de Zermatt et de la Suisse).  

 

 Bon, j'en fais beaucoup pour un minitexte? Euh... ce n'est pas la quantité qui compte.... Moi, je trouve l'ensemble très réussi.

Rappel: textes de Bergheaud pour  Hendaye  et Manier la fauxou encore A en devenir fou

 

2)  CHANSON SUR

Je vous avais déjà fait écouter une chanson consacrée à Jean-Louis Murat par le groupe lyonnais DORY4 via une vidéo live. Cette chanson sera  dans  leur nouveau disque   TRIBUTE TO LIFE qui va voir le jour prochainement après une campagne de Crowfounding.

Après 10 ans en mode quatuor, un album studio et pas mal de concerts sur Lyon et Rhône-Alpes, les Dory passent en duo à partir de 2010. Nos 2 compères résident à Lyon mais, autant vous le dire tout de suite, ils sont farouchement attachés à leurs origines auvergnates. D'ailleurs, un lancement officiel de ce nouvel album place de Jaude ne serait pas pour leur déplaire... à défaut, on fera ça place Bellecour ou au Trocadéro. On vous promet, les KissKissBankers, vous serez tous invités.  

12 chansons, 12 portraits... comme une ode à la vie en 12 nuances de dory. Chaque chanson est dédiée à une personne connue ou pas et qui a inspiré l'auteur - FAYE - par sa personnalité, sa chaleur, son talent, son histoire, ses forces et... ses failles bien sûr.

Parmi les personnalités croquées : Raël, Eva Green, Jean-Louis Murat, Alain Bashung, Kristina Rady mais aussi des histoires plus intimes qui touchent l'auteur de très près... Une mise à nue qui va parfois jusqu'à l'amor.

Sur chaque texte - en français of course - le compositeur - XTOF - a concocté un habillage pop rock sur-mesure pour créer une petite histoire originale dans un esprit live. Un style franc, sans ornements ni surcharge pour préserver précieusement cet esprit frais et spontané.

Et pour accoucher du bébé, les dory ont souhaité privilégier l'humain et l'échange artistique. D'où le choix de collaborer avec François Serin - alias Lauren Stuart - pour la partie enregistrement/mix. Un talent que les habitués des salles rock lyonnaises connaissent bien. 

 

J'aime beaucoup le riff et le texte avec ses clins d'oeil est plutôt bien troussé... même si le terme Bougnat n'est pas forcement très apprécié je pense à Douharesse... Mais Jean-Philippe l'auteur est de Thiers... et qui plus est, petite indiscrétion que je me permets, c'est un  ami de la famille Bergheaud lyonnaise.

 

La chanson sur Bashung est également en écoute.

 

 

LE LIEN EN PLUS

Ce vendredi et samedi, reprise de   MMMM, le spectacle de TOUSSAINT et d'Alexandre Rochon avec les DELANO au théâtre du Rond-Point. https://www.theatredurondpoint.fr/spectacle/m-m-m-m/

 

Les Delano était avec Emmanuel Laborit à Clermont la semaine dernière (on avait parlé de ce spectacle).  Voici une trace de ce spectacle avec la trompette de BABEL, Mister QUINET JULIEN.

Les Delano était avec Emmanuelle Laborit à Clermont la semaine dernière (on avait parlé de ce spectacle).  En voici une trace  avec la trompette de BABEL, Mister QUINET JULIEN.

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 16 Octobre 2017

Inter-ViOUS ET MURAT n°27 :    NESLES

NESLES avec son album PERMAFROST qui est sorti le 29 septembre (chez Microcultures) vient de recevoir un accueil enthousiaste de la presse et FIP l'a mis à l'honneur. Didier Varrod (et merci Didier, bien-sûr) s'est dit « Ébloui par l’univers de NESLES, son charisme, son écriture». Francofans ou Mandor parlent de grand disque de l'année... Et vous savez quoi? Nesles était de mes contacts facebook depuis un long moment... et j'avais oublié... et splendidement ignoré ce qui pouvait me passer sous les yeux (ou pas, faute à ce satané algorithme de fb).  Pourtant, il m'a fallu d'une écoute d'une chanson pour me convaincre qu'il fallait que je vous en parle... Et devinez quoi:  Murat est bien sûr convoqué (les amis de ADA parlent d'une filiation avec Miossec, Dominique A, Jean-Louis Murat et Bashung... et Manset est cité dans le dossier de presse). Son album a été réalisé par Alain Cluzeau, croisé chez Belin, Les Dyonisos, Ruiz,  Bénebar ou encore Bastien Lallemant et Nery. A l'occasion de son passage aux 3 baudets le 17/10, voici une petite interview!

- Quel est votre parcours musical?
 
Nesles: La musique a toujours existé très fortement chez nous. Mais on écoutait du classique exclusivement. Même si j’y suis revenu plus tard avec un bonheur infini, ça a posé quelques problèmes. Surtout à l’adolescence.
Mes études de musique ont été assez chaotiques, et j’ai fini par me faire virer du conservatoire pour avoir refusé d’apprendre la clé de Fa.
Ce qui m’intéressait c’était de jouer, de monter des groupes, de composer, d’écrire. J’avais peu de patience. Et un appétit féroce - ce qui est toujours le cas.
La musique à papa ou les pièces contemporaines pour guitare me faisaient copieusement chier.
L’effervescence, la créativité, je les trouvais au collège, au lycée, à la fac, dans la rue, les salles de concerts, les clubs, les cafés, les bars, les réunions clandestines et nocturnes entre copains pour écouter les trouvailles des uns ou des autres…
Deux frangins de mon quartier étaient assez fortiches pour ça. J’ai dû squatter leur chambre à peu près aussi souvent que leur petite soeur pour écouter leurs dernières acquisitions ! On pouvait écouter un album en boucle pendant des mois jusqu’à en user la cassette ou le vinyle. Aujourd’hui encore quand j’écoute certaines chansons de cette époque, j’entends le saphir qui saute !
Et puis j’ai eu quelques chocs en Angleterre. À Leeds notamment.
D’ailleurs au départ je n’écoutais que ce qui venait d’Angleterre. C’était une obsession. Je passais mon temps à décortiquer les albums des groupes que j’aimais, à scruter les pochettes, à essayer de comprendre comment étaient construites leurs chansons - qu’elles aient 12 ou 2 accords. Le look des anglais me fascinait. Ce n’est que plus tard que j’ai commencé à m’intéresser à l’Amérique et la France - principalement par le biais de la littérature.

 
 
- Qu'est-ce qui s'est passé exactement à Leeds?
 
Nesles: Alors qu’en France nous passions pour des marginaux, des asociaux ou des snobs avec nos groupes pop et punk anglais (bien souvent totalement inconnus ici) là-bas c’était normal de les écouter. Ils faisaient partie du quotidien. Du matin jusqu’au soir, du soir au matin, à la maison, à la radio ou au pub du bout de la rue, ces groupes que vous chérissiez vous accompagnaient sans discontinuer !
Quand vous évoquiez les Undertones, les Clash, les Lotus Eaters ou Joy Division, personne ne vous regardait comme un martien. 
Et les magasins de disques débordaient de perles introuvables même à Paris.
Pour moi c’était miraculeux !
 

 
 
- Jean-Louis Murat pour vous? (découverte...)  

 
Nesles: Je me souviens parfaitement du clip de « l’ange déchu » vu une nuit d’insomnie. Ça m’a tout de suite parlé. Ça sortait de nulle part. 
Je me souviens m’être aussitôt demandé qui était ce type. Ça me faisait penser à Daho mais en vénéneux. Ça sentait le bad boy lettré et torturé.
Et le texte me parlait terriblement.
Sa voix aussi.

 
 
- Est-ce qu'il y a une chanson dans votre répertoire qui vous évoque Murat, ou qui a été directement inspiré par lui?   
 
Nesles:Non, je ne crois pas.
Je suis assez mal placé pour parler de ça en fait; je n’ai pas le recul nécessaire.
Après, nous avons certaines références communes, certains auteurs ou songwriters ou écrivains que nous partageons, c’est indéniable.
Mais ça s’arrête là. Nos sensibilités me semblent assez différentes.
Après, Murat est bien sûr pour moi un pilier, un élément fondamental du paysage. Et j’adore ses coups de gueule que j’ai toujours trouvés extrêmement sains.

 

 
- J'avais un peu imaginé que vous alliez me parler de la chanson qui parle des forêts…
 
Nesles: Je n’aime pas trop me livrer aux explications de textes.
Je préfère que chacun s’approprie les chansons et en fasse ce qu’il veut.
À partir de maintenant ça ne m’appartient plus.

 

 

Inter-ViOUS ET MURAT n°27 :    NESLES

- Pouvez-vous nous parler de ces "références communes"  avec Murat? Quelle importance  ont-elles  pour vous? Et au-delà, quelle relation avez-vous avec vos "références" ?Je veux dire par là : Est-ce juste des références, ou des modèles, des objets de "culte" et de vénération?) 
 
Nesles:   Je ne verse pas trop dans le culte ou la vénération. Je n’ai jamais été un « fan » - c’est un concept qui m’échappe.
Par contre j’aime passionnément certains artistes. Parce que certains d’entre eux m’ont aidé à me réconcilier avec cette vie, à canaliser mes colères. Il y a un moment où certains d’entre eux deviennent des amis parce qu’ils vous accompagnent. En ce moment Henry Miller, Duras, Annie Ernaux, Thoreau, Springsteen, Manset, Mozart, Art Pepper, Kurt Wagner, John Grant, Patti Smith… 
Une journée sans lire ou sans écouter de musique est une journée perdue.
J’en ai besoin pour me nourrir, avancer, essayer de comprendre ce que je fous là.
Donc je ne suis pas fan de Murat au sens propre. Par contre je pense qu’il est incontournable, indispensable, majeur même; et chaque album qu’il sort m’intéresse. Il est hors norme, comme la plupart des artistes que j’apprécie, et il se fout totalement des modes. J’aime cette liberté, cette insolence.

 
 
 
- Meilleur album de Murat pour vous?   Vos 3 chansons préférées de Murat et pourquoi bien sûr?  
 
Nesles: Ce serait bien présomptueux de prétendre que tel album est meilleur que tel autre. Mais ‘Cheyenne Autumn’, ’Mustango’ et ‘le Moujik et sa Femme’ sont des albums que j’ai énormément écoutés.
 
- Les 3 chansons auxquelles je pense là tout de suite :

  • « Foule Romaine ». Murat y est immensément joueur et sensuel. C’est l’alliage parfait de la simplicité et de la sophistication. C’est aussi très élégant, tout en restant un poil âpre. En général l’ambivalence me plait. Ici on est servi.
  • « les Hérons ».  Adéquation totale entre le texte et l’ambiance musicale, montée en puissance du titre, thèmes et chorus du Fender Rhodes sublimes. Un bon aller-retour dans la gueule, mais ‘l’air de rien’. Magnifique !
  • « L'Anéantissement d'un Coeur ». Ne serait-ce que pour cette  splendide et féroce phrase : « nos gémissements manquaient trop de franchise ».
  • Quel artiste ne rêverait pas d’écrire un truc pareil ?

 
- L'avez-vous vu en concert? Des impressions, des souvenirs?   


Nesles: Une seule fois; dans une salle culturelle de l’ouest parisien où j’étais invité. Étrangement je n’en ai aucun souvenir - mais ça tient plus à moi qu’à lui !
 

 

- Cette question qui permet de laisser le chanteur dire ce qui lui tient à coeur:   Est-ce que vous pouvez nous parler de 3 chansons du disque, que ce soit sur le texte, la musique, l'inspiration, la conception, la production, l'enregistrement... ou l'ensemble à la fois?   


Nesles: C’est un album qui a longuement mûri. La plupart des titres de ‘Permafrost’ ont été joués sur scène, ce qui leur confère une sorte de patine. Je n’aime pas quand ça sent trop le neuf. Je préfère le vécu, le grain, les rides, la poussière. J’ai une affection particulière pour tout ce qui a été affecté par le temps. C’est ce qui m’inspire le plus. Et c’est aussi ce qui m’attire le plus chez les artistes que je ‘fréquente’ assidûment.


- Vous avez parlé de l'album et pas de chansons en particulier... Est-ce que c'est parce que vous ne voulez pas faire sortir du lot quelques chansons  et que vous tenez à "l'unité de l’album"?
 

Nesles: Tout à fait.
 

- L'originalité du disque tient selon moi à votre voix ( vous parliez de patine!, ça peut en faire partir) et à l'orchestration de cordes. Est-ce que ça a été un travail particulier? (euh... bon, la bonne question ne me vient pas...donc, je vous laisse me dire ce que ma remarque vous inspire!!)
 
Nesles:  Merci d’y être sensible.
Je crois que la voix est le reflet exact de ce que l’on est. Difficile de tricher avec elle.
Ou alors, je ne saisis pas bien l’intérêt, je ne vois pas où ça mène.



 
- Vous  avez fait du théâtre, couru les castings (c'est bien sûr un point commun avec Murat qui a un peu fait l'acteur). Est-ce que l'acteur a un peu façonné le chanteur actuel (même si vous étiez d'abord musicien)?  Et quel est le milieu que vous jugez le plus difficile?

Nesles:  Je n’ai pas à proprement parler ‘couru les castings’. Quand on me propose un rôle qui m’intéresse, je le prends, c'est tout.
J’ai eu la chance de côtoyer des personnalités riches et complexes comme Patrice Chéreau, Diane Kurys, Martin Prévost, et bien d’autres.
Tout en poursuivant mon travail de songwriter.
Tout ça s’est donc construit en même temps. Depuis l’enfance.
En passant me voir en studio, Yvan Attal avec qui j’avais tourné m’a un jour confié qu’il m’enviait parce que, contrairement à lui qui galérait pour monter ses films, je pouvais composer, jouer et produire ma musique beaucoup plus facilement et surtout plus librement. C’est en partie vraie. Mais le problème de la diffusion demeure - qu’on soit écrivain, peintre, cinéaste ou compositeur. S’il n’y a personne pour écouter vos chansons, à quoi cela sert-il ? - hormis peut-être à évacuer un bouillonnement intérieur qui doit bien s’exprimer et qu’il faut impérativement évacuer?

 

Après il s’agit de 2 milieux très différents, et je n’en juge pas un plus difficile que l’autre
Tout est question de tempérament, de savoir où on veut être. Et de rencontres…

 

 
- Est-ce que vous continuez à faire le comédien ?
 
Nesles: Bien sûr oui ça m’arrive.  (NDLR:  filmographie et aussi ici)
 
 
- Du côté de Mandor, vous dites que la musique vous a empêché de crever des dizaines de fois. Chez Murat, la dépression et le spleen ont bien sûr été un élément important dans la création, mais aussi en partie parce qu'il était mal à l'aise avec le statut d'artiste, d'où son idée de revenir paysan ou de se définir comme un artisan quotidiennement à l'effort.  L'artiste est-il forcement un "albatros"?

 

Nesles:   Votre question sous-entend qu’il faudrait souffrir pour être un artiste.
Je ne crois pas à ce mythe romantique - comme à d’autres poncifs d’ailleurs (l’inspiration mystique, mourir jeune, se défoncer, etc). Je ne crois qu’au travail. C’est peut-être ce que Murat appelle être artisan…
Je ne suis pas quelqu’un de dépressif, mais plutôt d’angoissé. C’est très différent.  Or le doute et l’angoisse sont de très puissants moteurs chez moi.

 
- Dernier point commun avec Murat, le rapport  érotique à la création. Est-ce que certains vers ou textes sont des "implicit" lyrics dont vous seul avez les clefs?  Est-ce qu'il est difficile de concilier cela avec votre souci de vérité et la pudeur (le refus d'être dans le dégueuli de sentiments impudiques"?  Vous êtes un anti-Brel comme Murat?
 
Nesles:   Je ne suis pas un anti-Brel
Mais comme l’a formulé Bashung, Brel m’a terrifié - surtout enfant.
Ça peut être dérangeant, éprouvant de l’écouter, de le regarder. J’en conviens.
Parce que c’est entier, d’un bloc. Comme Ferré ou Barbara. 
Brel vit ce qu’il chante, sans aucune retenue, sans distance. Mais ça ne me choque pas. Ce n’est pas vulgaire pour moi. Ça a juste dû être une terrible souffrance pour lui, plus qu’une catharsis, et je ne l’envie pas.
 
En ce qui concerne ce que j’écris, je ne prétends pas être seul détenteur de prétendues clefs. Il n’y pas de clefs. Juste des sensations, des impressions, des pistes. Ensuite, mes chansons appartiennent à qui veut. Ça n’est même plus de mon ressort.
 
Quant au rapport érotique à la création, je le revendique totalement, oui. Je ne cherche plus à lutter contre, à le nier, ce serait mensonge et peine perdue.
C’est un acte de désir et de plaisir. Total.

Inter-ViOUS ET MURAT n°27 :    NESLES

Interview réalisée par mails du 24/09 au 8/10/2017. Merci Nesles!

Plus d'information:

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 5 Octobre 2017

Clermont-Ferrand vs Télérama
Clermont-Ferrand vs Télérama
Clermont-Ferrand vs Télérama

 

Depuis hier,  buzz médiatique autour de Clermont-Ferrand, autour d'une thématique dont nous avions parlé ici... et je ne résiste pas au plaisir de vous faire repartager tout ça à cette occasion.

Alors qu'est-ce qui se passe?

Télérama a consacré sa couverture à Clermont, et un article, en vue d'une rencontre-débat qui devait être organisée ce week-end avec la rédaction dans cette même ville, tout cela dans le cadre d'une candidature "Capital Européenne de la culture".

A la surprise générale, le Maire de la ville M. Bianchi, offusqué,  a diffusé immédiatement une réaction...

 

Clermont-Ferrand vs Télérama

Sur le facebook de la ville, Emmanuel Tellier interpelle les commentateurs locaux :

- "Avez-vous lu l'article ?"

- " Je vous envoie l'article en PDF si vous le voulez. Vous pourrez juger."

-" Lisez-vous le journal ? Il a plus de journalistes venus de villes de "province" à la rédac que de parisiens de naissance, et toutes les semaines, des reportages, papiers, compte-rendus d'expos et pièces partout en France. Reporter, je viens d'aller, en moins de 10 jours, à Tourcoing, Cannes, Tours... Et je devais aller à Clermont demain. Sauf que non, finalement".

 

Et oui, Télérama vient d'annoncer que ces deux jours de débat étaient du coup annulés! Le message de Fabienne Pascaud

Je ne lis pas tous les commentaires sur fb, ils sont assez consternants et nauséabonds pour les plus nombreux puisque peu ont lu l'article incriminé.  Il est désormais en ligne et on peut donc déterminer si cet article est si négatif que cela pour la ville.

http://www.telerama.fr/divers/clermont-ferrand,-puy-de-culture,n5250417.php

Mince! C'est un travail journalistique! Et l'auteur se permet de glisser quelques critiques!

Qu'est-ce qu'ils sont susceptibles ces clermontois!!

 

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La polémique dans LA MONTAGNE : http://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/environnement/puy-de-dome/2017/10/05/polemique-telerama-que-pensent-les-clermontois-du-jardin-lecoq_12578607.html

http://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/loisirs/fetes-sorties/2017/10/04/le-poussiereux-jardin-lecoq-colere-du-maire-de-clermont-apres-un-article-de-telerama_12577094.html

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Alors évidemment, mon ancien correspondant clermontois Matthieu vous aurait parlé tout ça mieux que moi.. mais rappelez-vous quand il était encore là, nous avions publié une "missive pro-clermont", auquel le courrier du maire fait penser immédiatement. A l'époque, l'association COORDINATION POUR LA REVALORISATION DE L'IMAGE DE CLERMONT-FERRAND avait voulu  protester contre la mauvaise image de Clermont que j'aurais véhiculée dans le clip "je traine et je m'ennuie".

 

 

 

La missive pro-Clermont: http://www.surjeanlouismurat.com/article-une-missive-pro-clermont-108219313.html

COMMUNIQUÉ COMMUN

DE

L'ACC (ASSOCIATION DES CLERMONTOIS EN COLÈRE )

ET DE

LA CRICF (COORDINATION POUR LA REVALORISATION DE L'IMAGE DE CLERMONT-FERRAND)

 

 

 

                                                                           À l'attention de M. Pierrot.
                                                                                                   Responsable du site www.surjeanlouismurat.com

 
                                                                                               Clermont-Ferrand, le 13 juillet 2012

 

        Marceline De Blatin 
        Secrétaire Générale de l'Association des Clermontois En Colère.

 

                    Monsieur,

      Nos deux associations  qui se sont souvent opposées par le passé (notamment pour savoir s'il aurait été souhaitable qu'Olivier Bianchi, notre adjoint à la Culture, entame un régime Dukan ou si le tramway n'aurait pas gagné à être repeint en jaune et bleu), ont cette fois jugé utile d'unir leurs forces   :  il est en effet de notre devoir de  réagir avec la plus extrême vigueur à la campagne de dénigrement que vous menez actuellement à l'encontre de la ville de Clermont-Ferrand, via votre blog. Par la présente, nous vous demandons instamment de cesser de calomnier notre bonne ville, sous peine de poursuites judiciaires.

 

     Voilà en effet plusieurs semaines, Monsieur, que vous prenez un malin plaisir à répandre à travers les articles que publie votre officine l'idée selon laquelle Clermont-Ferrand serait une ville ennuyeuse. Tout est parti, semble-t-il, d'une ignominieuse chanson écrite il y a trente ans par M. Jean-Louis Bergheaud, qu'un maigre public connaît mieux sous le nom de Jean-Louis Murat. Ce monsieur, à qui l'idée que je me fais de la culture, telle qu'ont su l'incarner avec éclat des figures locales comme Mme Claire Chazal, M. Jean-Luc Petitrenaud et Messieurs Giscard d'Estaing (père et fils),  m'empêche d'attribuer le nom d'artiste, se plaît depuis plusieurs années déjà à multiplier les propos malveillants sur notre belle métropole, en s'en prenant à longueur d'interviews à ses habitants, ses étudiants, ses musiciens et  en traitant sa mère nourricière, l'industrie MICHELIN, plus bas que terre par un silencieux mépris.  

    Le comble est que ce triste individu proclame par ailleurs à qui veut bien l'entendre son attachement à l'Auvergne, sans doute dans l'espoir mesquin de s'attirer la sympathie de quelques auditeurs régionalistes. Ainsi, il y aurait la belle Auvergne et l'affreuse Clermont-Ferrand ? Mais que serait l'Auvergne sans Clermont-Ferrand ? Un désert, Monsieur, un désert où survivraient avec peine, dans un dénuement complet, quelques milliers de paysans et autres bovidés et qui ne serait visité que par une poignée de touristes en mal d'exotisme.  Mais il est vrai que M. Murat se prend lui-même pour un moujik. Qu'il émigre donc en Sibérie ! Oui, il est temps de l'affirmer avec force : l'Auvergne ne serait rien sans son auguste capitale. Je rappelle que le sieur Murat, quant à lui, est originaire d'une bourgade dont l'énoncé du nom suffirait à faire se gausser la France entière et que ses parents ont sans doute été fort soulagés de pouvoir lui donner la vie en toute sécurité dans l'un de nos formidables hopitaux. Lui-même a d'ailleurs dû être ravi de pouvoir trouver asile dans le quartier Vallières au cours des années 80... Cependant, tant d'ingratitude n'a rien d'étonnant : "Elève des corbeaux et ils te mangeront les yeux !"

 

       Mais la haine de M. Murat pour Clermont-Ferrand ne date malheureusement pas d'hier. Il a en effet commis il y a trente ans une chanson que tous les vrais amateurs de musique avaient pris soin d'ignorer et qu'il a cru bon de rechanter sur scène voilà quelques semaines, au cœur même de notre accueillante cité. Dans cette ritournelle dont le narcissisme n'a d'égal que l'insignifiance, M. Murat se décrit en train de traîner et de s'ennuyer dans les rues de Clermont-Ferrand... alors que sa chanson prouve dans le même temps qu'il y a mille activités possibles dans notre chère ville : on peut y aller au ciné, y donner son sang, y chercher l'amour... (et il omet de dire que  nos brocantes regorgent de recueils de poétesses méconnues...).  

 

      Non content de ressortir son "œuvre" d'un oubli qui lui convenait parfaitement, M. Bergheaud a poussé la provocation lors de son récital, jusqu'à accompagner celle-ci de commentaires sarcastiques que la politesse m'interdit de reproduire ici. C'en est assez ! Que vous admiriez  -sous le couvert de l'anonymat!-, Monsieur Pierrot, un chanteur qui ne doit sa minuscule notoriété qu'à la complaisance ignare d'une poignée de journalistes parisiens qui ne sauraient même pas situer Clermont-Ferrand sur une carte, c'est votre droit. Mais que vous colportiez comme vous le faites depuis des semaines cette idée que Clermont-Ferrand serait une ville où l'on s'ennuierait, qui plus est en produisant même un clip pour cette chanson,  les Clermontois ne peuvent le tolérer plus longtemps !  Il est rigoureusement impossible de s'ennuyer à Clermont, il est impossible de s'ennuyer à Ferrand,  nous ne connaissons pas l'ennui à Clermont-Ferrand !  Si quelqu'un s'ennuie ici, c'est qu'il l'a décidé !  
 

     Apprenez ainsi que notre merveilleuse agglomération accueille en ce moment-même une compétition sportive de dimension internationale, qui n'a certes rien à envier à la manifestation qui se déroulera dans quelques jours à Londres. En effet, Monsieur, Clermont-Ferrand organise ces jours-ci le championnat du monde de billes. Oui, Monsieur, de billes ! L'événement est suffisamment considérable pour que La Montagne lui ait consacré sa une dans son édition du 12 juillet. Pas un article discret en page 7 ou une demi-page dans la rubrique "Sports", non la une. Je vous parle bien de La Montagne, le grand journal régional fondé par Alexandre Varenne qui a été, je vous le rappelle, désigné en 2010 comme le meilleur quotidien français. Et puis, évoquons aussi la place du 1er mai, où  se dresse fièrement dans notre ciel actuellement,  le plus grand toboggan gonflable du monde!   Voilà deux exemples assez éloquents, me semble-t-il, pour anéantir les quolibets sous lesquels vous essayez d'ensevelir notre cité si vivante!  

 

billes-la-montagne.png

 

     Vous avez récemment publié un article dans lequel vous disiez randonner en chantant l'odieuse chanson que j'évoquais plus haut. Et vous avez voulu narguer le bon peuple clermontois avec des photos de votre excursion. Mais sachez, Monsieur, que les Clermontois n'ont que faire des images des montagnes qui entourent votre patelin. Ils s'enorgueillissent au contraire de vivre dans une ville en travaux, une ville où l'on bâtit, une ville où l'on bétonne. Oui, à Clermont, nous bétonnons et nous en sommes fiers !

     Pour terminer, je me dois de rappeler certaines réalités qui pourraient avoir échappé à des lecteurs de votre blog qui auraient naïvement accordé leur crédit à la contre-publicité scandaleuse que vous nous faites.

     Je vous précise donc que Clermont-Ferrand, aux couleurs chatoyantes de gris et noir, est une ville jeune et dynamique, dont le cœur palpite au rythme de l'incessante activité des dizaines de milliers d'étudiants qui y résident. Parmi ceux-ci, nous nous flattons de compter nombre d'étudiants chinois venus trouver dans la cité arverne les connaissances et la culture qui leur permettront ensuite d'insuffler à leur petit pays un dynamisme comparable à celui de notre ville.

     Clermont-Ferrand est aussi une future métropole européenne à taille humaine, un carrefour des civilisations où viendra bientôt s'arrêter le Train à Grande Vitesse... Et je ne vous parle pas du Panoramique des Dômes, merveille technologique qui, contrairement à ce que laissent entendre certaines rumeurs malveillantes, fonctionne très bien et permet désormais à des centaines de milliers de touristes d'admirer la magnificence de notre ville, sans avoir à se salir les pieds en traversant d'inutiles et fangeux pâturages.
 

 
 

     Tant d'attraits ne sont pas dus au hasard. Notre ville est en effet administrée avec talent, imagination et exemplarité par une majorité municipale socialiste, donc normale. Une équipe conduite avec fougue et panache par un maire lui aussi dynamique et normal qui va sur ses soixante-dix-sept printemps.

     Enfin, Monsieur, comment ne pas vous rappeler à vous qui vous targuez d'être mélomane, que Clermont-Ferrand est la capitale française du rock n' roll, une ville qui regorge de jeunes groupes autrement plus talentueux que le misérable et médisant saltimbanque si cher à votre cœur, une ville dont les rues vibrent au son d'hymnes à la liberté et à l'hédonisme chantés par nos jeunes enfants dans la langue de Shakespeare.

     Non, Monsieur, n'en déplaise au sieur Murat, Clermont-Ferrand n'est pas une ville où l'on traîne et où l'on s'ennuie. Clermont est une ville rock et l'on y joue aux billes. Qu'on se le dise !

 

 

                                             Marceline De Blatin

                                             Secrétaire Générale de l'Association des Clermontois En Colère.

 

 

 Je ferme là les guillements : "  .

  ET VOICI MA REPONSE :

Madame, sachez que la muranitude est un combat... parfois contre soi-même... mais souvent contre son père fondateur... et son rejet de Clermont fait bien sûr partie des éléments difficiles à vivre.   De Koloko en koloko, nous aimons Clermont... même oui, notre credo, notre confiteor est bien :

je suis heureux
ça c'est montagne
amoureux
ça c'est la montagne
tu peux au mieux
être rivale
tu peux au mieux
dans tout cet attirail

 

Et nous aimons bien nous faire du mal... comme lui nous en fait parfois... Alors, voici quelques uns de ses propos sur Clermont (j'en rajoute pour vous faciliter vos démarches judiciaires).

Je réouvre des guillements,  Murat speaking :  " 

  

 

   la petite ville, pour moi, c'était La Bourboule. j'étais toujours avec mon grand-père, on voyait trois bœufs par jour. L'école, aller en ville, c'était une vraie terreur. Après, il y a eu Clermont-Ferrand. Mes parents s'en souviennent très bien: j'ai toujours été malade pour aller à Clermont-Ferrand. j'ai toujours tout fait pour ne pas y aller. On s'arrêtait tous les dix kilomètres, j'étais malade en voiture, j'y restais couché tant qu'on était dans la ville. Depuis, j'ai la haine des citadins. Je vois chaque citadin comme un déserteur. Je leur souhaite le pire. Que toutes les villes soient rasées, qu'il ne reste absolument plus rien. Déjà, avec les filles, ça ne marchait pas du tout. Elles trouvaient toujours que je sentais la bouse de vache. Je me retrouvais toujours en marge. Même dans la classe. Toujours celui qui pue. Surtout à partir du mois d'avril, autour des vacances de Pâques, j'amenais du fumier, j'avais des pièces pour charger un tombereau chez les voisins. Et dans cette petite ville de La Bourboule, mille huit cents habitants, j'étais toujours en marge. Je les déteste tous encore. Tous. Je n'y fous jamais les pieds. Jamais je ne pourrai vivre avec une fille de la ville.

 - Mais en ville, c'est une catastrophe. En ville, la vie n'existe plus. A part regarder les filles, il n'y a rien d'autre, quelques sourires, quelques regards, une démarche ou une silhouette. Sinon, une torture.

-  Rien des noirceurs de la pierre clermontoise, cathédrale de lave, irriguée de ruelles aventureuses, avenues Michelin, bancs d'essai des pneus. Le point de passage obligé "pour aller àla capitale, et encore, ce n'est pas facile, le Téoz (nouveau train Corail de la SNCF) est déjà déglingué, quelle honte" (nouveau coup de patte).

    -Moi je ne suis pas Clermontois. Pour nous à La Bourboule, Clermont, c'est Versailles. On déteste. C'est un peu l'émergence de la musique des bobos clermontois.

 

Ce  n'est que quelques citations trouvées en quelques minutes... 

 

Madame, Clermont, pour nous, muratiens, c'est la fête, les retrouvailles... mais pour lui, c'est le divorce, l'exode, la traversée du désert... et dans le coeur d'un enfant,  et dans celui d'un adulte jamais apaisé, c'est un passif trop lourd... 

 

Deux choses encore:  - vous me menacez, Madame, mais si j'entends encore parler de vous... sachez que je diffuserais le titre "Clermont" des RANCHEROS dans le monde entier!

                                -  vous vous plaignez des propos sur Clermont, estimez-vous heureuse de n'être point pas parisienne!

 

--------------------

LE LIEN EN PLUS EN SOUVENIR TOUJOURS

Sur le même thème, j'avais également fait cet article:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-happy-ou-ennui-122905901.html

 

ET on peut terminer par ce bel hommage à notre week-end préféré de l'année... Les KOLOKOS....  By M.  (PSDT, camarade)

http://www.surjeanlouismurat.com/article-hommage-aux-kolokos-happy-birthay-to-you-107472980.html

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 2 Octobre 2017

Festival Les Belles Journées: Nouvelle Vague avec Elodie Frégé

ET bien, je traine cette année pour traiter dans sa globalité des BELLES JOURNEES, festival de Bourgoin-Jallieu... parce que je me suis retrouvé avec un stock impressionnant de photos... Mon petit hybride panasonic s'est révélé correct pour le boulot... et en plus, j'avais avec moi ma photographe avec son reflex!   Et puis, bon, quand on a un petit faible pour la jeune chanteuse dénommée Frégé... et que celle-ci  se montre si sympathique, souriante et "engagée" dans le show (malgré son vêtement léger, et le froid, elle finit en sueur),  on mitraille!! Et on a du mal à faire une sélection de clichés...  Désolé donc pour Mélanie PAIN, autre show girl, qu'on verra un peu moins ici (mais quand même un peu!!!), même si elle livre aussi une belle prestation plus "en retrait", avec sa voix enfantine, plus lili boop et plus en maitrise. Face à la débridée blondo-rouquine, ça pourrait faire la guerre d'égo, mais il n'en semble rien, les duos sont complices, et ça offre une belle "variété" au show des "Nouvelle Vague"... qui n'en manque pas par ailleurs, avec quelques idées de mise en scène: le batteur passant devant avec un tambour, alors que les autres musiciens passent tous derrière la batterie, ou Elodie jouant du melodica, ou encore Mélanie donnant un coup de main à la batterie (cf vidéo)...     Super show donc, musiciens classieux... On en redemande.

Festival Les Belles Journées: Nouvelle Vague avec Elodie Frégé

Beaucoup de photos donc (attention: elles sont souvent en diaporama, n'en ratez pas). Il doit y avoir quelques fans d'Elodie Frégé (vu le nombre de vues de ma vidéo), ça leur fera plaisir... On peut se rendre des petits services entre maisons... Je n'en dis pas plus... Plus envie... et Nouvelle Vague n'a pas besoin de moi. 

oh, quelle est sexy Elodie Frégé nueEElodie je t'aime!!!!!

Festival Les Belles Journées: Nouvelle Vague avec Elodie Frégé
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Les photos de FLORENCE (merci à toi!):

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Les musiciens:

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Mélanie Pain:

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Rédigé par Pierrot

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