Publié le 24 Octobre 2016

Dans un récent article, je reproduisais un article du journal "LA REPUBLIQUE" sur un livre "cantique de l'infinistère" dans lequel Murat était cité...

Le journaliste y indique que : Près du Mont-d'Or [sic!], la ferme de l'Angle est un point d'ancrage «mythique et mystique » pour François Cassingena-Trévedy. C'est là, entre les cols de la Croix-Morand et de la Croix-Saint-Robert, sous le puy de l'Angle, qu'il situe son centre de gravité intime. Son mont Palatin à lui, qui, né à Rome en 1959, a établi sa Trinité-des-Monts entre le puy de l'Angle, le puy de Mareilh et le puy du Barbier (source La rép).  Il dit aussi:  «Les yeux fermés je connais par cœur le chemin des crêtes, l'arc glaciaire du Sancy… la rude beauté de ces infinis me bouleverse toujours autant».

Aucun lecteur de ce blog et auditeur de Murat ne sera surpris par l'effet que peut produire le Sancy sur celui qui le traverse. On en parlait notamment avec Magali Brénon, auteur du livre "jamais par une telle nuit" dans lequel les corps et l'esprit sont remués et éveillés par les forces diffusées par la terre auvergnate. L'éveil raconté dans "Cantique dans l'infinistère" n'est pas par celui du ventre.. mais de l'esprit, autant par l'érudition littéraire que de l'exercice du "pèlerinage", de la marche... sans ambition sportive. L'auteur François Cassingena-Trévedy est moine... et ancien de l'école normal sup... et aussi très connecté:

Le lendemain de l'article, je recevais de l'abbaye où il vit, près de Poitiers, un mail de sa part  pour me remercier... et me demander le moyen de contacter Jean-Louis. S'en est suivie un petit échange.

Quelques éléments biographiques:

Né à Rome en 1959 de père italien et de mère bretonne, il rejoint ensuite les Hauts de Seine... et suit un parcours brillant:  Hypokhâgne et Khâgne au Lycée Louis le Grand (Paris). Entrée à l’École Normale Supérieure, rue d’Ulm, promotion 1978, option Lettres Classiques.  1980 : Maîtrise de Lettres Classiques (Philologie) avec un mémoire sur Ténèbres et lumière dans le théâtre d’Eschyle, en fréquentant également les cours sur les Pères de l'église.

Il entre en 1980  dans la vie monastique bénédictine et est ordonné en août 1988 alors qu'il continue ses études de théologie.  Latiniste depuis l’âge de onze ans, helléniste depuis l’âge de douze, hébraïsant depuis l’âge de dix-huit, syriacisant depuis l’âge de vingt-six,  il devient spécialiste de la patristique syriaque (la discipline qui traite de la vie, de l'œuvre et de la doctrine des Pères de l'Église, en l'occurrence dans la tradition des chrétiens d'orient  -Je ne manque alors pas de l'informer de l'inédit de Jean-Louis, "le martyre des chrétiens d'orient"-). 

Moine bénédictin,  et très séculier:  Maître de chœur (Schola grégorienne) depuis 2008, écrivain, maître de conférences à l’Institut Catholique de Paris depuis 2001, enseignant invité au Centre Sèvres (Facultés jésuites de Paris). Il intervient ponctuellement à Paris IV-Sorbonne dans les domaines de l’Antiquité tardive, de la musicologie du haut Moyen-âge et de la littérature du XVIIe siècle et collabore au Laboratoire d’études sur les Monothéismes (CNRS).

... Tout cela  tout en travaillant aussi pour son monastère qui a comme source de revenu la création d'émail sur cuivre (créations).  D'ailleurs, il livrera prochainement une de ses créations à... La Basilique d'Orcival (C'est dans le 6.3. pour ceux qui ne connaissent pas). Je ne manque pas (2e fois) de lui faire écouter "Lady of Orcival"... qu'il a l'amabilité de trouver "de fait, magnifique...".

De Jean-Louis Murat, il ne connait que peu de chose:      

" au moins pas de l’actuel.

Mais ce que je connais et sens de lui me fait penser qu’il a un vrai don poétique".

Je me permets alors de lui donner du grain à moudre:  le goût de Murat pour Proust, Léon Bloy et Bernanos (alors que François cite dans son livre d'autres auteurs chrétiens: Claudel, Teilhard de Chardin )... et quelques propos sur le sacré: En 92, dans une émission enregistrée au sein de la basilique d'Orcival, Murat compare les chansons à la prière, en leur capacité de susciter le recueillement. C'est finalement très chrétien?  Est-ce que le chant a toujours fait partie de la liturgie?

 "Tout cela me touche de près et me rapproche encore de Jean-Louis.

J’aime profondément les trois auteurs cités…

C’est vrai que la chanson est prière !

Ma pratique du grégorien est quotidienne et elle est centrale, vitale, dans ma vie.

Le chant a toujours fait partie de la liturgie…".

- Que représente l'Auvergne pour vous?

 

 

" Je la fréquente depuis 1970 (vacances familiales au Mont-Dore) Découverte du pays et du monde paysan en profondeur.  L’Auvergne représente pour moi ce que Julien Gracq disait du Finistère : « une province de l’âme ».  Un pôle d’attraction d’une puissance inouïe. Un « infinistère ».  Lieu de souvenir et de désir, lieu de délicieuse perdition. Nostalgie de ses longues neiges, fascination de ses feux intimes".

 

 François Cassingena-Trévedy sera en Auvergne ces jours-ci:

- le 25:

Dédicace - Librairie Maison de la Presse LE MONT-DORE

le matin - 17, Place du Panthéon 63240 LE MONT-DORE INFOS : 04 73 65 00 87

- le 26:

Dédicace - La Procure de Clermont-Ferrand

de 15h à 18h

- le 29:

Lancement du livre Cantique de l'Infinistère - Bistrot L’écir et l’angélique Brion Haut

à 16h. Bistrot « L’écir et l’angélique » Brion Haut 63610 COMPAINS

 Toutes les infos: sur le site de l'éditeur

le 28/10, dans le cantal, également: Dédicace / Rencontre - Librairie Maison de la Presse à ALLANCHE, 37, Garderie de l’Abbé de Pradt -15160 ALLANCHE à 10h.

 

Et en exclusivité mondiale, voici la petite évocation de Murat dans le livre via un passage à Compains:


 

 

"Le hameau perdu de la Godivelle – quelques maisons autour d’une vaste fontaine circulaire – emprunte son nom à celui d’une très ancienne famille de Besse-en-Chandesse. C’est Antoine Godivel qui compila, en 1575, le terrier de Catherine de Médicis, fille de Madeleine de la Tour d’Auvergne et comtesse de la province à la mort de sa tante Anne. Plus tard, le sieur Godivel, subdélégué de Besse (dont Jean-Baptiste Le Grand d’Aussy rapporte, dans son Voyage d’Auvergne, qu’il échoua, en 1726, à sonder la profondeur du lac Pavin[1]), fait un portrait peu flatteur de la paysannerie du Cézallier : Le païsan naturellement méfiant et qui n’aime pas à faire plaisir craint toujours d’être embarrassé et obligé au-delà de ce qu’on lui propose… Pensant probablement à ces contrées balayées par l’écir, où avait bien dû le conduire quelque visite épiscopale, Massillon – pour le citer encore une fois – n’en donnait pas moins à ses prêtres ce conseil inspiré par la finesse psychologique autant que par l’observation circonstanciée du climat : Ainsi, mes Frères, plus nos peuples sont grossiers et féroces, plus la patience et la douceur sont nécessaires à un pasteur pour les adoucir. Malgré toute leur rudesse, il en est d’eux comme des vents impétueux ; un peu d’eau, une seule parole douce les calme…[2] Les modillons de l’église romane de la Godivelle, figurant les sept péchés capitaux, invitaient-il à résipiscence ces trempes revêches qui ne reculaient ni devant les beuveries aux foires de Brion, ni devant le meurtre lors des partages de terre et des successions d’héritage ? L’édifice est placé sous le patronage de saint Blaise que l’on invoque pour les maux de gorge, les maladies des animaux, et qui a donné son nom de baptême à « l’effrayant génie » auvergnat dont ces quelques mots fameux entre tous ne cessent de me hanter, tant ils pourraient servir d’exergue à la terre que j’entreprends de traverser :

 

Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie[3].

 

Le hameau pourrait se réveiller – se rêver – isthme ou presqu’île entre les deux lacs qui l’environnent, l’un (le lac d’En-Haut) d’origine volcanique, l’autre (le lac d’En-Bas) d’origine glaciaire, et dont l’étrange gémellité, au milieu des sagnes aux allures de toundra, compose l’un des paysages les plus puissamment oniriques qui soient au Cézallier, à moins que ce ne soit tout simplement au monde.

 

Alors de la Godivelle à Compains

On me jure que c’est sortilège…

 

chante un chansonnier contemporain, natif de la région clermontoise[4]. Mais quoique la fascination exercée par les deux miroirs et l’imaginaire qu’ils alimentent compte certainement parmi les ressorts capitaux de mon attrait pour cette contrée, la visibilité est décidément trop réduite aujourd’hui pour que je n’estime pas plus raisonnable de remettre à plus tard l’inventaire de pareils joyaux.

 

            Au lieu de prendre le GR 30 qui file au sud-ouest vers la Godivelle, je contourne donc la Motte par le midi et m’engage sur le GR 41 qui s’en va droit au sud, vers Jassy. J’ai devant moi, au loin, les bois qui couvrent, d’ouest en est, une vaste superficie, depuis la montagne de Las Tiolas et le Teston du Joran jusqu'à la Garde. Il faut un certain temps pour que je retrouve, après la longue pause, mon alacrité du matin, d’autant que je suis alourdi par de nouvelles victuailles. Je salue au passage, dans l’herbe grise, quelques œillets sylvatiques dont la note estivale semble s’être égarée. L’étreinte du froid s’est un peu relâchée en ce début d’après-midi, la terre se fait plus grasse et plus adhésive aux semelles, le dais nuageux s’essaie à s’élever, mais je ne conçois nul regret de n’avoir point poursuivi de côté de la Godivelle, tant ce que j’arpente de ce côté-ci inspire pareillement le sentiment de l’insolite. Tandis que je descends en pente très douce vers des tourbières étendues, je commence de mesurer l’ampleur et la puissance de la houle qui me reçoit dans ses plis, j’entends des filets d’eau qui causent comme des passereaux : les trois syllabes du Cézallier qui roucoulent sur des galets de lave dépolie… Un petit pont me fait traverser l’Eau-Derrière, à peine débarbouillée des narses où les bêtes à l’estive enfoncent leurs sabots, et qui a sans doute inspiré le nom du lieu-dit voisin : la Ribeyrette. Mer des roseaux préludant à la Terre promise, minuscule Rubicon au-delà duquel mon périple va entrer dans sa phase illuminative et dont le franchissement s’entoure pour moi seul d’une émouvante et secrète solennité. Car le rien qui déploie tout alentour son empire fait au fond de mon être une éclaircie toujours croissante d’allégresse, et je le bois tout pur, jusqu’à l’ébriété. Une pause pour m’enraciner dans ma condition d’errant, pour savourer  mon rêve de reitre, pour saturer, jusqu’à son point le plus intense, jusqu’à sa teinte la plus vive, la joie terrestre. Je consens à la jouissance de l’obscur, comme à l’humeur des tourbières le narcisse et la tige creuse du sureau : de cette éruption de sève qui me traverse et m’inonde tout à coup, épaisse, irrépressible, la pipe que je bourre est-elle le cratère ?

 


[1] J.-B. Legrand d’Aussy, Voyage d’Auvergne, p. 325-326.

[2] Massillon, Discours synodaux, 1737 (De la douceur nécessaire aux ministres).

[3] Blaise Pascal, Pensées, 91.

[4] Jean-Louis Murat, Perce-neige (1996).  

Cantique de l'infinistère

À travers l'Auvergne  François Cassingena-Trévedy

L'infinistère d'Auvergne,  le moine du Poitou l'écrit,  le mécréant Murat la chante.
article du FIGARO du 06/10 "un moine errant en Auvergne"

article du FIGARO du 06/10 "un moine errant en Auvergne"

LE LIEN EN PLUS

Un autre hermite? Julien Doré?   De la théorie de la  relativité...

" Perfectionniste, impliqué dans les moindres détails de ses disques, du mixage à la pochette, l’autodidacte progresse. "Tant que j’estime que je n’ai pas quelque chose de fort, je ne présente pas." On le voyait comme un fils du dandy Yves Simon. Il semble se vivre comme un descendant des hermites Gérard Manset ou Jean-Louis Murat... "

http://aliceadsl.gqmagazine.fr/pop-culture/musique/articles/rencontre-avec-julien-dore-pour-son-nouvel-album-/46934

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

Publié le 15 Octobre 2016

20h30... aux abattoirs, on ouvre les portes au dernier moment, voir un peu plus tard...  Et je vous trouve ça un rien dommage... surtout depuis qu'ils vendent de la bière.... et la tête d'affiche débute à 22 heures, ça commence à faire tard pour un vieux comme moi (pour Luke, il y a deux semaines, c'était la même chose).

 

- Norma :   qui remplace au pied levé la première partie prévue. Cette toulouso-parisienne est toute jeune... mais semble promis à un bel avenir. Fille à guitare électrique, on pense bien-sûr à  PJ... attachement qu'elle revendique: "Norma est la fille de PJ Harvey et Tom Waits, la sœur de Fiona Apple et la femme de Jack White. Norma hurle des ballades grunge, susurre des raps féministes, prêche des incantations gospel". En matière de voix, la voix un peu juvénile me fait penser moi à la chanteuse des Bangles ou à Debbie Harry. La musique sonne ainsi parfois assez post punk, new wave, "moins rock" qu'avec son trio habituel indique-t-elle, puisque ce soir, elle joue seule... ou avec un peu de boite à rythme sur un titre ou deux.

A part ça, comment encore se faire appeler juste "NORMA" à l'heure de l'internet ? Même si le prénom n'est pas courant,  on ne tombe pas sur elle de suite sur fb ou google...  http://normaville.com/

Elle sort son premier EP bientôt.

 

- Elysian Fields n'a donc pas fait le plein. C'est maigrichon, l'assistance, comme pour le concert de Barbara Carlotti là-bas, qui n'en reste pas moins un magnifique souvenir... Dans ces conditions, je pense qu'on peut voir les artistes qui ont, si ce n'est du coeur, au moins un grand professionnalisme... et pour le coup, je n'ai pas été déçu... même si on est resté dans le registre de l'intimité.

Jennifer Charles est vêtue d'une robe, si elle n'était point marron, que j'aurais qualifiée de "veuve sexy". Le set commence très jazzy : avec Monsieur au clavier,  une contrebasse et la batterie. Je suis un peu surpris de la grande fragilité de la chanteuse car je la "classais" dans la catégorie (celle que disait  préférer Murat) des voix des femmes qui ne semblent pas avoir peur des garçons. Elle bouge lentement sur ses hauts talons. Fait des gestes doux et parfois étranges avec ses bras.  Je ressens un grand manque vu mon niveau d'anglais  à ne pas comprendre les paroles.
On n'est pas pour autant surpris que Murat et eux se soient trouvés. La musique est douce mais non dénué de tempo. Ont-ils parlé avec lui de la règle des 3T - tempo, tonalité, tructure-?

Oren Bloedow habillé d'un pantalon à carreau très saillant prend sa guitare. Cela devient un chouia plus énergique... de plus en plus: Un titre joué avec deux claviers sonne même presque new wave, puis en rappel, un titre se termine par un long solo excellent de batterie, suivi de celui d'Oren- guitare- tout aussi bien... et cela s'enchaine magnifiquement par le dernier titre.  Le concert aura duré une heure trente,  au départ, je me disais que cela me suffirait bien comme durée craignant une lassitude... mais avec le crescendo rock, j'applaudis vigoureusement pour les faire revenir.  Sans succès.

 


 

Oren arrive une dizaine de minutes après le concert au merch'. Autant vous dire qu'il n'y a pas grand monde. Quelques disques vendus tout de même. Jennifer arrive ensuite. Je suis témoin d'un joli moment: une fan (qui connaissait toutes les chansons par coeur) rencontre la chanteuse. La fan est émue... et la chanteuse semble le devenir tout autant,et finit par la prendre dans ses bras. Elles parlent espagnol toutes les deux. 

A la suite, je lui demande de signer quelques produits liés à "a bird on a poire"... en bredouillant un "someone thinks it's the best album of Jean-Louis" (c'est vrai, j'ai les noms). -ah, thanks, me dit-elle.  Elle parle alors un peu français avec une autre personne... mais je ne tente, ou n'ose, pas entamer une discussion.  

PROCHAINS CONCERTS EN FRANCE : Archèche, Marseille, Cénon (chez leur label Vicious Circle, St-Nazaire,

archives sur le blog:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-elysian-fields-actuellement-en-france-74088247.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-a-night-full-of-stars-in-beaumont-123376638.html

 

un document promo (taille d'un 45 T).

un document promo (taille d'un 45 T).

Cd single... avec les 3 autographes (même si Jennifer ne chante  pas sur ce titre....)

Cd single... avec les 3 autographes (même si Jennifer ne chante pas sur ce titre....)

On termine par un "Bang bang" lors d'un concert du groupe en 2001 et un clip récent:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 15 Octobre 2016

Est-ce que Jean-Louis Murat a été heureux  d'apprendre que BOB DYLAN dit - selon Murat- Bob dit l'âme, avait le prix Nobel de Littérature, ou son côté conservateur et humble concernant l'artisanat de la "chanson" ne lui a pas fait regretter, comme Pierre Assouline, que ce ne soit  pas Jim Harrison, par exemple, qui permette de rendre hommage à l'Amérique? 

  On ne connait pas la réponse... Un média aurait pu avoir l'idée de l'interroger, ça n'a pas été le cas à ma connaissance.  Alors, pour ce jour, contentons nous de replonger dans les archives, et notamment le CHORUS qui consacra un dossier à BOB DYLAN.

Jean-Louis Murat y était interrogé au milieu d'autres chanteurs, dont Eicher ou le fiston de Cohen (dont on a beaucoup parlé par ricochet ses derniers jours, d'autant qu'il signe un dernier single superbe).

(Pour ma part, j'ai été très heureux que l'on rende hommage ainsi à la chanson et à la pop music, qui imprègnent (ou reflètent?) tant l'histoire immédiate et nos vies...

 

 

 

BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!
BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!
BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!
Pour l'anecdote fameuse...

Pour l'anecdote fameuse...

BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!
Propos recueillis par Jean Théphaine...

Propos recueillis par Jean Théphaine...

BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!

- Deux idoles de Murat sur la même affiche (que je viens de retrouver dans mes archives):

BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!

On termine par une chanson que Murat apprécie puisqu'il l'avait choisi dans un "onze d'or" (compile créé ensuite par la DOLO).

LE PETIT LIEN EN PLUS SUR FRANCE INTER

 

Je vous ai dis que "Interroge la jument" était en playlist sur France Inter et ailleurs. Je l'ai entendue deux dois dont hier soir dans "Si tu écoutes, j'annule tout". Cela a valu quelques sarcasmes-vannes de ces deux travailleurs immigrés belges qui officient à cette heure-ci:

https://www.franceinter.fr/emissions/si-tu-ecoutes-j-annule-tout/si-tu-ecoutes-j-annule-tout-14-octobre-2016

A 25'49, Début de la chanson... (c'est quand même un bon single je pensais... même si la voix de JL me parait un peu trainante).

A 28'47, fin de la chanson: "et c'était Jean-Louis Murat... et ça veut dire que vous êtes... où? Sur France INTER!"... "interroge la jument"   

la petite séquence:
Audio recording >>

L'hommage:

 

humourhumourhumourhumourhumourhumourhumourhumourhumourhumourhumour

par un trait...

 

Merci  Pierre Etaix (23/11/1928 - 14//10/2016)  dont j'ai adoré le livre "Dactylographismes" enfant... et plus tard le film "yoyo".

Article dans Le POINT

mousse noir de mes...

mousse noir de mes...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 11 Octobre 2016

Voici l'hiver!

Voici l'hiver!

1) Le 3/10 sur le Facebook de l'Ambassade de France en Uruguay où on n'aime la bonne musique, on trouvait la vidéo de "j'ai fréquenté la beauté":

[LUNES DE MÚSICA] Compartimos hoy esta hermosa canción del rebelde y talentoso Jean-Louis Murat, que con su forma de cantar particular y sus climas melancólicos se ha ganado un lugar de culto dentro del rock francés desde fines de los años ochenta. Visceralmete ligado a la región de Auvernia donde siempre ha vivido, encuentra su inspiración poética sobre todo en la naturaleza y en el campo.

Mes 8 ans d'espagnol me permettent de vous fournir une traduction des plus approximatives: on partage aujourd'hui cette belle chanson du rebelle et talentueux JLM, qui avec sa façon de chanter particulière et ses climats mélancoliques - oui, c'est facilo l'espagnolo comme disait ma prof- est devenu culte dans le rock français depuis la fin des années 80. Viscéralement lié à la région de l'Auvergne où il a toujours vécu, il trouve son inspiration poétique surtout dans la nature et la campagne.

Une occasion de rappeler que Murat n'a jamais profité d'une tournée culturelle dans des pays étrangers et non francophones via des ambassades ou une alliance française. Il n'a joué qu'une fois en dehors de la France, Belgique et Suisse, et Québec. C'était à Benicassim sur la tournée Mustango. Il s'en expliquait une fois il me semble (en 2000 en vidéo là) notamment par son refus d'aller faire des lectures dans des classes de français... A-t-il peur de ne pas pouvoir partager son univers avec des oreilles non francophones? J'ai des soupçons. En tout cas, il déclarait que Benidorm était un de ses meilleurs souvenirs de tournée sur son site officiel... avec le concert de l'Olympia qui pourtant a été très discutable et polémique! Pierre Andrieux rapporte que Murat en Espagne avait impressionné les médias espagnoles: Jean-Louis Murat avait, paraît-il, fait forte impression auprès de la presse espagnole l’année dernière… Il avait donné un concert de 45 minutes sans interruption en enchaînant tout et en improvisant la plupart du temps…

L'ambassade de France en Belgique, elle, n'a pas manqué de faire de la pub pour la soirée de prestige au Botanique avec les THE DELANO ORCHESTRA et MATT LOW programmée le 11 octobre:

Qui sait de quoi Matt Low (du Delano Orchestra) a bien pu parler avec Jean-Louis Murat quand il a fallu accompagner le plus exigeant des chanteurs d’ici. Pour que l’aîné des deux Auvergnats confie tant de mots précieux aux mélodies du plus jeune, une rencontre a dû se jouer, dépassant usages et attendus. Depuis Clermont-Ferrand, Matt Low s’est jeté, guitare ou basse en main, dans toutes les aventures où l’amitié domine, accompagnateur fidèle de sa riche scène folk. De fil en aiguille, ses propres chansons sont venues tenir compagnie à celles des autres, concoctées discrètement par cet amoureux de la mélodie en ligne claire, héritier de l’orfèvrerie pop, incapable de décider quelles rives de la Manche ou de l’Atlantique ont sa préférence.

Pour en rester sur l'étranger: J'avais déjà diffusé ce lien il y a quelques temps: les radios étrangères commentent la musique de JLM: http://www.francodiff.org/fr/2-les-media-en-parlent/5-les-commentaires-des-radios/1007-jean-louis-murat/4705-caillou/

2) En Suisse, Frederic PAJAK dessinateur, écrivain et éditeur franco-suisse a choisi la chanson de Dolorés comme une de ses références musicales sur la RTS:

http://www.rts.ch/play/radio/mp3/audio/mp3-les-references-musicales-du-jour-de-frederic-pajak?id=8020152

3) On a parlé des DELANO: une petite info sur le très sollicité Gaël Rakotonbrabe.

"Pour perdre ses repères et retrouver son équilibre, Mélanie Pain s’est offert un rêve : Gael Rakotondrabe, pianiste et arrangeur sur la dernière tournée du vénéré Antony and the Johnsons (et puis CocoRosie aussi ou encore Jean-Louis Murat). Parachute est entièrement centré autour du piano, sans aucune guitare".

http://conferencedereda.canalblog.com/archives/2016/10/06/34407323.html

4) Et maintenant Morgane... avec ou sans Cocoon:

http://www.sudouest.fr/2016/09/30/cocoon-naturellement-2518605-2780.php

"Seule ombre au tableau, l'absence de Morgane. « Elle a voulu prendre du recul mais c'est un manque irremplaçable. Elle viendra quand même pour quelques dates de la tournée. »Presque autant que Jean-Louis Murat, pourrait-on dire… Sauf que le chanteur de Cocoon est fâché avec le père de la scène auvergnate, qui a tenu sur le duo des propos à la tronçonneuse, comme à son habitude. Pas de quoi gâcher le sourire de Mark Daumail. Ni son envie de chanter"

Moi, c'est Morgane que je croyais fâchée avec Mark... ou le contraire!

Morgane qu'on retrouve dans une vidéo d'Auvergne Tourisme: elle parle de Clermont:

https://www.facebook.com/auvergnetourisme/videos/1289035687782296/

5) Je suis allé voir LUKE vendredi dernier à Bourgoin-Jallieu. Ca m'a nettoyé les oreilles... Enervé le Thomas Boulard, le dernier album "pornographie" dresse un sale constat sur la société actuelle... On peut comprendre pourquoi il aime Jean-Louis Murat... Il l'a notamment repris en live ou choisi dans mon taratata à moi de revoir sa prestation. Petite devinette: ils ont été côte à côte dans une liste il y a quelques années. C'était où? Réponse en fin d'article.

http://www.sonymusic.fr/news/Luke-32025/pornographie-le-nouvel-album-de-luke/

Avec Subway (le groupe de fille qui accompagna Murat) en 2008

6) et puisqu'on en est à l'Auvergne pour finir: un petit conseil lecture! http://www.larep.fr/loiret/mag/culture/livres-bd/2016/09/30/lauvergne-infinie-et-absolue-de-francois-cassingena-trevedy_12093250.html

François Cassingena-Trévedy raconte sa traversée du Cézalier dans « Cantique de l’infinistère ».

Une randonnée « liturgique » pour un récit érudit qui célèbre l’Auvergne infinie. Près du Mont-d'Or, la ferme de l'Angle est un point d'ancrage « mythique et mystique » pour François Cassingena-Trévedy. C'est là, entre les cols de la Croix-Morand et de la Croix-Saint-Robert, sous le puy de l'Angle, qu'il situe son centre de gravité intime. Son mont Palatin à lui, qui, né à Rome en 1959, a établi sa Trinité-des-Monts entre le puy de l'Angle, le puy de Mareilh et le puy du Barbier. Moine bénédictin à Ligugé, près de Poitiers (Vienne), il marche régulièrement depuis quarante-cinq ans dans les paysages du plateau des Rigolets. « Les yeux fermés je connais par cœur le chemin des crêtes, l'arc glaciaire du Sancy… la rude beauté de ces infinis me bouleverse toujours autant. » L'automne dernier, carnet de notes en main, François Cassingena-Trévedy a fait un « pèlerinage personnel » du puy de Sancy au puy Mary, « pour porter le bonjour de l'un à l'autre ». Sur les chemins de son enfance, une itinérance en solitaire et à pied, « parce que c'est la seule manière de faire connaissance avec un tel pays de rudesse et de tendresse, pas à pas, religieusement. La marche nous fait rencontrer humblement et patiemment le détail du monde. » Il a choisi octobre, pour sa rigueur et ses couleurs, pour les « mystères » de l'automne dans le Cézallier, cette « estive élevée à l'état d'éternité ». François Cassingena-Trévedy voyage seul mais en compagnie des auteurs qu'il fréquente depuis ses humanités. Le récit érudit qu'il a tiré de sa traversée est balisé de petits cailloux littéraires. Il n'est pas de ruisseau, de mont, d'arbre, de troupeau qui ne lui rappelle un psaume où un mot de Sidoine Apollinaire, Dante, Virgile, Pascal, Claudel, Teilhard de Chardin, Pourrat… Jean-Louis Murat. Giono n'est jamais loin. Musicologue, chef de chœur, il accompagne la précision de ses descriptions de thèmes de Haendel et Vivaldi, de chant grégorien dans un parcours construit comme une partition. De gîte en ferme, de buron en troquet, d'étable en chapelle, il fait d'improbables rencontres. « Les Auvergnats des montagnes ne sont pas de grands causeurs, mais ils sont d'une fidélité remarquable. » Adepte de saint Benoît, François Cassingena-Trévedy ne rechigne par pour autant à partager quelques pieds de cochon et « canons » de vin de pays au fil de sa transhumance. « La grande austérité n'empêche pas l'expérience humaine festive, justifie-t-il. La vraie expérience religieuse ne nous sépare pas du réel. Bien au contraire ! » Alors que l'automne avance, François Cassingena-Trévedy vient de faire provision de nouvelles cartes IGN pour rêver de sa prochaine traversée, du massif du Cantal à l'Aubrac cette fois-ci. Cantique de l'infinistère.

À travers l'Auvergne, François Cassingena-Trévedy, éditions Desclée de Brouwer, 178 pages, 16,90 €.

Et je vous promets rapidement une "inter-ViOUS ET MURAT"....

Réponse à la devinette: Jean-Louis Murat et Luke étaient nommés aux Victoires de la Musique comme "meilleur album pop/rock" à la 20e édition de la cérémonie. C'était pour "a bird on a poire".

Les micro-news: à l'étranger, les copains et lecture

Rappel:

Eryk e. quant à lui sera en concert le 18/10:

Caveau de La Michodière

3 rue de la Michodière, 63000 Clermont, Auvergne, France

https://www.facebook.com/events/340962492906252/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri