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Publié le 18 Décembre 2019

Bon, après cette semaine,  la nouvelle du nouvel album pour la nouvelle année, qui annonce une nouvelle tournée à l'automne, rien de nouveau...

Alors, on repart en arrière...

1) On peut tenter un petit bilan de cette tournée "Innamorato" (2e partie IL FRANCESE).

A priori, ça n'avait rien de folichon... Des dates dans des salles municipales, des théâtres, avec peu de grandes villes... Et c'est vrai qu'on peut trouver ça un peu dommage. Embêtant que les promoteurs locaux n'investissent pas sur Murat... et même sur Paris, le théâtre de la Madeleine n'est pas un lieu très vaste (il est vrai qu'il y avait deux autres concerts en Région parisienne).  Après ces réserves, musicalement, on n'a pas eu à se plaindre et les retours négatifs ont été très rares.  Alors, évidemment, si on oubliait que Murat est Murat, ou Bergheaud est Murat et inversement,  on pourrait dire: et pourquoi il ne jouent pas avec plusieurs guitares (pour alterner les ambiances) ? Pourquoi il ne propose pas un moment au piano? pourquoi il ne se met pas en scène? Pourquoi pas exploiter un peu plus  le "back catalogue"?... pourquoi... mais voilà...   c'est comme ça, et on ne va pas le changer. Chaque tournée est une proposition musicale et une seule, et Murat l'utilise à fond en artisan.  La dernière, il s'agissait de jouer assis, en trio, avec guitare électrique, cette fois-ci, debout mais avec une guitare 12 cordes, auparavant, il avait opté pour une formation plutôt jazz, tenté une guitare métallique...

J'ai l'impression que les concerts ont pu être moins variés que précédemment tant musicalement que dans la set-liste.  Les chansons sont toujours livrées avec des variations (intro, pont musicaux), mais par exemple, avec des structures et des rythmes inchangées (souvent dans un crescendo). Par exemple "je me souviens" a toujours été joués dans une version  rock, avec un effet saisissant et surprenant pour celui qui la découvre ainsi (et on ne s'en plaint pas tant ça a été les grands moments des concerts je pense). Pour les variations, il s'est beaucoup agi du degré de saturation et d'effet sur la guitare 12 cordes (parfois au son très acoustique jusqu'à "l'électrification" maximale).

IL a chanté à la première date des inédits (Baby - baby love?- , le prince ahuri, l'empreinte carbone), puis plus qu'un seul (le roi ahuri)... et finalement plus aucun ensuite.

On retiendra donc que Murat était plutôt en grande forme, qu'on était ravi de le revoir debout, ce qui dynamise franchement la prestation -dommage qu'on est été assis sauf à st-Quentin), et que le trio avec Fred et Stéphane fonctionne toujours aussi bien.

 

Quelques articles:

https://www.lavoixdunord.fr/681055/article/2019-12-15/bethune-jean-louis-murat-au-theatre-une-exclu-qui-tenu-ses-promesses

Béthune: Jean-Louis Murat au théâtre, une exclu qui a tenu ses promesses

 

Il faut dire que celui qui compte plus de 30 albums à sa discographie, n’est pas dans le genre à caresser son public dans le sens du poil et encore moins certains de confrères. Pourtant malgré ce caractère bien trempé, ses fans suivent de près sa brillante carrière. Alors qu’il va fêter le 28 janvier ses 68 ans, il peut se vanter d’avoir composé 9 musiques de films et écrit pour les plus grands (Indochine, Julien Clerc, Michel Delpech, Françoise Hardy et même Nolwenn Leroy).

S’il a chanté en duo avec Carla Bruni et Mylène Farmer, ce sont ses concerts que ses admirateurs plébiscitent. Pour cette dernière date de la tournée de l’artiste, Bruno a fait le déplacement de Lille : «  Je suis fan depuis une quinzaine d’années et il ne passe pas chez nous. C’est la première fois que je vais pouvoir l’applaudir.  » Son épouse Michèle s’est laissée facilement convaincre de la suivre.

 

Pendant plus de 90 minutes, Jean-Louis Murat à la guitare, accompagné par Fred Jimenez à la basse et par Stéphane Reynaud à la batterie, enchaîne les titres totalement habités par son univers musical. Le public, qui a copieusement garni la salle, lui a réservé une ovation pour ce concert qui a tenu toutes ses promesses.

 

UN autre compte-rendu sur un site: https://cacestculte.com/jean-louis-murat-au-theatre-de-bethune-ludovic/

Le petit texte qui accompagne de nombreuses photos (à aller regarder sur le site):

 

Jean-Louis Murat était au Théâtre de Béthune.

Volcanique, poète, écorché vif, stakhanoviste incompris…

Oui, Jean-Louis Murat est tout cela à la fois. Mais l’Auvergnat demeure surtout un monument de la (grande) chanson française

Apparu au début des années 1980, cet auteur-compositeur-interprète n’a cessé au fil de ses 23 albums (!) de se renouveler. Jean-Louis impose une parole libre, sans concession, et d’explorer de nouvelles sonorités (du folk-blues à la pop synthétique).

Jean-Louis Murat au Théâtre de Béthune ©Ludovic MANNECHEZ

En témoignent ses deux derniers opus.

Il Francese et Innamorato, où l’infatigable sexagénaire convoque aussi bien Kendrick Lamar qu’Otis Redding.

Murat nous fait voyager de Naples à l’Amérique des grands espaces. Il tisse élégance folk et sens du groove, machines et cordes sensibles.

À l’heure où les rééditions de ses disques fleurissent (Dolorès, Cheyenne Autumn) rappelant aux jeunes générations sa place (immense) dans le paysage musical hexagonal… Cet artiste hors norme poursuit sa route pour mieux nous sortir de la routine. Sur scène, guitare à la main, il est accompagné d’un bassiste et d’un batteur. Jean-Louis tutoie toujours la grâce.

 

 

-  Encore un retour sur Paris: avec le compte-rendu non martial de Martial qu'il a publié du côté de CONCERTANDCO:

http://www.concertandco.com/critique/concert-jean-louis-murat/theatre-de-la-madeleine-paris/53491.htm

 

Sur le site, on trouve également un compte-rendu pour MARCOUSSIS, excellent concert malgré un "il neige" interrompu. (je ne partage pas de vidéos pirates des concerts... mais il était disponible du coté des tubes....)

http://www.concertandco.com/critique/concert-jean-louis-murat//53470.htm

2) Dans les INROCKS,  la réédition de MUSTANGO a fait causer: L'occasion pour Rémi Boiteux de voir dans le disque "polly jean" les prémices de "Travaux sur la N89" qui sera dans 20 ans "une oeuvre culte".

 

3)  Voilà un bon moment que je ne vous ai pas parlé de Florent Marchet. Depuis Bambi galaxy, il se cantonnait à des musiques à droite à gauche et des lectures. IL sera de retour en 2020 si je le crois...  et pour commencer par un premier roman (chez Stock).

Mais avant cela, il a chanté du Murat une nouvelle fois: (sur Arte, "la chanson qui me fait du bien", à revoir sur ARTE.Fr).  et c'est Sentiment nouveau "parce que".                            Merci JLR (pour le 2/3) et à Pascal.

Et puisque c'est le moment, on peut se rappeler de ça (je le fais toujours avec plaisir puisque c'est moi qui lui ai fourni la chanson.... au rayon souvenirs, le 7/7/2007, je le découvrais avec erik arnaud à la basse, en première partie de Murat, à Cluses...ah, ça fait un bail, Rio Baril et Taormina, géographie intime)

LE LIEN EN PLUS POUR RAPPELER

 

De l'actu pour THE HYENES et leur EP contenant la reprise "suicidez-vous le peuple est mort".

https://anotherzik.blogspot.com/2019/12/the-hyenes-se-la-jouent-plus-dark-que.html

https://lemurdusonblog.wordpress.com/2019/12/15/nouvel-ep-sa-sarrete-jamais/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 5 Décembre 2019

1) Ci-dessous,  petit live report essentiellement en photos, mais avec quelques commentaires, dont :

Un concert de grande classe qui alterne morceaux plus ou moins rock et qui se termine de fort belle manière sur un "Je me souviens" complétement retravaillé par rapport à la version studio, à tel point que l'on croirait entendre une version française du "Like a Hurricane" de qui vous savez.
Excellent.

https://rockerparis.blogspot.com/2019/12/jean-louis-murat-theatre-de-la.html?fbclid=IwAR08FBnNCSs18cxUItZH1AIJZSA9Sp_z8e-wThrA--Off6_ZKsVS_-VtVn4

 

2) Léonard Pottier nous livre un long compte-rendu pour le moins élogieux:

http://popnshot.fr/2019/12/04/comment-jean-louis-murat-a-epouse-le-theatre-de-la-madeleine/

Le temps passe, et certains artistes ne vieillissent jamais. Si le physique n’est pas le meilleur dissimulateur des effets du temps, c’est généralement dans l’esprit et la détermination que réside le miracle. Jean-Louis Murat fait partie de ces chanceux, dont la création artistique ne prend pas une ride au fil des années. Même voix, même don de composition et même hargne depuis le début de sa carrière. Il ne serait d’ailleurs pas indécent ni même déplacé d’affirmer que la musique de Murat à l’heure actuelle est tout aussi riche et intéressante qu’il y a plusieurs dizaines d’années. L’artiste auvergnat a eu sa période de gloire, avec Dolores ou Mustango, mais entretient aujourd’hui un lien avec la musique toujours aussi solide. Il continue d’écrire et de composer avec le même talent pour lequel on l’avait félicité à l’époque. Nombreux sont ceux qui ont décidé de le suivre jusqu’au bout, bravant les critiques parfois acerbes à son égard et ne se préoccupant que de la seule chose importante : son art. Car il faut le reconnaître, Jean-Louis Murat fait partie des artistes français les plus constants : productif et jamais insignifiant. Ses albums sont toujours le prolongement de lui-même (plus chez lui que chez d’autres), avec des arrangements musicaux recherchés, et le chanteur ne cesse d’affiner un style unique, dont la voix, flamme infatigable, permet aux mélodies soigneusement composées de trouver toute leur force. La musique de Murat est donc un mélange de vérité, de génie, de lutte, d’acharnement, de mystère et de douceur. Ce mélange, qui n’est pas prêt de s’affaiblir, permet à son créateur d’être toujours présent sur le devant de la scène.

 

Un cadre particulier

            Comme chaque rendez-vous annuel avec la capitale française, Jean-Louis Murat était de retour en cette fin d’année pour faire résonner ses dernières compositions, et a cette fois ci vu les choses en grand et avec originalité, en décidant d’investir un théâtre ! Le théâtre de la Madeleine. Un cadre exceptionnel et de toute beauté. Personne debout, des sièges partout, un public presque prêt à assister une pièce de théâtre, mais qui fera face à quelque chose de bien plus véritable qu’une illusion. Avec un concert de Murat, la réalité est devant nos yeux, inutile d’aller la chercher autre part. Pendant 1h30, le théâtre de la Madeleine a vu ses murs trembler de sincérité comme rarement auparavant. Quoi de plus sincère qu’un concert de rock ? Je vous met au défi de trouver.

 

            Une impressionnante puissance sonore

         Dès le départ, l’artiste vêtu de la manière la plus décontractée possible, accompagné de sa formation redoutable : Fred Jimenez à la basse et Stéphane Reynaud à la batterie, donnent le ton : les instruments rugissent avec force, sans que la voix du chanteur ne soit encore entrée en scène (et on sait que toute la magie de Murat réside dans sa voix). On y décèle déjà toute la justesse qui règnera en maîtresse durant l’entièreté du live. Le son est clair, concis, abrupt, il s’adresse à nos muscles et s’empare de nous d’un coup d’un seul. Dès les premières minutes, on se laisse porter, prêt à être totalement envahit par la suite. Quand la voix se montre enfin, on y retrouve instantanément ce qui fait l’identité de la musique de l’artiste. Vertigineuse, cette voix empreinte de douleur, d’espoir et de mélancolie sublime tout ce qui l’entoure. Elle est la roue motrice de chacune des chansons, auxquelles elle promet de garantir ampleur et émotion. D’ores et déjà transportés dans une nouvelle dimension, il ne nous reste plus qu’à savourer le précieux moment. Au fur et à mesure du concert, le son global prend de plus en plus forme, et finit par épouser pleinement l’architecture de la salle. Les instruments sont calibrés pour nous attaquer de plein fouet, de manière à ce que l’on se sente transportés pleinement dans la vitalité de cette musique encore pleine de rage et d’ambition. Les musiciens sont extrêmement doués, avec un sens du rythme remarquable qui permet au concert de ne jamais perdre en intensité, même sur les morceaux les plus calmes. Bref, le son est à la hauteur de l’évènement et nous restera encore longtemps en mémoire tant il s’adressait directement à notre corps, ce que l’on souhaiterait pour tous les concerts de rock. Mais tout le monde n’est pas Jean-Louis Murat et n’a pas la chance d’être merveilleusement bien accompagné. Ni la chance de jouer dans un théâtre !

 

Une tracklist uniquement composée de titres récents

            Le chanteur jouera principalement des morceaux issus de son dernier album studio : II Francese¸ et n’ira pas piocher plus loin que la décennie toujours en cours. Certains auront peut-être été frustrés de ne pas entendre les bijoux de Mustango ou de Lilith mais à vrai dire, Murat n’a pas eu besoin de cela. Il ne se repose pas sur ses anciens morceaux et croit pleinement en la force de ses nouveaux, et avait bien l’intention de nous révéler tous leurs secrets, sans compter qu’il doit être compliqué de piocher dans un catalogue si vaste que le sien. Jouer les dernières compositions semblait être la meilleure décision, démontrant ainsi que sa musique traverse les époques sans peine. La recette change rarement avec lui, il faut avouer que beaucoup de morceaux se ressemblent, le style Murat compose toujours le noyau de ses albums (la voix dirige la danse), mais c’est surtout en matière de son que l’artiste a innové ces derniers temps, toujours attiré par l’expérimentation et la modernité. Bien que la prestation fut assez classique au niveau des sonorités, elle n’en fut pas moins efficace, adaptant les innovations sonores des derniers morceaux à la construction instrumentale traditionnelle des concerts (guitare, basse, batterie). En cela, ce fut un véritable concert de rock, mêlant simplicité et excitation. Nul besoin d’en rajouter des tonnes. A trois, la musique a décollé. C’est tout ce qui compte. 

Et l'article n'est pas fini :  à continuer de lire :

http://popnshot.fr/2019/12/04/comment-jean-louis-murat-a-epouse-le-theatre-de-la-madeleine/

 

 

3) J'avais laissé passer un concert sans commentaire: C'était à BINCHE EN BELGIQUE, premier concert belge de la tournée. le 28/11... Bien forcé car il n'y a eu aucun retour sur les réseaux sociaux. J'ai réussi à contacter un participant.... qui me dit qu'ils n'étaient que 80 présents ce soir-là. Ceci explique donc cela.

John me parle d'un concert d'une heure trente, "au top", "intime et chaleureux".

 

LE LIEN EN PLUS JE N'AI PAS D'AMI COMME TOI QUE JE NE CONNAIS PAS, et si on se causait?

Stéphane Eicher le Suisse cause à la Belgique dans Moustique et parle de Murat:

La pensée de Jean-Louis Murat est exceptionnelle. Il est le plus grand en interview. Musicalement, le dernier “Il Francese” est très beau (depuis un live “Innamorato” est sorti – NDLR). Je ne l’ai jamais rencontré parce qu’il ne semble pas facile. Mais si c’est parce qu’il déteste le métier, alors il faut qu’on se parle car ce métier est détestable.

https://www.moustique.be/25064/stephan-eicher-je-reste-absolument-attache-aux-heros-de-la-contre-culture

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 3 Décembre 2019

 

Allez, y'a la soupe à faire, alors sans commentaire, voici le message de Florence ! Merci à elle

 

Madeleine le 2 décembre, quel concert !
Ca m’arrive rarement, mais j’ai vraiment regretté d’être dans un théâtre. Quelle frustration de se sentir cantonnée à son siège, avec des voisins sagement assis mais pas moins bouillants, alors que tout sur scène appelle à se lever et onduler ! Le corps se contraint à grand-peine. Et ni la sale gueule de Dupond Moretti sur les affiches alors que je discutais à la sortie (parce que, vraiment, il n’y a rien d’affriolant programmé au théâtre de la Madeleine), ni la côte de Belleville avalée à vélo par un froid piquant n’ont pu venir à bout de ce frétillement obstiné !
Alors j’avais quelques réserves sur Vincennes, j’avais l’impression d’en avoir assez de certaines chansons trop entendues au fil des concerts. Et il a suffi d’un intro à Kids, la chanson inaugurale, pour que tout à coup elle brille à nouveau de tout son éclat ; il a suffi d’un jeu avec un public partant pour que je me prenne à aimer Hold Up. Murat peu disert mais concentré, enchaînant les chansons, faisant ressortir la singularité de chacune, et le texte (ce qui n’était pas le cas à Vincennes me semble-t-il), a recréé tout au long du concert la surprise et le désir.
Comment fait-il pour lancer une magnifique intro qu’il dit psychédélique à Il neige et garder toute l’émotion et la poésie contemplative de cette chanson ? Comment Je me souviens peut-elle être aussi convaincante murmurée et électrisée par toute l’énergie du trio ? Et Voodoo, et Tarn et Garonne, et Autant en faire quelque chose…
Grande admiration, infinie reconnaissance pour savoir faire naître cette belle euphorie, qui dure et me porte !

(Et un joli souvenir de mon voisin de derrière qui trouve sa place au deuxième rang avant le concert et dit avec un accent indéfinissable : « je suis content, je suis content ». Et comme je me retourne, ravie, de se justifier : « parce que c’est un poète, faut pas rater… »)

Amitiés,

Florence

 

Les commentaires sur facebook sont du même avis (mise à part une personne qui regrette un peu ce gros "son", "saturé").  De ce que j'ai pu entendre (vous pourrez trouver aussi), Jean-Louis a effectivement rejoué de la pédale sur ce concert parisien, notamment sur une intro de 'il neige", c'était il neige à Détroit.  Le "je me souviens" était aussi très électrique... et je reste sur ma version "grenobloise" qui était nettement plus gracieuse. JL a en tout cas joué les prolongations ave un concert d'1h45!

Aussi le billet de Baptiste Vignol : http://delafenetredenhaut.blogspot.com/2019/12/the-voice.html

Pas de tatouage à la con sur ses bras de bêcheur, pas d'énormes bagouzes aux doigts pour jouer les rockeurs, Murat n’a rien d’un roc, c’est un pays, irrigué d’influences protéiformes. C'est un maitre d’élégance et de sensualité. C'est un musicien exceptionnel doté d’une voix sans nulle autre pareille.

A vos commentaires! DItes nous en plus!

 

PS: Et puisque Murat, c'est toujours et encore le débat, j'ai reçu ce commentaire de Christophe sur le concert de St-Quentin:

Saint-Quentin mercredi. Quel ennui !!! Une première partie d'une heure incroyablement fastidieuse. Et un concert de 45 mtes non moins incroyablement long. Des chansons gâchées- à vous dissuader de replatiner les disques- et un Murat manifestement fatigué, excité à force de fatigue... C'était mon 13e concert de Murat. Le pire ! Basta Murat. Terminus. Économies...

Etonnant, non? D'autant que Christophe, un autre, me dit : Pour le concert de St Quentin il a duré 1h15 et je l’ai trouvé mieux que celui d’hier soir comme quoi 🤷🏼‍♂️!!

Alors, si on n'arrive pas à s'entendre même sur la durée du concert, où on va!!


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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 2 Décembre 2019

Bonsoir Muratiennes, Muratiens,

Pendant que Murat fait des siennes

sur Scène, à Paris, au bord de la seine,

Quelques articles en stock, je dégaine:

 

1) Sur CONCARNEAU, SAMEDI :

 
Jean-Louis Murat, groove mélancolique
 

Poétique mais aussi groovy, Jean-Louis Murat a conquis le public venu le voir samedi au Cac.

Dans une salle presque comble, samedi, Jean-Louis Murat a déclamé ses plus belles poésies. Il a chanté quand Émilie vient le voir dans son « Tarn et Garonne » et les rollin’de « Gazoline », en version plus épurée.

Les yeux fermés quand il chante, un groove qui descend jusque dans ses jambes, un « merci » entre quelques chansons, Jean-Louis Murat reste, sur scène, fidèle à son insaisissable personnalité.
 
Quelques jours avant, il y avait eu aussi cet article:
 

 

2)   Un petit article d'Olivier NUC dans le figaro!

https://www.lefigaro.fr/musique/jean-louis-murat-le-changement-dans-la-continuite-20191201

Jean-Louis Murat, le changement dans la continuité

Le chanteur présente ses chansons les plus récentes en concert, avec les musiciens qui l’accompagnent depuis près de vingt ans.

Par Olivier Nuc

 

Pour entamer ce nouveau périple, Jean-Louis Murat a décidé d’investir dans une nouvelle guitare. Une Fender électro-acoustique à douze cordes, dont il fait bon usage pendant l’intégralité des concerts de cette tournée. Pour ne pas en rester là, l’homme a aussi renouvelé son ampli et ses effets. Cela lui permet d’appliquer différents traitements sonores aux accords qu’il égrène au fil des chansons. Cela l’incite aussi à ne pas rester contraint par ses habitudes. Cela ressemble bien à l’homme, qui a toujours eu besoin d’être stimulé pour être bon. Cette stimulation peut venir de ses instruments, de ses accompagnateurs ou d’autres chanteurs qu’il considère volontiers comme des «concurrents».

 

Il y a bien longtemps que Jean-Louis Murat est dans une catégorie à part au sein de la scène française. En plus de trente années de carrière, l’Auvergnat a eu l’occasion de se démarquer à plusieurs reprises des us et coutumes de la scène hexagonale. Cette singularité lui confère un style et une patte inimitables sur chacune de ses productions. Très prolifique, Jean-Louis Murat a déjà écrit toutes les chansons de son prochain album, qui ne sortira pourtant qu’au printemps prochain. Par bonheur, il en dévoile déjà quelques-unes sur scène.

 

Stakhanovisme

Accompagné par la meilleure section rythmique avec laquelle il s’est jamais produit, d’une précision suisse - Stéphane Reynaud à la batterie et Fred Jimenez à la basse -, Murat donne actuellement des concerts passionnants. Bien sûr, on y entend très peu d’anciennes chansons. On ne compte pas sur Murat pour jouer un best-of d’une carrière amorcée à la fin des années 1970. Pourtant, la maison de disques PIAS effectue depuis une poignée d’années un remarquable travail de réédition de sa discographie. Cette année, Cheyenne Autumn, initialement paru en 1989, et Mustango (1999) sont ainsi ressortis, dans des versions assorties d’inédits ou de titres uniquement sortis en EP.

On a longtemps reproché à l’homme son stakhanovisme. Pourtant, aligner les projets au rythme où Woody Allen réalise ses films lui a permis de se renouveler avec une belle constance. Construire, détruire, reconstruire, déplacer: Murat n’en fait qu’à sa tête, quitte à semer des amateurs ou à démentir ce qu’il avait affirmé la veille. L’artiste est souverain. Longtemps rétif à la scène, il y évolue désormais comme un poisson dans l’eau.

 

Olivier était peut-être à St-Quentin pour le concert de la semaine dernière... Concert qui était debout! Le seul de la tournée et le public était donc bien chanceux de pouvoir se mouvoir move your body en rythme avec JL. D'après quelques échos sur les réseaux sociaux, c'était drôlement bien.

Ps: Les inrocks ont aussi recommandé le concert si j'en crois ce début d'article

 

3) On continue dans le désordre avec la Belgique dans le viseur:

Moustique nous explique pourquoi il faut retourner voir Murat:

https://www.moustique.be/25023/pourquoi-il-faut-aller-revoir-murat-en-concert

28/11/2019

 

 

L’infatigable troubadour de la chanson française propose trois nouvelles dates belges en cette fin 2019. Un retour justifié par la qualité de ses dernières productions discographiques.

Baptisé “Il Francese”, le dernier disque studio de Jean-Louis Murat (il a aussi publié en avril 2019 "Innamorato", le live de sa tournée actuelle qui compte quatre titres inédits) fantasme la vie sous le soleil napolitain. “En 1968, j’étais sur le bord de la route pour suivre le Tour de France. Quand le peloton est passé en Auvergne, j’ai refilé ma gourde à Felice Gimondi”, nous confiait-il à la parution de "Il Francese".  le chanteur avec des étoiles dans les yeux. ”Gimondi est arrivé en jaune à Paris. Depuis sa victoire, je me sens un peu Italien. Si un match de foot oppose les Bleus à la Squadra Azzurra, par exemple, j’enfile mon maillot de l’Italie."

Avec "Il Francese", Jean-Louis Murat tourne le dos aux albums concepts et autres expériences littéraires pour embrasser son premier amour: la chanson. Même s’il rêve d’antipasti, l’artiste ouvre les festivités sur un mot allemand (Achtung), repoussant fort joliment les frontières de son univers. “J’ai toujours pensé qu’une musique européenne aurait pu se développer et fédérer les publics. Mais ce n’est jamais arrivé. Résultat? On bouffe un max de tubes américains.” Le régime semble pourtant au goût du Français. “Je ne suis pas fan des États-Unis et de leur impérialisme culturel. Mais la musique américaine circule dans mes veines. C’est mon ADN et mes chansons en découlent. Alors, je me débrouille pour être en phase avec ma personnalité: je marie Jeanne d’Arc avec John Lee Hooker, j’associe Rimbaud et Curtis Mayfield. Pour l’instant, je raffole de Kendrick Lamar. C’est mon nouveau Bob Dylan. Et puis, je suis à fond dans Frank Ocean.”

 

Le rêve américain

Cette nouvelle passion transpire notamment à travers la production langoureuse de La treizième porte. Dispersées autour de quelques notes pianotées du bout des doigts, les particules électroniques s’infiltrent sous les mots délicats de Jean-Louis Murat. Avec Sweet Lorraine, il prend ensuite la route de Memphis et s’arrête aux portes des mythiques studios Stax pour un hommage à Otis Redding. Ailleurs (Gazoline), l’usage du vocodeur rappelle la récente métamorphose discographique de Lambchop. Entre traditions folkloriques séculaires et techniques de production dernier cri, le groupe américain lustrait blues, folk et country à la lueur du R&B. Jean-Louis Murat applique aujourd’hui ce traitement à sa chanson française. Avec maestria, naturellement. Autant de chansons à (re)découvrir lors de ses trois prestations live programmées en cette fin d’année.

Le 28/11, Théâtre de Binche, Binche.

Le 6/12, W :Hall, Woluwé Saint-Pierre.

Le 13/12, Théâtre de Namur, Namur.

LE LIEN EN PLUS

Tu es fan de Murat? Tu aimes donc les causes perdues et désespérées?

Alors, tu peux toujours voter pour l'élire comme l'un des concerts les plus marquants du Printemps de Bourges.   Le Berry a lancé une consultation:

https://www.leberry.fr/bourges-18000/loisirs/quels-ont-ete-les-concerts-les-plus-marquants-des-dix-dernieres-annees-lors-du-printemps-de-bourges-selon-vous_13693971/

 

LE LIEN EN PLUS DU PASSE

Charlélie a causé vite fait de Murat :

Moi je travaille dans l’idée d’une œuvre sur l’histoire de ma vie, alors ce n’est pas forcément facile à faire admettre.

Murat est un peu dans cette perspective…
C’est ça, oui… mais Jean-Louis Murat, lui, est un peu plus médiatisé que moi parce qu’il est dans la provoc’. Il dit des trucs inacceptables, inadmissibles et plus c’est inadmissible et plus ça l’amuse de les balancer. Il n’empêche qu’il fait de très belles choses. J’ai beaucoup aimé Il Francese, son dernier disque, alors que j’ai détesté avec autant d’ardeur le précédent.

https://hexagone.me/2019/11/charlelie-couture-le-gypoete-barbu/

 

Voilà, voili, il semble a posteriori, que j'avais un peu de retard dans le traitement de l'actualité...

A très vite,

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 25 Novembre 2019

Pour ne retenir que l’arrière goût (dû à la durée?) : l’autre soir à Villefontaine, dans ce Nord-Isère encore en alerte sécheresse, Murat avait pioché, pioché, sans vile visée (mais peut-être une Bill Withers visée*), mais n’avait pas trouvé la source ou du moins rarement : morte fontaine saturée, et des grands torrents qui font flaques et eau plate. Le chanteur des Puys était muni pourtant de 12 cordes pour aller au puit… Superfétat-b-oire pour élever son sceau au niveau qui doit être le sien? On était reparti la soif non épanchée, et pour certains en toussant d’une fausse route.

                                                                  *on était plus dans le Rythm and blues que la « soul »

Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise ? Tant pis, je remettais ça, peu inquiet de boire la tasse et de vivre avenue de Lénine une petite Bérézina. (c’était pas si catastrophique que ça l'autre soir non plus faut dire, et même plus à mon goût que la tournée précédente peut-être).

A Fontaine, au lieu dit la Source, en choisissant la ligne claire, tout est devenu plus limpide, les petits ruisseaux font les grandes rivières. Sans qu’il emplisse notre tasse d’amplifications, nous avons sans à coup à l’acoustique, bu du petit lait lé de lé lé. Dans l'eau oxygénée, nous avons pu frayé.   Et pour autant, le goût, la saveur et la vivacité était dans ce saint-graal. Pas de renoncement à l’énergie ! Et pour la réussite de la soirée, tous les ingrédients étaient là, notamment un public sans doute déjà conquis.. et pour autant chaleureux ! Un ou deux animateurs qui crient de manière supportable, des claps pendant quelques chansons (pas facile de le faire sur du Murat, c’est le problème)… et même le chanteur qui finit par nous proposer de soutenir nos choristes sur les « ouh ouh ouh » de Hold up (cf mon dernier compte-rendu).  

Finalement, non, ce n’était pas aqueux ce qu’on nous a délivré, de la force d’une bonne goutte, avec la part des anges qui était encore dans l’air.

A part ça, il n’a bien sur pas chanté Dordogne, l’eau de la rivière, Le pont Mirabeau, Morte fontaine… mais ça, on s’en doutait.

Allez, fini les jeux d’m’eau, c’est le moment de reprendre mon compte-rendu classique au fil de l’eau.

 

Du coup, je vous passe les détails « en amont », la traversée de l’isère et les travaux grenoblois ! J’étais en retard et la première partie avait débuté quand j’arrivais… et je n’ai pas voulu en « profiter », d’autant plus que ça envoyait semble-t-il :  autant avoir les oreilles nettes pour JL.

Une fois n’est pas coutume, c’est Isa qui gardait ma place. Excentrée, par rapport au chanteur (à une quinzaine de mètres) et aussi par rapport aux baffes,  j’ai eu un peu peur aux premières notes d’être laissé sur le côté… mais ça n’a pas duré longtemps. A Villefontaine, j’avais indiqué que j’ai trouvé désagréable d’avoir le visage de Murat souvent dans l’ombre, ce jeudi, pas de soucis : le profil était en pleine lumière. Les 3 colonnes supportant des projecteurs en fond de scène ont disparu au profit de petites barres (déjà vues sur une tournée précédente)… Ceci explique peut-être cela mais je pense que c’est surtout plus facile à transporter pour une équipe réduite se contentant d’une camionnette.

 

« Merci »… et c’est parti… Bonne intro d’un peu plus d’une minute trente, et j’entends une guitare pour une fois presque « acoustique », avec la voix qui prend sa place. Kids, « i’ve got a message for you »… Sur la fin, on a tout de même une belle partie de guitare, nerveuse et funky. 4 minutes 30 pour une entrée réussie.

« merccii »

 

Batterie, tam tam un rien amérindien, rythme ! Ah, tiens, c’est vrai qu’il est question de Géronimo dans GAZOLINE… le Rollin, rollin… et toujours ce rythme (bien plus tendu que la version « innamorato »… et qui accélère… « ooouuuh » ! Une belle énergie, mais toujours avec un son de guitare sobre (autant que puisse l’être la 12 cordes), qui laisse la section rythmique faire son job, tempo, tonalité, tructure, pas besoin de plus, et l’interprète qui va avec… On retrouve des intonations du jeune Bergheaud/Murat (78/82), mais sans excès, il maîtrise. 5 minutes.

 

« merci... merci ».

 

Voilà « les voyageurs perdus ». Il a pris l’harmonica… ouh… ça s’est bon. Chant au bout d’une minute quinze sur un rythme doux, avec la voix toujours bien en avant. Je réclamais de « la chanson » oui, laissons la chance à la chanson, et là, elle est bien là… Petit break toujours avec l’harmonica… « couplet » et ça repart pour finir sur un dernier petit pont pour laisser filer l’eau claire… Simple et efficace, comme une chanson de « Tristan » ou  de « Vénus »… D’ailleurs, un moment donné, j’ai l’impression de le voir, tenant son micro, comme au coeur de « Mlle Personne ».

 

On repart sur un tempo de batterie plus soutenu, mais doux, la guitare l’affiche ainsi aussi. « lot et garonne ». Pas de longues intros rock ce soir! J’aime pourtant assez ça mais on s’en passe très bien. « hi han, oui han» (je garderai cet air dans la tête durant deux jours). Le public tente quelques claps sur l’envolée finale… après qu’un spectateur ait exprimé sa joie. C’est court : 4 minutes… mais on est à l’essentiel, et on a des beaux ornements tout de même.

 

« merci beaucoup ».

 

Et voilà « over and over ». Tout cela est chanté de manière assez semblable à Villefontaine, mais la guitare est bien différente, et le son de Villefontaine ne correspondait pas forcement au mieux à cette ballade sucrée. La pureté n’est pas forcement ce qu’il y a de mieux dans beaucoup de domaine, mais ce soir, je l’apprécie. Sans traficotage. Ça se traduit aussi en terme de durée : c’est court, mais précis.

 

 

Chac chac chac… Je lance les clacs sur l’intro de « Autant en faire quelque chose » débutée par la section rythmique de rêve, une trentaine de secondes avant que la guitare toujours « acoustique » de Jean-Louis livre une belle partie. Au bout d’une grosse minute, le chant débute. « autant en faire quelque chose, autant en faire quelque chose, plutôt que rien plutôt que rien plutôt que rien» sur le deuxième refrain… « ouuhhh », super bon ! La voix est bien avant. Le public y va aussi de ses claps et de quelques « ouhh »… Fantastique. Même pas 5 minutes non plus cette chanson, mais voilà, on n’en demande pas plus, c’est parfait.

« Merci beaucoup »

 

Là, ça débute juste à la guitare « sèche »… puis quand le rythme arrive, Murat y ajoute quelques notes de sifflet… C’est « achtung ». Beaucoup de place à la ligne de basse. Une bonne partie de la chanson est plutôt calme, et Murat se livre à diverses variations de chant soutenu par quelques chœurs, puis il y a encore une grande envolée, avec un vrai plaisir à entendre ce son de guitare-là, même quand Jean-Louis accélère au maximum le mouvement des mains comme dans ce final. Une réussite qui a été poussée sur 6 minutes cette fois.

 

 

« merci ».

Petite pause… un « ça va ? » monte du public… mais Jean-Louis est tourné vers ses musiciens.

Stéphane commence puis s’interrompt. « il faut qu’ils se mettent d’accord » « Quand vous voulez les gars... »

Quelques secondes encore… Murat rajoute quelques mots que je n’entends pas, et quand les deux musiciens se lancent enfin, il y va d’un « ahhh ! »…

 

Murat a profité de la pause pour appuyer sur les pédales de sa guitare. Et c’est bien venu, ça apporte un petit changement. On retrouve donc une guitare plus électrique dans une longue intro jazzy (2 minutes), « ciné vox ». C’est assez proche de la version de la semaine dernière, et on n’a pas s’en plaindre.

 

 

« Merci beaucoup. Bon, à vous les gars! Et si vous voulez les aider, vous pouvez, allez-y... »… Ca sera donc « Hold up »… et les « ouh ouh ouh » des deux acolytes. Les claps débutent… je n’entends pas si d’autres à part moi, reprennent les chœurs… mais ça s’agite bien.

 

« Merci, merci beaucoup»

 

Et on enchaîne rapidement sur « Tel est pris »… La version est moins endiablée qu’à Valence, mais tout de même jouée un peu plus rapide que la version studio. La guitare est restée sur le mode « ronflante »… Les breaks musicaux sont une réussite, dont un avec harmonica, et le final où Murat le remplace par sa voix et un léger scat voyellisé.

 

"Ca commence à faire beaucoup, il serait temps de vous présenter mes camarades, Stéphane à la batterie… Fred à la basse"

Après quelques notes de guitare, la remarque "classique" :

« Y en a un de Genève, l’autre de Thonon alors… On est entouré d’helvètes… Ah, bein, tiens une chanson d’helvètes ».

 

Ça sera donc « il neige ». Pour l’intro, la guitare est toujours bien amplifiée, mais pas avec la saturation de Valence et Villefontaine, puis elle se fait plus claire. Là, pour le coup, sur cette chanson atmosphérique, la guitare saturait participait à l’ambiancer de manière inquiétante. Ici, la voix est en avant, et l’interprète est à l’honneur… Et il s’en sort bien. Le public applaudit chaleureusement.

 

Et on est parti sur le voodoo… La guitare est revenue à un son acoustique. Pas de camouflage sur le texte qui en est plein. Comme à Villefontaine, le morceau ralentit, ralentit… puis repart sur des accélérations. Là, le morceau s’installe bien sur 7 minutes, et le final est très réussi.

 

C’est les salut… « Stéphane !!! » que JL refait applaudir.

 

Le public crie… même s’il ne s’est pas mis debout…. J’essaye de lancer le mouvement… On n’attend pas trop longtemps… et les voilà de retour.

 

Et vlan… ouh, sur les chapeaux de roue, avec une guitare qui a pris la vitamine funky et de la saturation, « french lynx », avec des claps du public (très désorganisés…). Petite intro nerveuse, avec un joli solo. « est-ce que tu connais le lynx, est-ce que tu connais ? »… Je ne sais pas si d’autres personnes reprennent le refrain… mais moi oui, Murat semble nous y inciter. Le public est conquis. Rien à voir avec le public d’abonnés de la semaine dernière.

 

Et voilà un son lourd de guitare qui reprend la mélodie de « Je me souviens ». Il est rejoint par les camarades… sur une longue intro, et pour le coup, j’ai l’impression d’entendre « like a hurricane »… ou presque. Je me plaignais la semaine dernière que Murat semblait viser cela sans atteindre l’objectif… là, c’est totalement rempli. Après une première partie d’intro très guitare, une petite rupture où j’en profite pour lancer des applaudissements, et Murat a pris son harmonica… et repart sur une 2e partie d’intro… 3 minutes et le chant se lance, toujours sur le même rythme… et l’harmonica reste présent tout du long. J’en ai vraiment des frissons, et une vraie émotion… avant d’être un peu sorti de la chanson par deux « cons »… qui discutent debout de l’autre côté de la travée. Isa et moi les regardons méchamment. Après 8 minutes,

« merci bonsoir, merci bonsoir, Stéphane à la batterie, Fred,  merci d’être venu (en chantant)... »

Et JL repart sur la chanson sous les applaudissements pour une petit temps additionnel d'une minute.

«  on vous embrasse, bonsoir, bonne nuit, mercciiiiiiii » sur les notes finales.

 

1h26… Le public applaudit fort… mais la lumière revient. Je découvrirai cette durée après, car, perso, je n’ai pas conscience du temps qui s’est déroulé...et j’ai eu ma dose, même si bien-sûr, j’aurais bien pris une version du jaguar ou un inédit dans les oreilles.

 

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J'essaye toujours d'être mesuré dans mes propos, et surtout de ne pas porter un jugement définitif: je donne juste des impressions, des souvenirs, parfois cristallisés, et je ne suis pas sûr toujours d'être d'accord avec moi, d'autant que je n'ai aucune qualification musicale. Je ne sais pas toujours pourquoi j'apprécie plus ou parfois moins un concert, et je pense que c'est aussi lié à des contextes personnels, cerveau disponible, fatigue  (et pour ce soir, c'était pas gagné du tout de ce côté là), aussi à l'ambiance de la salle (quelles bonnes ondes à Fontaine!).  J'écoute aussi à droite ou à gauche ce qui s'exprime pour le rapporter. Et à Grenoble, les avis étaient pour une fois assez unanimes. Encore quelques personnes pour se plaindre du son et de la voix pas assez en avant de Jean-Louis, mais  je ne trouve pas cela justifié du tout ce soir.  La prestation était rock, la guitare 12 cordes prend une place importante, mais on percevait très bien la voix et les mots... C'est toujours le fidèle Fifi qui  est présent à la console et applique les consignes du chef.  Ce que l'on entend, c'est ce que veut Murat, son choix.  A Villefontaine, il l'avait joué Rythm and blues, allant dans des registres délicats pour lui. A Fontaine, il a joué "à domicile", dans la zone qu'il maîtrise... autant que faire ce peut. Car il faut quand même souligner qu'il s'est mis aussi un peu danger sur cette tournée avec cette guitare 12 cordes, pas si tout terrain que sa telecaster...  Et ce soir, j'ai eu l'impression qu'il en a vraiment utilisé toutes les possibilités, sans pour autant que ça passe devant l'interprète.  En tout cas, un de mes meilleurs concerts de Murat depuis un petit moment...

 

LE LIEN EN PLUS

Stéphane DUCHENE et son petit article rituel quand Murat est grenoblois (avant le concert):

http://www.petit-bulletin.fr/grenoble/musique-soirees-article-66092-Jean-Louis+Murat+++Stakhanov+a+la+Bourboule.html

 


 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 18 Novembre 2019

Bon, c'est dimanche, c'est temps  de se mettre à son compte-rendu, surtout qu'un autre est en approche jeudi...  Je cherche vaguement comment je pourrais être original, mais ça ne sera pas pour cette fois-ci. Pour retrouver de l'originalité, je vous propose donc relire celui d'ANNEMASSE en 2013 (mince, ça fait déjà un bail), ou le reportage du regretté  Fred Plainelle pour St-Jean de Vedas. C'était également en 2013. Après tout, on s'approche des 10 ans du blog... faut capitaliser sur les "vieilleries"...

Alors, alors, replongeons-nous dans mercredi.

Concentration. Bien assis. Tête libérée, Silence. Fermage des yeux. Mercredi. Mercredi. Je me suis levé.... enfin, je crois. Toujours le même geste. D'abord, La chaussette gauche. Toujours. Une gorgée de volvic, avec la tartine de st-nectaire trempée dans le café... et ça nous a amené jusqu'au soir. L'hiver qu'on dit précoce, mais qui n'est juste pas en retard pour une fois. Je ne suis pas trop à l'avance,  une petite queue dans le foyer pour prendre les meilleures places, et pas de têtes connues, à part Isabelle P., fan "récente" et active sur les réseaux... et quelques têtes connues de ma vraie vie. "oui, oui, j'aime bien Murat, enfin, comme ça, en passant" (je suis blogueur incognito Pierrot d'innamorato).

Il reste quelques places au premier rang, aux 6e,7e, mais je choisis de m'expatrier un peu en hauteur pour une fois, en espérant que ça me permette d'élever le niveau de ce blog, il reste tout de même une dizaine de rangées derrière qui ne seront pas tout-à-fait remplies, mais presque. Le concert avait l'objet d'une offre commerciale groupée avec le concert de Nouvelle Vague aux Abattoirs à Bourgoin. Ce dernier ayant été joué devant 50 personnes, je craignais un peu le manque d'affluence... mais ce n'est pas le cas, même si les camarades lyonnais ne se sont pas déplacés (enfin, je n'en remarque pas... sauf la famille de Jean-Louis dont ses deux petites filles. On a donc je pense une bonne partie d'habitués et d'abonnés... dont 4 ou 5 qui vont s'éclipser en cours de concert.

Le théâtre dans cette "ville nouvelle", comme on les appelait dans le temps, est un équipement moderne...  modeste dans ses abords (foyer), mais on se gare sans difficulté vu qu'il est situé dans une zone d'activité, concession Dacia et supermarché netto. Environnement  idéal:  dans ce décors-ci, forcement, y'a comme  une petite envie naturelle d'écouter du Murat.

 

20h35 ça commence direct, pas de première partie mon quiqui.

"bonsoir", Murat est déjà en teeshirt, même si ce n'est pas la grande chaleur. Pas de surprise, le trio est là, et la 12 cordes aussi.

Et ça part fort et rythmé. Comme à Valence, difficile de reconnaître le morceau qui sera joué... mais ça sera  bien "kids", au son d'une guitare au son très saturé. Il n'y aura pas d'histoire de "pédales" et de matos ce soir, tout ça est réglé... du coup, on perd une occasion de l'entendre parler.

Murat semble en forme, et prendre le concert pas le bon bout: le final s'étire un peu, il s'amuse avec la voix sur un solo de  guitare.

On part sur les bases habituelles: c'est "gazoline", avec harmonica qui apporte un peu de douceur devant le tempo  implacable et la saturation de la guitare. Quand le chant commence, tout est plus doux... mais au refrain, accélération... beaucoup de place à un pont musical... avant que Murat pousse la voix... Ça monte, ça monte. Murat fait le "loup". "ça c'est rollin, ça c'est rollin", Murat s'amuse à chanter le groove... Encore un long pont musical avec harmonica cette fois pour conclure. Le même esprit qu'à Valence, mais des différences, avec Murat qui laisse plus de place à la guitare et qui utilise l'harmonica. Le public est calme durant les morceaux, mais applaudit chaleureusement.

Respect de set liste: les voyageurs perdus.  Murat a posé l'harmonica, mais nous sifflera quelques notes sur une chanson livrée sur un rythme ultra-rapide. Murat pousse la voix vers l’aiguë jusqu'à la limite de la justesse. C'est rock, bien enlevé... mais l'impression d'un manque de chaleur et d'émotions survient.  Il y a un peu de lightshow ce soir, avec notamment deux rampes verticales en fond de scène, mais Jean-Louis est éclairé par dessus et derrière, le visage souvent sous des ombres, et avec les yeux fermés, c'est peut-être un peu désagréable pour le spectateur qui souhaite se "connecter" avec l'interprète.

On repart sur une longue intro qui nous amène en une minute quarante aux premiers mots de "Tarn et Garonne".  Le son de guitare est puissant et rempli l'espace. Je pense que malgré ça, on peut bien percevoir la voix et le texte, mieux qu'à valence... même si une non initiée m'exprimera ce reproche après le concert. Faut dire que le théâtre promettait une voix "suave et mélancolique" au service d'un "art des mots"...  Ce soir, ça sera donc surtout "son sens mélodique"... et une énergie rock... Dans le texte de présentation, il était aussi indiqué  des titres "plus libres que jamais"... et c'est surtout ça qui est en œuvre, de  "la liberté".

"over and over": toujours une très longue intro... assez douce... avec un Murat qui part en impro guitaristique assez loin... si bien qu'il y a un moment de silence avant qu'il ne se mette à chanter et qu'on reparte sur une version plus sage. C'est propre, et Murat chante assez bien, forçant l'accent sur "over and over". Le morceau est bien étiré (plus du double de la version Edit mais un peu moins qu'à Valence.

Toujours pas de surprise de setliste: autant en faire quelque chose. Une minute d'intro... Bon, y a pas de souci, ça passe bien. Sur les chapeaux de roue. Hymne rock... et nous on est assis...

Jean-Louis présente les musiciens, ses camarades. "ah, ça marche toujours bien pour Stéphane", "toi, Fred, ça sera moins...".

IL se rapproche de ce dernier, regarde sur la setliste qui est près du bassiste...et dit : "ah, tiens, on peut faire ça"...  Ça sera "hold up"! Et Murat vient de sauter "tel est pris" et "cinévox". 

Ça commence avec les choeurs, et jean-Louis dit "c'est joli quand même"... Je chantonne un peu... Il suffirait d' un peu d'encouragement  pour que tout le monde reprenne les "ou ou ou", et que ça "emballe" tout le monde... mais on ne mange pas de ce pain là ici. Version courte.  Murat fait le job, plutôt bien. Il commence souvent les chansons en prenant sa guitare à l'horizontale (comme une guitare slide).

 

Ah, on est revenu à "cinévox"... et à la seule chanson qui laisse un peu de place au silence. La guitare s'efface un peu avant de revenir tournoyé sur le passé. On trouve enfin un peu d'émotion.

Murat relance un "merci, hein", "je vais le dire à chaque fois".... puis après quelques notes, "c'est ma chanson préférée, ça". C'est "il neige". Quelques notes... et direct, le chant. Précédé de "cinévox", c'est un beau ticket vers l'émotion... Je ne détecte pas pourquoi  mais j'ai l'impression qu'il lance  un "merde" entre  "La nature alentour s'est enterrée" et "Il neige il n'y a place que pour le silence".  Est-ce vrai? Je suis loin d'en être certain. Le morceau se poursuit, sur des sonorités rock... mais l’encéphalogramme est un peu plat.

Ça enchaîne d'ailleurs très rapidement sur une grosse intro... Je pense un peu à Neil Young, et Murat se lâche bien sur la 12 cordes.... et surprise, c'est "je me souviens"... comme elle a été jouée à Sérignan. Ça passe bien, on retrouve la mélodie mais avec un tout autre tempo. La guitare se déchaîne... Murat représente ses musiciens et leur laisse un peu de place pour un solo chacun,et le morceau reprend. Le public reste très timide... c'est dommage.... "Au revoir, merci d'être venu"...et Murat continue ses "je me souviens" sur les applaudissements... Voilà la chanson pour laquelle il fallait que je sois là ce soir. 9 minutes.

... mais on n'est pas encore l'heure de concert que Jean-Louis a déjà dit au revoir! Après quelques salutations. Il semble toujours en forme et pas agacé... Le public le réclame assez fort... même s'il reste assis.

Murat revient dans un nouveau tee-shirt...et lance "extraordinaire voodoo".... en prenant son temps. Murat oublie également un peu la guitare sur un ou deux couplets, et on entend une "chanson française", puis la guitare s'impose, et l'énergie... mais ça retombe... Murat redit "bonsoir, merci"... et repart mais  " sans l'emballement et la "folie" qui a pu faire de  cette chanson une grande chanson de concert muratien à côté du jaguar, taormina... 1h07... et on se retrouve à applaudir... mais il ne reviendra pas!

ouch, c'est court! Certains crient "jean-louis!!!".... mais à la lumière allumée, les cris et les applaudissements s'arrêtent... 

 

Alors que dire...   On pourrait dire "set ramassé et rock, nerveux" et en 1heure, on est rassasié de cette énergie... mais confortablement assis, c'est quand même compliqué... on n'a pas ressenti la fièvre, et  encore moins une impérieuse nécessité d'être là, même si Jean-Louis dit qu'il aime vraiment être sur scène.  Un concert debout aurait donné  peut-être une autre impression.  Si on peut penser à Neil Young à l'écoute de ces versions électriques laissant une large place à la guitare et à la saturation,  avec ce dernier, on ressent (même sans comprendre les textes) qu' il y a un "message" dans ce déferlement... et les intros ou les breaks nous emportent loin... Souvent, Murat lui aussi y arrive, mais ce soir-là, c'est trop  comme pas assez comme dirait Nicole Bouchard du Québec. On peut peut-être mettre en cause cette guitare 12 cordes... qui apparaît plus lassante que la guitare électrique.  Après, je suis peut-être un peu négatif aussi du fait de cette durée... Et on peut se raccrocher à ce "je me souviens" customisé.... mais  je suis  resté sur ma faim. J'aime pourtant bien quand il est vraiment dans ce tempo rock, et il est bien le seul dans le paysage à nous proposer ces textes à la fois "aux sons qui font sens" et marqués de classicisme sur  ce rythme groove et soul, et sans  concession devant les inspirations d'un public de curieux. Mais  on aimerait certains soirs qu'il s'y résigne, en prenant un piano pour jouer ses mots bleus du "mont sans souci",  ou fasse une partie acoustique et chansons, comme tous ses autres collègues... mais non, Murat se livre comme l'entend son humeur, et  délivre sa  "proposition artistique" du moment, en refusant de s'adapter et de se soumettre à un cadre ou un contexte et au code commun du récital et du concert.
Signe de ce non-formatage: il semble qu'il n'a même pas eu conscience de jouer de manière aussi brève... C'est du moins que ce nous a rapporté une personne, comme s'il avait  chanté ce qu'il pouvait chanter pour ce soir-là.   Autre proposition: ... il n'a pas voulu que sa petite fille se couche trop tard et voulait en profiter après le concert. C'est avec elle, joyeux et détendu, qu'il a fini par traverser le foyer et accepter un petit "selfie" avec une fan... 

 Bon, voilà, en vrac... Je crois que j'ai déjà écrit pas mal de conneries pour ce soir, et il faut que j'en garde pour jeudi... Concert à la SOURCE (FONTAINE)... et je crois que j'essaye de retourner devant cette fois. Loin des yeux, loin des oreilles/ loin du coeur? Prendre de la distance, ça ne me réussit pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 11 Novembre 2019

hello girls and boys,  je vous fais cadeau de ma non-introduction du jour. On y va de suite!

 

1) Un petit mot sur Sérignan samedi par la camarade Isabelle:

"le concert était bien. Efficace, le trio... Très efficace,les deux lascars connaissent le taulier, ils parent à toutes les éventualités ! 13 titres joués, dont Extraordinaire Voodoo enchaîné après Il Neige... Très joli doublé, de mon avis et de celui de Romain et Yseult. Le début a été un peu laborieux... il a shunté Les Voyageurs Perdus après s'être emmêlé les pinceaux dans les paroles... Un peu dommage. Un Je me Souviens très gros son, électrique, emporté.Hold Up annoncé comme "et maintenant, une chanson très triste".On a eu Le Jaguar, en revanche aucun des inédits joués à Vincennes. On verra à Gre ? Sinon, il a commencé à tchacher un peu mais la salle était sage, ça n'osait pas trop réagir donc j'ai eu le sentiment qu'il se disait qu'il n'y arrivait pas, bon... tant pis. Après, blagounette quand il a jeté sa bouteille d'eau par terre, rires dans la salle, il regarde la bouteille qui roule... "Pour une fois qu'il se passe quelque chose dans un de mes concerts..!". Largement rappelé mais il n'est pas revenu pour le deuxième".

J'ai eu un autre retour rapide par quelqu'un qui ne se dit pas "fan" (du moins pour établir une setliste) et  qui me parlait d'un très bon concert, excepté sur le son de la voix pas assez en avant (on en a déjà parlé pour la date à Valence). Côté Rock oblige?  Sur facebook, les retours sont également très positifs. Pas de surprise pour la set-liste... jaguar à la place des inédits.

 

2) PIAS continue ses rééditions... et c'est au tour de MOCKBA en décembre.. et après la petite déception mustango 2019 (en terme de bonus), j'ai eu une vraie joie: j'ai cru que  chacun (en vinyle) pourrait découvrir les chansons  qui auraient dû constituer l'album "Mockba". En effet, à l'époque, 3 chansons du projet parallèle "1829"  sont intégrés au disque, ce qui selon moi nuit à l'unité du disque (et en parallèle à l'intérêt du disque "1829" qui perd 3 bonnes chansons. Il est lui aussi réédité également en décembre).


Murat s'en était expliqué: J’ai fait une erreur. J’avais un mini-album de Faces B destiné au net, intitulé « Les Faubourgs de Moscou« , et j’ai eu la faiblesse de le faire écouter à mon label, qui a insisté pour inclure quelques unes de ces chansons à Mockba. Parallèlement il y avait cet album à part entière pour Pierre Jean DE BERANGER. Du coup je me suis retrouvé avec deux disques qui ne devaient pas sortir dans le commerce, ce qui m’embêtait vraiment. Alors j’ai choisi de mettre deux, trois inédits, ainsi que trois titres de BERANGER. Au final, l’étrangeté de Mockba a ainsi été diluée. Peut-être le sortirai-je un jour comme il aurait du être" (Magic, sept 2006)

L'explication n'est pas tout à fait limpide comme me l'avait indiqué Matthieu à qui bien sûr rien n'échappait:

 

  "Pierrot,                    
     Je ne comprends pas ses explications. Quel est le second disque qui était censé ne pas sortir dans le commerce ? Faut-il comprendre que l'album sur Béranger n'était pas destiné, à l'origine, à la publication ?
     Je me demande quels inédits des "Faubourgs" JLM a inclus sur Mockba. Au feeling, je dirais "Oh my love" dont la sensualité pourrait se rapprocher de celle d'"Avenue de l'opéra" et peut-être "Colin-maillard" pour son interprétation hautement gainsbourienne et son côté "art mineur pour les mineures". Ce n'est qu'une hypothèse. En attendant, il est vrai que Mockba est au final un album hétéroclite, surtout si l'on prend en compte le double phantom track constitué d'une part de la berceuse rock et d'autre part de l'extrait de 1451.
     Prends soin de toi et passe un bon week-end".

Cette joie a été un peu gâchée : sur les 5 titres de ce qui est connu comme "les faubourgs de Mockba",  3 titres seulement sont au programme du vinyle...  Sur celui-ci,  y figurent l'extrait de 1451 et le titre caché du cd "en amour avec toi"...  leur absence ne m'aurait pas choqué.

 Voici l'avis de Matthieu sur les titres :


>      "Buddy" m'a rappelé son quasi-homonyme "Billy". En tous cas, JLM prononce les deux noms de la même manière.
>      La rythmique de "Notre instinct de mort"[Phèdre et les monts d'or" m'a fait penser à "Gel et rosée".
>      Quant à "Avenue de l'opéra", c'est effectivement une sorte de "Se mettre aux anges", mâtinée de "Monde intérieur", version moins de 18 ans. Torride à souhait. Si je place ce titre parmi les très grandes chansons de JLM, tu trouves que j'exagère ?"

Les deux titres qui ne figurent pas sur le disque:

>      "Même étoile" me semble être une sorte d'équivalent muratien du "Tout le monde" de Zazie. (la comparaison est un peu tirée par les cheveux, je te le concède). 
>      "Murat déchu" est une excellente chanson, je l'aime beaucoup.

Oui, les titres ne sont pas "surprenants" dans leur construction, et on pense aux titres de Lilith effectivement ("notre instinct de mort"), et ils n'ont pas la préciosité de production des titres comme "la fille du capitaine", mais Phèdre... et Buddy sont des titres que j'apprécie (j'aime bien quand ça balance).  "Même étoile" est plus lancinant et blues (guitare métallique).  "Murat déchu" rejoindra les grandes chansons autour de "Murat" (j'aurais dû vous en parler au moment de "je m'en souviens"). Quant à "avenue de l'opéra", je ne vais te contredire, Matthieu : c'est effectivement une grande chanson : près de 8 minutes, effectivement proche de "se mettre aux anges", avec une longue intro magnifique.. mais avec une référence à "Petite" peut-être, et une chanson à ranger aussi du côté des chansons "parisiennes" (on n'est pas très loin des Abbesses). Des belles pépites donc!!

Les textes sont sur Muratextes of course.

Voici ce que nous disait S. PRIN  de MOCKBA:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-4-stephane-prin-partie-2-65208962.html

On en arrive ensuite à Moscou, et 1829... je pense enregistré en même temps. Je trouve que Moscou  manque d'unité, malgré des belles chansons ( notamment la fille du capitaine)... j'ai toujours pensé que Murat baclait le projet pour en finir avec Labels. Etait-ce une fin de cycle (fin avec Labels, fin du sparing partner avec Fred...)? Que pouvez-vous nous dire de cette session? 

S. PRIN : Effectivement les 2 disques ont été enregistrés en même temps. Très peu de temps après avoir fini  « Bird » je crois, on avait aussi enregistré le DVD pendant la même période, donc je pense qu'un double album de plus à enregistrer à ce moment était un peu indigeste pour tout le monde. Ces albums étaient donc moins agréables à enregistrer, Jean-Louis  plus stressé,  moins préparé aussi. Mais la promo de Bird ayant été assez  bonne, il voulait surement en profiter et ne pas faire redescendre  l'attention du public. Je pense que ça a été un mauvais choix. La vitesse et les contraintes pratiques et techniques pour ces disques étaient encore plus grandes que pour les autres albums, donc un  confort moindre, et des chansons moins travaillées aussi je trouve.  Tout ça a laissé des traces dans les têtes de chacun et la fatigue  de l'enchantement des albums commençait à se faire  sentir. 

C'est un disque que moi, j'apprécie beaucoup, notamment pour son titre introductif, et Murat y chante superbement, et les cordes de Hincheliff et last but not least pour en revenir au vinyle :   avoir la pochette en grand format, c'est top! C'est en effet une de mes préférés.  Que ce soit "colin maillard", l'homme en otage, "le foulard rouge" ou encore  Michel Strogoff traversant la Russie... ça me va. Cette photo signée Murat est un bel exemple des polaroids qui fut durant un moment l'un de ses petits travaux quotidiens.

 

https://www.fnac.com/a13936263/Jean-Louis-Murat-Mockba-Vinyle-album

http://www.mediapias.fr/artistes/jean-louis-murat

3) A part ça, on entend Jean-Louis Murat sur les ondes d'inter... de la publicité pour sa tournée. "Foule romaine" et "autant en faire quelque chose" en fond...  Il reste donc de la place, notamment à Paris.

 

4)  J'étais à mes quelques heures perdues à la recherche d'infos  à la suite de la réécoute d'une vieille interview de Murat par Ardisson : en 89, sur "lunettes noires pour nuit blanche" : https://www.ina.fr/video/I07340761 

(à 49 sec)

C'est assez curieuse qu'une chose qui était disponible depuis 30 ans nous ait échappé... mais c'était le cas: Ardisson évoque l'aide que lui aurait apporté lors de sa première venue à Paris (avant Clara) des "gens de RMC, Bassi (?), Farran (?), toute la bande", ce qui suscite un "ouais" du jeune Jean-Louis... et Ardisson enchaîne.

Ardisson étant généralement bien informé, c'est intéressant... mais en fait, après avoir identifié plusieurs noms possibles, donc un Claude Ferran et le journaliste post 81 Michel Bassi qui ont effectivement travaillé sur RMC, je me suis rendu compte qu'Ardisson avait sans doute commis un lapsus entre RMC et RTL...  J'ai alors trouvé le nom de DOMINIQUE FARRAN, présentateur rock de la radio, et tenté de le contacter via facebook... Quelques jours plus tard, et c'était cette semaine, on apprenait sa mort... 

Ce "fils de" (créateur de RTL) et père de (dernier manager de Johnny)  avait été envoyé par papa s'occuper de Radio Avoriaz et il aurait pu rencontrer Jean-Louis là-bas puisqu'il y était moniteur de ski.  Si tout cela est vrai, et la chronologie exacte, on peut s'interroger sur l'histoire officielle  (quelques temps plus tard l'envoi de la cassette par un ami à  JB HEBEY). En effet, celui-ci était déjà membre de cette bande de RTL...  Dominique commençant à l'antenne de RTL dans l'émission d'Hebey.  On perd une opportunité de savoir si Clara a bel et bien joué à RTL, Hebey n'ayant pas apporté de réponses claires... Toutes mes condoléances à ses proches.

Un hommage de Georges Lang le dernier en activité de cette bande de "WRTL"...

https://www.rtl.fr/emission/les-nocturnes/les-nocturnes-du-10-novembre-2019-7799434404 

Il y est dit qu'il était fan de Michaël Francks.

L'article de Bar-David également:

https://gonzomusic.fr/au-revoir-dodo-farran.html?fbclid=IwAR009D43_VvFYhgeopdblyxVejLcv4lfcVPmiv9Nx9IM81uKTA7ySBHbfX8

PS: Dominique Farran était aussi le créateur de "la valise RTL" (inspiré d'un format us).

PS2 : Quant au 2e nom cité par Ardisson, est-ce Michel Bassi? ... Je ne pense pas qu'on puisse l'intégrer à "une bande"... même si un lien avec l'oncle "Bergheaud" journaliste au figaro pourrait peut-être être établi... Il a par contre ensuite travaillé sur RMC ce qui pourrait expliquer le lapsus d'Ardisson... Je jette en pâture et à la volée toutes mes suppositions, au cas où...

LE LIEN EN PLUS

Sur arte+7,  "les ronces" de Murat utilisé dans le téléfilm "aurore" de L. MASSON

https://www.nouvelobs.com/series/20191107.OBS20835/aurore-le-conte-noir-de-laetitia-masson.html

https://www.arte.tv/fr/videos/069048-001-A/aurore-1-3/

 

LE LIEN EN SURPLUS

Baptiste Vignol continue de nous parler de ses coups de coeur sur son blog, celui-ci est un peu particulier...et courageux:

http://delafenetredenhaut.blogspot.com/2019/11/lettre-ouverte-dun-lache-ordinaire_7.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 9 Novembre 2019

 
M. MURAT reprend sa tournée ce soir à Sérignan. Il a donc passé quelques minutes au téléphone avec un journaliste de MIDI LIBRE... Une interview pète-sec  pour son public... notamment celui du toboggan où fut enregistré Innamorato... Ceci dit, il est assez lucide... mais je ferai une remarque ensuite. Murat humilié, Murat outragé, mais Murat libéré
 
https://www.midilibre.fr/2019/11/07/jean-louis-murat-toujours-a-faire-lartiste,8527636.php
 
Le chanteur pop Jean-Louis Murat se produit en power-trio samedi 9 novembre à La Cigalière à Sérignan.

C’est un nouveau cycle créatif que vous avez démarré avec “Travaux sur la N89” en 2017, poursuivi depuis avec “Il Francese” ?

 
 
Tout à fait. En tout cas dans la façon de faire des disques. Je ne veux plus les faire de la même façon. L’âge venant, on s’autorise à se dire : "Eh merde, je fais ce que je veux !" (rires) Le business du disque n’existe quasiment plus, c’est devenu un peu n’importe quoi, alors fuck, je vous emmerde, je fais mon p’tit truc à ma façon
 
On pourrait le dire d’une façon un peu plus espiègle : puisqu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent, je fais ce que je veux ?
 
C’est pas mal, ça, tiens ! Bon, quand même, avec mon mauvais esprit, j’ai envie de dire que, puisqu’ils ont mauvais goût, je vais les laisser sur place ! Je ne vais plus tenir compte de leur goût puisqu’ils n’en ont pas. Mais ça rejoint ce que vous dites… Le fait que je n’arrive pas à savoir quel est le goût de ce peuple, sinon un goût de chiotte à tous les niveaux au fond, alors merde…
 
N’empêche, “N89” sonnait comme un nouveau départ un peu complexe mais ludique !
 
Non, même pas compliqué. J’essaie toujours de faire des choses très simples. Ce disque, c’est celui sur lequel j’ai le plus travaillé. Tout y a été pensé jusqu’à la moindre note. Vu le boulot, vu le temps passé dessus, je me sens un peu humilié quand on me dit que c’est du n’importe quoi.
 
 

“N89” est un effort de concentration qui permet à “Il Francese” d’advenir ensuite ?

 

Ça, c’est vrai ! De façon assez prétentieuse, j’avais espéré remettre en question la forme de ce que je faisais en tant qu’individu et, à travers ça, interroger le collectif, ce qui nous arrive, ce merdier dans lequel nous sommes, et qui a empiré. Voilà, Nationale 89 était ma réponse de chanteur au bordel ambiant… mais ça a été un fiasco complet (rires) !

 

D’où “Il Francese” ?

C’est-à-dire qu’après ce bide, il fallait bien que j’écrive quelques petites chansons, des pseudos 45-tours, pour que je trouve un label qui veuille bien me signer et sortir ma production. J’en suis là… Régulièrement, il faut refaire ses preuves, montrer qu’on peut faire des chansons qui peuvent plaire aux radios.
 

“Il Francese” ne poursuit pas moins votre réflexion sur le fond et la forme. Par une autre voie…

 

Il est fastoche, celui-là. Il y a des chansons comme il faut dedans, avec des refrains, des gimmicks, tout ce que les gens aiment, non ? En ces temps de l’inculture… Il me semble que je sais aussi écrire de la chanson populaire de 3’30’’ alors de temps en temps, je le fais. Quoi qu’il en soit, j’aime les ruptures de ton, ne pas laisser les choses s’installer, changer avant d’ennuyer.

 

On a lu qu’il devait s’agir d’une trilogie mais “Innamorato” (3/4 live, 1/4 studio) sorti au printemps n’en est pas le 3e volet ?

 

Non, pas du tout, c’est autre chose. D’ailleurs, sur la tournée qu’on fait en ce moment (Fred Jimenez à la basse et Stéphane Raynaud à la batterie), je pense que je vais aussi enregistrer un concert car je nous trouve plus qu’excellents. Du reste, celui dans Innamorato, à Décines en 2018, était un genre de fiasco : devant 100 personnes qui s’en foutent et repartent en disant bof. On l’a capté à l’ancienne, un micro dans la salle, sans traficotage, un peu en réaction : il y en a marre, on se défonce le cul pour faire de la musique vivante, intéressante, chaque soir différente, et vous êtes là, affalés comme des otaries, dans votre non-goût ? J’en ai un peu ras le bol de me retrouver devant toujours le même petit nombre de gens qui réclament les tubes ! On est au XXIe siècle, OK, les artistes galèrent mais il faudrait aussi que le public se secoue ! C’est comme ceux qui passent leur temps à geindre sur la presse : si vous ne l’achetez plus, si vous ne la lisez plus, si vous ne la défendez pas, il vaut quoi, votre jugement ?

 

“Innamorato” est un super disque, live et pop, très 70’s dans l’esprit…

 

C’est ma manière de défendre ma façon de faire des concerts : jamais deux fois le même. C’est vraiment sur la scène que je suis au mieux… Mais bon, je suis toujours à faire l’artiste devant la même peuplade décimée, entre 100, 200 personnes, c’est pénible…. Je me demande ce qui me pousse à y retourner, à part le plaisir d’être avec des musiciens… C’est difficile de faire l’artiste en France, on n’est vraiment pas un pays pour la musique pop, mais un peuple avarié pour la variété… Mais je ne sais même pas ce que c’est, la variété, moi ! Pour être franc avec vous, plus j’avance, moins je comprends. Je suis dans le cirage complet. C’est peu satisfaisant, et un peu douloureux…

Jean-Paul Dubois, le prix Goncourt, a cette phrase : "Je ne vaux pas grand-chose et je ne crois en rien, et pourtant tous les matins je me lève."

Oui. Rien n’est important, j’écris des chansons, c’est tout. Face à toute cette absurdité… Si on me disait demain que je ne pouvais plus écrire des chansons et faire des disques, je crois que je disparaîtrais purement et simplement, comme dans un film de science-fiction. Je n’ai jamais eu autant cette sensation de l’inutilité, de l’absurdité des choses, et partant, de la nécessité absolue, et carrément vitale pour moi, de continuer à faire mon truc.

On finit donc par une bonne note: faire son truc... mais je le trouve donc un peu dure avec son public, d'autant qu'il joue la tournée actuelle dans des théâtres, face à un public assis... et il ne vient jamais le chercher, on le sait. C'est un refus de faire du "théâtre", de la démagogie, on le sait aussi, mais...peut-être doit-il nous parler un peu plus suite?

Ensuite, ceux qui le lâchent, ou font "bof bof", ce n'est pas forcement son public de fans, ou des curieux, c'est aussi des vrais amateurs de musiques, ou des musiciens. Ces derniers temps, c'est d'eux dont j'ai des retours parfois négatifs j'ai l'impression. Sur le dernier concert à Valence, encore... Je ne suis pas d'accord avec eux à chaque fois mais je les entends. Quant aux "curieux" et aux "abonnés" des théâtres, ou ceux qui ne connaîtraient" que les tubes, sur les deux premières dates, on a eu des retours positifs.  Le fait est que, il le rappelle, C’est ma manière de défendre ma façon de faire des concerts : jamais deux fois le même.  Et cela nécessite sans doute une bonne dose de courage, d'implication...  A part ça, on connait le refrain sur les "100 à 200 spectateurs"... C'est toujours 500 au moins. J'étais devant NOUVELLE VAGUE, avec 50 personnes à Bourgoin la dernière fois, pareil avec Barbara Carlotti il y a quelques années...  

2)   J'étais au concert organisé par des musiciens lyonnais fédérés notamment par MATHIS dont je vous ai parlé quelques fois (connu par une reprise de JIM), pour rendre hommage à HUBERT MOUNIER. C'était à l'occasion de la sortie d'un disque tribute "PLACE HUBERT MOUNIER"

Le concert gratuit a affiché complet dans la grande salle, et ce fut vraiment un excellent moment, notamment pour constater la place qu'occupe désormais Hubert dans le coeur de nombreux lyonnais, et autres (j'ai croisé un haut savoyard). KENT, CARMEN MARIA VEGA, présents sur disque, étaient absents, comme JOE BEL, à la voix magnifique, mais les autres artistes ont assurés, dont les VOYAGE DE NOZ, qui ont apporté une touche de rock, AUREN (qui a fait son dernier disque avec Calexico)...

J'écoute depuis le disque et j'ai toutes ces chansons dans la tête depuis en permanence, dans la nuit et au réveil.  Je redécouvre les grandes chansons de L'affaire Luis TRIO et certaines d'HUBERT MOUNIER.   JE VOUS LE CONSEILLE DONC!

On peut l'acheter ici:

https://stardust-acp.com/?page_id=757&fbclid=IwAR0JE5B2BU3hSFPY5jrxYwYYgRbochu_VplEZWE6vGACmboPyp_osGpb_Fc

Et il arrive très vite sur les plateformes.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 28 Octobre 2019

Il y avait encore un petit relent d'été ce jeudi-ci dans les rues de Valence. Dans l’artère principale, au bord des fontaines lumineuses, un concert en plein air se donnait grâce à une mini-mini espèce de kiosque à musique (un local technique, avec un auvent), sans doute une initiative plutôt sympa de la ville. Celle-ci possède également son kiosque historique qui inspira  Peynet. Et son théâtre à l'ancienne, italien, aux riches décors où évoluera Murat. Un cadre idyllique donc pour "innamorato"...  loin de l'image A7tienne (et non pas ascètienne, nom d'une PIC, autre symbole de la ville).    - Ce message publicitaire est offert par Sujeanlouismurat.com pour aider les zones en développement de la région Aura- .

Bon le fait est qu'il s'est mis à pleuvoir vers 19h30... mais nous avons profité du foyer du théâtre, sans bar... pour discuter avec le fidèle Alain qui s'est décidé au dernier moment, et avec Jocelyne,  qui installe son échoppe, et ses disques dédicacés tout fraîchement : je lui suggère de faire varier les prix de ses disques dédicacés en fonction de la qualité de la signature. "celui-ci, il a fait un effort: on distingue M.U.R.A.T parfaitement.... mais... en fait, c'est trop bien écrit: ça passerait un faux!!".

On divise entre anciens de nos concerts respectifs:

- ah, j'ai vu Belin -il est raide de Belin-, il était avec le producteur... euh, comment déjà.... euh... merde...

- Moi, j'ai vu... euh... bon sang...euh... le gars qui fait les films d'honoré là... et puis, euh... merde... menfin... celui de la fille du coupeur de juin...

- Hubert... ah, oui, tiens, y a Brigitte Fontaine qui va passer ici...

- Je l'avais vu une fois, concert lecture, avec le guitariste là... euh...  ah, mince... celui de Bashung...

- Je sais plus... En tout cas, j'aimerais que Murat refera le même concert que... c'était quoi déjà.... ça grouvait grave...  c'était où? Caluire?

... enfin bon... On va finir par se sentir vieux... Alzheimer frappe à la porte... Ce qui permet quand même d'apprécier chaque concert de Murat comme un nouveau.... C'est chouette.


Ayant réservé en juillet ma place, j'avais sélectionné une place au premier rang... ce qui m'a permis d'avoir la meilleure vue sur le pupitre avec les textes de chansons, et ne pas voir la tête de Stéphane de tout le concert caché qu'il était par une cymbale. Je l'ai donc trouvé très brillant.

Pas de première partie : tant mieux, j'ai quand même 1h30 de route pour rentrer... quand je me rappelle de l'endroit où j'habite....

20h45, pas de retard et Jean-Louis arrive en tee-shirt blanc imprimé, jeun's, avec un petit "bonsoir". Et il n'y a pas de tabouret!  Et prend une guitare 12 cordes... Après quelques notes de réglages, c'est parti pour... un morceau indéterminé dans l'intro... La guitare 12 cordes donne peut-être un son moins rock que la télécaster, mais l'électrification est bien réelle, et Murat joue toujours autant des effets. Donc, le son est loin d'être "unplugged".  C'est "kids"...  bien rythmé, avec son gimmick "i 've got a message for you"... 5 bonnes minutes de démarrage.

Ça enchaîne rapidement, avec une intro plus lente, et qui prend son temps... On reconnaît les notes de gazoline.  Le chant débute au bout de près de 2 minutes... un peu sur le même tempo... jusqu'au premier refrain, où ça monte doucement...  ça roule, ça roule sur le "rollin"... La voix pousse encore un peu plus sur le 2e refrain, et ça finit par s'emballer (doucement), juste après un petit break. "ça, c'est rollin, ça c'est rollin, ça c'est rollin, ça s'est rollin" (6 minutes)...  On est assez fidèle à ce qu'on trouve dans le dernier "live".

Murat doit manipuler sa pédale... c'est le running gag de ses premières dates: "c'est notre 2e concert et c'est du nouveau matos: ça vient de Chine, faut peut-être apprendre le chinois". Une fois le problème réglé, il se saisit de son harmonica. On ne sait pas si c'est le morceau qui commence ou s'il fait des essais... mais il poursuit... et je trouve ça très joli, cette mélodie qui immerge au détour d'un rien... C'est "les voyageurs perdus".  J'apprécie l'harmonica, et l'émotion créée, même si c'est livré avec un tempo assez rythmé. Ce n'est pas un titre qui me donne "l'effet surprise", il l'avait joué sur la première partie de tournée, mais Tristan date quand même de 11 ans...  Il faut donc se contenter de ça dans l'exploitation du "back catalogue"...

Petite pause avec un "merci", "c'est vraiment très gentil", et peut-être une petite séance pour s'essuyer ou régler "sa nouvelle guitare"... et pour présenter "Stéphane, Stéphane Reynaud".  Il dit ensuite qu'on est dans le "07", ce qui suscite quelques réactions des drômois (26)... "ah, il y en a qui suivent"... C'est pour introduire le 82, Tarn et Garonne. Là, encore, pas de surprise, la chanson est au programme depuis deux disques.  Bon, le titre est entraînant; pas de problème. Jean-Louis s'amuse avec quelques onomatopées dans un long break, mais fait quelques efforts de diction et pour s'approcher un peu de micro sur le reste de la chanson (ce n'est pas le cas sur toutes les chansons, et les critiques du soir concernaient surtout le son de la voix).

Et voilà "over and over"...   un titre single (2013) qui n'était pas le morceau le plus enthousiasmant aux yeux des fans mais que Jean-Louis semble apprécier puisque là encore, il est souvent au programme... et ça commence à faire pas mal de tournées...  Je crois que je suis quand même rentré dans le morceau, même s'il est joué "tranquillement", la faute à Murat qui là encore soigne l'interprétation, et à un très long pont musical où Murat nous livre un petit solo, puis de nouveau à un final bien enlevé. Il y a de quoi en mettre sur 7 minutes de morceau! Et le public apprécie chaudement.

Jean-Louis bricole encore un peu sur sa guitare qui vibre...  et au bout d'une longue pause, il lance "autant en faire quelque chose". Et là, ça balance à Valence, la guitare sonne comme une guitare électrique, bien saturée.  La version est rythmée... disons à 70%... et il y a même un petit ralentissement sur une séquence, avant un emballement finale...  à 95% via la batterie et la voix.  On ne met pas 100% puisqu'on ne verra pas Fred sauter!   Jean-Louis Murat, debout, c'est quand même autre chose. Il bouge un peu, s'éloigne un peu du micro pour jouer et entreprend son corps.  Enfin soit, je prends toujours autant de plaisir avec ce titre.

Jean-louis représente une nouvelle fois Stéphane, puis encore une phrase que je ne capte pas.

Son de guitare vibrante... rejoint ensuite par la batterie mollement, et un peu de basse... Quelques sifflements légers... et c'est "Ciné vox".  Généralement, je ne prends pas mon ticket,  j'attends que ça passe à la télé. La guitare est quand même intéressante, dans les longs breaks entre refrain et couplet. Jean-Louis termine en sifflotant.

Et voilà, la petite surprise de la soirée: "tel est pris". Là encore un single un peu oubliable de TRISTAN, mais peut-être qu'en ressortant la 12 cordes, le passage une nouvelle fois par cet album était l'évidence (après "les voyageurs perdus").  Le fait est que la version est plutôt très rock. Au début, Murat entame la mélodie reconnaissable, puis on repart un peu sur autre chose avec la batterie pour une longue intro, le premier couplet est très sage, après le premier refrain, break d'harmonica. On finit par se faire happer par le riff de guitare. C'est le 3e break qui s'envole complètement pour le final , avec un jeu ultrarapide de JL sur sa guitare, l'harmonica et une batterie d'enfer... avec un atterrissage tout en douceur.  Bon moment!

Là encore, Jean-louis dit quelque chose à propos de sa  pédale qu'il doit actionner plusieurs fois....

Et il lance "hold up". Les collègues assurent le chœur, sur une chanson jouée "à la calme". Murat pousse un peu sur la voix au fil des refrains, et la batterie suit... Sur le final, on a droit à un break assez long, où Jean-Louis Murat improvise aussi à la voix, assez loin du micro, et c'est plutôt réussi.

Nous voilà presque arrivé à 1 heure de concert...  Débute une longue intro très calme... c'est "extraordinaire voodoo"(là encore un classique des tournées depuis Toboggan)...  Ça se poursuit sur ce rythme, même sur un longue partie instrumentale...  On croit que ça va se lancer avant le dernier couplet... mais non... La voix, pas toujours parfaite, et loin du micro durant le concert, est cette fois très acceptable... Et voilà enfin le morceau qui s'emballe, et la voix qui pousse... mais c'est rapide... Et Murat enchaîne très rapidement avec la présentation des musiciens dans les applaudissements et le morceau qui se termine... mais non... la chanson repart... un "au revoir" précède un "extraordinaire voodoo" pour conclure.

"Il va neiger ce soir"  nous dit-il il me semble... et le public réagit...  Là, encore du classique depuis 2013. Une version propre, et bien blanche... pas dépourvue d'énergie pour autant. Là encore, on se laisse attraper avec plaisir.

Ça enchaîne rapidement avec une intro très rythmée,  et une guitare qui part à l'aventure... yes!... et d'un coup, c'est "french lynx" qui démarre...  La séquence respiratoire de Morgane Imbeaud sur l'album "est ce que tu connais ton french..."  est remplacée par un refrain funky...  et la guitare s'emballe...  Là encore, on a droit à une longue partie instrumentale... Murat dit "merci d'être venu, faut bien qu'on s'arrête"...  avant de repartir sous les applaudissements sur "est-ce que tu connais le lynx?"....

Une heure vingt et déjà le 2e rappel... ça s'annonce court par rapport au premier concert (qui je crois est toujours plus long - Murat y teste plusieurs morceaux).

Murat annonce un morceau inédit. Elle est "d'avant hier"... Il dit encore une chose ou deux, mais je n'entends pas. Ça sera "prince ahuri", qui débute très doucement, avec de l'harmonica.  Difficile d'entendre tout le texte, même si j'essaye de me concentrer:  "prince confetti, sous son parapluie, se protège de quoi...". Je comprends ce que disait PIerre K. en disant que c'était du Murat à l'ancienne, qui ne cherche pas le groove, mais l'introspection. "le coucou s'est tu, la nuit est venue, j'ai vu la morte, la morte est revenue, la déconvenue est assez connu, le matin venu la chose reste crue"...  Pour que l'émotion nous prenne tout à fait, il manque un tout petit peu de compréhension du texte... mais ça me parait une réussite.

et this is the end... 1h30 syndicale... et la lumière revient dans le théâtre italien.

 

Alors, j'ai bien apprécié la soirée. Voir Jean-Louis debout se dodeliner un peu, voire s'agiter un peu, ça fait plutôt plaisir. La télécaster manque peut-être un peu pour enfievrer complètement les morceaux, percuter un peu plus mais ça n'empêche pas qu'il y ait eu une belle énergie sur la grande majorité des morceaux. A part ça, c'est un concert bio car il n'y a aucune dépense d'énergie inutile : aucun jeu de lumières.

 

La soirée se termine par une dégustation des vins de la Cave de Tain, accompagné de quelques biscuits apéritifs... qui retient l'assistance dans le hall, mais je file rapidement... en attendant le prochain concert qui viendra rapidement pour moi.

 

 

PS:  Je vous partage un petit message de Geoffroy via la zone "contact" afin de le remercier... et pour indiquer que c'est la deuxième personne qui est devenu "fan" récemment avec laquelle je suis rentré en contact cette semaine! Comme quoi...  Le  commentaire d'Anne (sous l'article précédent) parle d'un même phénomène...

"Bravo encore pour vos précieuses infos. vivement février du coup . Et vivement le théâtre de la Madeleine . Celui de Vincennes était parfait, et effectivement en grande forme. Là,  je viens de découvrir accueille moi paysage , magnifique à pleurer. Murat est immense, incompris et tant mieux pour nous. Chaque album est une merveille , je comprend que vous soyez fan . Moi seulement depuis un an, et je regrette d être passé à côté. Pourtant je suis auvergnat!".  

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 26 Octobre 2019

Un grand merci à Patrick... qui me dit "il y en a qui travaille plus vite que d'autres".... et il a bien raison! Et on le remercie de ne pas suivre mon exemple (désolé, je suis parti en vacances... et j'ai déconnecté une nouvelle fois!)

Alors, voici le compte-rendu :

Vous voulez un nouveau scoop ?????

Après vous avoir informé le 09 mars dernier, en « exclusivité mondiale » la date de sortie et le nom  du dernier album (Innamorato) de Jean-Louis, et cela même avant  Pierrot, imaginez un peu l’exploit !!!!  (Il est vrai que le malheureux n’a même pas la 4G et qu’il faut bien avouer qu’avec un minitel c’est quand même moins pratique… ;.)   )

 

Je vais récidiver en ce mois d’octobre.

 

Pour avoir cette info il m’a fallu vers 5 heures de route et repérer sur la carte la petite ville de «  Changé » dont j’ignorais encore l’existence il y a quelques semaines… Je ne suis pas le seul puisque Jean-Louis est parti de Clermont-Ferrand la veille du concert c’est dire la difficulté de la chose….

J’avoue que j’ai eu un peu peur en voyant la salle et l’affluence, le tout de plein pied et sur des chaises mais au final ça c’est très bien passé avec un public réceptif.

Jean-Louis est entré sur scène arborant un très beau tee-shirt sur lequel était inscrit en grosse lettre rouge « Sancy »

- « Tient le gars serait-il auvergnat ???? »

Il a également, enfin, réglé son problème de tabouret de la tournée 2018…. Puisqu’il nous a gratifié d’un concert debout ce qui nous a permis d’admirer son jolie déhanché et sa grande forme, oui qu’on se le dise Jean-Louis est en grande forme (Jocelyne sur son stand n’a pas arrêté de le dire…) 

Comme indiqué dans les CR précédemment, il utilise une guitare 12 cordes  et son harmonica qui donne une tonalité totalement différente de la tournée 2018.

Pour ce qui est de la setlist, voilà ce qui en est :

 

-Kids

-Gazoline

- Voyageurs perdus » (toujours aussi magnifique !!)

-Tarn et Garonne (très longue intro, j’adore ce morceau sur scène)

-Autant en faire quelque chose

-Achtung

-Ciné Vox

-Hold up (encore une version différente mais très réussi)

-Tel est pris

-Extraordinaire Vootoo

-Il neige (tjrs aussi bien, à la sortie ils réclamaient tous ce titre à cette pauvre Jocelyne qui s’excusait de d’avoir pas le CD de Tobbogan)

-French Lynx (EXCEPTIONNEL)

-Le jaguar

-Je me souviens

 

Malheureusement aucun inédit pour nous hier soir… Si pour moi le sommet de la tournée 2018 était « Autant en faire quelque chose » je vous prédis que pour 2019  ce sera « French Lynx »… Alors,  à moins que la setlist change radicalement d’ici là, vous pouvez commencer à répéter pour notre concert parisien, « Est-ce que tu connais le Lynx, est-ce que tu connais …. » allez en cœur avec Fred et Stéphane…

 

 

Bon, pour terminer, je vous le dis ou non de ce scoop ????

Jean-Louis m’a demandé de vous faire languir un peu, je fais mon maximum…

Attention vous êtes prêt !

Sortie du prochain album en février !!!

Vous voulez peut-être le titre aussi ? Non ! je me trompe ???

Encore un titre en italien ou pas ?

Allez je vous le dis, vous avez suffisamment patienté.

 

 

Il s’appellera « BABY LOVE ».

 

Courage plus que 4 mois à attendre….

Il s’appellera « BABY LOVE ».    Courage plus que 4 mois à attendre….

Murat toujours amoureux donc... et prêt à aider Laure Bergheaud dans ses nouvelles fonctions de chargée de communication de la station du MONT DORE (cf son tee-shirt). 

PS:  Patrick en fidèle lecteur, me charrie sur la technologie.... Mais même ma ligne ADSL est détériorée...  ça m'empêche de regarder la télé.... Je n'ai plus d'excuse pour ne pas  accélérer  la rédaction du  compte-rendu demain... à moins que... à moins..que.. le beau temps persiste...

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese