Publié le 24 Janvier 2019

LES FESTIVALS commencent à annoncer leur programmation... et surprise, sans attendre la 5e roue de la fusée (ou un truc de ce genre), LE PRINTEMPS DE BOURGES annonce le retour de Jean-Louis Murat au théâtre  Jacques Coeur. Ca sera le vendredi 19/04! C'est je crois son 4e passage là-bas( 94, 2002, 2005).

 

https://www.lejdc.fr/bourges/loisirs/scene-musique/2019/01/24/les-derniers-noms-du-printemps-de-bourges-2019-devoiles_13118277.html

Murat figurait sur la compil des 30 ans du Printemps de BOurges (avec la fille du capitaine) (EMI 2007)

LE LIEN EN PLUS

DA CAPO sortira début février son nouveau disque. Retrouvez l' interview de l'auvergnat (Puy en Velay) pour son précédent disque:

http://www.surjeanlouismurat.com/2017/09/inter-vious-et-murat-n-da-capo-alexandre-paugam.html?fbclid=IwAR0-xijlco2pAsx6wP445FwJNtALk3JOsNLLTwEo1hyIZpgMqbDu85s0u6E

 

Nouveau clip:

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 21 Janvier 2019

OOhh... hein?... [mouvement de main pour s'essuyer un filet de bave]... mmm... Qui me réveille de ma longue léthargie?".. hein? Valérie, c'est vous? Vous connaissez mon adresse? Euh, excusez-moi, je suis nu, je vais m'habiller...

- Oui, j'ai bien dormi depuis quelques semaines, et voilà, que Valérie Lehoux, un second rôle récurrent de ce blog poste sur la page surjeanlouismurat, un article publié ce jour sur Télérama.fr, un article touchant tant la relation Murat/Lehoux a été parfois compliquée, l'épisode "Grand seigneur"/Petit dédaigneur étant le point d'orgue, qui valut encore quelques défections à Murat.... mais pas celle de Valérie. Elle évoque l'épisode rapidement dans une nouvelle série de chronique "confidences pour confidences"

A LIRE ICI:

https://www.telerama.fr/musique/jean-louis-murat,-my-love,n5934304.php?fbclid=IwAR0tYlTq0lk8liMfAWN1TtoUAyGR1Q6cmBcMXmzAos2M9_u7CPgieLXYwM0

 

On a failli assister à une répétition de Jean-Louis Murat. On l’a finalement débusqué dans sa loge, où il nous a fait quelques confidences.

Objectif du jour : assister à une balance de Jean-Louis Murat. Pas une séance de pesée. Une répétition, particulière, la dernière avant le grand saut du concert. Celle pendant laquelle un chanteur, ses musiciens et ses techniciens peaufinent leurs ultimes réglages. A vrai dire, les artistes rechignent souvent à nous laisser entrer ; le stress et les soucis techniques peuvent vite pourrir l’ambiance – et en matière de mauvaise humeur, Murat se pose là. Alors pourquoi a-t-il accepté ? Sûrement parce qu’il s’est toujours moqué de donner (ou pas) une bonne image de lui-même. 

Il est 16h58, deux minutes avant l’heure dite, au Café de la Danse, à Paris. La porte principale est fermée, il faut passer par le côté. Mais à peine ai-je franchi le seuil que le directeur promo me tombe dessus. « Bonjour Valérie, je suis désolé, la balance vient juste de se terminer... » Quoi ? « Ben oui, on n’a pas eu de problème technique aujourd’hui. Du coup, ça a duré beaucoup moins longtemps que prévu. On peut en profiter pour aller saluer Jean-Louis si tu veux ». Pfff... Je ne verrai donc pas Murat au travail, et je suis venue pour cela. Je ne l’entendrai pas répéter les titres de son dernier album, le très réussi Il Francese. Je ne saurai pas non plus s’il peste contre ses musiciens, ou s’il leur raconte les meilleures blagues du Puy-de-Dôme... La vie de journaliste est aussi faite de rendez-vous manqués.

 

Tu sais qui est la référence pour moi ? Anne Sylvestre”

A droite de la scène, derrière le rideau : les loges. Une première pièce toute en longueur, puis une seconde, aveugle et minuscule. Voilà où se trouve notre homme, verre de vin à la main, toujours aussi accueillant : « Alors, il paraît que t’as aimé mon dernier disque ? Tu n’as donc pas toujours mauvais goût ? » Depuis longtemps, Murat ne me vexe plus. Trop prévisible pour cela. Il me fait même sourire. Lui, au moins, ne joue pas la séduction. Il parle sans filtre. Quitte à dire de grosses conneries. Et aujourd’hui, dans cette loge sans luxe et pas vraiment chauffée, il est d’humeur taquine. « Au fait, puisque tu t’intéresses à la chanson française, tu sais qui est la référence pour moi ? Anne Sylvestre. Mais évidemment, personne dans les médias ne la défend... ».

Ah ben, en voilà une qu'elle est bonne ! S’il y a une artiste dont j’essaye de parler le plus possible, c’est bien Anne Sylvestre. En dix-huit ans ans de service à Télérama, je l’ai citée quarante-six fois – dixit le service doc. Et toc... Mais en quelques mots, Jean-Louis Murat vient aussi de marquer un point : il n’est pas aussi prévisible que je le pensais. Nous venons de nous découvrir un point commun capable de dépasser toutes les chamailleries passées ou à venir.

Aimer Anne Sylvestre, c’est un peu comme un signe de reconnaissance. « Je peux l’écouter tous les jours... C’est intelligent et jamais ringard. Y’a pas longtemps, sur France Inter, j’ai même repris l’une de ses chansons : Un mur pour pleurer ». Pas la plus connue, mais l’une de mes préférées ! Et voilà qu’il se met à fredonner par cœur : « On ne pleure plus, paraît-il, on rigole, c'est plus facile. On n'écoute plus les poètes, les errants. On leur dit : “Taisez-vous Vous n'êtes pas marrants". On est télé, télé... On est si fatigué de penser »…

“Quand je vois le nombre de chanteurs qui font des interviews comme on fait du marketing”

A bien y réfléchir, Jean-Louis Murat et Anne Sylvestre ont au moins deux points communs : l’amour des beaux textes... et une réserve viscérale face aux médias. Jamais ils ne feront de concession pour se mettre un journaliste dans la poche, quitte à se montrer excessivement bougon. « Quand je vois le nombre de chanteurs qui font des interviews comme on fait du marketing. Ou qui se font passer pour de grands humanistes alors qu’ils ont des comportements de salauds... ». L’Auvergnat a repris son air taciturne. Dans deux minutes, il va s’énerver.

Le directeur promo vient de passer une tête, un peu inquiet, conscient que l’animal peut toujours déraper. « Il a dit du mal de personne ? ». Quand bien même. De ce petit bout d’après-midi passé avec Murat, on retiendra surtout cela : son admiration pour l’une des plus grandes artistes de la chanson, poétique et classique. Ce genre de confidence fleurit souvent en dehors du cadre de l'interview : sans parler directement de lui, un chanteur se met à en dire beaucoup, sans forcément s’en rendre compte. « Un jour, je me suis retrouvé dans le même resto qu’Anne. J’ai failli aller la voir, et puis je n’ai pas osé. Je me suis dit que j’allais la déranger, et qu’elle allait m’envoyer paître. Moi-même, c’est sûrement ce que j’aurais fait ». 

AVANT DE SE QUITTER Fishbach cherche le lieu adéquat pour écrire et composer ses prochaines chansons. Dernière idée en tête : embarquer sur un cargo et traverser un océan, coupée de tout réseau et de toute distraction.

 

LE LIEN MANQUANT

J'ai les doigts endoloris d'avoir écrit, j'ai une crampe à l'index. Alors le lien en plus au prochain épisode

 

BoN LE LIEN EN PLUS SUR LE FIL

allez, je fais un petit effort en plus, après avoir pensé à l'ancien de télérama Philippe Barbot et la rencontre organisée entre Murat et Wyatt... On en parlait en inter-ViOUS ET MURAT.

Le 11 mai 2019, Rock Bottom en live à Bourgoin-Jallieu!!

http://www.lesabattoirs.fr/artiste/robert-wyatt--s-rock-bottom-present-piniol-the-watts-geoff-leigh/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 7 Janvier 2019

Allez (mince! Je crois que j'avais pris une résolution de nouvelle année de ne plus commencer mes articles par "allez", mais c'était en 2014...), une interview pour commencer 2019 sur un bon pied, et sous de bons auspices, avant que le temps nous y emmène, à l'hospice:  pas d'os, mais du peace... and du love ! C'est ce que je nous souhaite: De la sérénité, de l'humanité, de la zénitude, et ce jour, avec l'aguerri en la matière (sans casus belli), le yogi MAHADEV OK, alias Travis Bürki.  

Ce marseillais né en 1970 a eu plusieurs vies : l'enfant Patrice Bürki est vite devenu artiste, avec une solide formation musicale. Il se dirige néanmoins dans un premier temps vers l'architecture, avant de suivre les cours du C.I.M. comme Matthieu Chédid ou Albin de la Simone.  Il mène une première partie de carrière sous le nom de ü, puis Travis Bürki (il épouse une certaine Daphné qui aura un carrière télévisuelle). On le voit au côté d'Edouard Baer et F. Rollin (à la radio et dans "le grands mezze" - à 1h24). Et depuis 2016, se fait appeler Mahadev OK... en s'établissant le plus souvent en Angleterre.

Je vous en parlais en 2002 déjà lors d'une mini-interview.  J'ai utilisé ensuite son service quand il proposait, entre autres petits boulots, d'écrire des chansons à la demande, un cadeau  qui faisait son petit effet,  moyennant une somme très raisonnable. A cette occasion, c'est un peu comme s'il était  rentré  dans la famille (Ma mère me cause à toute occasion de Daphné du coup).

Enfin soit... L'espoir de la chanson signé chez Polydor, a désormais choisi de vivre "en Poulidor. Jouir du seul bien qu'on honore dès matin"... et nous livre un album assez différent des précédents... Le dernier de Travis également en anglais "Serendipity" était très "dance" et électro, le road trip de Mahadev Ok est très flower power et seventies, mais aussi blues ("spiritlessness")  et country, et parfois très pop actuelle ("past life" -prochain single- et le rap "no place in the word"), le tout avec une orchestration dès plus soignée. Fumeux? enfumé? Non, on y retrouve beaucoup de  la fantaisie, de la diversité des styles, en tout cas qu'on aimait chez ce chanteur, même si je n'y perçois plus l'humour (avec l'anglais, c'est compliqué). J'aime beaucoup notamment le titre "Triangles" qui clôt le disque (en français), "yogi nandara" et "namaskara" dans lesquels un effet "mantra" est très réussi. 

Voici le texte de présentation de ce nouveau disque:

Voici TRIANGLES, un livret de chansons, de rencontres et de voyages de l’auteur-compositeur-interprète Mahadev OK. Avec ce nouvel avatar pour ceux qui s'appelaient autrefois U ou Travis Burki sont des chansons pop dévoilées, nourries de vastes espaces et de mélanges de musiques. Origine? Voyages Au Royaume-Uni, en Inde et éventuellement dans l'ouest des États-Unis, précisément à Provo, le long de Salt Lake, dans l'Utah, où l'album a été enregistré et mixé. Voyageur et yogi, Mahadev s'arrête à chaque pas, garde le pied sur terre et les rencontres viennent donner corps et couleur aux morceaux écrits et composés à l'origine en Inde. Plus de 30 musiciens du monde entier ont été impliqués. Les batteurs Barak Kram (Israël), Anders Bergstroem (Suède), Stacie Fleischer (États-Unis), Emiliano Turi (Italie) partagent les morceaux, Sarod (guitare indienne) avec Dara Okat Godzuki (Bangalore) et les guitares de Vincent O'Brien (Manchester)… L'ensemble du matériel patiemment organisé par le producteur Brian Zieske (Interstellar, The Addies ...) Original et classique, éclatant et paisible, d’où viennent ces morceaux? Nous pensons à Donovan et George Harrison dans "Spiritlessness" ou à Robert Wyatt dans "No Place In The World" avec raga flow et rap orchestral, ou un espace infini de pop aérienne de Mercury Rev dans "Diamond Man". Enfin nous avons eu UFO La chanson d'amour «The Dentist» soulignée par des rythmes de bossa chez le crooner franco-suisse yogi. Financé par son propre label (SPC) et un financement participatif rassemblant des fans d’Europe, des États-Unis, d’Inde et d’Australie, Mahadev sort un album original des années 70 original et classique, qui dégage une incroyable liberté et sérénité.

                                   Mahadev in Rosewood Studio with Sarah Little Drums (vocals) and Stacie Flescher (drums, vocals)

bonjour ,

- Beau voyage dans les années 60/70, avec de chouettes guitares. Mais j'aimerais savoir ce qui a suscité cette nouvelle identité (la 3e), vous êtes devenu un vrai yogi?

Mahadev :   En janvier 2015, j'enregistre "Serendipity" et le publie sous Travis Burki avec le label 75 music  puis pars m'installer en UK à Manchester pendant un an.  Je joue et compose en anglais car le EP Serendipity passe inaperçu et ne provoque aucun concert à Paris et dans le monde francophone.

Après quelques dates en Angleterre, j’améliore le concept et rode mes tours de chants anglais avec une guitare acoustique. En décembre, je me retrouve invité dans un ashram de yoga dans la forêt près d’Orléans.

Pratiquant le yoga quotidiennement depuis 2012, j’accepte l'invitation et reste dans cette organisation qui m'envoie a Londres. C'est à ce moment-là que je reçois le nom spirituel Mahadev. J'ajoute OK et passe un an plus tard mon diplôme de prof de yoga TTC hatha Yoga.

L'été 2016, je passe 1 mois et demi en Australie (concert, itw radio, contact musiciens, Sydney, Perth Byron, Bay).  Je fais un film "Katoomba".

L'année suivante, je pars aux USA faire une tournée, je monte un groupe et enregistre dans un studio à Provo, Utah.  C'est la que je suis revenu cette année faire ce disque.

Mahadev OK est devenu le nom du yogi chanteur mais c'est également mon nom de  prof de yoga.

OM OM OM

 

- Vu mon niveau d'anglais, je ne peux pas comprendre les textes, apparemment, le yoga et les mantras ont été ta source d'inspiration principale?

 

Mahadev: Pour cet album "Triangles" (et pour le précédent "Katoomba"), le yoga, la philosophie non dualiste (la Vedanta... philosophie hindouiste de l'inde lorsque l'inde était principalement bouddhiste) ont été une source d'influence et d'inspiration. Ce sont des textes assez simples, poétiques mais intransigeant dans leur message relatif à la non réalité du monde matériel dans lequel nous vivons mais dans lequel nous n'existons pas en tant que tel. Nous, c'est à dire notre être véritable, est infini, sans début ni fin mais parce que nous nous identifions à notre corps, notre nom, notre métier, nous ajoutons beaucoup de limitations a notre être.

Les chansons restent cependant des chansons. Totale liberté d'écrire en anglais, parfois retranscrivant un rêve marquant, parfois simplement chanter bonjour, comment ça va, tout va bien en Karnada (langue du sud de l'Inde): "NAMASKARA",  des histoires inventées, "YOGI NANDINI" mais comme à chaque fois, transformer des émotions en créations...


 

Yogi nandini, premier single:

- Est-ce que le travail de relaxation, de respiration, t'as fait évoluer dans le chant?

Mahadev: La relaxation, les exercices de yoga sont très bénéfiques pour le corps, le mental et bien-sûr la voix. En plus, nous chantons beaucoup dans le Bhakti yoga (le yoga dévotionnel) dans les ashrams, et les mélodies des mantras, et kirtans (chants dévotionnels du yoga) sont très inspirants et donne à la voix de l'ampleur et de la détente.

Une chose importante par rapport à la voix ici est que les chant du yoga ne sont pas faits pour développer l'EGO.

Par exemple, on apprend à chanter avec le cœur, sans faire une prestation vocale ni essayer de se faire remarquer. Il y aura toujours quelqu'un pour vous dire que vous chantez bien ou autre mais l'idée est d'offrir les fruits de votre action (et donc votre chant) à quelque chose qui est plus haut et plus absolu que soi (l'absolu, Dieu, le SOI, une déité etc...).

 

 

- Est-ce que tu es devenu un chanteur à message? (bon, on peut déjà dire qu'avant, tu professais déjà l'amour, le recul sur le monde)? 

 

Mahadev:  Si on considère que ce que j'ai répondu à la question précédente est un message alors oui. Mais le plus important dans ces découvertes c'est que l'intellect, qui est en train de répondre à cette question, qui réfléchit, qui manipule idées et mots est INCAPABLE d accéder à la vérité qui est le but du yogi. On y accède par le silence intérieur, par la pratique de la méditation, par la répétition des mantras et par le dépassement de l'ego. (tout ce que je viens d'énoncer est encore rédigé par l'intellect et peut être relativisé...). Pour faire simple, la respiration consciente contient tous les messages essentiels, toutes les réponses majeures aux questions majeures. OM

 

- Il y a beaucoup de guitares, alors que tu composais peut-être au piano:  c'est le "voyage" qui t'a conduit à privilégier cet instrument?

 

Mahadev: En 2015, quand je suis parti en UK, on m'a offert une guitare. C'était la seule solution pour me produire là-bas. Il fallait que je m'adapte et que je fasse avec mon niveau. Même si les premiers titres étaient composés au piano/claviers, je les ai adaptés pour la guitare. ce n'est que par la suite que j'ai commencé à exclusivement composer à la guitare.

Ce n'était pas la première fois de ma vie que je composais à la guitare mais c'est un instrument qui donne beaucoup d'espace à ma voix. N'ayant pas une voix supérieurement esthétique, je dirais une bonne voix mais qui gagne à être accompagnée par des instruments moins étalés que le piano qui apporte beaucoup mais prend aussi beaucoup dans le prisme sonore. A part si il est joué comme un instrument additionnel ( c'est comme cela que je l'ai utilisé dans TRIANGLES").

Évidemment tu as raison de demander si c est le voyage car lorsque que l'on possède un instrument, on le transporte et on en joue chaque jour. C'est ce que j'ai fait pendant ces 3 dernières années, jouer et chanter chaque jour, tous les jours, plusieurs heures.. surtout en amont des recordings aux USA, je voulais être à l'aise avant d'enregistrer y compris au niveau de l'accent, je ne voulais pas que l'accent français me gêne pour chanter. 

Après l'enregistrement, j'ai fait une pause...  J'ai joué peu pendant quelques semaines. Je viens de m'y remettre régulièrement et c'est toujours très bon de faire de la musque et chanter, kirtans, mantras ou pop song, c'est une vocation extraordinaire !

 

PS:  Dire OM OM, est-ce que c'est plus facile quand on est marseillais?

Mahadev:  AH AH AH :))).  Oui, je chante OM sans trop pensé à l'O.M mais quand je vois OM écrit, je fais souvent le parallèle. J'ai récemment découvert une façon de chanter OM en l’orthographiant AUM. Beaucoup de yogi écrivent AUM avec le ! le U (qui se prononce OU et le M suivi de silence). Ce son contient tout l'univers. Pour un yogi, c'est le mantra le plus important.

- petite question (un peu people) qui m'est venue cette après-midi, tu vois si tu veux y répondre (pas du tout ou partiellement), mais en googlisant "Travis Burki", on tombe maintenant beaucoup sur Daphné, et ta fille. Est-ce que ça a pu jouer dans ton changement de nom? Est-ce que tu crains cette "people-isation" pour ta fille (limitée pour l'instant, elle n'est apparu que de dos!)?
 
 
Mahadev: J'ai changé de nom plusieurs fois et évidemment l'entourage a joué dans ces changements. Il n'y a pas de raison majeure à ces changements de nom mais le nom est la partie visible de la personnalité et les changements sont plus profonds, plus au niveau du mental. Quand l'entourage que l'on se choisit change, c'est aussi une conséquence des changements du mental, de ce que l'on veut être dans la vie. Peut-être la majorité des gens s'habitue à garder le même nom et prénom tout en changeant plusieurs fois au cours de leur vie. J'aime bien la notoriété, la reconnaissance que l'art peut apporter mais j'apprécie aussi de débarquer dans des contrées inconnues avec un nom inconnu et bâtir une œuvre artistique la dessus. Maintenant Mahadev OK a quelques clips, albums, des reviews et fans et je trouve ça cool que ce ne soit pas attaché a l’œuvre de Travis Burki ou U.. En même temps si les gens qui s'intéressent veulent faire le lien, très bien.. Ma fille changera peut-être de nom et si elle garde ce nom là c'est très bien aussi, elle est apparue dans quelques clips et c'est ok si les gens la reconnaissent. Sa mère est sans doute plus préoccupée par ce genre de soucis.. Je ne crois pas que Hedda soit très tentée par devenir people.. mais chacun son karma non? Là, on s'intéresse a des phénomènes très superficiels de l'existence, ils ne sont pas sans importance mais disons que leur importance est relative. Mon nom de naissance est Patrice Burki. Peu de gens m'appelle comme ça aujourd’hui. Mais je sens que ce prénom Patrice est beaucoup plus attaché a mon âme que Travis. Tout ces noms sont des personnages, pas plus ni moins vivants que dessinés dans une BD. Ils peuvent devenir vivants dans l'esprit de celui ou celle qui y attachent une importance. En numérologie on attribue une importance aux noms car ils apportent des infos sur les vies passées.
Un dernier mot à propos du changement de nom. Le yoga est un travail sur l'égo. Nos souffrances viennent principalement de notre identification avec notre corps, notre nom, notre profession etc. Quand on renonce à son nom et que l'on prend un nouveau nom que l'on nous donne, tout un pan de l'identification de l'ego tombe. C'est alors le moment de reconnaître que notre être véritable est au delà des formes et des noms et que réaliser cela est possible. Autrement le risque est de limiter notre expérience à ce monde matériel et d'en retirer uniquement de la souffrance à la fin. Ce monde est un mystère qui pourrait bien n’être qu'une projection du mental. Ces changements de noms constituent des expériences pour aller au delà de la conscience. Au delà de l'ego. Au delà de l’âme individuelle. Tout en célébrant la vie dans sa diversité et dans son unité !
 
- merci! Très intéressant, notamment quand je lis tout ça par mon biais "jean-Louis Murat/jean-Louis Bergheaud"... ce chanteur qui cherche à se perdre de vue... mais sans doute avec un gros ego.
Enfin, je dois quand même te poser cette dernière question: Tu as parlé de "hatha-yoga" (le yoga "sport"), mais d'autres éléments liés à la religion hindouiste (Bhakti yoga, vedanta...) et aux croyances (numérologie). Je suis assez réfractaire à tout ça à vrai dire, mais ça ne m'empêche pas d'aimer "il est né le divine enfant" ou la chanson de G.Harrison.  Mais est-ce que tu fais encore de la musique pour elle-même? ou si tu te sens avant tout yogi ou hindouiste?

 

Mahadev: Il n'y a pas de réponse définitive. Tout est un chemin dont la destination n'est pas définitive.

La musique est un moyen plus qu'une fin en soi. Je n'ai jamais fait de la musique pour elle-même. Je fais de la musique et j'en écoute car c'est un moyen d'expression sans frontière, universel. Et pour terminer, l'hindouisme et toute religion populaire ne me concerne pas directement. Chacun devrait avoir sa propre religion, son propre rapport avec le divin enfant en soi, pour se connecter avec la part invisible de l'existence. Le yoga est aussi un moyen mais pas une fin en soi. La liberté de l’âme peut-être réalisée et la musique est un des moyens pour y parvenir. 

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Merci Mahadev Ok! Interview par mails du 30/09,  01/10/2018 et 6 et 7/01/2019.

- Album TRIANGLES disponible sur les plateformes dont: https://www.deezer.com/fr/album/72980192 et en physique, le CD est en vente par correspondance (https://mahadevok.bandcamp.com/) et dans quelques boutiques en France, aux UK et aux USA,  principalement on peut l'acheter chez Happy Nine 32 rue Traversière 75012 Paris.

- CONCERTS:

*Spirit Pop Satsang (Pop songs, mantras et méditations) tous les jeudis soirs 20H15 chez Mao Yoga, 121 rue Legendre 75017 Paris
*Concert Mahadev OK,     Samedi 2 février chez Happy Nine 32 rue Traversiere Paris12e 19H00
(Kids friendly)
 
*Concert Mahadev OK Paris Le Connétable 55 rue des Archives  Paris 3e  20H30
LES  mercredi 13 mars,   mercredi 27 mars,  mercredi 17 avril
 
*Concert Mahadev OK London Samedi 27 Avril Luna Lounge 7 Church Ln, London E11 1HG, 19H30
 

- Des photos sur le projet et les musiciens:

https://www.kickstarter.com/projects/mahadevok/mahadev-ok-triangles?lang=fr

- Pour ceux qui souhaitent prendre des cours de yoga (adaptés aux musiciens, réduction aux bénéficiaires du RSA - c'est les mêmes), et même par webcam : ici

- Un titre du disque précédent:

Reportage de son trip aux Etats-Unis:

et des images en INDE. Ci-dessous l'Australie:

On se quitte avec mes vidéos de concert à Lyon datant de 2011 du chanteur anciennement connu sous le nom de Travis Bürki : avec le magnifique "Eblouis", et le beau "grandis", et quelques autres dont l’entraînant "les grands espaces"

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT