Canada... combien?... : Petit compte-rendu!

Publié le 13 Juin 2010

 

On avait déjà croisé Stanley Pean ci-dessous:

http://surjeanlouismurat.over-blog.com/article-interview--phoner-radio-canada-41292725.html

 

 

Il était à l'Astral !!

http://www.stanleypean.com/?p=1480

Les carnets web de l'écrivain Stanley Péan

www.stanleypean.com header image 2

La convalescence

13/06/2010 · Pas de commentaires

Arrivé vendredi en fin de matinée à Sainte-Foy, j’ai passé le plus clair de la journée seul avec Philippe, cueilli au CPE bien avant l’heure normale, jusqu’à la fin de l’après-midi, jusqu’au moment d’aller chercher Laura à son école pour lui faire une surprise. Les antibiotiques font leur effet, cette première amygdalite depuis une quinzaine d’années ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir et, au contraire de ce à quoi semblaient s’attendre mes amis, la privation de bon vin ne m’a pas encore rendu fou.

Malade ou pas, j’étais allé entendre Murat à L’Astral jeudi, soir d’ouverture des Francofolies de Montréal. Pour faire changement, la sono était assez déficiente et peu propice à l’intelligibilité des superbes textes de l’Auvergnat, mais bon, c’est Montréal, faut s’habituer, la plupart des ingénieurs de sons de cette ville manifestent un suprême désintérêt pour les paroles, préférant mettre de l’avant la guitare électrique et la batterie. Depuis 1997, ce n’était que le troisième concert de Murat auquel j’assistais, le premier où il m’a paru sobre; et quoique taciturne et un peu distant pendant le premier tiers de sa prestation, l’auteur-compositeur-interprète, fils spirituel de Leonard Cohen, Neil Young et Léo Ferré a fini par reprendre ce p’tit côté baveux et moqueur qui m’a toujours plu chez lui, s’amusant avec un auditoire aussi réservé que lui et néanmoins enthousiaste, qu’il a récompensé avec un rappel de trois chansons dont «L’Examen de minuit», une des inédites de Ferré d’après Charles Baudelaire qu’il a enregistrées l’année du cent-cinquantième des Fleurs du mal. Tiens, pour vous en donner une idée, voici une captation de la même chanson interprétée récemment en concert à Paris.

Dès la première fois où j’ai vu Murat en concert, au Coup de coeur francophone il y a bientôt treize ans, en compagnie de ma vieille chum Geneviève Letarte qui comme moi le découvrais ce soir-là, je lui avais trouvé une parenté thématique avec le vieux Léo, dont il s’était d’ailleurs approprié «Richard» au rappel. Apparemment, je n’étais pas le seul à voir le lien puisque c’est le fils de Ferré lui-même qui avait confié à Murat les inédites de son père d’après Baudelaire, convaincu que son paternel aurait approuvé ce choix.

Et tiens, tant qu’à évoquer le spectre de Ferré (encore!), cette vidéo sur laquelle je suis tombée par hasard et qui m’a rappelé quelques souvenirs submergés certes, mais jamais trop loin de la surface…

 

 

 

Jean-François que j'avais cité dans l'article précédent a complété ses propos (je lui demandais notamment la set liste) :

Jean-Louis Murat est trop prolifique, je ne cesse de dire à mes amis qu'il me coûte cher puisqu'il sort trop d'albums trop rapidement ! Je les connais tous par coeur mais pas toujours les titres des chansons puisque je transfère chaque album assez rapidement dans mon Ipod que j'écoute par la suite dans ma voiture et au bureau. Je crois bien être son meilleur ambassadeur ici au Québec puisque je ne cesse de parler de lui à tout ceux qui ont un intérêt pour la chanson française. Le charme d'une première écoute fonctionne toujours. Pour ce qui est des chansons au spectacle, on peut dire qu'il s'est surtout concentré sur le cours ordinaire des choses, quelques autres des précédents albums dont l'Éphémère avec des paroles complètement changées et deux ou trois chansons inédites. Il a fait ce que j'adore de tout excellent musicien, il a ajouté de longues intros de guitare, modifié des rythme, des couplets et des fins de chansons à donner des frissons

 

l'Éphémère avec des paroles complètement changées ?

 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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