rééditions suite, interview express et l'appel du pied à Chris et une chronique

Publié le 14 Novembre 2018

Je vous parlais des rééditions vinyles hier... et bien Pias a communiqué sur les réseaux sociaux: la date de sortie est confirmé. A vos crémiers!

1)  A l'occasion du concert de CASTRES:  une interview très PQR... dans laquelle Murat indique qu'il travaillerait bien avec CHRIS... (à suivre en 2)

https://www.ladepeche.fr/article/2018/11/14/2905930-jean-louis-murat-artisan-de-la-grande-chanson-francaise.html

 

Je connais la région, Castres, peu, mais j'aime particulièrement Albi.

Est-ce que votre concert sera articulé autour de votre dernier album et quelle est la teneur de ce dernier ?

Oui, il sera essentiellement axé sur mon dernier album qui s'inscrit dans la continuité du précédent avec beaucoup de structures ; une façon ultramoderne et à la fois, ce soir-là, il sera présenté à l'ancienne avec mes musiciens.

Fidèle à votre équipe ?

Oui, j'y tiens, les musiciens, tout comme les techniciens, m'accompagnent de longue date.

Dans la série des étiquettes qui collent à la peau, est-ce que l'une d'entre elles vous irrite particulièrement ?

En fait, je m'en fiche un peu, mais c'est récurrent tout de même : «L'Auvergnat bougon», «La grande gueule auvergnate», voilà, pour eux, un Auvergnat, c'est bougon ! La connotation est négative. L'image est réductrice. Le régionalisme est vu comme un mini-nationalisme.

Vivez-vous toujours en Auvergne ?

Oui, entouré de ma famille, mes cousins, mes amis d'enfance. J'ai été élevé dans une ferme et je vis dans une ferme !

Si vous ne deviez retenir qu'un nom parmi vos collaborations artistiques ?

Je pense à Mylène Farmer, une collaboration très positive, liée aussi à la qualité humaine du duo qu'elle forme avec Laurent Boutonnat. La première collaboration a toujours une saveur particulière. Je pense aussi à Nicolas Sirkis d'Indochine. Je garde mes amis très longtemps. J'aimerais aussi collaborer avec la chanteuse Chris.

Quelle chanson vous procure toujours une même émotion intacte, une de votre répertoire et une autre ?

Chaque soir, je chante «Il neige» avec les mêmes sensations. Sinon, Joe Dassin m'a toujours interpellé à travers une certaine rigueur américaine. «Et si tu n'existais pas» me touche, tout comme «Marie-Jeanne».

Êtes-vous plutôt animé par le doute ou la certitude ?

Il faut douter… pour se remettre au travail ! Il faut supporter les hauts et les bas, sorte de yoyo.

Qu'est-ce que le talent ? Vous insurgez-vous toujours contre ces chanteurs façonnés par le marketing ?

(Il réfléchit et embraye sur ceux qui n'en ont pas). Avec pour seul moteur le pognon, il y a beaucoup de gens qui n'ont aucun talent ! À l'heure actuelle, il y a beaucoup de technologie. On amène des nigauds… qui occupent le terrain et qui passent du nirvana à l'enfer. De mon côté, je me situe entre les deux, comme un artisan !

Une navette gratuite sera mise à la disposition des Nord Tarnais au départ d'Albi.

Renseignement et réservation au 05 63 62 15 61 dans la limite des places disponibles.

Prévente : 23 € / Tarif réduit : 20 € / Abonnés : 18 €. Soir du concert : 25 € / Tarif réduit : 23 €.

www.bolegason.org

rééditions suite, interview express  et l'appel du pied à Chris et une chronique

Avec la vidéo donc de "perce-neige"....  Hasard?  Chris n'a à ma connaissance pas parlé de Jean-Louis de manière très précise... sauf à dire que "c'était la musique qu'écoutait ses parents". Ils se sont croisés au moins une fois à l'olympia, pour un concert pour LE MONDE.

 

3) LA CHRONIQUE

Dans Jazzaroundmag, mag belge. Né en 1995, Jazzaround a longtemps été le seul magazine francophone belge consacré aux musiques actuelles, sans frontières de styles et de genres. Le jazz est comme une éponge, il reçoit et donne sans cesse. Musique nomade, basée sur l’improvisation et la pollinisation croisée des cultures musicales, le jazz est la seule musique vivante pratiquée à l’échelle de notre planète. D’un cahier de huit pages, en deux couleurs, Jazzaround a évolué en qualité et en quantité, jusqu’à être distribué dans toute la Belgique, le Nord de la France et Paris ! En lien avec www.citizenjazz.com, Jazzaround oeuvre en ce moment pour développer un média à l’échelle de l’Europe, et ainsi mieux faire circuler l’information sur le jazz et les musiques improvisées. L’initiative de ce blog précède le lancement d’un nouveau site et d’informations hebdomadaires dans la presse quotidienne de Wallonie et de Bruxelles…

 à lire : http://jazzaroundmag.com/?p=19485

C’est un peu grâce à lui (mais pas que, on y reviendra) que la chanson française a regagné un peu de crédibilité. On remonte ici à l’époque d’un « Cheyenne Autumn » ou d’un « Manteau de pluie » jeté à la fin des années quatre-vingts sur les épaules d’un jeune gaillard aux yeux bleus, sorti d’une campagne auvergnate. La France fond (on est encore en période glacière à cette époque) et Jean-Louis devient une icône au franc-parler reconnu. Les temps ont changé. Qui n’avance pas recule. La crise du disque, d’autres stratégies de ventes, etc. Je me souviens avoir lu Murat qui se lâchait dans une interview accordée aux Inrocks : « Mon métier, c’est écrire des chansons, les enregistrer puis les présenter au public. Je fais ça à longueur de journées. Mon label (Virgin à l’époque, NDLA) veut m’en empêcher pour des raisons stratégiques. Je ne pourrais, selon eux, sortir plus d’un disque par an. Voire tous les deux ans : c’est frustrant ! ». Tout est là. Murat a beau faire de son mieux, la télé-réalité nous bouffe les espaces-temps culturels, les fans sacrifient leur argent aux abonnements du smartphone et téléchargent dessus, gratuitement, les chansons qu’ils souhaitent entendre. Fin d’une époque. A présent, Murat ne vend plus et n’est plus une icône (vu son âge peut-être, soixante-six ans, tout de même). Mais il exerce (toujours aussi bien) son métier de saltimbanque en multipliant les petites salles et les centres culturels de deux-cents places. Il a voulu tout arrêter. Mais il continue, vaille que vaille à écrire des chansons. Ses chansons personnelles, celles qui lui ressemblent. Comme pour Amélie Nothomb, à la rentrée de septembre, un nouvel opus de Murat nous arrive. Le « best of » de son travail effectué les mois précédents. Et si on ne se jette plus dessus comme à la belle époque, nous admettons qu’année après année, la qualité est plutôt restée constante. Chez Murat, on ne bâcle pas ! Aujourd’hui (oufti, ça c’est de l’intro) « Il Francese » débarque dans les bacs, le vingt-troisième album de l’Auvergnat. On s’attend, comme d’habitude, à entendre de belles mélodies qui soutiennent de beaux textes avec des gros morceaux de guitares et de batterie dedans. Tout juste pour la première partie de la description, mais cette fois, plus encore qu’auparavant, Murat a pris le risque de nous surprendre. Ou de se faire plaisir. Allez savoir. L’homme n’est pas connu pour faire des concessions à qui que ce soit. On frise un peu le désappointement lorsque l’on constate que les guitares sont plutôt discrètes, remplacées par des machines et des synthés. Les boites à rythmes et les bidouillages sur certaines voix remplacent l’épure « Murat » que l’on connaît. On repousse donc sur la touche « play » du mange-disques et, cette fois,  à notre étonnement, on passe tranquillement le cap. Les nouvelles chansons climatiques de Murat nous plaisent. On réécoute en boucle Achtung, Sweet Lorraine ou Marguerite De Valois. C’est du tout bon, on se délecte. Et si le message profond, le concept (ces histoires d’Empereur et de Napolitains) nous échappent un peu, on admettra aisément que « Il Francese » est à classer, sinon dans les meilleurs, au moins dans la première moitié de tableau de sa discographie. Pas mal pour un gars qui voulait tout arrêter !

Jean-Louis Murat sera en concert le 12 décembre au Reflektor de Liège et le 13 décembre au Botanique (Bruxelles).

 

LE LIEN EN PLUS

Deux chroniques sur l'album d'Eryk E:

http://www.zicazic.com/zicazine/index.php…

https://www.froggydelight.com/article-21251-Eryk.e.html

 

Rédigé par Pierrot

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