Lundi 18 juin 2012 1 18 /06 /Juin /2012 23:13

 

  affiche koloko

 

 

Pour commencer mon topo complet (je ne vous fais pas de surprise):   point METEO...  Et bien, il faisait grand beau...  Comme toujours, magnifique traversée du Forez, et de la Limagne...  et la joie de découvrir le Pão de Açúcar dans le lointain....celui qui donne envie de chanter du Carlos Jobim au petit artisan du coin ou  des envies d'Etna du côté de Taormina...   

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                No stress : du temps pour se rendre à l'hôtel, et se faire beau. Un minimum...  Faut être beau pour Koloko!    Koloko...  car c'est comme le Paris-Dakar :  Le raid des pompiers de Clermauvergne a beau ne plus se dérouler en Afrique, ça reste le Paris-Dakar... ou Koloko.. enfin, vous me comprenez... Je suis en train de me dire heureusement que les pompiers ne sont pas allés depuis le début de cette longue série de concerts caritatifs de Jean-Louis (le 10e, ce soir-là) en Mongolie, ça sonnerait moins bien  de  dire : "tiens, tu te rappelles du Oulan-Bator   où  kaolin avait joué?" ou "Mon premier  Mongolie, c'était celui où Murat avait repris Neil Young"...   Enfin soit...  là, c'est le 10e koloko, une soirée sympathoche, détendue.. mon 4e... et je n'en attends rien de particulier car jean-Louis Murat chante "n'attend rien" et "ne t'attend qu'à toi seule"... De plus, il  rentre du Canada, il est dans la préparation d'un album sans doute... et les anniversaires, il s'en balance de toute façon...

 

 

             J'arrive très tôt rue Serge Gainsbourg... et je ne suis pas le premier... Déjà une grosse poignée de voyageurs lointains... qui vont discuter un peu avec Jean-Louis qui vient prendre l'air. Un petit vent s'est levé... qui fait supporter une petite laine, même aux filles du bois de Poussebou...

 

 

              Ouverture de la salle vers 20 heures alors qu'une petite queue vient de se créer... Ca s'annonce bien... et oui, première SURPRISE!.... On est dans la grande salle!  Les gradins sont très largement fermés par un rideau (reste 4/5 rangs) mais c'est déjà quelque chose... Faudrait que j'aille du côté du Lien Défait pour vérifier si un Koloko s'est déjà déroulé dans la grande salle.. peut-être pas.   Elle ne s'est pas totalement remplie mais c'est quand même une grosse affluence... d'autant plus qu'il y avait de la concurrence : Alexis HK  HK et les saltimbanks à 500 mètres dans un "festival des solidarités" (organisé par des syndicats),  Ange... sans parler de la coupe d'europe de foot, ni du festival des Neuro-oncologues d'expression française... Hein? -oui, colloque... oui, bon... ça picole et ça baise pareil...   Enfin, je n'espère pas*

 

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                                             *Il s'agit en effet de soigner les tumeurs cérébrales... et là, je ne ris plus. J'espère qu'ils ont taffé...

 

 

 

Le temps de boire une petite bière, ou deux... De faire connaissance avec le camarade Five-R... le concert débute...  Jean-Louis arrive avec une guitare rouge ressemblant à la continentale décoline...Surprise!   mais il la pose derrière... et reprend  sa guitare noire habituelle... Mais surprise!: Stéphane Reynaud ne portait pas de gilet... euh, non, pas ça : pas de bassiste à l'horizon! Un peu dommage, même si ce n'est pas le premier Koloko qui se fera sans bassiste...  

 

 

No surprise : ça commence par "lettre de la pampa", comme à Bourgoin, Grenoble... Intro fortissimo et court... la voix de Jean-Louis est déjà chaude.. et intelligible, malgré les coups de butoir de Stéphane entre les couplets.  Son excellent. Je m'étais ennuyé à écouter la version jouée au Canada (écoutable sur RFI -voir ci-dessous-).. Là, pas du tout... C'est plus rock... et resserré (2.30!). Pas de tour de chauffe... même pour  le coureur espagnol qui vient ensuite. Pas de sample pour débuter, comme sur d'autres dates et sur l'album, mais une belle et longue intro, avec ce rythme de l'athlete qui pioche et cherche son second souffle... Le chant commence, il est parti, on ne le rattrapera plus.  Voix toujours parfaite, poussée déjà presque à son maximum, puis chuchotante, et repartant dans les aigus, avant l'emballement final ...  Manque juste un peu de choeurs ce soir...

   

 Petite intro... laissant planer le doute... puis je reconnais l'inédit "je ne cesse de penser à toi"... Content de le réentendre. Ca commence tout calmement... avec la seule guitare de Jean-Louis, puis grosse envolée...avant de revenir au calme pour le début du chant.  Le refrain avec sa phrase titre pourrrait faire penser aux titres les plus sirupeux de Murat.. mais les ruptures de ton et les accélérations donnent tout le sel musical... alors qu'on retrouve à l'interprétation le crooner des plus belles heures...  (même durée qu'à Bourgoin).

  

Jean-Louis se trompe un peu dans les textes, mais l'ambiance sur scène est excellente. La voix est bonne, l'envie de jouer de la guitare... et... on se dit qu'on se passe très bien d'une basse...  même si je regrette de ne pas revoir Christophe Monck qui faisait bien groover certains titres... Un grand coup de chapeau à Slim Batteux... avec son clavier omniprésent mais je dirai limpide et au service de la mélodie et de la guitare de Jean-Louis.

 

 

Petits riffs étonnants de Jean-Louis Murat avant que Stéphane, par un roulement de tambours, ne nous ramène sur "haut-arverne".  Là, encore, manque un peu de choeurs... et la guitare de Jean-Louis n'a pas le loisir de se dégourdir les cordes... C'est les cordes vocales à l'honneur sur ce titre.... Jean-Louis  assure tout seul... et finit par ses cris typiques... Ils sont parfois le signe qu'il n'a pas envie de chanter; là, clairement le contraire. Encore du grand Murat.. sur un de ses grands titres assurément. Le titre est encore resserré, mais pour la bonne cause. 4.3

    

 Puis, "Alexandra"... enfin, "ALexandrie", la chanson sur son amie décédée.   Sans doute assez particulier de la chanter devant des gens qui l'ont connue. Devant le titre joué de manière très épurée (pas de réverb sur la voix par exemple, longue partie jouée solo avant d'être rejoint superbement par Stéphane et Slim), je remarque une grande qualité d'écoute de la salle (oui, on a été bon pour ça, faut quand même le dire, quoi!). Il me semble que c'est sur ce titre que Stéphane prend un peu de choeur... La prière nous emporte. Très réussi (ça m'avait moins plu ailleurs)... même si, là encore, c'est au prix d'une version nettement plus courte qu'à Bourgoin. 5.3

 

  On part sur "je me donne", autre inédit "live"...  J'adore ce titre... Délivré de manière plus rock qu'au temps de Mustango...  "je me donne" chante jean-Louis avec conviction, comme pour faire taire les critiques face à son hermétisme scènique... C'est peut-être bien pour cela qu'il a ressorti ce titre de derrière la malle du grenier... Très jolie partie d'orgue... avant que Jean-Louis fasse chauffer sa guitare.. Grande partie instrumentale pour finir et  grand pied...  Je constate maintenant qu'à Bourgoin, le titre avait duré deux minutes de plus... On a donc droit à des versions plus courtes, mais je n'ai pas ressenti la moindre fois ce soir (et c'est arrivé pourtant par le passé je dois dire), que  certain morceau soit balancé ou que je ressente une grosse frustation... et l'envie d'appeler Monsieur Plus de Bahlsen...

 

Murat parle un petit peu... évoque l'absence de bassiste en disant qu'"ils font quand même ce qu'ils peuvent du coup"... puis c'est "vendre les près"... accompagné d'applaudissements... 

Gros plantage au niveau texte... Peut-être le titre évitable de la soirée... même si Jean-Louis se reprend pour une jolie partie de guitare....

 

Encore une petite intervention parlée de Jean-Louis qui évoque les mélanchoniens de Clermont qui veulent le TGV en haut du Puy de Dôme...  quelques autres bricoles... puis annonce... SURPRISE... SSSSSSSSSSSSSSURRRPRISSSSSSSSSSSSSEE!

  "ça va se dérouler en deux partie, la première là,puis la remise du chèque aux pompiers... puis on reviendra jouer PASSIONS PRIVEES avec Alain et Christophe"...

 

Matthieu, qui était à quelques mètres, vient me taper sur l'épaule! Ouah! Bon,sang!! On va vivre quelque chose d'unique!! Passions privées est certes loin d'être mon album favori... mais voilà quand même de quoi vivre une sacrée expérience, une plongée dans le passé pour voir ce que ces vieux titres ont dans le ventre, voir comment Jean-Louis va les reprendre.... Ah, nettement plus excitant qu'un petit boeuf sur "foule romaine"... même si ça ne met pas en délire la totale majorité de l'assemblée.. qui, elle, voudrait bien faire "ouh ouh" sur foule romaine... J'ai même entendu réclamer "le cri du papillon", ce qui, même pour un muratien-lilithien comme moi, est assez saugrenu (oh, je rigole, j'ai toujours bien aimé ce titre en concert, mais je ne dois pas le dire si je veux garder mon image de fan hardcore).

  

Mais on n'en est pas encore là pour l'instant... et Jean-Louis débute "qu'est-ce que ça veut dire"... Ah, mon titre préféré de la set-liste...  Ca débute bien... et puis, patatras... Plantage dans le texte... et quelque chose est un peu cassée...  Je pense de suite là encore à ses proches dans la salle... et Jean-Louis dira effectivement à quelques fans après le concert... qu'il a pensé à sa mère qui était dans la salle... Il tente quand même de reprendre la main et ça repart un peu... avec de l'énergie... Petite déception au final... mais ce titre m'a déjà tellement donné du plaisir  que c'est pardonné... d'autant plus que Murat se rattrape ensuite sur "Si je devais manquer de toi"... qui inversement, m'avait  souvent laissé froid :

Très bonne intro (la plus longue de la soirée)... avec une jolie guitare... Murat délivre également un super solo au cours du morceau presque aussi long... et c'est gagné... d'autant plus que la voix reste toujours au top... 

 

Encore une longue intro, calme... je ne reconnais pas de suite "Alcaline"... Version très "propre", proche de la reprise studio diffusée par Murat, et  très loin des premières versions live avec ses parties de  guitare trashs, et saturées... Là, elles sont très soignées... et très belles... Plaisant.

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Cette première partie se termine sur "16 heures"...  Qui monte doucement... tout doucement... là encore sous quelques claps-claps...  La guitare est chaude... Ce n'est pas la version la plus débordante que j'ai entendue... mais Jean-Louis joue du côté érotique de la chanson... et.. et... ça monte doucement... avant l'emballement final. 

Avoir du plaisir, nous en donner...

La version studio n'était pas toujours appréciée... mais ce titre est en passe de devenir un classique live...

 

 

Excellente première partie donc.  J'ai vraiment accroché, avec un Murat en pleine forme, qui joue devant ses amis et sa famille... et veut donner son meilleur. Le très  joli show de lumière est à souligner... Ca manquait un peu sur la deuxième partie de tournée.

 

 

A SUIVRE.... (on se retrouve rue Montlosier)



 

 

 

 

 

 



Par Pierrot - Publié dans : actu-promo-sept 2011-août 2012 - Communauté : webzine musical
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