Sieur MURAT, concert on France Inter : on y était!!

Publié le 8 Décembre 2013

 

    concert-inter-par-david.jpg

     

 

Concert en écoute: http://www.franceinter.fr/emission-france-inter-fait-son-show-a-clermont-ferrand-jean-louis-murat-en-live

téléchargeable via Flux rss

 

 

 

 

"Allez, let's go marco!!" Comme dirait Collin... Battons le fer quand il est chaud, l'esprit encore bien rempli de ce show...

Tout a commencé bien tôt pour être aux "aurores interiennes", et bien que j'ai beau être matinal, j'ai eu mal... Mais heureusement, je profitais de la voiture d'un ami à partir de Lyon pour traverser les monts du lyonnais givrés, et ceux du Forez enbrumés... Nous atteignons la Limagne à la levée du jour, en devinant juste le ciel bleu à  travers le smog des champs à peine labourés. Température à peine positive, ouf: on ne prendra pas trop froid dans la queue. Une trentaine de personnes à 8 heures.

Murat sort dehors quelques instants. Il est de parfaite  humeur, mais les traits un peu tirés.  

Ensuite, on entend la balance se poursuivrent. J'entends "il neige"... Bon... dommage... J'entends un clavier... Je me dis: hein?  Surprise! Murat ou un Delano?   Dans la queue, la mamie est toute excitée de voir Dédé Manoukian, et Laurent Ruquier... un temps annoncé! En fait, le public semble bien être là en bonne partie pour Murat... même s'ils sont aussi des auditeurs d'inter.

8h30, les portes s'ouvrent dans la limite des places disponibles... ou quelque chose comme ça. Pour une fois, que ça ne concerne pas que les Parisiens et la maison ronde... Bien content d'être là.

Les invités prennent par la droite et accèdent à la grande salle par le bas, les autres prennent l'escalier: c'est le seul privilège de la journée.

Canapés installés dans la fosse de la grande salle, grand "france inter" sur le rideau de la scène, on aperçoit Philippe Collin très concentré... Xavier Mauduit ("le moufton!" entend-on jaillir de la salle quand Collin le présente)  semble avoir eu une nuit plus courte, mais le costume serré le tient debout.  Didier Varrod, le responsable musique de France inter, a fait le déplacement, ainsi que Laurence Bloch, qualifiée de "bouclier managérial" par statégies, et qui ne paye pourtant pas de mine... C'est elle qui décide des programmes...  

http://www.strategies.fr/emploi-formation/management/156981W/laurence-bloch-bouclier-managerial.html

 

Durant le flash, Philippe Collin joue les chauffeurs de salle: "on a choisi Clermont, on aurait pu aller à Nice, il faut que Clermont soit meilleur que Toulouse hier, on doit vous entendre".. et ça marche...

Vous avez sans doute écouté la suite en direct.  Intéressant de voir des grands professionnels à l'oeuvre... ceux qui ont préparé et rédigé (Sonio Devillers, Manoukian)... et Lefort et Lebrun plus "je me repose sur mes acquis" : Lebrun ayant sans doute écrit dans le train, et Lefort, juste lu deux journaux au petit déjeuner... Mais c'était quand même plaisant et drôle.  J'ai beaucoup aimé l'émotion qu'a pu suscité Lebrun (émission d'histoire à 13h30 en semaine) en évoquant le couple Quilliot... Avec "la nuit chez Maude", c'était le seul moment où on a pu apprendre des choses autour de Clermont... mais là, n'était pas l'objet de l'émission. On peut noter la référence à Vialatte par Lefort, salué par le public... et aussi que Lefort ne s'est pas montré lors du concert semble-t-il. Il a pourtant rédigé une chronique de TOBOGGAN élogieuse en mars (un article compréhensible sur Murat dans libé donc! ;.)). 

http://next.liberation.fr/musique/2013/03/24/murat-blanche-neige-et-le-chat-noir_890930

murat-avant-inter-par-Henri.jpgMurat avant l'antenne




Le fameux passage d'antenne d'Inter n'étant même pas terminé, certains sont déjà levés pour accéder à la petite coopé où se déroule le concert. On y accède rapidement et nous mettons près de la scène. Jean-Louis est déjà en scène, en tee-shirt, jeans. Il reste parfaitement détendu semble-t-il. Il échange quelques mots avec le public... hors-micro. Les jeunes des THE DELANO ORCHESTRA arrivent également, plus tendus... -On me signale qu'ils sont plus ou moins jeunes chez THE DELANO ORCHESTRA, mais l'âge se voit moins derrière la batterie, en fond de scène-.

Arrive Philippe Colin, et son casque... Cela commencera à 11. 10h11... Murat remarque les belles chaussures hivernales de Colin, et comparent leur pointure. ON AIR... petite introduction... et c'est parti...  

Et c'est "il neige"... J'étais sceptique... mais j'ai des frissons après quelques instants dès que le groupe se met à jouer avec Murat. Sur le refrain, c'est superbe, avec les magnifiques trompette et violoncelle des DELANO. Sur la tournée, en duo batterie/guitare, c'était âpre, blues et saturé... comme une nuit d'hiver. Là, je ne sais comment dire... On aperçoit la douceur du printemps ou de l'aube! Juste limpide et sublimé, juste ce qu'il faut de riffs pour casser la litanie. Je découvre qu'il y a de l'écho sur la voix que je n'avais pas perçu en salle... Petit effet déjà présent sur la tournée.  

Malgré tout, en lisant quelques commentaires sur la page de France Inter, je me dis que ce n'était peut-être pas  le titre idéal pour démarrer le set :  les "clichés" sur Murat sont tenaces (spleen, suicide...) et  partir sur un titre plus "endiablé" aurait peut-être permis d'accrocher certaines oreilles curieuses... Alors que certains ont zappé peut-être. On n'aura pas les audiences comme via médiamétrie pour la télé pour vérifier cette supposition.

Ainsi, "Agnus dei babe" offrait peut-être la possibilité d'un démarrage plus dynamique... J'ai écrit que je n'accrochais pas à ce titre. Ce titre qui est sur l'album proche des ambiances synthètiques des premiers albums de Murat n'avait pas été souvent joué en première partie de tournée.  Il l'a été, avec succès, à l'automne... souvent en jouant avec des accélérations. Là, Murat et les DELANO la prennent de suite sur un rythme élevé.  Belle intro, avec deux guitares, joli batterie.  Le violoncelle sur le refrain est extra... et j'ai pris beaucoup de plaisir et de sensation à voir Guillaume, le violoncelliste se battre avec son instrument sur ce morceau rock. Rapidité de mouvement avec l'archer, et jeux de main sur les cordes. Matthieu me dira qu'on l'a vu en première partie de Bumcello, avec le grand violoncelliste Vincent Segal (vu avec M à ses débuts). En bonus, nous aurons droit à une version supplémentaire de la chanson car Murat a trouvé "un peu foiré" la version diffusée... Ce fut encore plus endiablé... et là, on a vu Guillaume prendre un coup de chaud... mais je pense aussi un "bon pied". Je parle du violoncelle, mais c'est surtout la trompette qu'on entend, notamment sur le final... et ouah...  Calexico n'est pas loin...  

3e titre : MICHIGAN... Prononcez "GANT" pas comme Collin (c'est une question que je poserais volontiers à Murat: est-ce que la prononciation franchisée était consciente au départ, signifiante,  avec l'idée de partir sur des rimes en -an, lui qui utilise volontiers l'anglais sur les refrains ?).  Ca commence comme lors de la tournée: solo de guitare et batterie (Christophe Pie se montre toute en subtilité tout au long du concert), puis intervention de la trompette... et la petite surprise de la version est l'utilisation d'un petit clavier relié à un ordinateur: il intervient lentement, puis je pense qu'un boucle a été samplé (C'est Guillaume qui a lâché le violoncelle). Là, encore, parfait. Et je me dis que The Delano ont véritablement pu apporter leur touche.

On ne distingue pas à l'écoute je pense forcement l'utilisation d'une deuxième guitare, via Alexandre Rochon, le leader des DELANO, mais je pense qu'elle est quand même un sacré ajout... comme celle de Pie sur "parfum d'acacia". Murat peut se concentrer sur ses solos... et on a bien sûr une basse... qu'on perçoit bien dans les intros... et on se rend compte de l'intérêt de sa présence. 

Pour en revenir à Michigan, c'est tout simplement une version d'anthologie... Murat a décidé de prendre son temps, malgré les 50 minutes... tant pis pour le single actuel: "l'eau de la rivière" programmé en fin...  et on a vraiment tout ce que j'aime: des parties plus rallenties où Murat joue de sa voix, des beaux solos, la richesse orchestrale, le piano, la trompette...     

"Sublime" dit Mauduit.

On passe au titre des THE DELANO ORCHESTRA... avec leur titre le plus dynamique de leur  avant dernier album (me semble-t-il) joué en live et intégralité en première partie de MUrat à Clermont (tournée Grand lièvre).  Un excellent titre, un vrai tube... et Murat est bien resté avec eux, il joue le guitare héro... On apprendra plus tard qu'il n'a pas trop suivi le fil... mais j'aime beaucoup ses interventions funky... Alexandre a une petite voix qui se fond dans ce tableau musicalement riche, s'élève parfois en douceur, il chante les yeux fermés, les mains tremblantes. Vous trouverez la discographie commentée de ce groupe dans l'article précédent du blog. 

Ensuite, "amour n'est pas querelle"...  Trompette et batterie,  l'émotion d'une"sonnerie aux morts" pour un amour en tourments.  La voix de Murat est très en avant, de sa belle voix pleine.  Joli roulement de caisse claire (subtilité toujours).  Alexandre fait des choeurs très jolis qu'on perçoit bien à l'antenne. Simple, rapide, version riche et à la fois épurée. Un grand bravo à Julien, d'un calme toujours olympique.

"extatique" et "mystique" disent les commentateurs... avant un "amis du matin, bonjour!"  de Murat.

Murat cherche à retrouver les textes d'extraordinaire voodoo sur son pupitre... ne le retrouve pas... les textes tombent par terre, Amparo, qui est sans doute celle qui a fait le plus de kilomètres pour venir le cherche à son tour... mais Murat a débuté... il n'en a pas besoin.  Très joli intro (avec la basse qui remplit l'espace, et des petits bruits de frottement et de petites tapes sur la violoncelle).  La voix de Murat est juste parfaite sur cette chanson, et les paroles bien qu'incompréhensibles, sont le 7e instrument.  On a la belle progression de rythme sur le refrain, les choeurs d'Alexandre Rochon qu'on pourrait juger "too much" avec ses  "ouah pada"... mais c'est assez conforme au travail que Murat a fait sur Toboggan et Grand lièvre.  Le morceau s'enflamme ensuite... avec encore l'aide de la trompette... et c'est trop court pour le coup!  Depuis la première partie de tournée Toboggan, c'est un titre qu'on peut classer dans l'anthologie  live de Murat (aux côtés des JOURS du Jaguar, de Taormina...),  c'est confirmé ce soir -... enfin... c'était le matin mais dans la salle, on l'avait oublié-, et comme tous morceaux de bravoure, on s'attend à ce que le morceau s'étire encore plus...

Place ensuite une nouvelle fois au DELANO, "summer". Un titre assez classique des TDO, avec  l'introspection du chanteur, les riffs de guitare et de belles envolées instrumentales. La guitare de Murat derrière me ravit. Encore et toujours l'ajout magique du cuivre. 

SAM_0779.JPGla setliste de scène d'Alexandre...



Et pour finir "l'eau de la rivière", le single actuel pour la sortie du Toboggan spécial (avec les titres Michigan, l'eau de la rivière..)... et son refrain accrocheur: "et mon coeur fait boum, boum". Encore la trompette à l'honneur... Extra.

Jolie partie instrumentale, avec le violoncelle... qui se reproduit  encore au moment de la reprise de contrôle par France Inter... peu avant 11 heures. Collin aurait pu limiter un peu son speech pour nous laisser profiter du concert... mais soit, chacun a ses impératifs. Peut-être qu'inter aura l'idée de nous mettre en podacst l'ensemble du concert.

Enfin soit, moi, j'y étais... et le morceau s'est joliment terminé... sous un tonnerre d'applaudissements. On ne sait pas si l'antenne a été rendue... Après un petit flottement, Murat reprend la musique et part sur un de ses thèmes favoris: "mami..."... Et un inédit, un!! Après encore une petite hésitation des musiciens, ils viennent petit à petit se joindre à son improvisation endiablée... et on voit qu'ils se débrouillent parfaitement...

Ca a du durer deux-trois minutes... et là, on sait que l'antenne a été rendue. Murat remercie... Le public demande un rappel, et Murat nous l'accorde:  il propose donc de refaire "agnus dei babe" ("qu'on a un peu foiré").  La version est sympathique, plus rock, plus "jam"...

Murat part en coulisses, après avoir embrassé Amparo et qu'Amparo...au grand regret de sa voisine. Il ne  se remontrera que plus tard et discretement... mais nous arrivons à lui faire signer quelques trucs, et à lui dire "bravo". Il nous explique qu'il pensait qu'ils allaient couper au début ou milieu de son improvisation... et qu'il comptait ainsi faire une blague aux fans devant leur poste pensant découvrir un inédit... et en être privé... Ce n'est pas gentil, Monsieur Murat!!

 

L'after est rapide, car le bar est fermé, et qu'on nous vire rapidement de la petite coopé, puis du hall. On a néanmoins le temps de voir rapidement Marie Audigier, puis de recueillir les impressions de Didier Varrod... Dont la rencontre restera un grand moment pour moi.  Je l'ai trouvé extrement touchant, parce qu'il est lui-même très ému par le set de Murat (il parle des frissons qui le parcourt encore), qu'il est sans doute fier d'avoir pu permettre à Murat de jouer devant un ou deux millions d'auditeurs, qu'il sert dans ses bras un jeune étudiant présentateur de Radio Campus, qui se fait prendre en photo avec lui, et l'encourage à prendre contact avec lui... On lui demande des nouvelles de certains animateurs que l'on sait malades.  Il  est enthousiasmé par ces concerts du matin... et se dit qu'il s'y passe toujours des choses à part. Une idée donc qu'il creusera peut-être.

 

Un bienfaiteur du blog m'ayant fait le cadeau du livre "50 ans du rock à Clermont", j'en profite pour me faire dédicacer les pages concernant Marie, et  Morgane Imbeaud (qui me fait des bisous par écrit, nanananère), puis Christophe Pie...  La soirée... euh, encore... la matinée se termine avec Laure discutant avec Alexandre Rochon  sur le trottoir...  

 

Merci David et Henri pour les photos.

 

J'ai regardé un peu les commentaires sur les pages de France Inter... et c'est assez largement positif, malgré les quelques personnes qui n'ont à mon avis pas écouté... Je pense que ça a été un vrai coup de pouce pour les THE DELANO ORCHESTRA (qui ont je le sais conquis quelques oreilles déjà)... On lit dans le livre "50 ans du rock à Clermont" que le passage avec Murat sur le plateau de Nulle part ailleurs n'avait rien apporté professionnellement à Subway (mise à part l'expérience d'avoir vécu le plus gros stress de leur carrière). Les DELANO ORCHESTRA ont, eux, eu la chance de faire découvrir deux titres à eux sur les ondes, une sacré différence. Enfin: on l'espère... Des bonnes critiques dans la presse spécialisée (ils sont abonnés aux bonnes notes)  ne font en effet pas tout... voir rien.   Je crois qu'on est nombreux à espérer qu'une nouvelle collaboration voie le jour... sur disques ou du moins que Murat trouve une solution pour tourner avec un groupe permettant de retrouver une telle richesse d'orchestration. 

Alors, oui, je voulais terminer par ce commentaire que j'ai trouvé sur le FB d'Inter... dans la série : "et même si ça n'avait servi qu'à ça":

Je connaissais mal Murat mais en écoutant je me demande si ce monsieur n'est pas le plus grand artiste rock français vivant.

 

Merci FRANCE INTER, et Didier Varrod.


En espérant que ça donne des idées à certains (Canal+ ou autres)... Quant aux auditeurs, vous pouvez acheter TOBOGGAN spécial!  Après 500 ventes en première semaine, la réédition de l'album ne figure déjà plus dans le classement des ventes. Incompréhensible.

 

 

PS: Matthieu?  des compléments?

Manoukian évoque Murat, D.Varrod parle de ses larmes aux yeux:

 


Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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lew 11/12/2013 12:19


Je te taquinais un peu, Pierrot.


Belle réponse en tout cas. Je reste un peu sur ma faim concernant la régionalisation qu'on a prétendument menée avec coeur en France. Les régions françaises sont des entités
négligées-négligeables (toi-même tu parles de l'Allemagne, il nous suffit de comparer les deux situations), avec des parlements croupions prétextes à des élaborations de baronies qui ressemblent
à des légo ou des usines à gaz administratives. On le voit bien avec la Bretagne. Aujourd'hui, les gens ont envie de vivre non pas plus "chez eux", mais plus en harmonie avec leur culture, leurs
traditions (ce ne sont après tout pas des gros mots). Alors bien sûr on pourra toujours instruire le procès du "régionalisme", mais toujours en mauvaise part, selon moi. Au sujet de Radio-France,
surtout au moment de l'annonce de la disparition de J-L Foulquier, il faut en effet peser ses arguments, mais cette institution participe aussi du grand jeu politicien culturel à mon humble avis.
Tout en étant le premier à reconnaître que certaines de leurs émissions furent et sont encore des trésors (je viens de réécouter l'entretien Murat-Foulquier mis en ligne dans ton article de ce
matin mercredi 11 décembre.) 

Pierrot 11/12/2013 12:26



Oui... je pense que l'on s'est compris... et je suis bien d'accord sur les barons (mais c'est plutôt un argument pour le jacobinisme!!).  la france est parisiano-centrée,
France inter est forcement dépendante de cela, mais je pense que cela reste quand même la radio de toute la france!


 



lew 10/12/2013 14:58


Tout à fait "merci Pierrot." Tu es un articlier magnifique et un live blogueur de feu (j'ignorais qu'il existât des "calmes olympiques", je ne connaissais que les 'olympiens', c'est sans doute
l'arrivée prochaine des Jeux d'hiver de Sotchi qui te font renouveler les vieilles expressions journalistiques essoufflées, bravo.)


Sur la petite conversation née du débat sur la place de la trompette chez les Delano, même enthousiasme que vous les gars, avouez que cela nous a rappelé un peu les beautés sonores du groupe
Beirut et l'album de Ron Sexmith (Exii strategy of the soul, que j'avais tant aimé à l'époque)...?


Sur France-Inter maintenant (j'expose mes vues de gentil blaireau, pardon hein).


Je suis beaucoup moins enthousiastes les gars.


On dirait que la direction parisienne de la Maison ronde redécouvre "les gens sympas de la province" une fois tous les cinquante ans. C'est le paradoxe du jacobinisme culturel francawi, il faut
toujours un anniversaire, un truc spécial, une cérémonie,pour que les lutéciens fassent l'effort physique et intellectuel d'un voyage.


C'est aussi à rapprocher des vues de Murat au sujet des salles de concerts phagocytées par les conseils départementaux et régionaux de la Gaule française, çs dilue, et pas forcément pour le
meilleur, les chances de se faire connaître pour les artistes exigeants, et indépendants des côteries, économiques ou politiques, érigées par tel ou tel responsable.


Méfiez-vous des yeux mouillés de Saint-Didier Varrod, jeunes journalistes de la magnifique province française, il n'a pas seulement des pompes en croco mais peut-être aussi des larmes du même
cuir.


Si j'avais été présent aux côtés de Matthieu et Pierrot, j'aurais porté un bonnet blanc (comme la neige de la chanson de JLM, pas de politique ici) pour protester contre la condescendance à peine
déguisée de Radio-France.


Bien à vous.


 

Pierrot 10/12/2013 20:11



Z'ai même pas fait equeceuprès... et la correction avec un subjonctif imparfait fait encore plus mal!!!


Ron sexmith...connais mal, mais je crois que tu tombes très bien! 


Quant à France inter... je pense que tu exagères un peu... Dans cette france-ci, qui est nôtre, depuis François 1er (qui s'est trompé en ne prenant pas Lyon comme capitale), France Inter n'est
pas pire que tout autre organe concentré... Ils sont quand même régulièrement en province, et je tombe d'ailleurs souvent sur la tranche 12h30-13 heures qui traitent de la province... certes on
pourrait dire un peu dans le cliché... mais là encore... il n'y a qu'un seul Paris en France... alors qu'en allemagne, il y a plusieurs capitales...   Alors, oui, je te trouve injuste
avec Varrod, qui semblait réellement accessibles et droit... Peut-être qu'une inter-ViOUS et MURAT  te fera changer d'avis... je l'espère (dans tous les sens possibles).  Sur Collin,
là, je suis sceptique... chauffage de salle un peu démago... peu visible ensuite... mais avait-il lui du boulot... alors que Varrod était juste là "corpo- rate"?


.... 



pierrot 09/12/2013 23:06


Tiens, je réécoute une émission de LEFORT sur France inter de 99... avec Murat comme invité...

Pierrot 11/12/2013 00:09



http://www.lamontagne.fr/accueil/brightcove/2013/12/07/france-inter-fete-ses-50-ans-a-la-coope_92903945925001.html


Une vidéo par LA MONTAGNE... ouf, j'ai évité au grand plan... mais on me devine avec une belle brune aux longs cheveux bruns ondulés....



Yseult 09/12/2013 22:03


Je confirme, la trompette sur Summer est carrément planante !Je ne m'en lasse pas depuis le podcast ... Merci pour le compte rendu on y était presque aussi du coup ... (Pour la petite
histoire je dois venir à Clermont le week end prochain AAARGGGHHH à une semaine près j'étais là .... ).

Matthieu 09/12/2013 18:50


   Bah non, Pierrot, pas de compléments : ton compte rendu est très bien, on s'y croirait et Armelle l'a bien dit : "que demander de plus ?" Réponse : rien.


   Je précise juste que le premier titre joué par le Delano est effectivement tiré du troisième album du groupe et s'intitule "Seawater". On peut d'ailleurs se demander si les riffs de
guitare caractéristiques de ce morceau ont été retirés par choix ou si c'est le deuxième guitariste - suivez mon regard... - qui a décidé de ne pas les jouer... Le second titre est effectivement
"Summer", ultime titre du quatrième album du Delano, l'avant-dernier à ce jour. Un morceau au sujet duquel Alexandre Rochon déclarait récemment :


 


"Je rêvais d’écrire une chanson classique rock avec un final mêlant trompette, violoncelle et guitare électrique. La rythmique est idéale. Il est temps de reconnaître à quel point nous sommes
heureux ensemble, à construire tout ce dont nous rêvions."


 


   Mais oui, Pierrot, Armelle, FloRéal, Muse, Yseult, Lew, Malika et tous les autres : reconnaissons à quel point nous sommes heureux sur ce blog et construi... heu, pardon, je
m'emballe un peu. Bonne nuit à tous.

Pierrot 09/12/2013 20:45



 


J'avais oublié ce second titre et une certaine Laure m'a signalé qu'elle avait adoré ce titre, et aussi justement les riffs de ce jeune guitariste connu sous le nom de Jean-Louis. J'ai donc fait
vite la correction.



pierrot 09/12/2013 13:44


https://www.facebook.com/#!/photo.php?fbid=625529747489061&set=pcb.625530590822310&type=1&theater


Des photos sur la page de Collin et Mauduit

Armelle G.R. 08/12/2013 21:27


j'ai vécu un très beau moment par le biais de la radio samedi matin, on a pû échanger nos ressentis en simultanné sur facebook avec les amis restés chez eux, avec Flo qui nous a fait la surprise
de relayer photos et commentaires en direct live d'Auvergne; puis le bonheur de pouvoir à nouveau écouter le concert en podcast très rapidement et enfin le plaisir de lire ton compte-rendu,
Pierrot...  que demander de plus?