un clip... à la DEPARDON

Publié le 20 Septembre 2011


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Un très joli clip... très photographique... et vu la thématique, cela m'a évoqué cela:

 

 
A une autre époque, sur les paysans, je pense aussi à : ...
Grand film...  
 
 
Bravo aux réalisateurs :  Julian Nodolwsky et Sophie Levy (So Films) 
Voici une de leur précédente réalisation :

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Muse 22/09/2011 11:48



Coucou Pierrot!


J'ai fait la même remarque concernant Depardon sur le forum de Josi. Ce qui remplace aujourd'hui les cultures agricoles, se sont essentiellement du côté de chez JLM les carrières de basalte,
d'uranium avec toute la pollution et la dégradation du cadre de vie possibles, les forêts de résineux qui poussent vite et rapportent vite, les éoliennes ou les projets touristiques. En Auvergne
on dit que la terre ne se vend pas mais s'achète. Ce qui fait de la vente des prés un vrai crève-coeur. Maintenant, tu trouveras près de chez JLM beaucoup de vieux paysans qui vivotent jusqu'à
leur mort sur une exploitation moribonde qui n'aura jamais de repreneur sauf exception (parce paysan en montagne c'est trop dur) et dont les terres, les biens seront vendus post-mortem à des
citadins pour en faire soit des gîtes, soit des maisons secondaires. Donc pas de fantasme d'usine et de centrales nucléaires...fin de clip stupide et totalement à côté de la réalité.


Heureusement la chanson est jolie, facile à retenir et de meilleure facture que les rouges souliers, et j'aime bien le gimmick de patois auvergnat par la grand-mère qu'on entend en arrière plan.



Pierrot 24/09/2011 12:14



Ah, pas encore écouté au casque... Merci de ton passage Muse...



pierrot 21/09/2011 19:05



"l'auvergne m'a tué. le lib dub écolo de JLM".... 


Trouvé sur Twitter!   "Lib dub écolo"... Voilà un effet colatéral de ce clip...



Matthieu 21/09/2011 11:26



Très Depardonnien, en effet, à ceci près que Depardon (avec l'aide de  son excellente preneuse de son, Claudine Nougaret) fait entendre la parole de ceux-ci et ne les réduit pas à des
gueules (silencieuses).


Pour un très bon et beau regard sur la situation actuelle du monde paysan, on peut voir avec profit le film documentaire de Dominique Marchais, Le temps des grâces, qui existe en dvd.
Plus de renseignements sur ce remarquable film sur le site de Capricci : http://www.capricci.fr/fiche.php?id_film=12&page=dis.


Et je parle bien de Dominique marchais, pas de Florent Marchet, ni de Georges Marchais, ni même d'Aymerigot Marchès (oui, je sais Pierrot, je l'ai déjà faite celle-ci, mais tu penses bien que tes
lecteurs ne se souviennent pas des plaisanteries navrantes que je sème sur ton site...).



lew 20/09/2011 22:20



merci pour ta réponse Pierrot, elle est pour moi très éclairante.


c'est vrai que l'on peut penser à Pierre Sansot et à ses Gens de peu, comme tu le notes.


j'aime bien voir au rendez-vous des images du clip d'autres écrivains, Pierre Michon et Jacques Rancière, par exemple, mais aussi des poètes.


ces images, on ne s'y habitue pas, elles demeurent très fortes même après le troisième clic sur ton lien You tube, les difficultés -- ce qu'on pourrait peut-être
interpréter ou surprendre chez nous comme du voyeurisme à bon compte -- , des paysans, sont aussi des preuves et de leur noblesse, de leur amour (chèrement acquis, nous sommes d'accord), de la
liberté.


leurs gestes ne semblent jamais au repos, même lorsque les capture un plan séquence -- qui paraît presqu'autant volé, qu'accordé par les gens devant la caméra -- ,
et qui s'attarde, brièvement cependant, sur leurs mains fixées.


nous pourrions nous remémorer le film récent de Laeticia Masson d'ailleurs.


jamais leurs visages ne semblent être dans la pose ou le resssentiment, ils sont en phase avec le principe de réalité, face à la nature, aux matin et aux soirs du
monde, chaque jour.


bon, je n'oublie pas que chez Murat, il peut toujours y avoir non pas ce que des gens trop pressés prennent pour du 'persifflage' (nimpornawak), mais un côté conteur
'tongue in cheek' aussi, des réalités qu'il connaît bien, qu'il côtoie.


et pas mal d'humour.


je ne pense pas que cette vidéo soit pour lui un cheval de Troie sans pitié pour les citadins qui font ronronner les mp3 dans leur i-Pods, dans leur salon ou en
bagnole (tu fais d'ailleurs un clin d'oeil au quatre / quatre diesel).


disons que c'est une manière de lancer la réflexion, d'inaugurer le grand bond en avant du grand lièvre blond avec une peaussure un peu noire, en ce début
d'automne.


noire comme l'humour noir, noire comme peut l'être une certaine misère.


Solange, pour la voix, vous avez sans doute raison.



pierrot 20/09/2011 21:05



Merci pour ces commentaires... (dommage que je ne puisse pas paramétrer le fait qu'ils s'affichent directement sous l'article)...


Allez, partons pour des pensées enchevetrès...Ah, Lew, à quelles extrémités tu me pousses!


Alors, oui, c'est vrai que la fin est un peu bêta, mais c'est dix secondes...  En tout cas, la collision  avec le "bonheur est dans le prés" qui a remporté le succès télé de
l'été est "amusante". 


En matière de référence, on pourrait parler des  "gens de peu"...


Le fait est que Murat vient de là... Tiens, je revois la photo de lui dans libé, devant le lavabo, en nettoyant son bol... Il y a de ça...  Et quand Murat chante cela,  ou accepte ce
clip, j'imagine que c'est avant tout à sa grand-mère, à Emile, qu'il pense... On n'est pas chez Salgado.. Et du coup, cela rend encore plus cette fin "à message" problématique.. 
D'ailleurs, l'arrêt de l'exploitation des terres par les paysans n'est ni le fait de l'urbanisation, ni ne l'entraine... C'est la forêt qui prend la place... et une autre nature...  En plus,
ce côté écolo Mickey3Diste est trompeur... Murat roule en 4/4 et s'il peut écraser un écolo avec... ça ne le dérangerait pas. 


Maintenant c'est  aux villages abandonnés de montagne que j'ai vu cet été, envahis par les arbres en 60 ans que je pense... Oui, quelque chose a disparu... TIens, finalement, Murat...
avec ce "monde oublié", il nous ferait pas un peu son Manset...



Solange 20/09/2011 17:14



Je suis d'accord avec Lew, ce clip est niaiseux, la magie d'une chanson comme celle de Murat est de nous emporter bien loin du propos "terre à terre" d'une lecture premier degré. Et puis la fin
est d'un ridicule sans nom.


Mais moi je l'aime la voix de Murat dans cette chanson, un peu plus variété que rock sur ce coup là, mais c'est bon tout de même !!!


(Ai vu le dernier film d'Honoré ("les biens amés") où il est question de souliers rouges et d'un personnage qui s'appelle Anderson, étrange.....Ah si Murat avait fait les chansons à la place de
Beaupain.....)


 



Pierrot 20/09/2011 21:46



etrange?  http://www.surjeanlouismurat.com/article-les-souliers-rouges-le-single-deja-diffuse-82589009.html



lew 20/09/2011 15:31



oui, c'est un rapprochement naturel, Pierrot (on pouvait penser à Farrebique-Biquefarre de Georges Rouquier aussi).


le clip et la chanson tombent en pleine révélation annuelle de la recension des paysans dans notre pays.


avec 470.000 personnes vivant de la terre aujourd'hui, la chute démographique se confirme, s'accentue.


Murat s'attache plus, nous le savons tous, à décrire la vie difficile des agriculteurs de montagnes, des éléveurs, que des céréaliers, bien sûr.


le clip est très émouvant, indéniable.


pourtant, alors qu'il dit dans ses premiers entretiens donnés à la presse, faire porter l'accent de sa passion pour la musique, sur le chant (une forme de champ à
cultiver aussi ?), pourquoi ai-je cette impression que sa voix reste "en dedans" ?


est-ce pour coller à l'ambiance un peu décrépite du monde paysan dans laquelle notre socitété voudrait laisser croupir les "Travailleurs de la Terre", pour reprendre
un titre d'hugolienne mémoire ?


je suis un peu perplexe.


ce sont les télespectateurs de M6 de "L'amour est dans le pré", qui vont avoir une sacrée gueule de bois à la vision de cette vidéo.


surtout, la fin apocalyptique du clip vient (ce n'est que mon avis) ruiner le propos de la chanson.


a-t-on vraiment besoin de ces images qui sont destinées à faire bêtement peur pour se sentir plus proches de nos frères et soeurs (vieux) paysans ?


aujourd'hui quasiment tout le monde parle de sortit du nucléaire. les technologies du futur de cette industrie feront sans doute la part belle à la miniaturisation
des réacteurs.


de plus la sortie de terre d'immeubles dignes des projets d'HLM des années soixante-dix est passablement ridicule.


les industries désertent certains coins reculés de la France, on n'a pas vraiment cette vision de chalmpignionnières instantanées venant dévorer l'espace comme des
monstres affamés.


je dois mal saisir, mal comprendre.


Murat est pour moi, l'incarnation même de la subtilité, de la sensibilité, les vraies.