Chronique de Baby-LOVE par Bar-DAVID,40 ans après...

Publié le 6 Avril 2020

Gérard Bar-David, grand rock critique (Best) désormais blogueur de GONZOMUSIC, nous livre une belle chronique de BABY LOVE... près de 40 ans après avoir écrit le texte promo pour le premier disque de Murat! Il l'avait en effet découvert du côté de la HAUTE-SAVOIE, le cafard tout ça... Il pouvait d'ailleurs nous donner une piste pour expliquer pourquoi ce département lui file le bourdon...

83:

et déjà Otis et Marvin Gaye....

2020:

https://gonzomusic.fr/jean-louis-murat-baby-love.html?fbclid=IwAR1TQ3flrECTTG9HVBbOZmWyWGAJqpUxZZ-uk09919mbdfPAqzsrjs4vzPA

EXTRAIT:

[...]Si on m’avait dit voilà 40 ans, lorsque je rédigeais la bio de son premier maxi, que le gars qui chantait alors « Suicidez-vous, le peuple est mort » serait toujours là aussi fringant quatre décennies plus tard. Pourtant, l’homme qui lui inspiré son pseudo, Joachim 1er, maréchal d’empire, sacré roi de Naples par la grâce de son beau-frère, un certain Napoléon 1er , est décédé à 48 ans .  Bref, à près de 70 piges, Jean Louis Bergheaud a déjà pulvérisé le record de longévité de son fameux homonyme. Et, côté sortie d’albums, je ne vous dis pas, l’ex-Maréchal de France est, comment dirais-je, battu à plates coutures. Avec ce petit dernier, au titre néo-Birkineque de « Baby Love », figurent désormais 20 albums au palmarès de notre Bryan Ferry Auvergnat. Et, franchement, celui-là est loin d’être le pire, bien au contraire. Porté par un funk aussi glacé que délicat, riche de ses 11 titres pastel, il constitue sans doute le meilleur exemple actuel de pop hexagonale aboutie, et tous les soutiers de la variette hexagonale, de Pagny de crabes à CaloCalimero, en passant par Obispo de chagrin, devraient, dès le confinement levé, prendre la route de Clermont-Ferrand pour suivre un stage de recyclage auprès du maitre Murat. Car ce dernier a beau être une sacrée tête de mule, doublée d’une incontestable tête à claques- tout spécialement l’égard des journalistes musicaux-, il est aussi sacrément doué dans l’art d’enrober la plus intelligente des ritournelles dans le sucre candi, histoire de nous rendre carrément dépendants. Et c’est par « Troie » que tout commence, premier titre, première raison de râler sur ces textes déclinés sur fond de chœurs féminins, violons et de cuivres délicats sur ce titre où Murat fait du Murat…comme nul autre…devrais-je dire ? On songe aussi au regretté Léonard Cohen, ce qui ne surprend guère connaissant le zigue. Guitare wah wah, résolument 70’s pour « Le mec qui se la donne » aux faux-airs de crooner funky entre le regretté Bill Withers et l’immense Otis Redding.

Suivent comparaison et référence à : Talking Heads, Daft Punk sous Tranxene et Chic Bryan Ferry Steely Dan Tom Tom Club Joe Cocker Tony Joe White Marianne Faithfull... pour se conclure:

Superbement produit, arrangements impeccables « Baby Love » loin de n’être qu’un Murat de plus, perpétue la légende du poor lonesome auvergnat et séduira largement tous ses aficionados. Certains allègueront que « sa chanson est vachement bien » mais que « c’est toujours la même chanson ». Et, tous les autres se laisseront porter par cette vague cool, ces textes élégants et ce swing insouciant, qui devraient faire l’objet d’un remboursement Sécu.

l'intégralité de l'article:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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