Au menu du jour: Salade composée (articles, interview, nouvel extrait)

Publié le 21 Mars 2013

 
Et bien voilà, j'ai eu la flemme hier de faire un 3e article... et me vl'à débordé...   
 
1) Une petite chronique de TGV magazine, Numéro de MARS. Merci à CAROLE pour le scan (j'espère que je pourrai continuer à compter sur vous tous pour m'alerter pour les articles!) 
 
 
article Murat[1]
 
On s'en contentera...
 
 
2)  LE PROGRES annonce le concert de MACON:
 
 
"Alors que son 21e et tout nouvel album « Toboggan » sort le 25 mars, chez PIAS (le nouveau single « Over and Over » d’une addictive suavité évoque plus qu’agréablement Leonard Cohen), Jean-Louis Murat jouera, mercredi 27 mars, à la Cave à Musique, à Mâcon. Le prolifique troubadour auvergnat sort avec la régularité d’une horloge des albums à la constante qualité, et ses concerts sont aussi intimes que fougueux. Accompagné par un groupe ultra-compétent (avec Fred Jimenez, ex-AS Dragon à la basse), Murat est une bête de scène atypique, loin de son image de râleur télévisuel, allant jusqu’à faire chanter le public avec lui (en fin de concert tout de même…). Mieux, son jeu de guitare aéré et viscéral rappelle celui de Neil Young, pas moins. Doté d’un très large répertoire, on peut s’attendre à tout (donc à des succès) comme setlist, même si Murat se fait toujours un point d’honneur à jouer ses nouvelles chansons.
En première partie, Olivier Depardon, ex-leader de Virago qui vient de sortir un premier opus de chanson rock à la noirceur majestueuse.
Mercredi 27 mars, à 20heures, à La Cave à Musique, 119 rue Boullay, à Mäcon. 25 euros."
 
 Bon , pas de FRED JIMENEZ... mais un gentil coup de pub pour la Cave à musique, structure associative... On y sera!
 
 
3) Je vous rappelle vite fait la chronique et l'interview parus dans le PETIT BULLETIN DE GRENOBLE :
- Merde, j'ai râté deux beaux arrêts du gardien de Chambéry! Euh... oui, je fais deux choses à la fois... enfin, non... J'arrive pas à suivre mon match de hand en même temps que je vous écris...

4) Je vous annoncais il y a déjà quelques semaines que le disquaire day proposerait une édition spéciale de Jean-Louis Murat. On a eu hier l'information... et c'est une déception qui fera toujours un peu plaisir aux collectionneurs invétérés (je me suis soigné moi-même, je vais bien, tout va bien)... Il ne s'agit que d'un 45 T (avec l'artwork déjà connu), avec "OVER AND OVER" et "il neige" (je crois). On aurait pu espérer au moins un petit inédit... Comme l'a dit Thibaut sur twitter, "J'ai l'intuition que celui qui a imaginé ce 45T est le même que celui qui a choisi les bonus de Toboggan"...  Je pense que Murat n'aurait rien eu contre sortir un inédit... mais il y a peut-être une histoire de droits et de catalogue... Murat a signé un album avec PIAS, la maison de disque n'avait rien d'autres à mettre sur disque.  Je ne sais pas si je me fais comprendre... Bon, je m'y remets à la mi-temps... ça chauffe, c'est bon.
 
 
5) Encore un extrait à découvrir qui nous en apprendra plus sur les couleurs de cet album et ses orchestrations:
 
 
 
6) Et une interview sur EVENE. fr  qu'il faudra découvrir en suivant le lien ci-dessous:
 

"Jean-Louis Murat : « Je cours après un train que je ne veux pas prendre »

Propos recueillis par Laurent Mereu-Boulch - Le 21/03/2013

Vous aussi écrivez votre commentaire ou votre critique

Réagissez
0 avis
  • Membres (1)  
Jean-Louis Murat : « Je cours après un train que je ne veux pas prendre »

À l'occasion de la sortie le 25 mars de « Toboggan », un album résolument folk, doux et apaisé, le chanteur auvergnat reste fidèle à lui même: drôle, touchant, pertinent, impulsif, grande gueule.

 

 

On ne s'ennuie jamais quand on interviewe  Jean-Louis Murat. Il est ce que l'on appelle dans le jargon « un très bon client », ce genre de personnalité singulière qui ne s’embarrasse pas des convenances souvent insipides du métier. C'est sa marque de fabrique, son ADN médiatique. Il la maîtrise parfaitement, en joue souvent même, quitte à ce que cela lui revienne parfois en pleine poire. Côté pile, donc, il y a Jean-Louis Murat, l'auvergnat, l'impulsif, l'éternelle provocateur au rire communicatif et au propos parfois à l'emporte pièce. Mais côté face, il y surtout Jean-Louis Bergheaud, son vrai nom, 30 ans de carrière, plus de 20 disques au compteur au service d'une pop française de très haute qualité, au côté d'un Bashung, Manset et  Dominique A. Un homme cultivé, charmeur, fin et sensible, capable de disserter pendant des heures sur un poète inconnu du XIIème siècle ou sur la discographie de Midlake et de Robert Wyatt, de parler ensuite de l'état amoureux et de la confusion des sentiments comme personne avant d'embrayer sur son désamour du ballon rond. Verbatim.

« J'aime la valeur travail. Je suis un artisan de l'émotion chantée... »

« Je continue donc mon petit bonhomme de chemin. J'ai hérité ça de ma famille, des paysans auvergnats qui se tuaient à la tâche. Il ne se passe pas une journée sans que je ne prenne pas ma guitare. Toboggan aurait pu sortir il y a six mois. Mais le business m'a obligé à lever le pied. Ce n'est plus possible de sortir un disque tous les ans. Il n'y a plus d'argent. Pourtant, si tu bosses tous les jours, cela va très vite. Pour chaque disque, j'écris entre 30 et 40 chansons. Je garde celles que je préfère, les plus attachantes. Toboggan est un disque soft, acoustique. J'ai tout fait sur une six cordes nylon. Il n'y a pas de basse, un peu de batterie sur un titre, de la trompette aussi. J'écoutais énormément Robert Wyatt pendant les sessions. »

« L'époque dans laquelle on vit me donnent l'impression que nos destins sont engagés sur un toboggan... »

«ça glisse, ça tangue, ça cogne, ça va vite. On est à deux doigts de se casser la gueule. Même si je crois plus en l'individu, je constate que collectivement, nous ne maîtrisons plus rien. Même l'idée d'Europe où l'on devait être super forts avec 320 millions de personnes ne marche pas. C'est la collectivité qui nous met sur un toboggan.»

«Je ne suis certainement pas de droite, mais pas de gauche non plus...»

« Je n'ai jamais voté de toute façon. Cela ne m'intéresse pas. Je n'aime pas cette façon qu'a aujourd'hui la démocratie de se transformer en tyrannie des imbéciles. Tout le monde juge la politique sur un plan moral. Pour moi, il n'y a qu'une morale individuelle. La démocratie est un système qui n'est vraiment pas satisfaisant. On aligne tout le monde sur le plus petit dénominateur commun. Et comme je suis farouchement contre, cela fait de moi un anti-démocrate.»

© Frank Loriou© Frank Loriou

« Je cours après un train que je n'ai pas envie de prendre... »

« Il y a quelque chose de mortel dans le succès. Une fois que tu l'as, qu'est ce qui se passe ? Je préfère me préserver. J'essaie de tracer mon chemin. C'est une banalité affligeante mais ce qui compte dans ce métier, c'est de durer. Je mise la dessus. Je ne veux pas être un chanteur éphémère. J'ai appris que Dominique A avait remporté une Victoire de la Musique. C'est très bien. Si cela lui fait vendre des disques, si plus de gens viennent à ses concerts, alors, c'est une bonne chose. Une fois, ma maison de disques de l'époque, Virgin, m'a emmené aux répétitions des Victoires. Mais comme je suis un impulsif, j'ai failli me friter avec Bruel et Pagny. Je sais qu'à n'importe quel moment ça peut déraper lorsque je suis en public. Surtout si j'ai un imbécile en face de moi. De toute façon, c'est de famille. Chez nous, on démarre au quart de tour. Je viens d'un milieu populaire où on dit: « Tu vas fermer ta gueule ou je te fous le verre sur la tronche. » Je vois ça comme une blague, mais cela n'amuse pas tout le monde. J'ai eu beaucoup de problème avec le showbiz ou avec les gens qui bossent avec moi. »

« Je suis inconstant et imprévisible... »

« Un peu trop esclave de mon système nerveux. Déjà pour moi, c'est pénible. J'imagine que pour les autres, ça doit être le bouquet. Je suis instable, je suis très fatiguant. Tous les gens qui me lâchent  me donnent cette explication: « T'es vraiment trop fatigant ». Même mes enfants me disent parfois: « Oh Papa, arrête de faire ton Murat! »

« Je ne fais rien pour que cela intéresse mes enfants... »

«Les enfants d'artiste qui font artiste, je trouve cela ridicule. J'ai écouté  Lou Doillon. D'accord, elle joue de la guitare mais ce n'est ni Joni Mitchell ni PJ Harvey. Je ne mets jamais mon métier en avant. Il arrive parfois dans la rue que des gens me demandent si je suis Jean-Louis Murat et je leur réponds: « Non, vous devez faire erreur ! ». Mes gosses hallucinent mais ont du coup compris mon mode de fonctionnement. Ils restent dans un entre-deux mystérieux. Je ne veux pas perdre mon identité de père pour qu’ils disent : « Mon papa chante et il est connu. »

« Tu vas hurler mais pour moi, c'est Maurane qui chante le mieux en France... »

« Mise en place, justesse, articulation, c'est une championne. Je ne la connais pas cette dame mais je fais ici une demande officielle pour lui écrire un disque. En même temps, on fait avec ce qu'on a aussi. Je ne vais pas écrire un disque pour  Beyoncé, non plus ! La musique m'intéresse toujours autant mais comme je bosse beaucoup pour moi, je n'ai pas trop le temps pour aller découvrir les nouveautés. C'est ma femme Laure, qui s'en occupe. Elle est au courant de tout, va aux concerts. Mais j'ai mes coups de cœur : Junior Kimbrough, Black Keys et surtout Midlake, mon dernier grand engouement. Même mes enfants adorent. »

« Le foot, ça va, j'ai lâché l'affaire... »

«Bon d'accord, il y a Messi, le nouveau Bonaparte, un génie.  Sinon, les autres, ils sont complètement idiots, vraiment trop bêtes. C'est impossible de s'investir sur des gros nazes pareils qui ne pensent qu'à s'acheter des grosses voitures et à tirer des gonzesses. Ils sont encore plus cons que les rappeurs ! Ils n'inculquent aucune valeur. La Coupe du Monde au Qatar, ça aussi, c'est une bonne fumisterie. Ils ont acheté tout le monde, Zidane a pris une fortune, et maintenant, ils veulent la faire jouer en Janvier. Qui regarde la coupe du Monde ? Les mômes. Qu'est-ce qu'on va leur dire à ces gamins qui ont école en janvier et qui ne pourront pas se lever à 4 h du mat pour suivre les matchs ? Mais c'est quoi ce travail ! Le seul sport que je continue de soutenir, c'est le vélo... Même pas dopé, Armstrong le gagne le Tour de France. De toute façon, ils étaient tous dopés. C'est comme en musique. Je connais des musiciens chargés comme des mules à l'héroïne qui font des disques pourris et d'autres, vraiment très bons, qui ne boivent que de l'eau. »

Jean-Louis Murat - Toboggan (Pias). Sortie le 25 mars. En concert le 5 avril au Trianon"

 

 

LE LIEN EN PLUS:

 

Article intéressant sur les maisons de disque

  http://next.liberation.fr/musique/2013/02/19/le-nouveau-partage-de-la-galette-musicale_876782   

 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Commenter cet article

Muse 22/03/2013 10:39


JLM ne mesure sans doute pas concernant les enfants d'artistes qui deviennent artistes, que la plupart de ces jeunes le sont devenus pour un peu exister en tant que personnes et "tuer le père"
psychologiquement. Ce qu'ils n'arrivent pas toujours à faire malgré tout...Et puis, c'est toujours plus facile de prendre en quelque sorte la suite des parents, d'utiliser leur carnet d'adresses
pour percer professionnellement  plutôt que d'essayer d'exister et de se faire soi-même une place pro dans le monde ordinaire non artistique. D'autant que ce dernier parait souvent bien fade
à des jeunes qui n'ont connu quasiment que des situations hors normes...Le milieu artistique est un peu comme l'ancienne noblesse, se transmettant de père, mère en fils, filles et fonctionnant
par cooptation. Et c'est souvent la seule réponse d'enfants un peu trop écrasés psychiquement par un père ou une mère ou les deux, n'existant réellement que médiatiquement.


Est-ce qu'il parviendra malgré tout à préserver ses petits derniers de cette tentation? Je crois que malheureusement, y a pas de recette idéale ni d'assurance contre ces réactions dès lors que le
ou les parents sont connus et suffisamment médiatisés quand les enfants sont petits...


Quant à son propos antidémocrate, il prête à rire...tellement sans la démocratie qu'il prétend haïr, il n'aurait ni eu accès à l'école, ni à la culture, ni au statut d'artiste et au travail libre
qui va avec. Je suis sûre que son grand-père lui aurait botté l'arrière-train en l'entendant raconter de pareilles bêtises.


Maurane a certes une très belle voix, habitée et jazzy et c'est sans doute une fille tout à fait sympa humainement parlant, beaucoup moins bêcheuse que d'autres, mais elle va à la soupe
médiatique bas de gamme comme bien de ses petits camarades pour continuer à exister artistiquement. Quand on l'entend vanter à tour de bras des voix qui franchement, ne cassent pas trois briques
alors qu'elle sait ce qu'est la qualité, ça laisse rêveuse. Comment quand on a une aussi belle voix, du charisme, on peut se compromettre à ce point dans le mensonge et la soumission à la télé
poubelle M6-TFnouille? Paradoxal system...