NOEL à la coopé

Publié le 4 Décembre 2012

Paulo: Quoi, qu'est-ce, que, où... L'encre de ton dernier article n'est pas encore sèche, mais je te fais quand même dire qu'y'a un bel événemement à la coopé... et que ça a bien failli être un événement muratien..  En effet, ce disque de NOEL préparé par la Coopé... c'est Murat qui devait au départ en être le directeur artistique!  Il avait écouté les maquettes des artistes (fait la sélection) et était emballé par ce qu'il a entendu! Et oui, il peut être emballé par des chanteurs français... et qui chantent en anglais pour certains... ce qui est encore plus étonnant!  Mais soit, Murat  n'avait pas pu poursuivre le projet faute de temps...  C'était en 2011... Va falloir fouiner pour savoir ce qu'il reste de Murat dans ce disque là! Et vas-y mollo sur la binouse, on régle pas les notes de frais.   

 

 

 

Noël à la Coopé

Les nouvelles aventures de Fred Plainelle à la Coopérative de Mai.

 

 

      Je déteste Noël.

    Non, vous ne comprenez pas. Ce n'est pas simplement le folklore qui entoure cette fête qui me file de l'eczéma – les lumières dans les rues, les catalogues de jouets dans les boîtes aux lettres, l'autre andouille avec sa barbe blanche –, j'exècre l'esprit de Noël. L'amour, le partage, la fraternité, la joie. Toutes ces embrassades hypocrites, ces réunions de famille interminables, tous ces cadeaux offerts jusqu'à la nausée. Beurk ! En vérité, je vomis l'espèce humaine.

    Autant vous dire que lorsque Paulo m'a téléphoné pour me demander de couvrir le concert de Noël organisé par la coopérative de Mai, ma réponse a été catégorique.

 

– Non, Paulo, je t'aime beaucoup, mais c'est hors de question. Sortir par -15° C. pour aller voir Guillaume Cantillon massacrer « Petit papa Noël », je préfère encore me pendre.

 

    Mais Paulo n'est pas mon rédacteur en chef par hasard. Il me connaît par cœur et sait trouver les mots justes. Il a une technique bien à lui pour réactiver le peu de sensibilité qui reste au fond de mon âme de reporter blasé et aigri. Il a donc su parler à l'humain planqué derrière le journaliste.

 

Écoute Fred, fais pas chier, c'est un concert gratuit.

– Ah, c'est gratuit ? Bon, dans ce cas...

 

     J'arrive donc ce samedi 1er décembre, vers 20h15, aux abords de la Coopé. La température dépasse à peine 0° C., j'ai dû enfiler sous ma veste multipoches le gros pull que m'a tricoté ma tata pour mon dernier anniversaire. Sous une lune d'un jaune pisseux, dans un demi-brouillard, je gare mon traîneau sur le parking de Polydôme. Allez Fred, on y croit.

 

 

      Sur le parvis de la Coopé, un grand sapin entouré de paquets cadeaux, ainsi que deux chalets. Ça plonge tout de suite dans l'ambiance, mais c'est rien à côté de l'intérieur. Des sapins, encore, des étoiles lumineuses, des illuminations partout. La Coopé a dû exploser son budget DEL. Sur la scène du club, un intérieur chaleureux est reconstitué avec un feu de cheminée artificiel. Il y a quelques semaines, Daniel Darc faisait gémir son harmonica à cette même place, c'est dire si le changement est brutal. Dans la grande salle, des enfants partout, on se croirait à un spectacle de Chantal Goya. Moi, je me sens plutôt d'humeur Jean-Jacques Debout. La règle est donc simple : quatorze artistes pour quatorze prestations de dix minutes chacune (deux titres par artiste, la chanson composée pour l'album de Noël, puis une chanson de son répertoire), ça veut dire quatorze pauses, donc quatorze bières. Finalement, ça peut être une bonne soirée.

      Oui, je sais, je tire à la ligne et je n'ai toujours pas parlé de musique. Mais vous êtes marrants, comment voulez-vous que je fasse un compte rendu d'un concert avec quatorze groupes ?! On n'est pas des bêtes...

 

 

    Alors voilà. C'est les Delano qui ouvrent le bal avec un bel instrumental, dominé par une trompette aérienne. Pendant quelques dizaines de secondes, je crois voir les Tindersticks. Mais j'aperçois le batteur qui semble émerger du lac gelé projeté sur l'écran situé en fond de scène et je reconnais Christophe Pie. Pas de doute, c'est bien la bande d'Alex Rochon. S'ensuit un deuxième titre un peu plus terrien, qui aurait été mieux si un ou deux musiciens ne s'étaient pas sentis obligés d'agiter la tête dans tous les sens, en prenant un air inspiré auquel on ne croit pas du tout. Mais c'est quand même une belle entrée en matière.

     Dès la fin du set, des classiques de Noël sont diffusés dans la salle, pendant que sur scène, les techniciens s'activent. Ce sera comme ça jusqu'à la fin du show et on ne pourra pas les accuser de s'être tourné les pouces. Après The Delano Orchestra, c'est Arthur le Dur qui débarque. Quand il dit bonsoir, ce sont majoritairement des voix d'enfants qui lui répondent. Ça tombe bien, car Arthur est un faux dur. Après une petite chanson d'amour avec un joli violon, il nous livre sa chanson de Noël, sur les S.D.F., ce qu'il appelle « la ritournelle des laissés-pour-compte du papa Noël ». Putain, Arthur, va pas leur gâcher la fête aux marmots ! Mais non, pas d'inquiétude, les gamins gambadent dans la salle et semblent contents. Une fillette que j'interroge – je suis là pour bosser, je le rappelle – me dit qu'elle est ravie et qu'elle passe une bonne soirée.

    En troisième position, c'est Zak Laughed qui déboule, seul à la guitare, pour un « Christmas blues » de belle facture. Derrière lui, sur l'écran, des flocons tombent, raccords avec l'atmosphère de sa chanson. Dire que le môme – devenu adulte – sait se servir de son instrument est un euphémisme. Il le démontrera tout au long de la soirée. Son second titre, accompagné de musiciens, est un blues-rock intense.

      Après être allé chercher ma troisième bière, je reviens dans la grande salle et tiens, qui voilà-t'y pas ? Les Forbans ! Ouais, je sais, c'est facile. C'est en fait Mustang, groupe qui a fait, rappelons-le, la couv' de Magic il y a quelques années, une qui est d'ailleurs affichée en grand format dans la petite Coopé. Après une intro rockabilly, le chanteur souhaite au public « un très joyeux et très précoce Noël ». C'est vrai qu'on n'est que le 1er décembre, on finirait par l'oublier. Le morceau de Noël de Mustang, justement, est dans une veine rock n' roll conforme à la musique ordinaire du groupe, qui enchaîne ensuite avec une « Princesse aux petits pois » électrique et phallique – les deux guitaristes ont compris que le manche d'une guitare pouvait avoir une connotation sexuelle et ils le montrent. Le morceau se prolonge, les trois jeunes semblent prendre du plaisir et ne plus vouloir s'arrêter. Mais ce soir, plus que jamais, il faut savoir laisser la place. En l'occurrence à Cracbooms.

    Hue !! Ces quatre garçons proposent, devant une pluie de flocons et d'étoiles, une reprise pop-rock de la Compagnie Créole. Enfin, si j'ai bien suivi. « Ce soir on éteint la télé / Ce soir ensemble on va chanter ! ». Puis un second morceau qui pulse bien et célèbre – déjà – la fin de 2012 et l'arrivée de 2013.

     Après ce premier tiers de concert franchement plaisant, Guillaume Cantillon, le leader de Kaolin, monte sur scène pour y déverser des tonnes de guimauve. La faute de goût de la soirée. Près de moi, un spectateur lance : « Cabrel, sors de ce corps ! ». Faudrait déjà qu'il y soit rentré... Sous-Cabrel, sous-De Palmas, Cantillon a une belle gueule et des lettres. Après un premier titre où il cite Apollinaire, il se réfère dans le troisième – mais pourquoi il en chante trois, lui ? – à.... Guy Béart. Le public accroche quand même sur la fin du morceau. Pour les fans, sachez que Kaolin sort son nouvel album l'année prochaine. Tiens-moi au courant Guillaume, j'te pondrai un papier...

     On approche de la mi-temps de ce concert et c'est un St Augustine très élégant, en costume, qui fait son apparition. Son premier titre est enlevé, électrique, avec des chœurs féminins. Zak est à l'orgue. Puis il se lève et attrape sa guitare pour le second titre, très rock, tendu, un morceau introduit par une version de « Silent night, holy night » interprétée sans complexes par le chanteur, assez audacieux sur ce coup.

     Fatigués ? Pas de souci, on va se reposer en adoptant La position du tireur couché – j'ai toujours avec moi mon Diction-naire des transitions... La chanteuse du groupe, Gaëlle, qui porte sous une élégante robe rouge et noire un gros ventre (elle est enceinte), entonne une ballade amoureuse, « Tu ne me diras plus rien ». Puis le guitariste et leader, Frédéric, demande à la salle des « claps » pour accompagner une chansonnette légère sur laquelle le mélange de sa voix avec celle de Gaëlle fait merveille.

      On approche de minuit et c'est au tour des Wendy Darlings de nous montrer ce qu'ils ont dans le ventre. On ne va pas être déçu. Ça commence avec une reprise quasi hard-rock de « White Christmas ». La chanteuse, Suzy, guitare en main, rivalise avec Zak, décidément partout. Le second morceau est à la hauteur du précédent. Épaulé par les renforts de choristes de luxe – Gaëlle, St Augustine et Virginie, qui chauffe le public – le groupe offre la prestation la plus rock n' roll et chaleureuse de la soirée. Sur scène, Zak lâche les chevaux. Dans la salle, François Audigier gigote d'excitation – il peut être satisfait, le concert se passe bien – et Alexandre Rochon danse avec sa copine. On demanderait bien aux Wendy Darlings de rester un peu, mais ce n'est pas prévu. En tous cas, ils ont réveillé la salle où le roulage de pelles se généralise. Professionnel jusqu'au bout, je garde la tête froide et me tiens à l'écart de toute cette luxure.

      Le dixième groupe à se produire est When we were 21 et ne comptez pas sur moi pour vous renseigner sur l'origine de ce nom. Guitare-basse-batterie et clavier pour une musique beaucoup plus électro que tout ce qu'on a pu entendre jusqu'ici. Un premier titre sur lequel Lord Gomez, le leader et chanteur, est accompagné au chant par la fille qui est au clavier, puis un second toujours d'une tonalité électro-rock. Lord Gomez se retire pour laisser la place aux « cent vingt-quatre groupes qui suivent ». Après, dit-il, « y a Pâques et tout le merdier ». Tiens ouais, pourquoi pas un disque de Pâques ?

     On y réfléchira. En attendant, ce n'est pas une cloche qui arrive sur scène, mais Cette fille. « Qui est cette fille, ce rêve incarné, cet ange du ciel » ? demanderont les muratiens. Eh bien, Cette fille, c'est le nom d'un groupe. Et la fille de Cette fille, c'est Virginie, qui s'éclatait dans les chœurs des Wendy Darlings tout à l'heure. Vous suivez, j'espère ? Le morceau de Noël de Cette fille – si, si, c'est vraiment le nom du groupe – est à la fois tonique et apaisé, ce qui fait du bien à ce moment de la soirée. Le second morceau est plus électrique, avec de belles envolées vocales de Virginie sur la fin. Cette fille offre finalement en l'espace de deux titres une musique à la fois sobre et énergique, un mélange qui n'est pas si facile à obtenir – l'énergie allant parfois de pair avec une certaine exubérance et la sobriété avec de la mollesse. Mais à minuit passé, je ne vais pas me risquer à des considérations musicologiques au-dessus de mes compétences...

     Tandis que l'assistance commence à se réduire, le plus Auvergnat des Australiens se présente sur scène, j'ai nommé Jim Yamouridis. Assis sur un tabouret trop haut – c'est lui qui le dit, avec un accent prononcé (australien, l'accent, pas auvergnat) –, il joue de la guitare acoustique, accompagné par un jeune homme au clavier. La voix est grave et profonde, le morceau est lent et doux. Sans doute trop pour cette heure-ci. Il aurait peut-être mieux valu programmer Yamouridis plus tôt dans la soirée – tiens, à la place de Cantillon par exemple... Il parvient tout de même à capter l'attention du public et enchaîne avec une chanson inédite sur « le temps et l'endurance ».

 

 

 

     De l'endurance, il en aura fallu pour avoir le droit de voir enfin la toujours troublante Morgane Imbeaud et son nouveau groupe, Peaks. Pour cet album de Noël, le groupe s'appelle Demaison, parce que son morceau a été écrit par Yannick Demaison, le guitariste de la formation. J'ai du mal à saisir la pertinence marketing de ce changement de nom, mais c'est comme ça. Morgane, au clavier, est entouré d'un trio guitare-basse-batterie. À une musique plutôt rock, elle ajoute, par ses notes et sa voix, un côté sucré. Sur le deuxième morceau, une chanson d'amour intitulée « Love » – un choix de titre beaucoup plus cohérent que celui du nom du groupe... –, la voix de Morgane monte dans les aigus et se fait parfois enfantine. La chanteuse de Cocoon – choriste maléfique sur Charles et Léo – paraît avoir étoffé sa palette vocale. Le dernier morceau, carrément strident, ne nous donnera pas l'occasion de le vérifier, car sa voix se trouve recouverte par la guitare de Yannick. Sur l'écran du fond tombe la neige. Et mon cœur s'habille de noir.

    De noir, il est question dans le premier titre du dernier groupe à se produire, Kissinmas. Un morceau électro-rock très sombre, porté par Benjamin, un chanteur à l'attitude un brin christique, qui ferait presque peur avec sa chemise à carreaux et ses grosses lunettes. Mais c'est une fausse impression. La chanson suivante est plus enlevée et égayée par le renfort de choristes issus des groupes précédents. À l'extrême gauche de la scène, une percu dans la main droite, une bière dans la gauche, Christophe Pie donne de la voix lui aussi. Enfin, c'est l'ultime morceau du concert, le final, avec presque tout le monde sur scène pour participer aux chœurs. On se croirait à la fin des ces grands shows caritatifs à l'américaine... ou à la fin d'un spectacle des Enfoirés. D'ailleurs, Benjamin, qui s'est installé au clavier, n'est pas dupe. Il lance au public un amusant « On compte sur vous ! ». Ne manque plus que la photo de Coluche en fond de scène... Mais la comparaison avec les Restos du cœur s'arrête là et on ne regrette pas l'absence de Patrick Fiori...

    Il est une heure du matin et les centaines de spectateurs qui ont tenu le coup jusqu'ici ont droit à une douche de neige artificielle. En voyant la tronche de ma voisine, avec ses longs cheveux couverts de flocons, je devine l'air ridicule que je dois avoir.

 

 

      Ouf, ça y est, j'ai fini. Paulo sera content de moi – enfin, j'espère. Disons-le sans pinailler : ce fut une très belle soirée. On pouvait craindre que ces prestations éclairs de dix minutes ne permettent pas aux groupes de prendre leurs marques, mais c'est plutôt le contraire qui s'est produit : les artistes ont compensé la brièveté de leur prestation par leur énergie et leur fougue. Si la qualité de l'ensemble, à quelques exceptions près, était relativement homogène, on se souviendra tout particulièrement du passage des Wendy Darlings, le sommet du concert. Avec une mention spéciale à Suzy, la chanteuse-guitariste du groupe, élue « Fille la plus bandante de la soirée » (scène et salle confondues). Élue par qui ? Bah, par moi. Mention spéciale également à l'omniprésent et brillant Zak – d'autant qu'on sait qu'il vient de mettre fin (provisoirement ?) à son parcours en solo.

    Le projet d'hymne pour l'A.S.M., organisé par la Coopé il y a quelques années, avait capoté. Ce projet de disque et de concert de Noël était un pari risqué, cette tradition étant plutôt anglo-saxonne et les rares exemples francophones de ces dernières années n'ayant pas toujours été très séduisants, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais à l'arrivée, c'est incontestablement un (nouveau) pari réussi pour la Veillault's team.

      Allez, je l'avoue, j'ai retourné ma veste et j'ai découvert qu'elle était doublée en velours rouge.

      J'adore Noël.

 

Frédéric PLAINELLE, pour Le Blog de Paulo.

 
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Et voilà... je paye- pas- des correspondants permanents à Clermont juste pour boire des bières et mater des gonzesses! Tu m'as même pas filé le 06 de Morgane pour une Inter-ViOUS!! Qui m'a flanqué un collaborateur barbu pareil!!?  Ah, mes amis, de nos jours, on ne peut plus trouver de collaborateurs gratuits sérieux!! 
Trève-de plaisanteriment parlant, je remarque du coup qu'on retrouve notamment les charmant Mustang qui n'était pas du choix de 2011 ou qui ont été rajoutés ensuite... les Mustang un peu taclé par Murat et qui ont répondu dernièrement... C'est aussi le cas des PEAKS...

En tout cas, un joli cadeau pour les fêtes... et de quoi renouveler la carte premium des villes rocks à Clermont (figure-toi que Reims voulait prendre votre place... enfin, selon les Inrocks..)

 

DISQUE ET PICTURE DISQUE achetable pour pas cher que ça en est honteux:

http://www.lacoope.org/boutique-de-noel

 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Matthieu 10/12/2012 09:30


     Je te rassure, KingArthur, Fred Plainelle plane aussi un peu, mais comme l'a justement fait remarquer Lew, il possède deux ailes, ce qui lui facilite les choses.


     Merci pour ta gentillesse et je compte sur toi pour me révéler un jour ce qu'est un avatar. Parce que moi, je connais Ava Gardner, mais Ava Tar... Ca ne me dit rien...

KingArthur 09/12/2012 12:29


Je plane un peu à 15.000 sur les références, allusions et noms d'artistes cités mais je remercie Mathhieu pour sa prestation très soignée et sa prose remarquable !! belle plume, Matthieu...


PS : en revanche, moi je sais ce qu'est un avatar même si je ne sais pas ce que veut dire" big up" (MDR)

Muse 08/12/2012 11:28


Tout est dans le vocabulaire, Matthieu, c'est là le coeur de la recette d'Alexandre, associé à l'humour et au sens de la formule: "Cotier, érudit attachant, gramophonique, agricole par humour,
moins froufroutant mais, tout considéré plus souvieux des vraies soifs de son temps, pourrait se tailler une robe à traîne dans la dépouille des doryphores qui ont succédé dans le départements à
ses campagnes journalistiques"...Viser la cathédrale (Notre Dame du Port bien sûr), toujours. Ne pas se contenter d'être le Cantillon du journalisme local (parce que même auprès des midinettes,
ça paye plus). Du panache, Matthieu, toujours plus de panache, de vocabulaire, de style et d'humour (rejette les communiqués faciles, enfourche le noir destrier de l'investigation
personnelle)...Pour maintenir la réputation et l'honneur de la boutonnière journalistique et littéraire du Puy de Dôme, tu te dois à l'excellence du ferrayage de bons mots, à la virevolte agile
du stylo-râpière. Je prierai St Alex, St Henri et St Fernand pour toi à la messe de minuit. Mais en attendant leurs bienfaits, je te mets au régime sec, cure minérale bourboulienne, marche à pied
et plongée sans tuba quotidienne dans Little Bob 1 et 2. Je sais, c'est dur, mais tu me remercieras quand le nom Frédéric Plainelle sera écrit en lettres d'or au panthéon des auteurs valeureux et
talentueux d'Auvergne et de France. La recommandation de Pierrot ne marchera que si tu te hisses à la hauteur du grand maître. Pas de forbanterie qui tienne! Tu dois être au-dessus du buzz et de
la facilité ambiante. L'onction viallatesque est à ce prix...parole de muse ;-))

Fred PLAINELLE 08/12/2012 10:02


DROIT DE SUITE


     La rédacton du Blog de Paulo et moi-même avons reçu cette semaine beaucoup de réactions de lecteurs chez qui la référence aux Forbans contenue dans l'article a
éveillé une brusque nostalgie des eighties. Ces lecteurs ont voulu savoir si nous avions des nouvelles de ce sympathique groupe emmené par Bébert, le rocker qui incitait la jeunesse
folle de ces années-là à enfiler ses baskets, parce que, "c'est sympa, tu verras".


     Après une investigation fouillée consistant pour l'essentiel à pomper mes confrères, je suis en mesure de révéler à ces lecteurs curieux et mateurs de bonne musique que
Les Forbans se produiront ce soir, en clôture du Conseil National du Front National, à la Mutualité. On annonce en première partie les prestations très rockabilly elles aussi de Gilbert Collard,
Bruno Gollnisch et Louis Aliot. La participation à ce mini-Woodstock - qui se déroulera malheureusement à huis-clos - du Eddie Cochran de la politique, à savoir Jean-Marie Le Pen, est encore
incertaine.


     Mustang chante pour le Père Noël, Les Forbans pour le Père Fouettard. Ben voilà, on a trouvé une vraie différence.

Pierrot 08/12/2012 10:18



oui l'info a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux... même si l'info n'avait rien d'étonnante: les forbans chez
les fourb-us...  Le nom du groupe en première partie, les REvisionnistes, c'est vrai qu'il revisite la musique des années 30 en mélangeant des sonorités traditionnelles à des hymnes épurés.


 



Matthieu 08/12/2012 09:48


  Je crains, chère Muse, que Plainelle ait du mal à rivaliser sur le plan stylistique avec Vialatte et Muray, ses brillants prédécesseurs dans les colonnes de La Montagne. Restons
lucides : il y a autant d'écart entre Plainelle et Vialatte qu'entre... je ne sais pas moi, quel exemple pourrais-je prendre ? Tiens, j'ai trouvé : qu'entre Guillaume Cantillon et Bob Dylan. Tu
vois, il reste du chemin à parcourir au reporter multipochtron de Clermont... Long is the road. So long.

Pierrot 08/12/2012 09:53



allons, commence déjà par terminer tes articles par "et c'est comme ça que Murat est grand"... et le chemin sera déjà moins long!        



Muse 07/12/2012 13:22


Je suis ravie d'apprendre que le talentueux Jérôme était en concert dans une salle bien nommée dans la même soirée, donc indisponible. Il m'aurait été douloureux d'apprendre qu'il avait été
oublié. A défaut d'ubiquité, la visio conférence pouvait permettre de l'inclure virtuellement au spectacle, parce qu'il y avait grandement sa place étant donné la qualité de ses prestations. Mais
bon, 14 étant un chiffre tokhtone et la réponse à tout (si l'on s'en rapporte aux éditions de Bruges 1414), dans quelle mesure l'équilibre telluro-zical n'aurait-il pas été rompu? En tout cas
merci du CR, bien tourné et truculent si l'on en croit tes péripéties du week-end. Bien qu'encore loin des appogiatures virtuoses du grand Alexandre V, le texte a suffisamment de cocasserie et
d'images sympathiques pour agripper et retenir le lecteur. A quand une chronique culturelle hebdomadaire dans la Montagne?

Matthieu 07/12/2012 09:12


  Merci à mes (rares, mais précieux) fidèles lecteurs. Pour info, Muse, sache que Jérôme Pietri jouait son spectacle sur l'histoire du blues le même soir à quelques hectomètres de là, au
Caveau des Anges. Fred Plainelle a beau être très fort, il ne possède pas encore le don d'ubiquité (il va le commander au Père Noël, on ne sait jamais) et ne pouvait donc assister aux deux shows
simultanément...

Pierrot 07/12/2012 13:38



sur les deux articles, tu as eu 300 lecteurs... au moins du titre... ce qui est quand même vachement important le titre...



Muse 07/12/2012 09:02


Regret de lire qu'il n'y avait pas Jérôme Pietri. Un blues de Noël...ça l'aurait fait grave! On espère que les 14 bières ou vins chauds n'ont pas trop altéré le don indéniable de conteur de
Matthieu et que le pull tricoté par sa tata est rouge, évidemment bordé d'hermine (avec la veste multipoches, ça doit faire routard des neiges). Suggestion à la dite tata: faire un bonnet assorti
au neveu, c'est de saison! Pis comme ça en cas d'averse de neige (artificielle ou pas), il aura la tête au chaud et les cheveux au sec ;-))

lew 06/12/2012 12:06


hum, hum, m'étonnerait pas que Fred Plainelle (avec un seul "t" mais avec deus ailes) ait envie de lisser quelques plumes du bel oiseau orange en plastique Ono band,
Pierrot... ils se sont peut-être rencontrés sous l'averse de mousse, sous la tonnelle de la Coopé, et ont peut-être conçu quelques futurs projets journalistiques ou rédactionnels ensemble.


la mise en commun de leurs plumes te fera économiser un poste de grand reporter sur le terrain, là-bas, dans les neiges ferrandaises des Killy qui mangent Al Jarreau
sur les pentes vertigineuses de Superbesse. à la fin, c'est vous qui êtes gagnant, Paulo.


il se passe plein de choses à Clermont, dans la musique. on voit bien que les gens qui habitent la ville savent choyer Nolwenn, heu Noël, pardon.


moi, c'est Guillaume Cantillon qui m'intrigue, j'ai envie d'en savoir plus, je verrais bien Frank Black faire un jour une chanson de l'activité de ce chanteur
auvergnat, sur le modèle de celle qu'il fit pour Jacques Tati : "Doing the Guillaume Cantillon", avouez que ça aurait de la gueule.


mais que de poésie dans les noms des groupes, Zack, Lord Gomez, monsieur Rochon, les Wendy Darlings, personnellement cela m'a fait rêver.

pierrot 06/12/2012 10:52


Un autre compte-rendu (partiel)... où ça se confirme que Matthieu est uncomparable.


http://magicorangeplasticbird.wordpress.com/2012/12/02/esprit-de-noel-si-tu-es-encore-et-toujours-dans-le-coin/