Une histoire du Rock à Clermont, le livre et le concert

Publié le 27 Novembre 2013

By  Matthieu, notre correspondant permanent in the BiB-city.
 
 
Si Versailles m'était conté...
Vendredi dernier, la Coopérative de Mai organisait un grand concert festif pour célébrer la sortie d'un livre retraçant un demi-siècle d'histoire du rock à Clermont-Ferrand. Le rock clermontois ? Mais au fait, quel rapport avec Jean-Louis Murat ?
 
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Grande fête au château...
 
     Avant d'en venir au livre lui-même, quelques mots sur ce rendez-vous du 22 novembre qui avait tout de la soirée de retrouvailles entre vieux copains. Sur la scène comme dans la salle, on pouvait naturellement apercevoir beaucoup de cheveux grisonnants, même si l'ambiance n'avait rien à voir avec celle d'une maison de retraite. Il n'y avait d'ailleurs pas que des anciens combattants à l'affiche : précédé et suivi de sets de DJs enchaînant les standards du rock, un concert réunissait sur la grande scène pionniers clermontois des années 60 et figures de la nouvelle génération apparue dans les années 00, pour un répertoire exclusivement composé de tubes de l'année 1963, censée marquer l'émergence du rock dans la ville. La formation de base guitare-basse-batterie était constituée des Elderberries, rebaptisés pour l'occasion Big Clermonsters Orchestra.
     De toutes les prestations entendues ce vendredi, on retiendra notamment, du côté des anciens, celle d'un Géraud Bastar d'une totale coolitude, égratignant le public pour son manque de folie, avant de chanter Johnny Cash à la perfection, le jeu de jambes impressionnant de Vincent Rostan sur « Devil in Disguise » ou l'élégance naturelle de Daniel Larbaud en vieux rocker british et, parmi les plus jeunes, l'aisance vocale toujours séduisante de St-Augustine (qui s'est mis au français avec Pain Noir), notamment sur « Runaway » (l'original du  « Vanina » de Dave),  le tandem d'un soir formé par Suzy, la chanteuse des Wendy Darlings, et le grand Christophe Adam, cigarette à la main, pour une reprise d'Aretha Franklin, ou encore la prestation marquante de Lucie Mena, chanteuse de The Belfour, qui éclaboussa la scène de son sex-appeal, de son charisme et de son énergie. Le concert s'acheva en beauté par une reprise collective de « Louie, Louie » des Kinks.
     Pour les muratiens, on relèvera en passant la présence de Morgane Imbeaud (Charles et léo),  malheureusement beaucoup trop sage sur « Blue Velvet » et surtout celle de Jérôme Pietri (passions privées, cheyenne autumn), reprenant avec Didier Marty un titre signé à l'origine Willie Dixon, pour un duo guitare slide-saxophone flamboyant d'une dizaine de minutes. Pietri qui, en entrant sur scène, avoua son émotion : « Je suis ravi de jouer avec le fils de mon pote Denis, ça me fait drôle. » Le batteur des Elderberries est en effet Yann Clavaizolle, le fils de. Le plus illustre bluesman local en profita aussi pour dédier la chanson à « tous ceux qui ne sont plus là », en l'occurrence le bassiste des Géminis, son premier groupe, Buck, le légendaire leader des Real Cool Killers et Jean-François Alos, bassiste de Clara (Taormina lui est dédié ainsi qu'à Alexandra). Alos, évoqué lors du dernier Koloko, dont le nom (hélas, mal orthographié) apparaît à plusieurs reprises dans ce livre – qu'il est grand temps de présenter.

La prestation de J. PIETRY:
 
 
Compte-rendu avec photos par Jacques Moiroud  :
Une ville où le rock serait capital...
 
     Mais d'abord, retraçons le contexte. Le 18 février 2008, Le Monde publiait un article retentissant signé Stéphane Davet et intitulé « Clermont-Ferrand, nouvelle capitale du rock français ». Près d'un an et demi plus tard, à l'issue d'un concours organisé par la Fnac, Clermont recevait le titre honorifique de « Ville la plus rock de France ». Une étiquette qu'aucun Auvergnat ne prenait réellement au sérieux, sinon quelques élus locaux trop heureux de pouvoir ainsi communiquer autour de l'attractivité d'une ville habituellement présentée comme la capitale... du pneu. À l'époque, on retrouvait partout les même thèmes pour expliquer le phénomène : un nombre de groupes considérable dans la région (entre 500 et 1000), la présence d'une salle de musiques actuelles à la politique ambitieuse, le succès international de Cocoon, accompagné d'une large reconnaissance critique pour de nombreux autres groupes (The Elderberries, les formations du label Kütu Folk, etc.) et, dans le rôle du patriarche, mi-protecteur, mi-distant, un certain Jean-Louis Murat. Ces clichés, comme tous les clichés, contenaient leur part de vérité, mais ils masquaient pourtant une réalité majeure : le rock n'est pas apparu à Clermont dans les années 2000.
     La sortie, fin 2009, du film Black and Wild, fut donc la bienvenue. Dans ce documentaire passionnant, Joël Caron racontait avec un mélange de sobriété et d'éclat, l'histoire d'un groupe (dont il fut le premier batteur) qui aura marqué de son empreinte indélébile la scène locale entre 1986 et 1997 : les Real Cool Killers. L'occasion de réinjecter de la longue durée dans l'éphémère des modes médiatiques.
     C'est une tâche comparable, sinon similaire, qu'accomplit aujourd'hui Patrick Foulhoux, journaliste et activiste rock à Clermont depuis une quarantaine d'années, en publiant ce lundi Une histoire du rock à Clermont-Ferrand. 50 ans de bruits défendus à Bib City. 200 pages richement illustrées de photos d'époque, pour une centaine de témoignages d'acteurs de la scène locale, qu'ils soient musiciens ou passeurs en tous genres.
 
Murat/Clermont : « je t'aime moi non plus »
 
     Associer le nom de Murat à l'histoire (du rock) de Clermont ne va pas de soi. Natif de La Bourboule, habitant d'Orcival et souvent présenté par les médias comme un « chanteur auvergnat », JLM n'est pas tendre avec Clermont. D'abord, c'est une ville et l'artiste se veut plutôt rat des champs. De plus, la capitale auvergnate possède à ses yeux tous les défauts d'une grande ville sans ses qualités. Au début des années 80, il y ruminait sa mélancolie (« Je traîne et je m'ennuie »), à la fin des années 00, il la voit comme un repaire de bobos. En 2010, il déclarait donc franco à La Montagne : « Moi je ne suis pas Clermontois. Pour nous à La Bourboule, Clermont, c'est Versailles. On déteste. » Laissons de côté le fait que JLM, habitué aux généralités hâtives, se plaçait ici en porte-parole de Bourbouliens qui ne lui en demandaient sans doute pas tant et n'entrons pas non plus dans une analyse approfondie de sa relation à la ville. Il suffira de rappeler que l'auteur de cette déclaration provocatrice se produira début décembre à la Coopérative de Mai pour la... 17ème fois et l'on aura compris que ses sentiments envers Clermont sont plus complexes qu'il n'y paraît, pour ne pas dire ambivalents.
     À propos de son livre, Foulhoux prend soin d'insister sur l'article indéfini du titre : il s'agit bien d'une histoire et non de la version officielle qu'il conviendrait d'assimiler et de réciter comme un nouveau catéchisme. L'auteur assume aussi son choix de dresser quelques portraits vivants de figures clés de cette histoire, plutôt que de rechercher une exhaustivité qui aurait transformé l'ouvrage en annuaire indigeste.
     Il ne faut donc pas se scandaliser outre mesure de l'absence de Murat dans ce panorama. D'autant plus que, selon l'auteur, JLM n'était pas disponible pour livrer son témoignage, étant en pleine préparation de son album. Est-ce à dire que Murat serait totalement absent du livre ? Non, bien au contraire.
 
  Murat n'est pas là, mais ses partenaires de jeu sont très présents
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     Il suffit de parcourir le sommaire du livre pour relever quelques noms bien connus de ceux qui suivent Murat depuis longtemps. L'ouvrage de Foulhoux permet ainsi de glaner une foule d'informations sur ces musiciens plus ou moins proches de lui, sur leur trajectoire, leur caractère ou les circonstances de leur rencontre avec JLM. Au hasard des pages, on pourra par exemple apprécier la description par Jérôme Pietri de la rivalité entre « snobs » et « voyous » dans le Clermont du milieu des années 60, inspirée des affrontements entre Mods et Rockers en Angleterre ; s'amuser du bref passage chez les curés de Courpière (63) de Denis Clavaizolle, celui-ci utilisant l'orgue de la chapelle pour jouer du... Deep Purple ; adhérer – ou pas – au regard désenchanté que Christophe Pie porte sur l'évolution de la musique de ces trente dernières années ; retenir le parcours étonnant de François Saillard  (bassiste de Clara) parti travailler dans l'humanitaire en Afrique et en Asie pendant sept ans ; apprendre sur quel critère Alain Bonnefont a acheté le Live at Leeds des Who ; découvrir que l'amitié entre Murat et Stéphane Mikaélian s'est nouée autour d'une passion commune pour les westerns ; constater que Marie Audigier était prête à commettre de gros mensonges pour pouvoir monter à Paris applaudir Marvin Gaye ; accompagner Samantha Julien dans son évocation des méandres de la carrière de Subway, collaboration avec JLM incluse ; enfin, assister à la mue de la timide Morgane Imbeaud en aboyeuse.
     Mais la présence subliminale de JLM dans ce livre ne peut se résumer aux témoignages de ses proches.
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                                                                                                                                       Juste après Clara en fait.


Murat n'est pas là (bis), mais on parle beaucoup de lui
 
     Au gré des souvenirs convoqués par les différents témoins, on voit en effet s'ébaucher en creux un portrait de JLM. Portrait nuancé et par certains aspects surprenant. Certes, on n'est pas étonné de rencontrer un garçon nerveux : « Jean-louis est venu nous voir à la Maison du Peuple. Ce soir-là, Franck [Dumas, membre de Blue Matisse] et Jean-Louis ont failli se mettre sur la gueule. » [Denis Clavaizolle] Et ses récentes frictions avec le public cébazaire nous reviennent en mémoire lorsqu'on l'imagine en proie à l'hostilité de l'assistance, dès la fin des années 70 : « Le concert de Clara en première partie de Bernard Lavilliers à la Maison des Sports, devant trois mille personnes, on se faisait siffler avant même d'avoir commencé à jouer. » [François Saillard] Mais le livre nous donne aussi la possibilité de (re)découvrir un Murat généreux et attentif à ses collègues. « je voulais arrêter la musique et […] faire de la lutherie. […] C'est Jean-Louis Murat qui m'a remis sur les rails. » [Jérôme Pietri] « il nous a appelées : 'Je vais faire Nulle part ailleurs, ça me fait chier. Vous voulez pas venir jouer avec moi on se marrera ?' » [Samantha Julien] Un Murat partageur, voire éclaireur : « j'ai découvert Al Green chez Jean-Louis Murat. » se souvient Guillaume Métenier, pianiste d'Armée Rouge, tandis que Christophe Adam évoque un souvenir voisin : « Murat nous faisait écouter Marvin Gaye, toute la musique black. »
       On constate aussi que JLM est apprécié dans sa région natale, bien au-delà du petit cercle de ses inconditionnels. « Pourquoi on a si peu de gens qui proposent une musique avec une réelle identité ? Si on prend l'exemple de la folk, pour moi, que l'on aime ou pas, le seul folkeux Auvergnat, c'est jean-Louis Murat. Il a une empreinte, ses textes sentent l'Auvergne. » [Frédéric Roz, directeur-programmateur du Tremplin] « Il y a quelqu'un que j'apprécie beaucoup dans le coin, c'est Jean-Louis Murat. Il est très fort ce mec. Il est intègre. Il tient son truc depuis longtemps maintenant. » [John Brassett, bluesman anglais installé en Auvergne depuis près de trente ans] « Pour moi, Clermont se résume en cinq points cardinaux : les Real Cool Killers, Ma nuit chez Maud de Éric Rohmer, Jean-Louis Murat, Spliff et le titre de mon premier article conséquent sur les Real Cool Killers pour Best, 'Puy d'ohms', qui m'a beaucoup amusé. » [Jean-Luc Manet, rock-critique]
     Deux témoignages méritent d'être cités plus en longueur, car ils donnent à voir de façon particulièrement vivante quelques traits du Murat du début des années 80. Celui de Christophe Adam, artiste local aussi réputé que méconnu (Dider Varrod considérait La grande muette, son unique album en solo,  comme le meilleur disque de 2001...), qui le dépeint en songwriter intarissable et en leader charismatique :
 
 
« Les Sales Gosses [son premier groupe, 1976] ont duré deux ans et demi. On est devenus super potes avec la bande de La Bourboule. Tout ce petit monde s'est retrouvé embringué dans la secte de Jean-Louis Bergheaud. On découvrait une espèce de gourou qui écrivait des chansons non-stop sur des rouleaux de PQ. Écrire, c'était sa seule obsession. Je découvrais un poète barré qui ne pensait qu'à ça. On s'est retrouvés à faire des maquettes chez lui. Et là, il s'est mis à intellectualiser notre truc. Il avait à redire sur mes textes et gnagnagna, gnagnagna. Il y avait notamment un refrain qui faisait : 'T'en fais pas bébé, t'as déjà ta place au cimetière.' J'avais quatorze ans ! C'était notre tube. »
 
     Autre évocation, celle de Jacques Moiroud, guitariste dans plusieurs groupes, notamment Les Tortionnaires (aux côtés des  frères Mikaélian), qui nous présente une fois de plus JLM en pédagogue :
 
 
« Autre rencontre importante : Jean-Louis Murat. Lui, c'était un chef de bande. Je traînais un peu avec, mais pas trop. Il nous faisait écouter de la musique comme jamais on ne l'avait fait auparavant. Il passait une chanson et ensuite, il demandait si on pouvait chanter la ligne de basse ou de cuivres. Ou il te poussait à parler en alexandrins. Un passeur, un pédagogue. Je découvrais la soul, la bossa-nova. Il m'a fait gagner du temps. Jean-Louis nous expliquait que si on voulait faire de la musique, il fallait s'imposer une discipline. Et ça, je ne l'ai jamais oublié. »
 
 
Un livre passionnant
 
     Si l'on s'arrête ici sur les passages liés à Murat (cf. le nom du blog) il faut tout de suite préciser que l'ouvrage de Patrick Foulhoux est passionnant dans sa globalité. On y suit les parcours souvent accidentés de types dont le rock a bouleversé la vie au moment de l'adolescence et qui, pour la plupart d'entre eux, ont décidé d'y consacrer leur existence, fût-ce au prix de grosses galères. Au fil des pages et des témoignages, on voit se tisser des liens, se créer des bandes, se construire des amitiés indéfectibles. Certains s'imposent naturellement comme des leaders, d'autres resteront toujours des hommes de l'ombre à la passion intacte, enchaînant les expériences avec une multitude de groupes. Et à la lecture du livre, il apparaît bien évident que les titres honorifiques évoqués plus haut, si sympathiques soient-ils, sont dérisoires à côté du vécu de cette poignée d'hommes et de femmes habités par un feu dont l'incandescence surpasse les coup marketing d'un jour.
 
Être ou ne pas être versaillais
 
     Revenons à la relation Murat/Clermont. JLM, on le sait, est un être tourmenté : il aimerait faire un tube, connaître le succès, vendre davantage de disques et jouer devant des salles plus grandes, mais ne fait guère d'efforts pour réaliser ces aspirations légitimes. En réalité, il cherche autant le succès qu'il le fuit. Il en va de même pour son lien avec sa région : depuis trente ans, il est l'un de ceux qui incarnent l'Auvergne dans les médias et il exprime régulièrement son attachement profond pour ce territoire. Mais dans le même temps, il se plaît à répéter qu'on n'est jamais prophète en son pays, qu'il n'est pas reconnu chez lui, qu'on ne l'aime pas (ou qu'on l'aime trop, c'est selon). Les incidents autour de son récent passage à Cébazat sont révélateurs de ce rapport quasi sadomasochiste avec le public local. Les extraits cités plus haut ne visent donc pas à inverser totalement la tendance et à faire croire que JLM serait l'idole des Clermontois.
      Didier Veillault, le directeur de la Coopérative de Mai, propose d'ailleurs une analyse intéressante à ce sujet : « c'est une caractéristique du milieu rock clermontois. On n'aime pas leurs meilleurs. Pierre-Yves Denizot, Jean-Louis Murat, Marc Daumail, Jean Felzine. Ce sont pourtant bien les meilleurs. » Nous n'aurons pourtant pas la naïveté d'attribuer l'animosité que peut susciter Murat sur ses terres uniquement à la jalousie. Il est bien évident que par son tempérament, son succès commercial (à certaines périodes de sa carrière) et ses choix artistiques, il a largement de quoi se créer des inimitiés sans doute justifiées. Il n'empêche qu'Une histoire du rock à Clermont-Ferrand prouve qu'au tournant des années 70-80, Murat fut un inspirateur pour nombre de musiciens clermontois et son prochain concert avec The Delano Orchestra (l'un des grands oubliés de ce livre) semble indiquer qu'il continue par certains côtés à jouer ce rôle. On peut donc affirmer sans hésitation que dans les veines de JLM coule un peu de sang versaillais. Et en lisant le livre de Patrick Foulhoux, on se dit qu'il n'a vraiment aucune raison d'en avoir honte.
 
     M.
 
Une histoire du rock à Clermont-Ferrand. 50 ans de bruits défendus à Bib City – Patrick Foulhoux – Un, deux... quatre  – 2013. 204 pages, 20 euros.
     Celles et ceux qui voudraient poser ce livre au pied d'un sapin dans un mois pourront le commander sur le site de l'éditeur : http://undeuxquatre.jimdo.com/

 
LES LIENS EN PLUS :
   
Il faut signaler la page de Didier sur Clara qui a attiré en commentaires quelques anciens de Clara, et quelques rancunes:
  
Les fans de Jérôme Pietri pourront regarder le reportage que lui consacrait France 3 Auvergne le lundi 18 novembre, d'autres portraits sont également disponibles:
 
 
 
Buck et les Real Cool Killers, avec l'intervention de P. Foulhoux:
http://www.youtube.com/watch?v=Le51aoz6oeE
 
Interviews de P. FOULHOUX:
 On va apprendre qu’à Clermont, il y a eu vraiment une génération derrière Jean-Louis Murat avec les Joël Rivet, les Christophe Adam, les Marie Audigier, tous ces gens-là qui sont tous au lycée de Montferrand en même temps, au moment des grèves. Marie Audigier, c’est un leader avec toute une bande, et ça a fédéré des gens qui se sont mis à faire de la musique grâce à eux. 
 
 
LE ROCK A CLERMONT...A SUIVRE...  prochain épisode le 7/12, et ça sera aussi sur FRANCE INTER!!

Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Commenter cet article

pierrot 09/07/2014 19:41


On vient d'apprendre le décès d'Agnès Audigier... La soeur de Marie  qui était de son groupe clermontois MADAME ATOMOS, en tant que batteuse... Elle n'était pas restée dans ce domaine
puisqu'elle était proviseur en région parisienne, mais certains l'avaient rencontré dans des concerts... Encore un décès chez ceux qui ont fait le rock à Clermont... après Anaclet, et Marc
Dutheil. une pensée à Marie et à sa famille.

Matthieu 02/12/2013 08:13


   Pour sûr qu'il est content, M., de voir Lew quitter son costume d'homme invisible. Et il le remercie chaleureusement de ses compliments (très excessifs). Mais il est sans doute
surperféta... superfé... perféta... tatoire... de l'écrire...


   Et effectivement, Lew, tu as raison de citer Bordeaux comme exemple de ville où le rock fut actif, puisque Denis Fouquet publia en 2007 un Bordeaux Rock(s) qui semble être
un ancêtre du livre de Patrick Foulhoux.

lew 29/11/2013 12:36


errata: "comme", "impasse", (et peut-être d'autres)


Toutes mes excuses.

lew 29/11/2013 12:34


Bonjour Pierrot, hello Matthieu. Bel article, come toujours avec l'auteur, c'est franchement superfétatoire de le rappeler à chaque fois, mais bon, l'excellence stylistique ne court pas les rues,
ruelles et ipases des journaux, alors... Assez étonné de découvrir un Murat Mentor de la jeune scène rock'n'roll (par quel mystère ce joli mot est-il devenu muratiquement incorrect avec le temps
? j'ai bien ma petite idée) de la ville du gros Bibendum blanc (Les rockers clermontois français de la Bib parlent aux rockers français clermontois.) D'autres villes françaises eurent également
un grand commerce, des plus fructueux, avec cette musique sauvage ; Le Havre, Bordeaux, notamment, auraient plein de choses à raconter elles aussi.


Je crois avoir été le voisin d'un soir de Gaëlle Le Cozannet (qu'on croise dans le billet), vendredi à la Gaîté. Elle était acompagnée d'un géant arverne aussi discret que de compagnie
invisiblement délicieuse (seuls les voyants et les rebouteux des monts d'Auvergne savent de quoi l'on parle.)


C'est un plaisir renouvelé, que connaissent bien les lectrices et lecteurs fidèles de ton blog, Pierrot, de profiter de la chouette amitié qui te lie au gars Matthieu. Fred Plainelle et les Dames
de Haute-Savoie ne sont même pas forcément (très) jaloux (seuls les habitués de la philia amoureuse et de l'amitié torride savent de quoi l'on parle.)

Pierrot 30/11/2013 01:04



ah, hello, lew! voilà ce qui va faire plaisir à M. de t'avoir fait sortir du bois!! ... Même si... même si... on est décu que tu ne dis pas tout... que tu ne nous ais pas tout dit... que tu ne
nous ais pas raconté un peu de la Gaité Lyrique!!



Yakunshfeu Surlateta 28/11/2013 19:28


Ah ? Et Soldat Louis a-t-il repris du Muray sur la scène de Clermont-Biberon ? Belle jeunesse en tout cas, très Stray Cats, très Elderly Brothers. Et les Ranchhéros ? Toujours en tournée dans les
gorges profondes de Roncevaux ? Toutes mes excuses pour ces questions. Je n'hésiterai pas à les répéter cebandant.

Pierrot 28/11/2013 19:48



ah, tiens: serait-ce le retour de l'esprit chevauchant?  Si oui, bien content de retrouver un peu de ce pas majestueux, de ce trot pas assez, et de ce galop à la bud et à la gentiane