Neil Young and the promise of real, Lyon, 15 Juin 2016

Publié le 16 Juin 2016

Neil Young and the promise of real, Lyon, 15 Juin 2016

Le ying et le YOUNG, l'alfa et jamais l'omerta/ Young est Rock-Rock est Young/Crescendo vers le Young/ Jamais OLD / Cure de jouvence... (ce à quoi vous avez échappé).

Deuxième concert de Neil Young pour moi, après Vienne il y a 3 ans... je vous fais un article, mais c'est surtout pour moi un moyen de prolonger la soirée, de réécouter et d'identifier les chansons... Pas vraiment un live report donc.

Le vieux Neil ne semble toujours pas prêt à prendre sa retraite, et il entame d'ailleurs une nouvelle carrière professionnelle: chez "Earth and Young", et son audit de la planète n'est pas folichon. Quelques stands d'organisations environnementales sont dressés à l'entrée, tandis qu'on nous distribue des tracts à l'entrée sur le "procès Monsanto". Le concert débute aussi par une mise en scène (un peu naïve et cheap... c'est la marque de fabrique?): deux fermiers sèment des graines, puis arrivent des "pulvérisateurs masqués" qui projettent de la fumée (en guise d'insecticides) sous les huées timides de certains (production américaine: il y avait des affiches qui avertissaient que du gaz carbonique sans danger pour la santé était utilisé sur scène) ... Ça sera à peu près tout en matière de mise en scène et de scénographie (mise à part des effets vidéos pour les deux écrans où est projeté la prestation, et des distributions de cerises par Neil Young aux musiciens et au public). Côté light show, c'est de l'éclairage, blanc, et parfois blanc, ou encore blanc, malgré les 6 ou 7 gars perchés à 20 mètres... et qui n'ont pas grand chose à faire). Donc, voilà, on est là pour de la musique, rien que de la musique.

20h50, pas de retard... Voilà Le loner, alone. Et boum pour une sacrée quadrilogie: after the gold rush, heart of gold, comes a time, the needle and the damage zone (guitare ou piano). Oui, quand même. C'est joli, impressionnant... mais il me prend un peu de court, à froid... A Vienne, après un chaos de deux heures, sur des airs peu connus, j'avais eu des frissons sur "heart of cold"... Là, je tergiverse... Je ne mesure pas ma chance sur l'instant.

Encore un titre ensuite, en solo, à l'orgue: Mother earth... cover de la "ballade irlandaise" de Renaud... non, je déconne (la chanson date de 90, celle de Renaud de 91.. mais ont bien sûr la même origine: un air traditionnel irlandais). Je ne connaissais pas la version de Young, mais c'est magnifique... et c'est bien sûr d'actualité: son nouvel album s'appelle "earth" (c'est un live).

Les petits jeunots le rejoignent ensuite... A côté de Neil, ils ont l'allure d'adolescents.Durant ses quelques titres, Neil semble leur laisser un peu les manettes: il garde sa guitare acoustique, puis prend une guitare semi-creuse, mais toujours sans se livrer à la guitare... Le groupe est bon, mais ça ne m'accroche pas tout-à-fait... Apparemment, je ne suis pas le seul. Le public lyonnais et de France (vu les plaques d'immatriculation autour de la salle) est encore plus calme que d'habitude... même si on peut aussi remarquer des anglais qui profitent de l'Euro pour faire des sorties culturelles.

Je vois arriver la gibson noire portée par un roadie... et je sens le frémissement dans le public... et là... et là... cela change tout.... Piano, guitare sèche solo, guitare sèche + groupe, guitare électrique lead back... et enfin la GIBSON.... Un crescendo d'une dizaine de titres... avant que le Neil Young électrique prenne le pouvoir.

Je ne me rappelle plus sur quel titre la bascule s'est fait... Mais je retiens la belle chanson "alabama"... et en rentrant, mettant "harvest" dans l'autoradio, je me dis que j'aurais dû réviser mon Young avec cet album... et pas avec le very best of... On a droit à 5 titres de l'album (!!) dont le joli words (l'autre album à l'honneur est "ragged glory" avec 5 titres aussi (mais pas l'"over and over" qui y figure, chers muratiens!. C'est "l'album qui a fait de lui le parrain du grunge").

Les autres titres:

out of the week-end (harvest)

from hank to hendrix (harvest moon 1992)

western hero (1994)

here we are in the years (1968) (je ne trouve pas de vidéo live récente sauf celle-ci de 2015)... ce qui explique que le fiston Nelson ait eu du mal à se rappeler de la partition... et ait du se reprendre!

Someday (1989)

winterlong (1977)

Like an inca (de trans de 1982...), pas de vidéo live dispo.

En piochant dans les vidéos récentes, je tire la conclusion que le passage au grand Rock s'est fait sur LOVE TO BURN (encore un titre de l'album de 90)... C'est parti pour les solos de guitare et les titres à rallonge... même dans la toute fin, où l'on croit que ça va s'arrêter, mais Neil rajoute encore une vibration, un larsen (fin de Monsanto years interminable)... L'ado, c'est lui...

Vient ensuite "revolution blues"... Je ne connaissais pas le titre, mais Olivier Nuc (dont j'ai fait la connaissance à la soirée livre unplugged) m'en parlait juste avant le concert... en me disant que c'était son rêve de l'entendre (NY l'avait joué à LONDRES)!!!  Je n'ai pas retenu le nombre de fois qu'il l'a vu en concerts (je crois plus d'une vingtaine) mais ce jour, il me disait que ce concert de Lyon avait été  "exceptionnel, vraiment". (J'ai aperçu également Michka Assayas... mais je ne vais pas l'embêter en lui parlant de ses deux collaborateurs pour le Dico du rock interviewés ici et ). 

de l'album ZUMA

Encore un titre de 90, avec cette chouette mélodie toute électrique: papa-pa-pa lala ou un truc comme ça...

(un peu génante cette cymbale au départ...)

Puis vient un tout nouveau titre... suivi de "monsanto years"

joli gimmick

Vient ensuite un titre de 2006 "after the garden" (je ne comprends pas l'anglais mais je me dis qu'il n' y a peut-être pas de hasard dans ce choix):

What will people do?
After the garden is gone
What will people say?
After the garden

On revient à du plus calme : harmonica et guitare sèche. Wolf moon (2015). Joli... mais finalement, on repart pour un tour dans l'électrique: Love and only love... Ci-dessous version de 20 minutes, on ne devait être pas loin du compte hier!! Quel final!

Après une telle débauche d'énergie, et vu l'heure (on s'approche de minuit), je me dis qu'on va en rester là... Le public en redemande... et les roadies réaccordent les guitares longuement... Et ça sera "cortez the killer" (1975 zuma)... semble-t-il peu joué sur la tournée (Je n'ai trouvé que cette vidéo ci-dessous datant de 9 mois). Et encore un bon quart d'heure... qui nous fait dépasser largement les 3 heures de set!!! Une chanson douce mais de quoi finir de se saouler d'électricité... magnifique!

Neil Young and the promise of real, Lyon, 15 Juin 2016
Neil Young and the promise of real, Lyon, 15 Juin 2016



Par rapport à Vienne, Neil nous livre plus d'une heure de concert supplémentaire... et n'ayant pas à l'oreille la très grande majorité des titres, je suis dans une situation un peu inconfortable. A défaut de "like the hurricane", j'espérais au moins "down by the river" et "rockin in the free world" qui sont souvent au programme de la tournée, mais on n'y a pas eu droit, même si je me dis que les titres joués hier n'avaient rien à envier à ces titres... et puis, j'avais déjà eu mon "hey hey my my" à Vienne... On ne peut pas demander ça deux fois.

Bon, je n'ai pas vu Mac Cartney l'autre jour à Paris, mais que dire de ce type (né en 45, qui sort des disques depuis 1965) qui crée encore cette musique là, avec cet engagement-là - sur tous les plans-? Bon, il y a Dylan, il y a Cohen... - et j'aurai vu les 3- et j'ai pensé à Murat qui disait récemment qu'il s'était senti trahi par le rock et les Rolling stones... Mais merde... là, on a envie d'y croire... surtout quand on voit Neil aux côtés de ces jeunes qui l'accompagnent, les rejetons de Willy Nelson. Quand les écrans les filment de côté, bien alignés, faisant les choeurs, je pense à CSN and Y... mais on les voit aussi souvent rassemblés au centre...

Neil Young and the promise of real, Lyon, 15 Juin 2016

Un autre avis d'un camarade de Facebook à lire ici

Murat dans chorus en 2002

Murat dans chorus en 2002

Bon, ce n'est pas tout ça mais j'ai ma valise à préparer pour le week-end moi!!!

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Patricia 18/06/2016 04:32

Pour ceux qui seraient éventuellement intéressés par le sens des chansons du concert ( et des autres d'ailleurs) mais qui ne les connaissent pas ou ne parlent pas l'anglais, je les ai pratiquement toutes traduites en français sur le site La Coccinelle. http://www.lacoccinelle.net/211787-neil-young.html
Les setlists sont disponibles sur Sugarmountain. http://www.sugarmtn.org/.

Elle 17/06/2016 21:50

Merci pour ce recap et la setlist qui me permet d identifier quelques titres que je n ai pas reconnu mercredi. Concert magnifique et tres different de ceux de vienne en effet.

Pierrot 17/06/2016 23:57

merci pour le commentaire.

Patricia 17/06/2016 20:06

Le set entier transmet le même message à travers les titres que Neil compose depuis 50 ans.
Et ce qui est vraiment fantastique, c'est qu'il peut changer de titres chaque soir, le message demeure, sa façon d'écrire et d'assembler ses chansons transcende le sens original des morceaux lorsqu'il les a composées :
Aimons et préservons notre belle planète pour que les générations futures connaissent ce que nous avons connu , aujourd'hui mis en péril par le pouvoir de l'argent des industriels sans états d’âme. Aimons et préservons la vie.
C'est tout l'esprit de Neil qui nous enveloppe tout au long de cette tournée, à travers cette musique incroyable qui émane de lui. Ce qu'il lègue à notre avenir.
Merci Neil.

Pierrot 17/06/2016 23:57

J'ai oublié de raconter quand le groupe est arrivé qu'il a montré un grand papier (A6) avec une grand nombre de titres, et qu'il a fait mine d'en choisir un du manche de sa guitare... et je n'ai pas parlé de ses "Comment-tallez-vous?"

Pierre-Emmanuel Herbain 17/06/2016 14:51

Sinon, j'ai bien aimé ton exression "guitare semi-creuse". Tu voulais dire demi-caisse. Sa Grestch White Falcon sans doute.

pierrot 17/06/2016 16:01

en fait, j'ai quand même trouvé l'expression... Grestch, par contre, le nom ne m'est pas revenu, mais ça devait être ça. On la voit sur les vidéos.

Pierre-Emmanuel Herbain 17/06/2016 14:50

Merci Pierrot pour ce compte rendu qui donne envie d'aller au concert de Paris malgré les conditions médiocres (jamais vu un concert bien sonorisé à Bercy) et le prix des places. Sinon, j'a

Berneron 17/06/2016 03:57

Magnifique

Berneron 17/06/2016 03:56

Magnifique