Publié le 22 Mars 2020

Point actu...

Vu que je n'ai pas fait les choses dans l'ordre, je suis perdu... mais on va essayer de retrouver dans la semaine les articles en retard. Pour les nouveautés, le confinement a sans doute bloqué un peu... et déjà les ventes:

 

1) VENTES en 2e semaine:   Le marché du disque prend bien-sûr un coup de coronavirus...

96e au classement général (34e en 1er semaine) avec:

Ventes Evolution Ventes Physique Evolution Ventes Download Evolution Ventes Streaming Evolution Poids Physique Poids Download Poids Streaming
                     
559 -73 % 471 -74 % 38 -74 % 50 -44 % 84,3% 6,8% 8,9%

Au classement "physique": Baby love est 29e (11e en première semaine). Entre les deux classements, on voit clairement le fossé des générations et des usages: en streaming et téléchargement, le rap est ultra-présent.

Voici le classement dans l'ordre, voyez tous ces immortels, Tous ces noms dont pas un ne mourra, que c'est beau, et je n'en connais pas un sur deux:  NINHO LES ENFOIRÉS MAES VITAA & SLIMANE ANGÈLE NAPS TIMAL NEKFEU KAZA NINHO SOPRANO SNEAZZY PNL JOSMAN MISTER V DADJU JUL IMEN ES AYA NAKAMURA BTS LARRY LOMEPAL NISKA CLARA LUCIANI MAÎTRE GIMS...

Alors que sur les ventes physiques :LES ENFOIRÉS VITAA & SLIMANE NINHO ANGÈLE BTS SOPRANO CALI CLARA LUCIANI VSO JEAN-BAPTISTE GUEGAN JEAN FERRAT SUPERBUS JEAN FERRAT BILLIE EILISH M. POKORA ZOUFRIS MARACAS JEAN-LOUIS AUBERT NAPS ALAIN SOUCHON VARIOUS LOUIS CHÉDID CHRISTOPHE MAE AGNES OBEL MULTI-ARTISTES JOHNNY HALLYDAY

Et oui... Deux FERRAT dans les 25 premiers.

A noter que Murat ne figure plus dans les 100 premières ventes de vinyle. 7e la semaine dernière. 

Rougir de sa misère est le seul fait honteux.  disaient ceux de Mycènes et de Troie... alors vaille que vaille... Et d'autres sont encore plus en difficulté : http://sourdoreille.net/k-o-du-spectacle-vivant-meme-les-anciens-ne-peuvent-pas-te-raconter-un-truc-pareil/?fbclid=IwAR0hSnRuG5Pfsr7wPJ8i96aFoFTIaw16yc0lA2H81Q0QYg2XY_hM27SoQPo

                                                                       Mention de la bonne (relativement) entrée de Baby Love dans le top album dans CHARTSINFRANCE

 

2)  Merci à TONPIREENNEMI à qui je dois presque la création du blog de m'avoir signalé la présence de MURAT dans HEXAGONE, la revue de la chanson, dans son numéro 15 avec Chédid en couv. Je viens de le commander: site de la revue

On attendait depuis la création du journal qu'enfin on y parle de Murat... "un dossier Rock et chansons" était l'occasion inratable... et quasi-forcée. Donc on en reparle bientôt.  On trouve également Murat dans le dernier ROCK and FOlk (chronique), et le VOICI de la semaine dernière (pour ceux qui veulent acheter).

 

3) 4 LISTES D'ECOUTE:

- Julien DODON proposait avant-hier une playlist pour passer le temps... avec DU MURAT mais pas "BABY LOVE"

https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand-63000/loisirs/confines-mais-libre-s-d-ecouter-depuis-murat-jusqu-a-migos-en-passant-par-daniel-darc_13768153/

Coronavirus

Confinés, mais libre(s) d'écouter... Depuis Murat jusqu'à Migos en passant par Daniel Darc

Au quatrième jour de confinement, ce vendredi 20 mars, voici quelques pistes de musique(s) à écouter, réécouter, découvrir. En parfaite subjectivité, bien entendu. Au fil des époques, des genres, des sensibilités. Toujours à l'écoute, quoi qu'il en soit !

Jean-Louis Murat, Dolores (1996). Non, pas Baby Love, le dernier opus en date de JLM ; regarder plus loin derrière, pour voir et écouter le trop beau Dolores ; autre façon de voir la vie, l’amour. Dolores, objet rare. Précieux. Fragile. Écouter, mais c’est plus que de l’écoute, Le baiser ou Reversibilité ; c’est se laisser-aller à un plaisir fou et se dire, encore une fois, que ce Murat, quand même… c’est un génie. Dans la foulée, allez jusqu’en 18 des années 90 et faites-vous le Live in Dolores. Ah bah ouais.

- Du côté des inrocks, pour l'actu, c'est FUCK THAT de "chronique d'un mouvement en chansons" qui nous est proposé:

https://www.lesinrocks.com/2020/02/10/musique/musique/comment-ca-va-la-france-notre-playlist-pour-survivre-dans-un-pays-en-crise/

Jean-Louis Murat Fuck That Quand l’irréductible Auvergnat chronique les gilets jaunes, il ne s’encombre pas du dos de la cuillère pour dénoncer une situation depuis longtemps délétère. Il intitule ça Fuck That sur un tapis plus rock que punk, mais exprime l’insurrection qui vient : “Ils ont déjà tué l'ouvrier en supprimant son nom.”

 

Les titres de "Chronique ..." sont téléchargeables sur le site officiel (je ne suis pas sûr d'avoir donné l'info).

 

- Du côté de SUD OUEST, on propose 5 disques pour danser en chaussettes dans le salon:

https://www.sudouest.fr/2020/03/18/cinq-disques-pour-danser-en-chaussettes-dans-le-salon-7340899-4691.php

2 – Jean-Louis Murat : « Baby Love »

L’Auvergnat bougon est imprévisible. Capable d’alterner des disques expérimentaux, de pop synthétique ou de chansons d’un autre siècle, il vient tout juste, à 68 ans, de publier un disque dansant et sexy. Sur « Baby Love », son 20e album studio, il explore le sentiment amoureux, de l’étincelle brûlante de la première rencontre jusqu’au déchirement du divorce.

Seul en studio, il y joue lui-même tous les instruments, sous forte influence du rhythm’n’blues américain originel. Farouchement organique et sensuel, « Baby Love » est à la fois chaloupé (« La Princesse of the Cool ») et entraînant (« Troie », « Xanadu », « Rester dans le monde »…).

- Dernière "liste d'écoute", comme on dit donc au Québec, proposée par Radio Canada, cette fois-ci, censée être "parfaite pour le télétravail": du COHEN... avec "Avalanche4":

Hommage à Leonard Cohen

Les plus grandes chansons du poète interprétées par lui-même, mais aussi par une pléiade d’artistes tels qu’Ariane Moffatt, Rufus Wainwright et Jean-Louis Murat.

https://www.icimusique.ca/articles/21573/liste-ecoute-teletravail-concentration-lecture

 

ici en live:

PS: Le confinement a au moins généré une écoute de Baby love:

Je suis abonnée à Apple Music parce que ça ne m’amuse pas de faire mes propres playlists, mais surtout parce que j’écoute les mêmes artistes depuis l’adolescence. Je sors enfin de ma zone de confort, j’ai même écouté le dernier album de Jean-Louis Murat, pour voir (je n’écoute pas de musique française) et j’ai bien aimé !

https://leblogdunegirlnextdoor.wordpress.com/2020/03/20/vis-ma-vie-de-confinee/

Et oui, écouter du Murat, en période de confinement, ce n'est pas mauvais du tout, Mr LUZ!

 

4) Sur la RTS, un article d'Olivier HORNER, plus tendre que ses collègues de l'émission Vertigo, même s'il n'aime pas "Xanadu", que moi, j'apprécie, par la rupture qu'il offre.

https://www.rts.ch/info/culture/musiques/11170868-jean-louis-murat-se-branche-sur-un-groove-funky-pour-baby-love-.html

Le chanteur français Jean-Louis Murat publie son vingtième album, "Baby Love". A 68 ans, il quitte les rivages folk-rock pour baigner ses chansons en forme de précis poétique d'un groove funky. Inégal.

Il a placé son album sous le patronat des Earth, Wind & Fire pour faire groover ses précis de poésie stylisés. Pour son vingtième album en près de quarante ans de carrière, le chanteur auvergnat s'est éloigné du folk-rock de Neil Young pour embrasser le funk tout en citant Proust, Delon, Tony Joe White, Adamo ou John Lee Hooker.

Après avoir expérimenté le groove-électro sur son précédent enregistrement, "Il Francese", "Baby Love", son quatrième disque en cinq ans, se penche encore sur le sentiment amoureux qu'il décline en onze chansons toniques, pleines de basses et de cuivres synthétiques, à défaut d'être toujours consistantes hélas.

Si la rupture amoureuse donne d'emblée le la: "Mon amour a duré des milliers de nuits/ et je ne sais plus où je vis (...) Qu'est-ce que t'as mon cœur/ Toujours même pas peur/ Arrête de m'emmerder, s'il te plaît" ("Troie")", elle se voit bientôt estompée par "Réparer la maison", "Si je m'attendais" ou "Princesse of the cool". Un des titres très réussis de "Baby Love", façon soul mid-tempo, où affleure le spectre de Marvin Gaye plutôt qu'Earth, Wind & Fire.

Le chanteur prolifique à la voix toujours aussi grêle et sensuelle ne tient toutefois pas toutes ses promesses avec quelques titres qui tournent en rond, tant musicalement que textuellement, dont le bâclé "Xanadu". Au vu de la productivité sidérante d'un Murat dont le spleen ne tarit pas, difficile de lui reprocher ses quelques fautes de goût et sorties de route. Dans le paysage actuel de la chanson, il reste au-dessus du lot.

Olivier Horner

 

5) Dans l'Alsace:  chronique de O. Br du 13/03, qui qualifie Murat de "Patriarche de la nouvelle chanson" dont "on attend un peu plus"...

https://www.lalsace.fr/culture-loisirs/2020/03/13/jean-louis-murat

Après une parenthèse électro et un album concept inspiré par son homonyme maréchal napoléonien Joachim Murat, l’infatigable Auvergnat publie un 23e album (!), enregistré en tête à tête avec son complice Denis Clavaizolle, fidèle aux arrangements depuis 1987, hormis une parenthèse de 1999 à 2007. En quête d’une cure de jouvence (même si la voix de Murat a toujours gardé quelque chose de juvénile dans ses fragilités), ils ont fait semblant d’être encore à leurs débuts, écoutant Earth, Wind & Fire en boucle. Ça groove donc pas mal, avec des cuivres ronflants, des chœurs féminins sensuels, des guitares couinantes, des rythmes quasi disco, un peu de vocoder… Inspiration rajeunie, mais savoir-faire éprouvé : le propos musical est efficace et concis (onze titres en 40 minutes). Côté textes, chansons d’amour et de désamour souvent impressionnistes, on a davantage de mal à suivre. Murat confie lui-même qu’il les a « presque découverts au moment du mixage, un peu comme si leur sens (lui) avait échappé ». Sa poésie sait heureusement se faire plus littérale. Priorité à la forme, donc, plaisante de bout en bout sur cet album, mais on en attend un peu plus du patriarche de la « nouvelle chanson française ».

LE LIEN EN PLUS

ORCIVAL leader... pour la protection des espèces menacées, - oui, on le savait pour le Gros bourdon-...

https://www.lamontagne.fr/orcival-63210/actualites/des-auvergnats-lancent-un-appel-national-pour-replanter-des-arbres-melliferes-et-proteger-les-abeilles_13764066/

Dans quelques mois, la commune auvergnate devrait être l’une des premières de la région et de France à voir pousser des arbres mellifères. Une démarche qui coule de source pour Pascal Michaux et son équipe, en pointe dans la protection des abeilles et des insectes pollinisateurs. Un combat au long cours qui a valu une nouvelle distinction à Orcival (lire ci-contre), confirmée dans le Top 5 hexagonale des villes les plus vertueuses en la matière.

 

On se quitte en musique:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 19 Mars 2020

Et bien, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas partagé de photos ici (je suis moins avare sur facebook), mais j'ai pensé à ceux qui affrontaient un confinement compliqué... alors voilà: du vert, de l'humide, de la mousse et de l'humus, du sauvage.

 

Quelle joie de découvrir ce petit coin secret, réservé aux chasseurs... après la traversée d'un bord de route qui ressemble à une décharge sauvage (hélas)... L'eau jaillit rapidement mais après... jusqu'aux ruines d'un ancien moulin assez impressionnant, au bord du Rhône, qui se faufile dans un petit défilé... qui a échappé à la via Rhôna qui fait un détour dans la terre à cette endroit-là.

 

(photos prises sur deux sorties en mars 2020, dont une avec Baby love en boucle dans les oreilles)

 

 

 

Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)

 

 

 

 

 

Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)

 

Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)
Clichés n°47 :  Au confins du confinement (Réserve du Haut-Rhône)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

Publié le 18 Mars 2020

Bon, j'ai perdu le rythme... 2,3 jours sans articles... mais bon, y a des trucs qui se passent en ce moment, tout ça, je ne vous en dis pas plus, peut-être que vous êtes concernés aussi d'ailleurs, et ça occupe et pas seulement l'esprit... Même si j'ai eu "rester dans le monde" toute la journée d'hier, malgré le fait que ma dernière écoute date de dimanche, et ça a même fini par m'énerver un peu que des zigouiouis tournent en boucle dans le ciboulot... pendant que j'y suis, au boulot.

Allez, sur ce,  go, on se force un peu pour un minimum syndical... par où commencer?

Le plus récent:

1) Propagande officielle:

▪️"Son album le plus inspiré" - Le Figaro
▪️"Un 20ème album qui groove comme rarement dans sa discographie" - Les Inrockuptibles
▪️"Baby Love est un album qui suit l'histoire d'un couple, de la rencontre à la rupture" - Magic, Revue Pop Moderne
▪️"Un album qui groove comme jamais" - Les courriers de l'ouest
▪️"On a beau chercher, on ne trouve pas d’autre chanteur de langue française s’étant approché avec une telle élégance du prince de la soul (cf : Marvin Gaye)" - Télérama
▪️"C’est un de ses plus beaux albums, éclairé d’un groove made in USA qu’il aime tant " ou "Un nouvel opus au groove solaire" - Le Télégramme

BABY LOVE : jlmurat.lnk.to/babylove

Pour les articles, j'ai à peu près tout... ça sera diffusé!

 

Pour le non-officiel et histoire de se prendre une douche froide, aussi histoire de voyager un peu, après la Belgique, Baby Love est aussi arrivé en Suisse:

- Débat sur la RTS :  émission vertigo (vendredi 13 mars), avec l'avis de 3 critiques:

https://www.rts.ch/play/radio/vertigo/audio/debat-musique?id=11163398

Le premier indique que Murat arrive toujours à surprendre (par son rythme et sa production), mais la deuxième trouve que c'est un grand ennui... surtout pour les paroles: "tout plat", et le troisième en rajoute... houla, ça dézingue... 

 

2)  VENTES en première semaine!

- Classement fusionné

Ventes Evolution Ventes Physique Evolution Ventes Download Evolution Ventes Streaming Evolution Poids Physique Poids Download Poids Streaming
                     
2 064 Entrée 1 831 Entrée 144 Entrée 89 Entrée 88,7% 7,0% 4,3%

- En classement "physique", il est 11e

- pour les vinyles, 7e avec 371 (3e dans celui que je créé des "artistes vivants": en fait, Bob Marley, Nirvana, Jojo, et Winehouse le précédent!)

Babel avait fait 7000 en première semaine... et Morituri, 2740 (fusionné)... Ce n'est donc pas excellent... La crise n'aide bien-sûr pas... et le streaming ne prend pas le relais!

 

C'est tout pour aujourd'hui... le devoir m'appelle ailleurs. Prenez soin de vous comme dirait les autres. PSDT, comme dirait l'autre.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 14 Mars 2020

Après l'avis du Soir, voici ce matin d'autres avis de la part des demi-finalistes de la coupe du monde -c'est beau pour un si petit pays quand même, qui plus est si fidèle à Murat.  Le Soir, rappelons-le, lui avait attribué le titre de "personnalité de l'année" en 2011-. 

Merci à Dagmar et Helena pour les infos!

1) BELGIQUE:

-  Commençons par FOCUS VIF (12/03/2020):  7/10 (qui ne fait pas un numéro spécial comme en 2014...). Une chronique sans plus qui reprend le "storytelling" sans sourciller...

"Baby Love"

Partant du principe que la plus grande musique est celle qui donne envie de se reproduire, Jean-Louis Murat a tenu à mettre en avant le groove qui sommeillait en lui. Certes, Baby Love n'est pas un disque de Curtis Mayfield, de James Brown ou de Prince qui enverrait illico les couples au plumard mais l'Auvergnat signe un album pop, plutôt up tempo et sensuel sur lequel il a privilégié une production moderne. Murat s'est imaginé comme un débutant en quête de son premier contrat discographique au milieu des années 80. Il chante la séparation, la nouvelle princesse, cite Proust, Anquetil, Tony Joe White et Alain Delon... Un honnête cru que ce https://focus.levif.be/culture/magazine/jean-louis-murat/article-normal-1262489.htmlquatrième album en cinq ans.

Distribué par Pias.

7

 

 

- TELEMOUSTIQUE: 12/03/2020

  BABY LOVE (Pias) : Avec sa nouvelle livraison annuelle, l'insaisissable chansonnier auvergnat voit la vie (et sa pochette) en rose. En onze morceaux composés en écoutant en boucle Earth, Wind & Fire, Murat décline l'amour sous toutes ses formes. Il joue de tous les instruments, impose des guitares funk, des pédales wah-wah, du blues du bayou (sur le crépusculaire Tony Joe), offre des grands moments (La Reason Why, Montboudif avec ses grattes à la Funkadelic), flirte avec la variété eighties (Xanadu) et pense déjà à l'heure qu'il est à son prochain disque. Un Murat à l'humeur badine, ça fait du bien. LL

 

- Et la Chronique "mystère"... Je n'ai pas le nom du journal à cette heure... mais ça me provient bien de Brussels! Et c'est la plus personnel :

*dont on ne peut QUE tomber amoureux!

 

2) Ouf, on a pu rentrer en France sans quarantaine...

a- Voici le mot de Nicolas Neyman sur le groupe facebook "Jean-Louis Murat"

Baby Love : 11 titres, 40 minutes.

“Si tu voulais me faire Pearl Harbour, ça c'est fait…”
Voici donc un album de rupture sentimentale. Une rupture qui pourra atteindre une rare violence, où un couple se déchire, sans pudeur, sous nos yeux.
Nous ne sommes pas ici dans la mélancolie ou le désespoir, Murat emprunte un autre chemin. La voix claire comme jamais, oscillant musicalement entre énergie (les blues du Mec qui se la donne ou de Tony Joe), trouvailles et bidouillages un peu bizarres (Xanadu) et une pop maîtrisée bien plus intéressante (Réparer la maison, Monboudif, Si je m'attendais), Murat se dévoile comme jamais. Une mise à nu (dans la crevasse) incroyablement pure.
Si, d'habitude, les textes sont plus obscurs, permettant diverses analyses et ouvrant la voie à des interprétations délicates et différentes, ici, la nouveauté, c'est que c'est souvent beaucoup plus clair :
“Ok, dégage, chuchota l'avocate / Cette fois c'est la guerre…” (Le Reason Why), “Si tu voulais me rendre mon âge, ça c'est fait / Si tu voulais que je pleure sur toi, ça c'est fait…” (Ca c'est fait).
Mais de toute cette noirceur, merveilleux paradoxe, se dégagent des lueurs magnifiques : d'abord sur deux titres, La Princesse of the cool et Si je m'attendais. Mais cette lumière presque estivale traverse également l'album de bout en bout : “Enfin deviens ce que tu es, m'a chanté la fille amour” (Le Reason Why), “Par le chant, phacochère, file arracher le chardon…” (Réparer la maison). A se demander si Bergheaud, à la fin de ce voyage au bout du noir, aurait retrouvé l'amour, ou bien si Murat ne l'aurait que simplement délicieusement rêvé…
Ce voyage est donc très beau sur sept titres sur onze : Le Reason Why, Réparer la maison, Monboudif, La Princesse of the cool, Rester dans le monde, Ca c'est fait, Si je m'attendais. D'où ce sentiment, à la fin, de voir un artiste ayant réussi à transformer sa souffrance en créativité, et un homme se relever tant bien que mal de son malheur.

 

b- Frank LORIOU, l'auteur de cette pochette rose, qui fait son petit effet, et qui participe à l'interprétation de ce disque, nous propose en ce moment,  une expo à LA ROCHELLE. Je suis un peu en retard pour l'annoncer car j'avais retenu que c'était dans le cadre des francos, mais que nenni. 

LORIOU EXPO affiche   Exposition à La Sirène, La Rochelle
du samedi 22 février au dimanche 29 mars. Cette expo est commandable si vous la voulez chez vous! Contactez Frank sur fb

On en profite pour une autre archive: il était dans PERSONA hiver 2019... avec la même photo de JLM:

Merci FLORENCE!

On en reste là pour le moment... mais on se dit à très vite!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 13 Mars 2020

 

 

-  Jean-Louis MURAT était avec Antoine DE CAUNES ce vendredi 13/03 sur FRANCE INTER. Antoine n'est plus que l'ombre de la figure rock qu'il a été, et que Murat avait peut-être un peu fréquenté avec Manoeuvre, et Jean-Louis semble le constater de manière polie... dans une émission où il est très peu invité à parler... Au moins au début. On peut revoir une précédente rencontre entre les deux, en 1989 sur le plateau de Nulle Part ailleurs.

Son choix culturel:   

- LIVRE:  Comment chier dans les bois : Pour une approche environnementale d'un art perdu de Kathleen Meyer     Une occasion de reparler des touristes

- FILM:  CALMOS de Bertrand Blier, un choix "polémique" en cette période ("éloge de la testostérone" selon le quotidien du cinéma)... mais il n'en rajoute pas!

- Série : "bonne nuit les petits"...  "c'est très étrange, tous ces gens qui regardent des séries"....

- Chanson culte:  Mustang sally, de Wilson Pickett.

 

On écoute... et je prends quelques notes en même temps:

Bon, pas si inintéressant que ça... Murat est prolixe, et de bonne humeur!

 

A une question sur la conception de l'album (Murat aurait dit à Denis qu'il fallait faire comme si on était en 85, et qu'il fallait faire une K7 pour plaire à une maison de disque)....   Murat avoue ses arrangements avec le storytelling:  "pour venir devant vous, il faut avoir ce qu'il appelle dans les maisons de disque, du storytelling, alors il faut réfléchir à 3 ou 4 petites formules, du coup, ils sont contents. Alors bien-sûr, c'est complètement idiot de dire : on est en 85, [Rires] Denis m'aurait dit "ça va pas la tête?", Donc ça fait partie de notre job, il y a une sorte de  "halo de mensonges pour donner un peu de sens à ce qu'on fait, et les gens [journalistes] sont près à dire à peu près n'importe quoi pour se donner une profondeur à leur boulot qui est plat comme une limande et qui de toute façon ne mérite pas la profondeur".   On imagine la tête de la fille plate en face de lui... qui relance malgré tout... "pourquoi cette phrase alors?" Et JLM, refusant de parler du fil conducteur de l'album,  de rester sur le même registre: "pour que vous ne soyez pas SECHE, et que vous sachiez quoi me dire".  "ça a marché à fond".

Il revient sur l'anecdote de l'ambianceur. "j'emballais à mort".

Antoine lui parle de la pistachio... et Murat confirme qu'il s'agit d'une fender (et s'amuse des fans qui ont cherché à l'identifier!). 

Ce jour, il indique que la cohabitation entre ses personnalités se passe bien, même si "il s'ennuie tellement avec lui-même"...

"Volvic, c'est earth, wind, and Fire, aussi".

Séquence ensuite sur JJ CALE ET Tony Joe, dont il se sentait proche à la Bourboule (du fait de leur peau, et de la ruralité qu'ils chantaient).

"Si les gens m'aiment bien, c'est que je les aide à se bouger le cul" [je retranscris en gros].

Malgré ses intérêts pour le rap, il indique que c'est globalement désespérant du fait du "rond rond poétique".

Encore une fois ensuite, il avoue qu'il cède au show business, sinon il ne serait pas invité... "ça fait partie du job" "je ne vais pas arriver ici avec la sagesse d'un tenancier du shopi"!...  avec le refus du "robinet d'eau tiède".  "J'aime la joute" (dans la tradition du rock anglais).

Et la question rituelle: qu'est-ce que la pop? "Un trou noir dont nous sortons, ça n'a pas vraiment de consistance, qu'est-ce qu'on peut y trouver, un vieux mouchoir de Sheila...".

 

LE LIEN EN PLUS EST PARTI  FAIRE LA CUISINE.

Allez :  à demain! Avec encore de la radio, de la chronique, et tout le toutim!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love, #le goût de qui vous savez

Publié le 13 Mars 2020

1) Jean-Louis était sur FRANCE 5 hier soir, avec sa célèbre chemise violette, mais avec le menton en jachère... Et c'était l'occasion d'entendre une première traduction live de Baby Love... et sans surprise-?-, c'est une version guitare, nue, qu'il nous a délivrée, donc sans artifices synthétiques... mais le renfort de 6 cordes (puisqu'il a utilisé sa 12 cordes, on va encore attendre pour découvrir sa "Pistachio").  Très joli moment sur ce "Si je devais manquer de toi 2020".... même si son introspection aveugle a peut-être laissée aux quidams une impression étrange, alors que nous, on le comprend... jouer la sérénade au digestif, après le Rwanda et le Corona, ce n'est pas une sinécure pour notre chanteur timide (cf interview de France culture).

On retrouve JLM cette après midi avec Antoine DE CAUNES...

 

2) A l'initiative d'un journaliste de RTL, les avis de certains critiques sur les sorties de la semaine!  Les avis sont partagés sur le Murat (1 à 4 étoiles), plus  que pour le collègue de chez Pias: Louis Chédid. Varrod que l'on n'avait pas encore vu sur cette promo donne seulement 3 étoiles, tout comme Troadec...

 

 

3) Une belle chronique chez les amis d'ADA, à lire sur leur site, svp!

http://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article7885

Si chaque album de Jean-Louis Murat renvoie à une manière poétique de journal intime, Baby Love, nouveau sommet d’une œuvre gargantuesque, est celui de la perte et du délabrement affectifs, du véritable lien défait. Car c’est un Murat goguenard qui se présente ici : distant avec ses nouvelles cicatrices intérieures (disait Philippe Garrel), il feint la drôlesse pour canaliser ce mal qui actuellement le ronge. Ce mal ? L’insupportable déréliction du sentiment amoureux.

Murat en bave, Murat philosophe sur les filles, il n’encaisse pas une énième rupture, et pour le coup propose aujourd’hui un disque contemporain, un bateau phare à rebours des actuels discours féministes et du clivage hommes / femmes qui nous pend tous au nez. Comprendre Jean-Louis : élégant romantique issu du XIX e, il fustige « la saloperie des hommes » (dénoncée aujourd’hui avec courage par de nombreuses victimes) mais tient à préciser qu’il ne faut pas englober tous les mecs dans un même panel à ordures. Quel avenir pour les garçons qui aiment sincèrement ? Que vont devenir les romantiques purs ? Probablement rien : entre filles et garçons, dorénavant, c’est cassé. Ne reste qu’à oublier l’Amour puis vivre en ermite.

Discours ténébreux, bien qu’implicite, que Murat, éternel audacieux, met en musique avec un groove ensorcelant. Baby Love entremêle, souvent dans un mouvement similaire, les sonorités dansantes ou contemplatives jusqu’à l’extase : soul, électro, pop, blues…. Ce nouveau Murat est jouissif à l’écoute, et joyeusement plombé dans son propos. Sa haute puissance vient de là.

Baby Love s’impose d’emblée comme du très grand Murat (l’un de ses meilleurs ?). Abondent les chansons condamnées à devenir des classiques : “Le Reason why” est probablement le chef-d’œuvre de l’album, mais il faudrait également citer…tous les autres titres (preuve de cette excellence globale).

Du Murat semblable à personne, comme toujours. Le Commandeur, c’est lui. Point barre.

 

4) Un petit télex sur la MONTAGNE:

Onze titres pour un nouvel album studio signé Jean-Louis Murat. Baby Love...

Le nouveau Jean-Louis Murat est désormais disponible. "Baby Love est l’œuvre magistrale d’un homme amoureux. Comme le miroir inversé de son album Dolorès un quart de siècle après, Jean-Louis Murat, en plein chamboulement personnel et écoutant en boucle le groupe Earth, Wind & Fire, a composé et écrit ces onze chansons ramassées en quarante minutes, jouant tous les instruments".

 

5) Du côté du Télégramme: l'article inspiré de l'afp mais néanmoins signé, et la chronique qui a été publié dans l'édition papier:

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  https://www.letelegramme.fr/musique/jean-louis-murat-la-genese-de-son-nouvel-album-05-03-2020-12518141.php

C’est un de ses plus beaux albums, éclairé d’un groove made in USA qu’il aime tant : Jean-Louis Murat fait rimer solitaire avec solaire dans « Baby Love », à paraître vendredi 6 mars.

Que montrait sa boussole en entrant en studio avec son complice Denis Clavaizolle ? « L’idée c’était : on travaille sur la forme, on est en 1985. L’année où il fallait que je cravache, que j’enregistre rapidement une K7 et monte à Paris en stop pour tenter de séduire une maison de disques ». « Ce sont des petits présupposés, bien à poser », raconte l’Auvergnat de sa voix douce.

 

Puis il a fallu libérer les paroles. « Une partie de ce que je disais, c’est assez douloureux, alors on ne s’attarde pas, je ne suis pas maso quand même (sourires). Tout est vrai mais tout est codé chez moi. Je raconte jusqu’au plus infini détail toute ma vie sentimentale, comme depuis le début de ma carrière ».

 

« Liberté et générosité »

Il balance ici entre naissance du sentiment amoureux et clap de fin, qui hante le titre « Montboudif », nom d’une commune du Cantal connue pour avoir vu naître Georges Pompidou. « J’habite à Douharesse (en Auvergne), c’est plus difficile à mettre en bouche (sourires). Mais ça y ressemble. Montboudif, c’est le bout du bout. Le désamour passe par le divorce sur le lieu. T’as pas de réseau, faut casser le bois, tout ça. C’est le début de la fin si un des deux ne s’est jamais posé la question et l’autre se dit : Pourquoi habiter ici ? ». « Je suis seul dans une ferme, comme tous les paysans du coin, les gonzesses ne restent pas », souffle-t-il, sans s’apitoyer. « C’est d’un commun ».

Et « Baby Love » ne verse jamais dans la déprime. « Ça fait extrêmement plaisir de le retrouver avec cette légèreté, avec cet œil qui n’avait pas pétillé comme ça depuis longtemps, même s’il garde son côté grinçant », commente Antoine Dabrowski, directeur d’antenne de Tsugi Radio, webradio du magazine éponyme. « Il y a des tubes en puissance, comme « Réparer la maison » ».

Frédéric Lo (coauteur avec Bill Pritchard du majestueux « Rendez-vous streets » sorti en novembre) aime, lui, « la liberté et la générosité » de Murat, qu’il a vu au théâtre parisien de La Madeleine en décembre. « Il impose le respect, ce serait bien qu’il connaisse à nouveau la consécration avec cet album, ça le récompenserait », espère le compositeur.

« Des vertes et des pas mûres »

On entend sur ce disque la musique américaine qu’aime à conter Murat, comme cette « soul et ce rythm’n’blues, des années 1966 à 1972 ». « Ce qu’il y a essentiellement sur mon téléphone : la Stax, les prémices de ce qui pourrait devenir le funk, les mélodies, les musiciens sont forts, les débuts de la technologie, une insouciance, encore, portée par les années 1960 », poursuit-il, passionné. Comme quand il parle de ses guitares. « Je suis assez affectueux, un peu bébête. Là je suis tombé sur une guitare et je lui ai fait la promesse de faire tout l’album avec elle, ce que j’ai fait ». À La Madeleine, il jouait sur une douze cordes, autre nouvelle venue, pour la scène. « Ça marche ou ça ne marche pas, ça va plus vite qu’avec une nana (sourires) et ça a marché ». « On sentait que ça lui amenait un plaisir nouveau, c’est toujours bienvenu », a d’ailleurs ressenti dans la salle Frédéric Lo.

« La musique est dans les guitares, il y a 200-300 chansons dans chaque guitare, quand je m’en sépare, il ne reste plus rien dedans », insiste Murat. Et que deviennent les « ex » ? « Dans une pièce, il y en a une quarantaine, elles se racontent des histoires, comment elles ont été délaissées, « J’ai pas su lui plaire » (rires). Elles doivent en dire des vertes et des pas mûres sur moi. » Philippe Grelard

b- la chronique:

https://www.letelegramme.fr/musique/a-ecouter/jean-louis-murat-baby-love-05-03-2020-12518129.php

Amours débutantes et ruptures sentimentales nourrissent « Baby Love », vingtième album de Jean-Louis Murat. Et ça groove.

Note : 4/5

Depuis quelque temps déjà, Jean-Louis Murat a repris sa riche discographie, offrant aux albums qui l’ont construit des chansons inédites et des morceaux alternatifs. L’artiste n’en oublie pas pour autant de livrer de nouvelles pièces musicales à l’image de ce « Baby Love », un vingtième album ô combien entraînant qui sonne comme aux premières heures. Le disque chante l’amour, sentiment loin d’être nouveau chez lui tant il n’a cessé d’évoquer au fil de ses albums les amours débutantes et les ruptures sentimentales. De « La Princesse of the Cool » à « Réparer la maison », Murat nous balade à nouveau dans ses tourments, entre premiers émois (« Si je m’attendais ») et ange déchu (« Troie »).

 

 
 

Efficacité des mélodies

Après l’expérimental (et dispensable) « Travaux sur la N89 », celui qui vit pour les plus hautes amours offre un disque qui donne envie de danser. Moins douloureux que « Morituri », ce « Baby Love » dont le titre fait penser aux Supremes est, il est vrai, moins rhythm and blues que disco (à l’image de la pochette au rose clinquant). « Je suis un danseur invétéré », assure Murat qui explique s’être fait plaisir.

 

En renouant notamment avec le groove et l’efficacité des mélodies qui firent le succès notamment de « Mustango », pierre angulaire de la discographie de l’Auvergnat. De « Troie » sublime, à « Ça s’est fait » dans lequel il se met à nu, et « Tony Joe », morceau diablement efficace où s’entend son amour pour la guitare, Murat signe un album éclatant. 

Stéphane Guihéneuf

Cette chronique a été publié dans l'édition de dimanche 9/03:

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 12 Mars 2020

morceaux choisis par France Culture:

 

Jeudi-musique

Tewfik Hakem s'entretient avec l'auteur compositeur interprète, Jean-Louis Murat, pour Baby love ( Pias Le label ).

J'ai la voix d'un timide. 

La voix est notre miroir encore plus que le regard, certainement plus. Si je vous écoute, je sais beaucoup plus de choses de vous que si je vous regarde.

"Je chante avec une douceur triste", ai-je dit ça ? [cf. interview Inrockuptibles, 2020] Non, est-ce que je peux le retirer ? Ce qui m'est très mystérieux, c'est comment l'amour naît, comment il meurt. Comment il renaît. Je me suis attaché avec obstination à reproduire le schéma de mes parents. J'ai toujours été amoureux - et j'ai toujours été malheureux mais j'ai été amoureux. Fixé tel un petit animal sur un rocher.

Je me sens toujours aussi nigaud qu'à l'âge de mes quinze ans. La façon qu'on a de se débrouiller avec le sentiment amoureux, je chante ça. Avec l'aide de la poésie, de ma guitare. Je suis un sentimental.

Comment naît une chanson ? Je passe par une case de perte de contrôle, je pratique beaucoup l'écriture automatique, je suis graphomane. J'alterne piano et guitare. Sur une chanson, je ne fais pas beaucoup d'essais parce que j'écris beaucoup de chansons mais ce qui me retient, c'est l'envie ou la nécessité d'en faire quelque chose, une sorte de champ de consolation. 

Mon grand œuvre, c'est ma bibliothèque, donc je passe mon temps avec mes bouquins. Adolescent, j'ai fait plein de concours de poésie, j'envoyais mes poèmes partout. Pour moi, la chanson est une sous passion, ma passion c'est la littérature et les livres. J'aime la poésie et l'expression poétique, au-delà des poètes eux-mêmes.

La nostalgie ? Oui. C'est un nerf. On peut s'y perdre, même si on peut se retrouver.

Bon, j'écoute ça à midi, et je réédite l'article si l'envie de commenter me vient!

EDIT: Quelques petits compléments en note rapide:

Le journaliste commence par s'étonner que JL ait la même voix qu'en 1987... mais le fait est qu'on n'est pas frappé selon moi par sa beauté sur ce disque (comme par exemple sur la fille du capitaine...). Murat avoue qu'il ne le travaille pas.

Murat évoque son statut d'"enfant de divorcés" qui l'a marqué dans son intérêt dans la naissance et la fin des amours. Puis s'avoue "toujours aussi nigaud qu'à 15 ans" en la matière. Puis a un discours plus élaboré sur le sentiment amoureux qui aide à devenir soi,  puis indique qu'il y aussi  une "culture", "une construction politique" (qui débute au 12e siècle) de la notion d'amour dans lequel il se sent   finalement un peu prisonnier (surutilisation du mot amour). "On ne sait même pas si ça existe". Et définit ensuite son "sentimentalisme":  "pour un sentiment assez simple,assez basique avec un taux d'intensité pas trop fort , je peux tomber de cheval"

Le précédent album était composé au piano, celui-là à la guitare. J'alterne.

Murat raconte une nouvelle fois l'anecdote sur Hamilton et Nicholson...

- " Paris n'est pas la France, Il faudrait séparer Paris de la France... et exagérant : on ne peut pas faire une interview en Auvergne, il n'y a pas une seule caméra"... Sus à la centralisation

-  Le Blues rock, parce que c'est le plus facile à jouer

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 11 Mars 2020

1)  JEAN-LOUIS MURAT sera à LA BOULE NOIRE (PARIS 18) le 2020-11-19

 
 
Plus les années passent, plus Jean-Louis Murat accélère son rythme discographique. Il revient en mars 2020 avec un vingtième album, qui n’est pas la fin espérée du triptyque. Comme son titre l’indique, Baby Love est l’œuvre magistrale d’un homme amoureux – comme le miroir inversé de Dolorès un quart de siècle après.

Il présentera ce nouvel opus lors de 3 dates exceptionnelles à La Boule Noire à Paris les 19, 20 et 21 novembre 2020.

https://www.concertlive.fr/concert/jean-louis-murat-a-paris-18-a-partir-du-2020-11-19

ACHETEZ DES PLACES LA 39 euros

Heureusement que Murat n'avait pas prévu une tournée de printemps... même si il y aura peut-être embouteillage de tournées sur l'automne du coup!  LA BOULE NOIRE, il s'y était déjà rendu en 2012. Et avec ce baby love, on peut penser que ça va déchirer!!... même s'il faut s'attendre à tout avec Jean-Louis!

INFO:   En trois jours de vente, baby love s'est vendu à 1169 en physique, et rentre au 9e rang.... (il est plus loin dans le classement incluant le streaming, où le rap ou les trucs de djeuns lui passent devant, 26e)

9 JEAN-LOUIS MURAT BABY LOVE [PIAS] LE LABEL PIAS FRANCE PIAS FRANCE VARIÉTÉ FRANCAISE 1 169 Entrée

Les enfoirés font eux 70 000... Une seule autre entrée devant JL, c'est JOSMAN avec 1335 ventes.

 

2) Une petite chronique!

 

http://www.idolesmag.com/article-6745-Jean-Louis-Murat--chronique-de-l-album-Baby-Love.html

Jean-Louis Murat publie aujourd’hui son nouvel album « Baby Love », un disque aux accents groovy et sexy.

S’il est bien un artiste qui échappe à toutes les règles et tous les codes de l’industrie discographique, il s’agit de Jean-Louis Murat sans nul doute. Murat, on l’a découvert en 81, période post-disco et pré-eighties, avec son emblématique « Suicidez-vous le peuple est mort ». Un titre complètement à contre-courant de son époque, et pourtant, vu d’aujourd’hui, parfaitement ancré dans celle-ci. L’artiste lançait un pavé dans la mare (déjà) et donnait le ton. Il tiendrait une place (de choix) en marge du paysage musical français, ou n’en tiendrait aucune. Près de quarante ans plus tard, pas moins de vingt albums studio, une poignée de captations live, pléthores d’inédits et collaborations en tous genres, un projet commun avec Isabelle Huppert (« Madame Deshoulières ») et même un duo avec une artiste mainstream (Mylène Farmer), Jean-Louis Murat revient avec un nouvel album aux accents disco… oui, disco !

Le principal intéressé dit de lui qu’il est « un danseur invétéré ». Sic. Certes, Murat n’est pas connu pour composer des chansons ultra dansantes, pourtant, quand on prête attention à ses différentes productions, le rythme (à l’instar du texte) est un pilier dans ses créations. Alors Murat, aujourd’hui, s’est fait plaisir. Il a écrit et composé onze chansons en moins d’une heure. C’est court. Direct. Sans chichi. En studio, aux côtés de son fidèle complice Denis Clavaizolle, le mot d’ordre était, là aussi, la simplicité et l’efficacité. L’idée ? Se retrouver au début des années 80 et produire un disque « comme des débutants en quête d’un premier contrat discographique ». Il en ressort un opus sexy en diable aux rythmes disco, voire funky. Ça groove et ça fait du bien. Parce que le groove de Murat n’est jamais dénué de sens. Et si les textes n’ont pas été travaillés à l’os, il en ressort une spontanéité et une instantanéité assez surprenantes. À y réfléchir, on n’est pas si loin de l’esprit du Baby Love des Supremes, au bout du compte…

Alors, Murat parviendra-t-il à nous faire danser ? Pas sûr, mais par contre, nous filer le diable au corps, oui. Et c’est sans aucun doute le plus important. Merci Monsieur.

Luc Dehon

 

LE LIEN EN PLUS

Le duo Santoré (deux frères) est interviewé sur Benzinemag et il nous parle de Mustango:

https://www.benzinemag.net/2020/03/11/55-les-disques-preferes-de-santore/

Jean-Louis Murat – Mustango
La voix de Jean-Louis Murat, c’est quelque chose ! C’est un artiste référence pour nous, autant musicalement qu’humainement. Et puis il a sa manière bien à lui d’être à la marge et ça nous plait bien ! Cet album est pour nous son meilleur. Il est beau, classe et populaire.

 

LE DEUXIEME LIEN EN PLUS PARCE QUE VOUS EN MANQUIEZ JE LE SAIS

INpAresseux.... parce que l'institut a des trésors (qu'on a réussi à dénicher malgré tout), et qu'à l'occasion de Baby Love, ils  ressortent seulement un live bien connu et déjà disponible par ailleurs... Oui, je sais je ne suis jamais content... car on peut se dire, c'est déjà ça...

https://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/2007-jean-louis-murat-chante-au-dedans-de-moi/

 

LE TROISIEME LIEN  EN PLUS PARCE QUE CA TRAINE DEPUIS LONGTEMPS

Je vous avais parlé à plusieurs occasions d'Eric Quenard puisque lui ne ratait jamais une occasion de parler de sa passion pour Murat. J'avais même fini par lui proposer une interview (inter-ViOUS ET MURAT n°12). Ce Baby Elephant a pris la tête de liste pour les municipales de Reims... et quand on lui tire le portrait dans la presse... et bien il n'a pas peur encore une fois de convoquer l'auvergnat polémiste:

Mes compositeurs préférés :

« Anglo-saxons : Léonard Cohen. En France, j’aime beaucoup : Jean-Louis Murat, Daniel Darc et Angèle. »

https://www.lunion.fr/id130396/article/2020-02-11/municipales-reims-portrait-de-candidat-serie-1010-eric-quenard-je-suis

Je lui souhaite bonne chance. Je ne suis pas allé vérifier s'il avait prévu dans son programme de baptiser une salle municipale au nom de notre chanteur favori... mais y'a moyen!

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Rédigé par Pierrot

Publié le 10 Mars 2020

Bonsoir,

- Ce que l'on retrouve dans le numéro 3661 de la  de la revue, c'est le même texte qui figurait sur le site internet lors de la diffusion en avant-première du disque. On apprend donc juste que pour Erwan Perron, Baby Love faut 3f, loin de ses sommets, mais pas déshonorant.

 

- Ah, les goûts et les couleurs! Un spécialiste m'a dit tout à l'heure que c'était le plus mauvais album de Murat... Comme dirait JJG, "tout mais pas l'indifférence"... Alors, du pire, au moyen, passons au "MEILLEUR": "de l’un des plus grand chanteur, auteur, compositeur, français contemporains". C'est ce qui est dit dans  la chronique du camarade métro dolo canto(che) dodo, Mr Sy!, hébergé chez FroggyDelight

https://www.froggydelight.com/article-23346-Jean_Louis_Murat.html

extrait:

Vingtième album environ et s’il y a deux mots qui ne vont pas avec le travail de Murat, c’est bien "facilité" et "répétition", c’est ça la différence entre le talent et le laborieux. Et une fois de plus, il le prouve avec ce Baby Love.

Poursuivant sa petite révolution musicale entamée avec Travaux sur la N89 (2017), Murat réussit un disque en prise avec son époque sans être daté, sans doute car il se réclame autant d’inspiration seventies (Earth, Wind & Fire notamment) que de Frank Ocean, la musique à la mode est une vague qui revient sans cesse. On peut d’ailleurs noter des sonorités très proche de Dolores (1996) auquel il adjoint une guitare très présente. Une guitare comme seule compagne, celle qui inspire, celle qui est fidèle, celle qui reste quand les filles partent. En distillant des éclats de cuivres qui donnent une impression de puissance, de groove, de groupe, ce qui est amusant quand on pense qu’il a tout fait seul avec son vieux complice Denis Clavaizolle.

Comme une continuité de la formule power trio, qu’il a longtemps chérie, et le retour à ses premiers amours musicaux car il ne faut pas oublier qu’à la base Murat était saxophoniste (je vous rappelle que le saxophone est un bois et non pas un cuivre et que tout comme le gaffophone il porte le nom de son inventeur - c’était le moment petit savoir inutile pour briller dans les dîners, c’est cadeau c’est pour moi). On trouvait déjà cette petite évolution dans Chronique d’un mouvement en chansons soit six chansons autour des gilets jaunes, totalement indispensable que PIAS devrait avoir la bonne idée de sortir pour le disquaire day (nudge nudge wink wink) 15 minutes totalement nécessaire, totalement rancheresques avec en plus hommage à la chanson "Marie-Jeanne (Ode to Billie Joe)" qu’on a tant aimé...

Evidemment, comme il est seul à bord, il fait son Charlemagne as usual, à rajouter ici ou là des voix un peu drôles un peu too much, mais qui lui permettent de se servir d'elle comme un instrument. Onze chansons efficaces qui restent en tête, qui font onduler le corps et chavirer le coeur, parce que c’est avant tout un faiseur de tubes qui s’ignore, parce que trop tard, parce que pas envie, parce que non, parce qu’avoir du succès c’est se trahir. Les chansons pourraient avoir des arrangements country façon Le cours ordinaire des choses (2009), des arrangements bruts avec des cœurs par Camille à la Lilith (2003) ou même en simple guitare voix façon Toboggan (2013) - ça resterait des bonnes chansons, peu importe que tu aies un costume cravate, ou un t-shirt ce qui compte c’est ce que tu es, qu’importe les arrangements ce qui compte c’est que la chanson soit bonne.

Ayant toujours autant le sens de la formule, du double sens comme par exemple "Montboudif" (lui dit plus trop), c’est un village à 35 kilomètres de La Bourboule et une chanson qui évoque autant l’ennui dans la campagne qu’une formule salace qui dit le désamour, comme en d’autres temps il se demandait "Que fait cette tige d'or dans ton glacier ?". L’écriture est beaucoup plus spontanée moins ampoulée "je fais de la poésie", à la cool presque, il n’y a qu’à voir les titres des chansons, qui ressemblent à des blagues, à des cut up aléatoires : "Le reason why", "Le mec qui se la donne", "Ça c’est fait".[...]

 

Ah, les yeux de l'amour...  J'ai envie de revenir sur "ce faiseur de tubes qui s'ignore", "avoir du succès c'est se trahir"...  Murat n'a-t-il pas essayé de faire un album accessible et qui puisse se vendre un peu plus ? Mais effectivement, on imagine tout-à-fait ces chansons figurant dans d'autres habits ...

 

- Et puisque c'est le soir, passons au LE SOIR (oula, je suis inspiré...) pour voir comment Baby Love a franchi Quievrain, et comment il est accueilli au pays de Sttellla, Stromae, Soulwax...  Le porte-parole du pays plat? Thierry COLJON, autre fidèle:   (merci Didier)

 

Une pochette rose pour un disco psychédélique placé sous le signe de Xanadu ? Il y a de cela dans ce vingtième album de l’Auvergnat qui a retrouvé son vieux complice Denis Clavaizolle pour un disque à la fois neuf et fidèle.

Abonné aux disques remarq
uables contenant de grandes chansons allergiques aux hit-parades, Murat, pour les distraits, ferait toujours le même album. C’est vrai que depuis le prodigieux Cheyenne Autumn, le rythme moyen de l’artisan de la chanson est d’un album tous les ans, mais chacun est différent. Celui-ci est plus soul, plus cuivré, plus dansant, plus lumineux, plus choral…

S’il tourne légèrement le dos au power-rock d’un Crazy Horse, c’est pour mieux embrasser une chanson française rythmée aux tourments personnels. Les boîtes électroniques servent à Réparer la maison, à dégager de l’espace, à faire le ménage dans sa boîte crânienne. Mais l’orgue n’est jamais loin pour préserver l’esprit soul d’un disque à la fois moderne et intemporel.

Tout cela pour un album foncièrement funky, hors des sentiers battus (du moins en France). Murat est grand, tout comme ce Baby Love dont on ne peut que tomber amoureux.

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- On termine par Sunburnsout, et Benjamin Berton, et donc sur une très bonne note :  8.6 sur 10 (ne me demandez pas comment cette note est obtenue). "un des grands albums de variété de ces dernières années!"

A lire bien sûr in situ:  https://www.sunburnsout.com/jean-louis-murat-baby-love-pias/

 

Un disque pop brillant, majoritairement uptempo, vibrionnant et pétri d’humour : voilà en quelques mots à quoi ressemble Baby Love, le nouvel album de Jean-Louis Murat. Ce 20ème essai (bon sang, on rêve déjà du coffret à sa mort !) est sans conteste une immense réussite qui fait écho à ses disques les plus séduisants et exigeants des années 90. Les premiers titres avaient donné le ton d’une musique lumineuse, pop, agitée de sonorités « plus jeunes », de synthés années 80 et d’échos : l’album confirme cette sensation d’un album délibérément tourné vers une forme de lisibilité contemporaine et ayant pignon sur l’air du temps. Il faut écouter l’impeccable Réparer la Maison, produit « à la Kanye West », pour s’en rendre compte. Murat est le plus moderne des modernes et le seul capable d’employer les mots « coquelicots » et « vipère » dans une chanson sans que cela paraisse incongru ou complètement désuet.

Baby Love, avec sa pochette tape à l’œil rose et noir et son lettrage énormissime, est un album « qui pète », un album qui veut se faire repérer et taper à l’oreille de son auditeur. C’est un album qui démarre pour ainsi dire en fanfare avec un Troie cuivré et alerte, malicieux et séduisant. Murat enchaîne avec Le mec qui se la donne, chanson classique où la langue poétique est fécondée par l’époque.  « Rien à faire de l’histoire, j’ai rendez-vous chez le Soir. Idem le territoire, alors là toi t’écrase ! Tiens voilà le mec qui se la donne », chante Murat avant de verser dans un final aux sonorités funky. Le reason why (dont le titre intriguait) est l’un des meilleurs morceaux de l’album. Le texte est formidable, mêlant des champs référentiels variés et des fulgurances remarquables. « J’ai su en passant la rivière que la pièce était jouée/…/ ok, dégage, je suis chaude à l’avocate. Cette fois c’est la guerre/ Harley, toujours aussi con s’était fait croquer le manche/ J’ai dit : « ta gueule, putain de forêt, c’est toi qui attire l’orage » ». C’est un festival de formules et d’inventivité avec un résultat qui sidère et fascine sur plus de trois minutes. Le reason why présente Murat à son meilleur, inspiré et foisonnant. C’est ce Murat qui domine ici, enchaînant les morceaux comme à la parade avec de faux airs de caméléon. Réparer la Maison est groovy et alangui. Montboudif, décroché auvergnat (c’est le village natal de Pompidou), est le morceau le plus cool qui ait jamais cité Jacques Anquetil dans le texte. Et ce n’est pas fini.

La seconde moitié du disque est encore meilleure. L’Auvergnat sonne le Rebirth of The Cool sur la Princesse of The Cool, une pièce joueuse et anecdotique qui s’amuse à rendre tendrement maboule. Murat n’est jamais meilleur que lorsqu’il évolue en roue libre. La séquence de rimes en « oule » est à tomber, plaisante et en phase avec son sujet désinvolte et superficiel. Cela ne mène évidemment nulle part et donc droit sur l’un des titres les plus solides du disque : un Rester dans le Monde assez hermétique sur un fond disco-blues insolent et sensuel. Murat en dit assez peu sur les situations (un type dont le rapport au monde est motivé simplement par l’entretien d’une relation amoureuse) et allège ses couplets. La musique lui emprunte le pas, reposant sur quelques gimmicks rudimentaires et une guitare blues économe. On est à la limite du cabotinage sur Xanadu, pur exercice de style jammé/chanté sur fond de satire sociale. Murat fait du Philippe Katerine ou (osons-le) une parodie de Katerine. « Les libertines, c’est facile à dire, faut pas se tromper. Brune ou blonde y’a de la connasse mais pas ça. Alors dis, l’Afrique, c’est comment l’Afrique ? », dénonçant peut-être la superficialité du rapport à la vie de certaines personnes.

Murat revient avec Si je m’attendais à un registre plus intimiste et introverti. Le morceau est splendide, mélancolique, comme si, après avoir bien rigolé, il fallait revenir aux choses sérieuses. « Amour, je suis venu pour toi. » On a le sentiment de retrouver cette phrase d’album en album, comme s’il s’agissait, par la répétition des situations, de retrouver cette fraîcheur et cette vivacité de la présentation (de l’homme amoureux) à sa prétendante. C’est ce sentiment que donne l’album tout entier : l’idée qu’après tout ce temps, Murat a retrouvé le plaisir de se présenter devant nous, le plaisir de séduire, d’enchanter, d’amuser et de faire briller son regard. Alors que certains de ses albums étaient plus fermés, critiques ou centrés sur leur propre unité, Baby Love sent le plaisir et la jubilation à plein nez. Il tend la main à l’auditeur et s’entend comme une offrande, de mots, de sons, qui agite les neurones et donne presque envie de danser. L’hommage qui referme le disque à l’un des chanteurs référence de Murat, Tony Joe White, renvoie au vaudou, perçu comme force d’enchantement et de mise en mouvement des émotions et des corps. C’est ce pouvoir là que ressuscite Murat à travers cet album, cette capacité mystique et mystérieuse à faire lever les morts et à créer l’attachement.

Baby Love est un album de jeune homme, de séducteur et de conteur désinhibé, l’un des albums de variété française les plus impressionnants de ces dernières années. On peut y aller sans réfléchir…

 

C'est  tout pour ce soir, LE LIEN EN PLUS est parti manger.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 9 Mars 2020

Bon, on va faire ça dans le désordre...

 

- Ouest France: Et le sempiternel article  du fidèle Michel Troadec...

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/musique-jean-louis-murat-en-roue-libre-a0944d22-5ebb-11ea-b084-d4739dda494a

Musique. Jean-Louis Murat en roue libre

« Baby Love » met du disco et du rose dans la vie de Jean-Louis Murat et la nôtre. Une réinvention complète et réjouissante.

Il y a un peu plus de trois ans, Jean-Louis Murat avait intitulé « Travaux sur la N89 » le premier volet d’un triptyque qui se clôt ce vendredi 6 mars avec « Baby Love ». 

Fin de chantier, donc, et réinvention complète de son univers sonore, avec le rose comme couleur dominante d’un album qui groove comme jamais chez Murat. « J’en avais marre de réfléchir aux chansons, je voulais d’abord m’amuser et me mettre hors contrôle. Cet album concentre toute la musique que j’aime, en particulier celle qui me donne envie de danser, comme le disco. Car je suis un danseur invétéré », raconte l’artiste au magazine Les Inrocks. Il a mis en veilleuse le Neil Young qui sommeille en lui et poussé à fond le son d’Earth Wind & Fire qu’il confie avoir écouté en boucle tout au long de la création de ce « Baby Love » enregistré avec la complicité du multi-instrumentiste, comme lui, Denis Clavaizolle.

« Baby Love », c’est aussi l’écho d’une rupture et des sentiments nouveaux qui s’ensuivent. Les titres à eux seuls racontent ça : « Ça c’est fait », « Le Reason why », « Réparer la maison », « Si je m’attendais », « Princesse of the cool ». Le poète Murat est à son meilleur, qui dit (toujours aux Inrocks) : « Je raconte tout, je suis d’une impudeur totale… « Baby Love » m’a l’air gratiné et particulièrement chargé en vécu. Il y a trois mois de vie dedans ».

Un bonheur n’arrivant jamais seul, notre homme, fieffé cycliste, attend maintenant avec impatience les coureurs du Tour de France qui doivent passer juste derrière sa maison d’Orcival : « J’aurai dû patienter plus d’un demi-siècle avant de voir le Tour en Auvergne. Je connais tous les virages par cœur. Je pourrais même faire le parcours de l’étape à reculons », se vante celui qui chante « Le Mec qui se la donne ». Tout lui.

 
Murat brouille les pistes: Dans l'interview "people" surprenante de Magic, il est dit qu'il va rejoindre Pessade... Là où il vécut avant Orcival, et qu'il a peut-être rejoint.

En 1991, à Pessade... Le Blues est de retour...

 

- Merci à Florence et Samuel qui nous ont trouvé le petit mot de Stéphane DAVET dans LE MONDE:

Ce n'est pas dithyrambique... Le journaliste ne retient que "quelques cruelles réussites"...  

Jean-Louis Murat Baby Love

Ruptures et sentiment amoureux n’ont cessé d’irriguer la profuse discographie de Jean-Louis Murat, comme l’ont rappelé les récentes rééditions vinyles très soignées de Cheyenne Autumn (1989), Le Manteau de pluie (1991) ou Dolorès (1996). Une grande partie de Baby Love, 23e album du troubadour auvergnat, résonne à nouveau des douloureux échos d’un clap de fin. Après avoir retrouvé dans Il Francese, son précédent opus, une grâce mélodique et un goût de l’expérimentation marqué par l’avant-garde du R’n’B contemporain, Murat et son éternel complice Denis Clavaizolle imprègnent ces chants de désamour d’autres groove afro-américains. Remontant cette fois à la soul et au rhythm’n’blues qui faisaient frissonner et danser la fin des années 1960 et le début des années 1970, le duo peine à en saisir la magie. Manque de moyens (cuivres et cordes respirent l’artifice numérique) ? Manque de vélocité instrumentale ? La soul-funk des Clermontois – plus à l’aise dans le blues-rock languide (Le Reason Why, Rester dans le monde) – dégage peu de swing charnel. L’impudeur métaphorique du chanteur abandonné ciselant malgré tout quelques cruelles réussites (Réparer la maison, Montboudif). Stéphane Davet

 

Et oui, comme d'habitude, tout le monde n'apprécie pas et chez les fans également, même si certains sont prêts à ranger le disque parmi leurs préférés. Pour moi, c'est un peu tôt pour le dire... On doit juger de la longueur en bouche avec un peu plus de temps... surtout que ce Baby Love pourrait faire penser à un bon beaujolais... Pour un vin de garde, il manque peut-être une ou deux vrais grandes chansons, émotionnantes. On apprécie beaucoup Yes Sir, Autant en faire quelque chose... mais la magie des jours du jaguar, du Mont Sans Souci, de l'irrégulière etc etc... l'avons-nous sur cet album?

En tout cas, si, ici, on accepte et on parle des critiques "critiques", et parfois on les apprécie... que dire de ce que dit Sophie Delassein dans l'Observateur?  J'en avais parlé un peu vite il y a deux articles de cela...

 

Pourquoi se moquer du "storytelling" autour de l'album?   Certes, à l'instar de la rencontre entre Murat et la journaliste de Magic qui se demande en fin d'article :"Murat m'a-t-il paru attachant?", la sincérité de Jean-Louis est toujours délicate à cerner. Il a trop joué de son insaisissabilité... mais il dit que ces chansons lui sauvent la vie!   Sophie préfère les interprètes comme "julien", qui joue la comédie en chantant l'Amour... Murat lui est un auteur qui livre ses fulgurances... (selon la formule consacrée et ressassée) "comme on purgerait des vipères"... et avant tout un musicien... Et pourquoi pas écouter ces chansons et prendre du plaisir sans y penser? C'est peut-être l'Album de Murat pour le faire! Tapoter des pieds sur une fausse trompette,  frétiller des doigts sur un zigouigoui synthétique,  saisir une expression franglaise et s'amuser avec un pétillant yaourt...

 

Allez, c'est tout pour ce soir...  Je vous ai fait un bon teaser pour l'article de Magic.. Il est trouvable dans les bons et grands marchands de journaux...  A DEMAIN SI JE LE VEUX BIEN... avec de la chronique internet...

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Rédigé par Pierrot